La Chiropraxie pour le mal de dos au lieu d’opération chirurgicale et opioides

Les résidents de l’état de l’Ohio souffrant de blessures au dos liées au travail doivent dans la plupart des cas essayer les soins chiropratiques et la physiothérapie avant de se tourner vers la chirurgie vertébrale et les analgésiques opioïdes.

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La Chiropraxie recommandée pour les douleurs de dos

Selon les nouvelles recommandations de l’état de L’Ohio; dans la plupart des cas, les résidents de l’Ohio souffrant de lésions dorsales doivent essayer des remèdes comme les soins chiropratiques et la physiothérapie avant de se tourner vers la chirurgie du rachis et les analgésiques sur ordonnance, en partie pour réduire la surprescription d’opioïdes.

Washington, le Colorado et le Minnesota limitent déjà les paiements des travailleurs blessés pour la chirurgie, mais la politique de l’Ohio, qui est entrée en vigueur le 1er janvier, va plus loin en intégrant un avertissement d’opioïde spécifiquement dans sa restriction chirurgicale. L’état a été parmi les états le plus durement touchés par la crise d’overdose, qui selon beaucoup d’experts provient en grande partie de la dépendance aux analgésiques sur ordonnance qui peuvent déboucher dans la consommation d’héroïne.

Ce qui pose problème est l’opération chirurgicale dans laquelle des parties de la colonne vertébrale du patient sont fusionnées de façon permanente pour traiter certaines conditions, y compris la discopathie dégénérative et la lombalgie chronique sévère. Les travailleurs blessés de l’Ohio subissent une telle chirurgie environ 600 fois par an.

La nouvelle règle du Ohio Workers ‘Workers Compensation, le plus grand fonds national de travailleurs blessés, oblige un travailleur blessé à subir au moins 60 jours de soins alternatifs – tout en évitant l’utilisation d’opioïdes, si possible – avant de recourir à la fusion vertébrale sauf dans quelques exceptions près pour les blessures au dos les plus graves.

Des études ont montré que moins de la moitié des patients sont capables de retourner au travail après l’opération et qu’elle est souvent inefficace ou suivie de complications. Par la suite, la douleur des travailleurs continue souvent – ou même s’aggrave.

«Nous savons mieux maintenant qui répond mieux à la chirurgie, et nous savons aussi que certains patients ont besoin de plus de médicaments opioïdes après la chirurgie qu’ils n’en avaient besoin avant la chirurgie», a déclaré Terrence Welsh, médecin en chef du Bureau des travailleurs blessés de l’Ohio.

“Les traitements non invasifs pour les maux de dos chroniques, y compris les soins chiropratiques, se sont révélés offrir de meilleurs résultats pour la plupart des patients sur la base de nombreuses études”, a déclaré Tomshack, responsable de Health Source, une chaîne de cliniques chiropratiques. «L’Ohio prend les devants avec sa décision BWC, qui permettra de réduire la perte de productivité et les coûts pour l’État, et surtout, d’améliorer le processus de guérison pour les travailleurs blessés.”


Plus de 63 600 personnes ont perdu la vie suite à une surdose de drogue en 2016, l’année la plus mortelle de l’épidémie de surdose, selon un nouveau rapport du Centre national de la statistique de la santé.

La plupart de ces décès impliquaient des opioïdes, une famille d’analgésiques comprenant de l’héroïne et du fentanyl illicites, ainsi que des médicaments prescrits légalement tels que l’oxycodone et l’hydrocodone. Pour la seule année 2016, 42 249 décès liés aux drogues aux États-Unis – 66% du total – concernaient des opioïdes, indique le rapport. C’est plus d’un millier de plus que les 41 070 Américains qui meurent du cancer du sein chaque année.

Santé au travail : le cas inquiétant de Père Noël

Une équipe de chercheurs s’est intéressé à l’état de santé de celui qui a passé une soirée très chargée hier soir… le Père Noël ! Et l’étude a été publiée dans le journal médical : Journal of Occupational Medicine and Toxicology. Je n’ai pas résisté à la tentation de vous traduire cette étude :

Un examen attentif des conditions de travail du Père Noël met en évidence un certain nombre de problèmes de santé liés au travail qui sont pertinents.

Opération d’équipements :

Pere-noel-traineauLa sécurité des traîneaux est un sujet de préoccupation, car, au cours de son travail, le père Noël rencontre un certain nombre de risques liés au transport qui ne sont pas présents pour les autres travailleurs dans les industries de transport réglementées. Tout d’abord, l’analyse de Grills et Halyday [1] porte sur la conduite d’un traîneau en toute sécurité et, dans ce contexte, remet en question la tradition de laisser au Père Noël une tasse de cognac. De plus, autant que nous le sachions, il y a un manque général de ceintures de sécurité et de coussins gonflables sur les traîneaux disponibles pour Père Noël, qui ne sont pas fabriqués selon les normes d’ingénierie du XXIe siècle. Enfin, le traîneau du Père Noël détient la double classification comme véhicule de transport terrestre et aérien et, au cours du vol, le Père Noël et le renne devraient composer avec un espace aérien de plus en plus encombré au-dessus des grandes villes et aéroports.
Il est à noter que le père Noël ne voyage pas régulièrement avec un copilote ou un opérateur radio, et on ne sait pas si la capacité radio pour surveiller les fréquences de communication aéronautiques standard est un équipement standard sur le traîneau du père Noël, si des systèmes de collision radar sont disponibles, ni si l’organe olfactif fortement vascularisé de Rudolph le renne au nez rouge [2] fonctionne adéquatement comme lumière de balise pour d’autres avions.

Une étude récente confirme que la conduite en traîneau comporte un risque élevé de blessure [3]. Nous rappelons un rapport inquiétant du traîneau du Père Noël s’écrasant sur une île tropicale (documenté dans l’épisode “Les Simpsons Christmas Stories” de “The Simpsons” [4]). En plus de la possibilité de blessures traumatiques pour le Père Noël ou pour son renne pouvant survenir lors d’un accident de traîneau, il faudra aussi considérer la question de l’accès aux soins. Dans un cas d’atterrissage en catastrophe sur une île tropicale éloignée, il peut être nécessaire d’utiliser les ressources disponibles localement pour les soins médicaux, par exemple l’eau de coco pour la réhydratation, qui pourrait même été utilisée par voie intraveineuse [5] . Il est à noter que tous les médecins disponibles pour fournir des soins médicaux d’urgence au père Noël devraient probablement être prêts à fournir de l’aide sans avoir accès à l’ensemble de son dossier médical, qui se trouve sur papier au pôle Nord et qui n’a été inscrit dans aucun dossier médical électronique.

Organisation du travail, santé cardiovasculaire et questions liées au voyage

Un autre problème de santé au travail est que le travail du Père Noël est plutôt inégalement réparti tout au long de l’année. On sait peu de choses sur ce que fait le Père Noël pendant la plus grande partie de l’année, mais il doit probablement être considéré comme «sans emploi» pour la plus grande partie. Pour la période de Noël, où sa charge de travail exigerait qu’il dépasse une journée de travail typique de huit heures, le père Noël devrait être considéré comme un travailleur qui travaille un nombre important d’heures supplémentaires saisonnières.

Le père Noël, affiche deux facteurs de risque cardiovasculaires clés : l’augmentation de l’indice de masse corporelle (probablement l’obésité), et une habitude de fumer à certains moments. Comme ces facteurs de risque ont été liés au chômage et au travail intensif [6, 7, 8], il s’agit d’un exemple de conditions de travail défavorables qui contribuent à l’augmentation du risque cardiovasculaire. Il a déjà été établi que les habitudes alimentaires et les réponses métaboliques à la nourriture étaient perturbées par le travail intensif, et que les grignotages sont augmentés chez les travailleurs de nuit, qui sont en outre gênés dans leurs efforts pour maintenir des exercices réguliers[9]. Il convient de noter que les heures de travail du père Noël pendant l’hiver devraient tomber dans les heures d’obscurité au pôle Nord.

Nous remarquons aussi que la consommation de lait et de biscuits par le Père Noël peut dépasser les recommandations de la plupart des directives nutritionnelles nationales [10] et que son activité physique n’est pas claire. De plus, la nature du travail du Père Noël exige qu’un volume important de tâches soit effectué dans une période de temps limitée, ce qui peut entraîner un stress au travail, ce qui est en soi lié à un risque cardiovasculaire accru [11].

Il convient de noter que, en plus de travailler de longues heures, le Père Noël traverse plusieurs fuseaux horaires dans le cadre de la livraison de cadeaux aux enfants dans toutes les régions du monde. Nous nous attendons à ce que le père Noël souffre d’un décalage horaire important en raison du nombre de déplacements requis pour respecter sa date limite du 25 décembre de chaque année. En effet, compte tenu de la transition entre les fuseaux horaires, on estime que le Père Noël travaille 36 heures consécutives à la fois et traverse les 24 fuseaux horaires de la Terre chaque année dans la nuit du 24 décembre [12]. On ne sait pas s’il consomme des médicaments en vente libre (par exemple, de la mélatonine, qui a récemment démontré son efficacité chez les travailleurs intensifs [13]) ou des médicaments sur ordonnance pour gérer les transitions temporelles, ni s’il doit recourir à des stimulants (par exemple, la caféine [14]) pour gérer ces longues heures de travail.

Le stress thermique

Le Père Noël, acclimaté au climat plus froid des latitudes septentrionales extrêmes, pourrait également souffrir du stress thermique lors de la livraison de cadeaux dans des climats plus chauds (par exemple, Honolulu). On sait peu de choses sur l’efficacité de son costume rouge doublé de fourrure dans la régulation thermique, et porter son sac de cadeaux augmenterait raisonnablement sa charge de travail physique, exacerbant davantage le stress thermique. Comme sa voie privilégiée d’entrée dans les maisons de ses clients est par la cheminée, il y a la considération supplémentaire du travail dans les espaces chauds et confinés, qui nous croyons n’a pas été bien caractérisé en termes de risque. En effet, une agence aussi réputée que l’Institut national américain de sécurité et de santé au travail a déjà attiré l’attention sur les problèmes que le Père Noël peut rencontrer dans ce domaine et dans d’autres [15]. Comme il a déjà été établi que le père Noël accomplit la majorité de ses tâches dans un exercice annuel d’environ 36 heures [12], il est extrêmement improbable qu’il existe une possibilité d’entraînement préalable à l’acclimatation à la chaleur.

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Blitzen, appelles mon chiropracteur et prends un rendez-vous le plus rapidement possible

 Le travailleur âgé et la planification de la relève

En plus des effets cardiovasculaires néfastes du travail posté sur la santé du père Noël, un facteur de risque cardiovasculaire important et malheureusement non modifiable est pertinent, à savoir l’âge. L’âge exact du Père Noël est incertain (peut-être en raison du manque de documentation appropriée, évoquant le spectre désagréable de savoir si le père Noël a les bons permis de travail … mais nous nous occuperons de questions médicales et non administratives). Comme le montrent les publicités d’un certain fabricant de boissons gazeuses [16], il semble être un homme plus âgé depuis au moins les années 1930. On ne sait pas si le père Noël s’est vu offrir un programme de promotion de la santé en milieu de travail visant à aider les travailleurs âgés à demeurer productifs, ni si la planification de la relève a déjà été discutée avec le père Noël.

Santé mentale

La capacité de prise de décision du Père Noël est généralement reconnue comme adéquate par ses clients et sa santé mentale n’est généralement pas remise en question. Selon la légende populaire et la chanson il est, au moins lorsqu’il exerce ses fonctions dans l’environnement urbain (“Le Père Noël arrive en ville” [17]) doté d’une quasi-omniscience (“Il vous voit quand vous dormez / Il sait quand tu es réveillé / Il sait si tu as été bon ou mauvais… “). Cependant, il conserve apparemment des documents écrits et les vérifie à plusieurs reprises («Il fait une liste, il vérifie deux fois»). Bien que le double contrôle soit à encourager pour certaines tâches de travail sensibles à la sécurité, la pratique pose la question de savoir si le Père Noël agit selon les procédures opératoires standard, ou s’il peut plutôt montrer une tendance à un contrôle compulsif. Des données récentes établissent un lien entre le stress au travail et de nombreux troubles mentaux courants, y compris le trouble obsessionnel compulsif [18].

De plus, la santé mentale globale du Père Noël pourrait être affectée par des années de fonctionnement sous le contrôle du gouvernement. Le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord a admis ouvertement que les voyages du Père Noël en décembre sont suivis, selon une tradition annuelle de surveillance gouvernementale à la «Big Brother» remontant à 1955 [19].

Ergonomie de l’atelier

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Chez le chiropracteur : “Et vous passez combien de temps à parler aux elfes ?”

Le père Noël serait considéré comme un géant parmi les elfes. Bien que la taille moyenne de ces derniers n’ait pas été bien établie dans la littérature publiée, il est communément admis qu’ils sont de petite taille. Par conséquent, dans un lieu de travail où les postes de travail et l’équipement sont dimensionnés à des dimensions confortables pour les elfes, il est hautement probable que le Père Noël se trouverait en dehors du 95e centile de hauteur elfique. En conséquence, il nécessiterait probablement une évaluation ergonomique spécifique et un ajustement de l’environnement de travail partagé afin de prévenir les troubles musculo-squelettiques à apparition progressive.

Conclusions

Il a déjà été rapporté qu’il n’y a pas d’exigence standard pour le Père Noël d’avoir un examen médical, autre que le dépistage des drogues avant l’embauche [1]. Compte tenu des préoccupations susmentionnées du point de vue de la santé au travail, nous estimons qu’il est temps d’adopter une approche fondée sur des données probantes pour élaborer d’abord un programme complet de santé au travail pour le père Noël et ensuite un protocole d’évaluation normalisé et reproductible de l’aptitude au travail du père Noël. Cependant, nous sommes sensibles aux tendances récentes qui soulignent l’inclusivité en milieu de travail, et nous ne voulons pas pointer du doigt le père Noël pour un traitement spécial, ce qui pourrait contribuer à la stigmatisation au travail. Par conséquent, nous suggérons également que les futures orientations de recherche comprennent des efforts pour explorer et développer des recommandations similaires concernant la santé au travail des rennes et des elfes.

Référence :

The occupational health of Santa Claus, Sebastian Straube, and Xiangning Fan, Journal of Occupational Medicine and Toxicology, 2015,10:44

Raideur et douleur cervicale, le traitement cérébelleux du mouvement et de la cognition et le rôle de la Chiropraxie

Raideur et douleur cervicale légère :

Douleur et raideur cervicale et influence sur le fonctionnement du cerveau et du cervelet

On pourrait penser qu’il s’agit de problèmes relativement inoffensifs pour lesquels il suffit de prendre un médicament ou attendre qua ça se passe. Beaucoup de gens pensent même pouvoir se passer d’une visite chez un chiropracteur jusqu’à ce que le problème devienne plus sévère.

Il devient de plus en plus évident que la douleur ne devrait pas être le seul critère pour s’occuper de ces problèmes cervicaux. Des études récentes indiquent que la douleur cervicale même légère peut influencer la capacité à percevoir ses articulations dans l’espace (proprioception dans les membres supérieurs), le traitement moteur cortical et cérébelleux, et les temps de réponse mentale pour les tâches de rotation complexes.
De même, il existe des indications que les soins chiropratiques (manipulations vertébrales) ont un rôle à jouer dans la restauration d’un fonctionnement du cerveau optimal pour les personnes souffrant de douleurs cervicales.

La première de ces études, a été publiée en 2011. Elle offrait deux indications cliniquement significatives : la première étant que la douleur et raideur cervicale légère altéraient la capacité du cerveau à percevoir la position des membres supérieurs. En d’autres termes, les personnes souffrant de douleurs cervicales même légères ont du mal à percevoir la position exacte de leur bras dans l’espace.
En outre les résultats montraient que la manipulation chiropratique de la colonne cervicale entrainait une diminution significative des erreurs variables et absolues [1]. C’est-à-dire que les patients montraient une meilleure précision proprioceptive des membres supérieurs après les soins chiropratiques.

D’autres études indiquent que la douleur et raideur cervicale peuvent influer sur de nombreux autres domaines de la santé. Ceux-ci incluent bien entendu la mobilité et l’amplitude de mouvement, mais aussi la capacité cognitive. Ce dernier point a été couvert dans un article paru dans le Journal of Pain and Relief et présenté à la Conférence Internationale sur la Recherche et la Gestion de la Douleur à Vancouver en 2016 [2].

Altération des capacités cognitives

L’étude était une étude longitudinale qui a révélé que la douleur et raideur cervicale légère altèrent les capacités cognitives, mais que cela peut être amélioré par des interventions chiropratiques [2].

L’étude portait sur 42 sujets âgés de 18 à 45 ans. 24 d’entre eux avaient des douleurs et raideur cervicales et les autres ont été utilisés comme groupe témoin en bonne santé. Chaque groupe a effectué 3 tests cognitifs (un test intra / extradimensionnel, un traitement visuel rapide et un test spatial) et ont été testés avant et après 4 semaines. Pendant ce temps, le groupe expérimental a reçu des soins chiropratiques.

Les chercheurs ont constaté une différence significative entre les groupes après les quatre semaines. Les résultats indiquaient que la douleur et raideur cervicale légère réduisaient le processus cognitif et supposent que cela pourrait «augmenter les erreurs au travail, affectant la sécurité et la productivité [2].» Bien que la taille de l’échantillon et le double aveuglement de la recherche laissaient à désirer, les résultats étaient remarquables.

Cette étude n’a pas été la première à montrer que les soins chiropratiques pouvaient avoir un impact sur les fonctions cognitives. Une étude de 2013 a montré des changements dans le traitement de la motricité corticale et cérébelleuse chez des patients atteints de raideur  et douleurs cervicales légères suite à des manipulations vertébrales [3]. Les chercheurs ont mesuré «l’inhibition intracorticale à interval court, l’inhibition intracorticale à interval long et l’inhibition cérébelleuse» en utilisant la stimulation magnétique transcrânienne, et cela pour le groupe expérimental ainsi qu’un autre groupe témoin de 10 volontaires [3].

Qu’est-ce que ces trois mesures signifient? Essentiellement, tous les trois influencent l’équilibre, le contrôle musculaire et l’intégration cortical. Mais un fait neurologique moins connu est que le cervelet a aussi un impact sur la cognition. «Un modèle théorique actuel suggère que le cervelet module l’activité et facilite l’apprentissage par la formation de schémas internes et de connexions réseau qui dictent les mouvements nécessaires à l’exécution d’une tâche», ont écrit les auteurs Daligadu et al. C’est un exemple de projections fonctionnelles du cervelet au-delà du simple contrôle du mouvement et de l’équilibre.

Le rôle du cervelet dans le contrôle moteur mais aussi la proprioception et la cognition est primordial

L’étude a montré que suite à des soins chiropratiques il y avait bien des changements dans la modulation cérébelleuse du contrôle moteur chez les patients souffrant de raideur et douleurs cervicales légères. Cela a conduit les chercheurs à spéculer que cela pourrait être dû à une modification de l’intégration sensorimotrice (comme proposé par d’autres recherches de Dr Heidi Haavik et Bernadette Murphy [4]).

Les résultats étaient significatifs, indiquant que «la manipulation du rachis cervical dans un groupe de patients souffrant de raideur et douleur cervicale légère conduit à un modèle de modulation cérébelleuse plus semblable à un groupe sans douleur cervicale (groupe “normal”) [3].” Il a indiqué que la normalisation des afférences du cou pourrait restaurer “un schéma de corps interne plus correct qui permettait une intégration sensorimotrice correcte et une projection motrice normalisée” [3].

En d’autres termes suite aux manipulations chiropratiques, le cervelet recevait et envoyait les informations de manière normale comparé à son travail avant les soins chiropratiques.

L’ensemble de données complet vaut vraiment la peine d’être lu [3], mais c’est certainement un indicateur encourageant de la puissance de l’ajustement chiropratique, même lorsqu’une condition reste subclinique (le patient n’a pas encore assez mal pour consulter).

Dans une autre étude longitudinale parue en 2015  les volontaires ont été présentés avec un objet sur un écran d’ordinateur, qui était soit dans une position normale ou position inversée. Les volontaires devaient appuyer sur des boutons correspondants selon la position de l’objet.

L’étude a montré que «les participants en bonne santé ont obtenu de meilleurs résultats que le groupe souffrant de raideur et douleurs cervicales légères. L’étude a montré que les raideurs et douleurs cervicales légères peuvent altérer la capacité d’une personne à effectuer une «tâche complexe de rotation mentale impliquant des connexions cérébelleuses, probablement en raison d’un schéma corporel altéré».

Ce n’est pas la première fois qu’une étude met en évidence une altération de la conscience kinesthésique chez les personnes souffrant de cervicalgie légère. Il est également facile d’émettre des hypothèses sur la façon dont cela pourrait s’appliquer à la conscience spatiale.

Les auteurs de l’étude ont remarqué que «l’implication du cervelet dans la rotation mentale est intéressante d’autant plus qu’une une étude antérieure a montré que la manipulation cervicale améliorait la capacité de rotation mentale chez les individus souffrant de problèmes cervicaux [5]. ”

Cette étude, dans laquelle le groupe expérimental a reçu des soins chiropratiques (un ajustement cervical supérieur) a montré des différences significatives par rapport au groupe de contrôle qui n’a pas reçu d’ajustement chiropratique. Plus précisément, le temps de réaction du groupe expérimental a été amélioré de 14,9% par rapport au groupe de témoins pour qui l’amélioration n’était que de 8%.

Il serait long de faire une analyse en profondeur de toutes les recherches reliant les interventions chiropratiques aux améliorations de l’intégration ou du contrôle sensorimoteur. Cependant une chose devient de plus en plus certaine : la raideur et douleur cervicale légère affecte plus que juste l’amplitude du mouvement, la douleur ou la raideur. Si quelqu’un accorde de la valeur à son contrôle moteur du cerveau ou à son agilité mentale, un voyage chez le chiropracteur pourrait être avantageux si c’est fait tôt, dès que la nuque devienne raide et avant que les douleurs et dysfonctionnements deviennent plus importants.

Au fur et à mesure que notre compréhension des effets de la subluxation vertébrale augmente, nous pouvons espérer mieux comprendre les mécanismes sous-jacents ainsi que les améliorations potentielles qui pourraient résulter du travail du chiropracteur.

Traduit de l’article original publié par la Fondation de Recherche Australienne sur la Colonne Vertébrale

NDLR : Dans notre cabinet, pour les patients consultant pour des problèmes de vertiges, déséquilibre, dyspraxie visuo-spatiale l’analyse chiropratique est complétée par une analyse détaillé du fonctionnement du système nerveux tant au point de vue visuel que vestibulaire et proprioceptif pour permettre de déterminer de façon précise l’origine des problèmes et d’y remédier par des soins de chiropraxie et diverses stimulations et exercices.

References :

[1] Haavik H, and Murphy B (2011), “Subclinical Neck Pain and the Effects of Cervical Manipulation on Elbow Joint Position Sense,” JMPT Vol 34, Iss 2, Feb 2011, pp. 88-97, https://doi.org/10.1016/j.jmpt.2010.12.009

[2] Luke M (2016), “Subclinical neck pain impairs cognitive ability which can be improved by chiropractic treatment: a four week longitudinal study with a healthy control group comparison,” Journal of Pain and Relief, DOI: 10.4172/2167-0846.C1.012, https://www.omicsonline.org/proceedings/subclinical-neck-pain-impairs-cognitive-ability-which-can-be-improved-by-chiropractic-treatment-a-four-week-longitudinal-53861.html)

[3] Daligadu J, Haavik H, Yielder P, Baarbe J, and Murphy B (2013), “Alterations in Cortical and Cerebellar Motor Processing in Subclinical Neck Pain Patients Following Spinal Manipulation,” JMPT Vol 36, Iss 8, October 2013 pp. 527-537, https://doi.org/10.1016/j.jmpt.2013.08.003

[4] Haavik H, Murphy B (2012), “The role of spinal manipaultion in addressing disordered sensorimotor integration and altered motor control,” J Electromyogr Kinesiol, 22(2012) pp.768-776).

[5] Baarbe J, Holmes M, Murphy H, Haavik H, Murphy B (2016), “Influence of Subclinical Neck Pain on the Ability to Perform a Mental Rotation Task: A 4-week Longitudinal Study with a Healthy Control Group Comparison,” JMPT Vol. 39, Iss. 1, Jan 2016 pp. 23-30, https://doi.org/10.1016/j.jmpt.2015.12.002

[6] Kelly D, Murphy B, and Backhouse D (2000), “Use of a mental rotation reaction-time paradigm to measure the effects of upper cervical adjustments on cortical processing: a pilot study,” JMPT, 23(2000), pp.246-251, DOI: https://doi.org/10.1067/mmt.2000.106099

Des analgésiques opioïdes à une transformation du système de santé

Des alternatives non-médicamenteuses pour la prise en charge de la douleur gagnent du terrain parmi le public et les professionnels de santé.

Traduit de l’article “From opioid epidemic comes transformation in health care”

douleurs de dos et médicaments
Solutions pour douleurs de dos

De la sombre dévastation de l’épidémie d’opioïdes vient une transformation pleine d’espoir dans les soins de santé. C’est une transformation dans le traitement de la douleur qui a reçu peu d’attention, mais elle est en bonne voie et prend de l’ampleur à mesure que les experts cherchent de meilleures solutions pour mettre fin à l’épidémie d’opioïdes.

Avant que nous puissions apprécier le potentiel de cette métamorphose dans la gestion de la douleur, nous devons comprendre clairement comment l’épidémie a commencé.

Plus de 4 000 habitants de l’état d’Ohio sont morts en 2016 suite à des surdoses de drogue, et non parce qu’ils étaient simplement des toxicomanes à la recherche de leur dernière dose. Un trop grand nombre d’entre eux ont entamé la voie sombre de la toxicomanie pour soulager la douleur, croyant que les dernières pilules contre la douleur n’étaient pas addictives. Quand les analgésiques ne procuraient pas un soulagement adéquat, les experts en matière de douleur ont recommandé aux médecins d’administrer des doses plus élevées. Lorsque les pilules ne suffisaient plus, qu’elles coûtaient trop cher ou que le médecin hésitait à prescrire d’autres médicaments, l’héroïne devenait la solution facile.

Cette constellation de facteurs a créé un problème de drogue de proportions épidémiques.

Deux groupes de patients frappés particulièrement durement par l’épidémie d’opioïdes sont les vétérans militaires et ceux blessés au travail. Les deux groupes souffrent de blessures douloureuses importantes traitées par les analgésiques opioïdes. Les décès par surdose de drogue chez les anciens combattants ont été deux fois plus élevés que la moyenne nationale, tandis que les décès par surdose de drogue chez les travailleurs blessés de l’Ohio ont été trois fois la moyenne déjà élevée de cet état des Etats-Unis.

Avec une compréhension de l’origine de l’épidémie d’opioïdes, il y a un nouvel espoir, alors que les experts de tous les organismes de soins de santé et du gouvernement américain reconnaissent une alternative aux analgésiques opioïdes. En réponse à l’épidémie, l’Ohio a publié l’une des premières lignes directrices sur la gestion de la douleur, recommandant que la douleur soit traitée avec des options non médicamenteuses comme la Chiropraxie ou l’acupuncture en premier. L’Administration fédérale des médicaments, l’Institut de médecine et les centres de contrôle et de prévention des maladies ont présenté des recommandations similaires pour les traitements antidouleur non médicamenteux en tant que traitement de première intention.

Plus tôt cette année, le Journal de l’American Medical Association a publié une étude démontrant que la manipulation chiropratique est un traitement sûr et efficace pour la douleur de la colonne vertébrale. Consumer Reports (sorte de 50 millions de consommateurs américain) a rapidement suivi avec un rapport recommandant la manipulation chiropratique, étant donné que 90% des patients qui l’ont essayé l’ont trouvé utile.

Ensuite, l’American College of Physicians (Une association des médecins) a rejoint la vague croissante de soutien pour le traitement non médicamenteux dans le cadre de ses lignes directrices de traitement de la douleur de dos mis à jour. Ces lignes directrices recommandaient d’essayer d’abord le traitement chiropratique et non médicamenteux, avant même l’acétaminophène et l’ibuprofène, qui sont jugés moins efficaces et plus risqués par de grandes études médicales.

Une transformation commence.

Dans le cadre de ses efforts pour réduire la consommation d’opioïdes et les surdoses de travailleurs blessés, le “Bureau of Workers Compensation” (Branche de Sécurité Sociale pour les blessures au travail) de l’Ohio a publié de nouvelles règles qui imposent 60 jours de traitement conservateur comme la Chiropraxie avant de subir une arthrodèse lombaire (en raison de risques élevés de consommation d’analgésiques opioïdes suite à l’opération). Le ministère chargé des vétérans réduit les prescriptions d’opioïdes en faveur des alternatives de traitement non médicamenteux. Même les hôpitaux locaux cherchent des moyens d’accroître l’éducation et l’accès à des traitements antidouleur non médicamenteux afin de respecter les nouvelles lignes directrices des hôpitaux nationaux qui entreront en vigueur le 1er janvier.

De vastes études utilisant les données nationales de Medicare et les données d’assurance du New Hampshire ont confirmé que l’augmentation du traitement chiropratique est associée à une réduction significative des prescriptions d’opioïdes ainsi qu’à une réduction des coûts des soins de santé.

Les dirigeants du gouvernement américain encouragent la transformation. Les procureurs généraux de 37 États ont envoyé une lettre aux assureurs demandant une meilleure couverture des traitements antidouleur non médicamenteux comme la Chiropraxie, et l’état de Rhode Island a adopté une loi exigeant la couverture de ces services par les assureurs. La Commission du Président sur la lutte contre la toxicomanie et la crise des opioïdes a recommandé que Medicare et les assureurs privés suppriment les restrictions prohibitives en matière de coût pour la Chiropraxie et d’autres alternatives aux opioïdes. La candidate de l’Ohio au poste de gouverneur, Mary Taylor, a publié un plan pour lutter contre l’épidémie d’opioïdes qui comprend une couverture accrue pour les traitements non médicamenteux.

Le soutien pour les traitements chiropratiques et non médicamenteux atteint des niveaux historiques. Jamais auparavant nous n’avions vu autant d’experts à l’intérieur et à l’extérieur des soins de santé reconnaître ces alternatives aux médicaments. Ces recommandations sont également cohérentes avec ce que les patients veulent, selon un récent sondage publié par Gallup, qui a rapporté que 78% des Américains préfèrent essayer d’autres options pour traiter leur douleur physique avant de prendre des médicaments prescrits.

La FDA a recommandé que les fournisseurs qui traitent la douleur soient éduqués sur les traitements non médicamenteux, y compris la Chiropraxie et l’acupuncture. L’éducation et les changements d’habitudes prennent du temps, et la couverture d’assurance incite encore financièrement à utiliser des pilules contre la douleur par rapport aux soins alternatifs. Jusque-là, c’est aux patients de s’éduquer, ainsi qu’à leurs amis et leur famille, sur des alternatives non médicamenteuses aux opioïdes; et c’est à nous tous d’exiger une meilleure couverture de ces options.

Mal de dos ? Qu’est que l’Université de Harvard recommande ?

chiropraxie recommandée pour la lombalgie
La chiropraxie pour le lombalgie

Un article récent sur le site de l’université d’Harvard, l’une des plus prestigieuses  écoles de médecine aux Etats-Unis recommande de voir un chiropracteur pour ses problèmes de dos. Voici la traduction de cet article :

La lombalgie est l’une des affections les plus fréquentes sur la planète. Et vous pouvez vous demander vers qui vous tourner quand vous commencez à éprouver certains de ces maux ou des élancements dans la partie inférieure de votre dos.

Lorsque la douleur frappe

Il y a plusieurs raisons pour les douleurs lombaires. Certains des plus communs incluent une blessure à un muscle ou un tendon, une blessure à un ligament, et une hernie (quand le matériel mou à l’intérieur d’un disque entre les vertèbres ressort et irrite les nerfs). Bon nombre de ces problèmes finiront par se résoudre par eux-mêmes.

NDLR : Je ne suis pas toujours d’accord avec cette affirmation. S’il est vrai que les symptômes peuvent disparaître par eux-mêmes, très souvent le problème est toujours là et quelques mois plus ou quelques années plus tard, ils peuvent ressurgir et encore plus fort car ils n’ont pas été corrigés.

Mais certaines causes de douleurs au bas du dos, comme un rétrécissement du canal rachidien, peuvent nécessiter un spécialiste. «Diriger le patient vers un autre spécialiste pourrait être une option logique lorsque les mesures conservatrices n’ont pas réussi à soulager le mal de dos, que les symptômes ne s’améliorent pas ou s’aggravent, ou que l’on soupçonne qu’une intervention chirurgicale pourrait être nécessaire», explique le Dr Shmerling, un rhumatologue du centre médical Beth Israel Deaconess affilié à l’Université de Harvard.

Vers qui se retourner ?

Puisque vous ne devriez pas essayer de diagnostiquer votre mal de dos vous-même, faites votre premier appel à un professionnel qui peut évaluer votre problème, tel que votre médecin traitant ou un chiropracteur. «Les deux peuvent servir de référant pour le mal de dos (le praticien posant le premier diagnostic et le traitement approprié à appliquer)», explique le Dr Matthew Kowalski, un des chiropracteurs de la clinique Osher de médecine intégrative à l’hôpital Brigham and Women’s affilié à l’université de Harvard. “Et 35% à 42% des personnes ayant leur premier épisode de mal de dos consulteront un chiropracteur.”

Les chiropracteurs utilisent des exercices de posture et des manipulations manuelle de la colonne vertébrale pour soulager les maux de dos, améliorer la fonction et aider le corps à se guérir lui-même. Ils travaillent souvent en collaboration avec d’autres médecins, et ils peuvent prescrire des programmes d’alimentation, d’exercice et d’étirement. «Un chiropracteur est formé à déterminer si vous devez être pris en charge en Chiropraxie ou par un kinésithérapeute ou un médecin», explique le Dr Kowalski.

L’étape suivante

Si vous avez quand-même besoin d’un autre spécialiste, vous pouvez être dirigé vers l’un de ceux-ci :

Un neurologue, un médecin spécialisé dans le traitement du système nerveux. «Les maux de dos sont généralement associés à des symptômes des membres inférieurs, comme l’engourdissement et les picotements, qui peuvent aussi être provoqués par des troubles neurologiques qui ne sont pas liés à la colonne vertébrale, comme la sclérose en plaques. “dit le Dr Kowalski.

Un physiatre, un médecin ayant une expertise en médecine physique et en réadaptation. “Cela peut être utile pour le mal de dos lié à une blessure sportive, si la chirurgie n’est pas nécessaire, et quand les médicaments ne fonctionnent pas”, explique le Dr Shmerling.

Un rhumatologue, un médecin qui traite les maladies des articulations, des muscles et des os. «L’orientation est la plus appropriée lorsqu’il y a une inflammation des articulations dans le dos, ou si la douleur dorsale peut être liée à une maladie inflammatoire, comme l’arthrite psoriasique», explique le Dr Shmerling.

Un kinésithérapeute, qui peut vous aider à renforcer les muscles du dos et du tronc pour absorber la pression sur la colonne vertébrale.

Un médecin spécialiste de la gestion de la douleur, un médecin qui peut prescrire des médicaments, faire des injections et envisager d’autres approches. “Les personnes présentant des symptômes qui ne répondent pas au traitement sont de bons candidats pour la gestion de la douleur, comme les infiltrations”, explique le Dr Kowalski.

Un chirurgien orthopédique de la colonne vertébrale ou un neurochirurgien qui effectue principalement une chirurgie de la colonne vertébrale, si la chirurgie est probablement nécessaire pour une douleur sévère et implacable qui peut être due à un problème de disque ou colonne vertébrale.
NDLR : Beaucoup de problèmes de disques sont aussi traités par la Chiropraxie, mais effectivement certaines hernies importantes devraient être prise en charge par un neurochirurgien.

Gardez en tete

Il se pourrait qu’il y ait besoin de différents tests complémentaires, tels que des radiographies, des IRM et des tests sanguins, afin de déterminer la cause exacte de votre mal de dos.

Et vous pourriez avoir besoin de plus d’un expert pour gérer votre mal de dos. Cela dépend de la situation. “La plupart des gens qui voient plus d’un expert ont plus d’un problème ou ne se sont pas améliorés avec des traitements antérieurs”, explique le Dr Shmerling.

Mais pour les entorses, les foulures et les hernies discales, une visite à votre médecin référant ou un chiropracteur peut être tout ce qu’il faut pour se sentir mieux. Faites cet appel initial (vers ces praticiens) si le mal de dos interfère avec votre journée.

Ci-dessous : le lien vers l’article et la copie de l’article

Cliquez-ici pour voir l’article original en anglais

Where to turn for low back pain relief

In most cases, a primary care doctor or chiropractor can help you resolve the problem.

Low back pain is one of the most common complaints on the planet. And you may wonder where to turn when you start experiencing some of those aches or twinges in the lower part of your back. Take heart. “In most cases, you won’t need a specialist,” says Dr. Robert Shmerling, a rheumatologist at Harvard-affiliated Beth Israel Deaconess Medical Center.

When pain strikes

There are many causes of low back pain. Some of the most common include an injury to a muscle or tendon (a strain), an injury to a back ligament (a sprain), and a herniated or “slipped” disc (when the soft material inside of a disc between spinal bones leaks and irritates nerves). Many of these issues will eventually resolve on their own.

But some causes of low back pain, such as a narrowing of the spinal canal (spinal stenosis), may require a specialist. “A referral makes sense when conservative measures have failed to address your back pain, symptoms aren’t improving or are getting worse, or there’s a suspicion that surgery might be needed,” says Dr. Shmerling.

Where to turn

Since you shouldn’t try to diagnose your own back pain, make your first call to a professional who can assess your problem, such as a primary care physician or a chiropractor. “Both can serve as the entry point for back pain,” says Dr. Matthew Kowalski, a chiropractor with the Osher Clinical Center for Integrative Medicine at Harvard-affiliated Brigham and Women’s Hospital. “And 35% to 42% of people with their first episode of back pain will consult a chiropractor.”

Chiropractors use posture exercises and hands-on spinal manipulation to relieve back pain, improve function, and help the body heal itself. They often work in conjunction with other doctors, and they can prescribe diet, exercise, and stretching programs. “A well-trained chiropractor will sort out whether you should be in their care or the care of a physical therapist or medical doctor,” Dr. Kowalski explains.

The next step

If you do need a specialist on your team, there are many experts who can help, depending on your needs. You may be referred to any of these:

  • A neurologist, a doctor specializing in treatment of the nervous system. “Back pain is commonly associated with lower-extremity symptoms, such as numbness and tingling. These symptoms can also be caused by neurological conditions that are not spine-related, such as multiple sclerosis. Neurologists are great at sorting this out and offering solutions,” says Dr. Kowalski.
  • A physiatrist, a doctor with expertise in physical medicine and rehabilitation. “This may be helpful for back pain related to a sports injury, if surgery is not needed, and when medications are not working,” says Dr. Shmerling.
  • A rheumatologist, a doctor who treats diseases of the joints, muscles, and bones. “Referral is most appropriate when there is inflammation of the joints in the back, or if the back pain might be related to an inflammatory disease, such as psoriatic arthritis,” explains Dr. Shmerling.
  • A physical therapist, a licensed therapist who can help you strengthen back and core muscles to absorb pressure on the spine.
  • A pain management physician, a doctor who can prescribe medications, provide injections, and consider other approaches. “People with symptoms that aren’t responding to treatment are great candidates for pain management, such as injections or procedures to smaller joints in lower back,” says Dr. Kowalski.
  • An orthopedic spinal surgeon or a neurosurgeon who primarily does spine surgery, if surgery is likely needed for severe, unrelenting pain that may be due to a disc or spinal column problem.

Keep in mind

It may take several types of tests, such as x-rays, MRIs, and blood tests, to determine the exact cause of your back pain.

And you may need more than one expert managing your back pain. It just depends on the situation. “Most people who see more than one expert have more than one problem or have not improved with prior treatments,” says Dr. Shmerling.

But for back sprains, strains, and herniated discs, a visit to your primary care physician or chiropractor may be all it takes to feel better. Make that initial call if back pain is interfering with your day.

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Sucre ou sucrette et édulcorant ?

sucre et sucrette mauvais pour le cerveauOn le savait, trop de sucre n’est pas bon pour la santé. On sait aussi que ce n’est pas bon non plus pour le fonctionnement du cerveau. Une étude récente a encore montré que l’excès de sucre notamment le fructose, présent dans les boissons sucrés, pourrait endommager le cerveau. Cette étude a montré que les personnes qui boivent régulièrement des boissons sucrés, ont plus de probabilité d’avoir des problèmes de mémoire, un cerveau plus petit et un hippocampe beaucoup plus petit – une zone du cerveau importante pour l’apprentissage et la mémoire.

Faut-il donc préférer les boissons à base d’édulcorants ? Une étude de suivi a révélé que les personnes qui buvaient du soda diététique (diet, zéro sucre,…) étaient presque trois fois plus susceptibles de développer un accident vasculaire cérébral et une démence que celles qui n’en buvaient pas !

“Ces études ne sont pas exhaustives, mais ce sont des données solides et une suggestion très forte”, explique Sudha Seshadri, professeur de neurologie à la faculté de médecine et membre de la faculté du Centre de la maladie d’Alzheimer de l’Université de Boston, auteur principal des deux papiers. “On dirait qu’il n’y a pas grand intérêt à boire des boissons sucrées, mais la substitution du sucre par des édulcorants artificiels n’est pas mieux”.
«Peut-être que nous devrons nous habituer à boire de l’eau à l’ancienne», ajoute-t-elle.

Pour la première étude, publiée dans Alzheimer & Dementia le 5 mars 2017, les chercheurs ont examiné les données, y compris les analyses d’imagerie par résonance magnétique (IRM) et les résultats des tests cognitifs, auprès d’environ 4 000 personnes. Les chercheurs ont examiné les personnes qui ont consommé plus de deux boissons sucrées par jour de tout type de soda, de jus de fruits et d’autres boissons gazeuses – ou plus de trois par semaine de soda seul. Parmi ce groupe à forte consommation de boissons sucrés, ils ont trouvé de multiples signes de vieillissement accéléré du cerveau, y compris un plus petit volume global du cerveau, une mémoire épisodique plus pauvre et un hippocampe rétréci (tous les facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer à un stade précoce). Les chercheurs ont également constaté qu’une consommation plus élevée de soda diététique – au moins une par jour – était associée à un volume plus petit du cerveau.

Dans la deuxième étude, publiée dans Stroke le 20 avril 2017, les chercheurs, ont examiné spécifiquement si les participants avaient subi un accident vasculaire cérébral ou avaient été diagnostiqués avec une démence à cause de la maladie d’Alzheimer. Ils ont trouvé qu’il n’y avait pas de corrélation entre la consommation de boissons sucrées et les accidents vasculaires cérébraux ou la démence. Cependant, ils ont constaté que les personnes qui buvaient au moins un soda diététique par jour étaient presque trois fois plus susceptibles de développer un AVC et une démence.

Bien que les chercheurs aient pris en compte l’âge, le tabagisme, la qualité du régime et d’autres facteurs, ils ne pouvaient pas contrôler complètement les conditions préexistantes comme le diabète, qui peut avoir évolué au cours de l’étude et constitue un facteur de risque connu pour la démence. Les diabétiques, en tant que groupe, consomment plus de soda diététique en moyenne, pour limiter leur consommation de sucre, et une certaine corrélation entre l’apport diététique et la démence peut être due au diabète, ainsi qu’à d’autres facteurs de risque vasculaire. Cependant, ces conditions préexistantes ne peuvent pas expliquer complètement les nouvelles constatations.

Un des chercheurs précise que les scientifiques ont avancé diverses hypothèses sur la façon dont les édulcorants artificiels peuvent provoquer ces dommages, par exemple en transformant les bactéries intestinales pour altérer la perception du cerveau du sucré, mais «nous avons besoin de plus de travail pour trouver les mécanismes sous-jacents».

Référénces :

Sugary beverage intake and preclinical Alzheimer’s disease in the community, Alzheimer’s and Dementia, September 2017Volume 13, Issue 9, Pages 955–964

Sugar- and Artificially Sweetened Beverages and the Risks of Incident Stroke and Dementia, Stroke. 2017;48:1139-1146

Commotion Cérébrale : journée pour prendre conscience

 1ère partie : Beaucoup des commotions cérébrales sont prises à la légère

commotion cérébrale
Douleurs liées à la commotion cérébrale

Le Vendredi 15 septembre est la journée de la Conscience de la Commotion Cérébrale aux Etats-Unis.

Aujourd’hui encore, on ne prête pas suffisamment attention aux commotions cérébrales suite aux coups, chutes ou accidents qui peuvent pourtant avoir des conséquences importantes et parfois graves pour la personne.

Si dans certains pays comme les Etats-Unis, ces problèmes sont pris de plus en plus au sérieux, en France, on accuse un retard naïf… Si ces dernières années, les Etats-Unis ont pris conscience de ce phénomène, c’est aussi parce que les médias ont diffusé l’état de santé et certains traitements novateurs concernant des grands sportifs américains de hockey sur glace et du football américain qui sont considérés comme des stars là-bas. Certains ont dû purement et simplement arrêter leur sport en pleine gloire, d’autres ont pu bénéficier de ces traitements novateurs et d’autres se sont ruinés en dépenses de santé et fini dans la rue…

Les effets graves et souvent disparates sur la santé des traumatismes crâniens peuvent comprendre des problèmes cognitifs, des douleurs, des dysfonctionnements de coordination, des perturbations hormonales, des problèmes digestifs et des troubles de l’humeur.

Les traumatismes crâniens couvrent un spectre de sévérité, qui va de la commotion très légère à la commotion (qui représente 70 à 90 pour cent de tous les cas) aux crânes fracturés et pire, explique Vani Rao, neuropsychiatre du centre hospitalier et universitaire Johns Hopkins, dans son livre « The Traumatized Brain ».

Le cerveau subit littéralement des chocs dans une commotion cérébrale. Il accélère vers l’avant, s’écrasant contre le crâne (le coup initial), puis il rebondit en arrière et frappe l’arrière du crâne (le contrecoup). Parfois, il se tord au dessus du tronc cérébral aussi.

Contrairement à ce qu’on pense, il n’est pas nécessaire de taper sa tête pour avoir une commotion cérébrale: elle peut résulter d’un coup du lapin, ou même des ondes de choc d’une explosion, comme celles que les troupes expérimentent au combat. Selon une étude récente, cela peut entraîner ou exacerber des troubles de stress post-traumatique,.

Un traumatisme crânien peut nuire au cerveau de plusieurs façons. Il peut provoquer des saignements (une hémorragie intracrânienne) ou créer un un hématome; le tissu cérébral lui-même peut être endommagé. Ces blessures peuvent alors exercer une pression sur le cerveau, entraînant une inflammation.

Il peut également provoquer une privation d’oxygène, entraînant la mort des cellules du cerveau. La torsion sur le tronc cérébral peut entraîner des problèmes vestibulaires ou endocriniens. En outre, une commotion peut endommager les axones qui transportent des messages entre différentes parties du cerveau.

Une commotion aux conséquences variées

Les effets peuvent être subtils ou dramatiques, singuliers ou par groupe:

• Les troubles physiques, comme les maux de tête, les convulsions, la perte auditive et les problèmes de vision, y compris la double vision, la vision flou, la fatigue oculaire, la sensibilité à la lumière et le dysfonctionnement de la perception de la profondeur.

• Les perturbations hormonales entraînant une dysrégulation du sucre dans le sang et des problèmes émotionnels tels que la dépression, l’anxiété, la manie ou l’apathie.

• Les troubles digestifs, y compris les changements microbiens, les problèmes de motilité et la perméabilité accrue des intestins.

• Troubles comportementaux comme les troubles du sommeil, l’impulsivité, l’agression, voire la psychose.

commotion cérébrale et ses symptômes
Une condition aux symptômes variés

• Problèmes cognitifs, y compris les problèmes d’attention, de mémoire, de langue et de fonctions exécutives, tels que l’organisation, la planification, le séquençage et la surveillance ou la modification des comportements.

“La plupart des personnes atteintes de commotion cérébrale peu sévère font une reprise spontanée au cours des premiers mois de blessures”, explique Rao. “Mais les lésions cérébrales légères ne sont pas toujours bénignes.

“Les traumatismes cérébraux traumatiques sont, en un sens, une épidémie silencieuse, car souvent, après que les personnes atteintes d’une commotion ont été traitées dans le service d’urgence ou sorties de l’hôpital, des membres de la famille ou des amis peuvent supposer qu’ils sont maintenant« guéris ». Il n’y a pas nécessairement de signe évident de blessures physiques, il est donc facile pour les autres de croire que tout est de retour à la normale. Malheureusement, ce n’est souvent pas le cas, en particulier avec des blessures plus graves.

Il est difficile de déterminer avec précision le nombre de personnes souffrant de commotion cérébrale chaque année car beaucoup de personnes ne consultent pas à chaque coup sur la tête. Mais le centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) estime qu’aux Etats-Unis il se produit entre 1,6 million et 3,8 millions de commotions liées aux sports et aux loisirs par an.

Mais ces statistiques ne révèlent pas la vraie portée du problème : alors que l’attention est maintenant porté sur les commotions cérébrales liés au sport, ils ne représentent en fait qu’une minorité de toutes les blessures à la tête. Quarante-sept pour cent de toutes les commotions sont le résultat de chutes quotidiennes. Ces incidents sont particulièrement fréquents parmi les personnes âgées : une nouvelle étude a constaté qu’une personne sur 45 âgée de 75 ans et plus souffre d’une chute et d’une commotion cérébrale.

Des chutes considérées comme innocentes arrivent tous les jours dans la vie quotidienne : en glissant dans dans les escaliers, en se prenant les pieds dans le tapis, en trébuchant tout en portant des objets parce que nous n’avons pas regardé où nous allions… Aux Etats-Unis, il est estimé qu’environ environ 5,3 millions d’américains vivent actuellement avec une invalidité permanente – soit environ une personne sur 60, en raison de ces blessures anodines à la tête. Les traumatismes crâniens représentent également 30% de tous les décès liés aux blessures.

Et demain la deuxième partie de l’article…

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Acouphène : sifflement dans l’oreille mais un problème des circuits nerveux

 

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L’acouphène est un bruit dans la tête sans une source externe. Pour certains, c’est un sifflement, tandis que pour d’autres, c’est un bourdonnement, un bruit sourd ou un bruit aigu. Le son peut sembler venir d’une oreille ou des deux, de l’intérieur de la tête, ou de loin. Il peut être constant ou intermittent, stable ou pulsé.

Presque tout le monde a eu des acouphènes pendant un court laps de temps après avoir été exposé à un bruit extrêmement fort. Par exemple, assister à un concert fort peut déclencher un acouphène de courte durée. Certains médicaments (en particulier l’aspirine et d’autres anti-inflammatoires non stéroïdiens pris à haute dose) peuvent provoquer des acouphènes qui disparaissent lorsque le médicament est interrompu. Quand il dure plus de six mois, on l’appelle acouphène chronique. Plus de 50 à 60 millions de personnes aux États-Unis souffrent de cette maladie; il est particulièrement fréquent chez les personnes de plus de 55 ans, associé à une perte d’audition. Beaucoup de gens s’inquiètent du fait que les acouphènes sont un signe qu’ils sont sourds ou ont un autre problème médical grave, mais c’est rarement le cas (même s’il ne faut pas négliger cette possibilité et consulter son médecin).

La plupart des acouphènes sont subjectifs, ce qui signifie que seul vous pouvez entendre le bruit. Mais parfois, c’est objectif, ce qui signifie que quelqu’un d’autre peut l’entendre aussi. Par exemple, si vous souffrez d’un murmure cardiaque, vous pouvez entendre un bruit de sifflement à chaque battement de coeur; et votre clinicien peut également entendre ce son à travers un stéthoscope. Certaines personnes entendent leur battement de coeur dans l’oreille – un phénomène appelé acouphène pulsatile. Il est plus probable que cela se produise chez les personnes âgées, car le flux sanguin tend à être plus turbulent dans les artères dont les murs se sont raidis avec l’âge. L’acouphène pulsatile peut être plus perceptible la nuit, lorsque vous êtes couché dans le lit et qu’il y a moins de sons externes pour masquer les acouphènes. Si vous remarquez un nouvel acouphène pulsatile, vous devriez consulter un médecin, car dans de rares cas, il s’agit d’un signe de tumeur ou d’un dommage des vaisseaux sanguins.

Le cours de l’acouphène chronique est imprévisible. Parfois, les symptômes restent les mêmes, et parfois ils s’aggravent.

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Les voies correspondantes (original Harvard Health Publications). Les ondes sonores traversent le canal auditif vers l’oreille centrale et interne, où les cellules capillaires dans une partie de la cochlée contribuent à transformer les ondes sonores en signaux électriques qui se déplacent vers le cortex auditif du cerveau via le nerf auditif. Lorsque les cellules ciliées sont endommagées – par des bruits forts ou des médicaments ototoxiques, par exemple – les circuits du cerveau ne reçoivent pas les signaux qu’ils attendent. Cela stimule l’activité anormale dans les neurones, ce qui entraîne l’illusion du son, ou des acouphènes.

Que se passe-t-il?

Un son subjectif et constant, comme une sonnerie constante dans les oreilles ou un bourdonnement dans l’oreille, et un certain degré de perte d’audition constituent les caractéristiques de l’acouphène. Un bruit fort, des médicaments qui endommagent les nerfs de l’oreille (médicaments ototoxiques), des oreilles fortement bouchées, des problèmes de l’oreille moyenne (comme les infections et les tumeurs vasculaires) et le vieillissement peuvent être à l’origine d’une perte d’audition et de l’acouphène. L’acouphène peut également être un symptôme de la maladie de Meniere, un désordre du mécanisme de l’équilibre dans l’oreille interne.

Les acouphènes peuvent se produire n’importe où le long de la voie auditive, de l’oreille externe par l’oreille centrale et interne au cortex auditif du cerveau. L’une des causes les plus fréquentes de l’acouphène est l’endommagement des cellules ciliées dans la cochlée. Ces cellules aident à transformer les ondes sonores en signaux nerveux. Si les voies auditives ou les circuits dans le cerveau ne reçoivent pas les signaux qu’ils attendent de la cochlée, le cerveau “augmente le gain” sur ces voies dans le but de détecter le signal – de la même manière que vous montez le volume sur une radio lorsque vous essayez de trouver le signal d’une station. Le bruit électrique qui en résulte prend la forme d’un acouphène – un son qui est aigus si la perte d’audition est dans la gamme haute fréquence et sourd si elle est dans la gamme basse fréquence. Ce type d’acouphène ressemble à une douleur de membre fantôme chez un amputé – le cerveau produit des signaux nerveux anormaux pour compenser les stimuli manquants. Et c’est alors que la personne “entend” le bruit ambiant que normalement le cerveau inhibe. Et c’est pourquoi c’est plus perceptible pendant la nuit où les autres bruits sont absents.

Quelques médicaments qui peuvent causer ou aggraver l’acouphène (source Harvard Health Publications) :

L’aspirine et d’autres anti-inflammatoires non stéroïdiens, y compris l’ibuprofène (Motrin) et le naproxène

Certains antibiotiques, y compris la ciprofloxacine (Ciflox), la doxycycline (Vibramycin, autres), la gentamicine (Gentalline), l’érythromycine (Ery-Tab, autres), la tétracycline (Sumycin), la tobramycine (Nebcin) et la vancomycine (Vancocin)

Les médicaments antipaludiques tels que la chloroquine et la quinine

Certains anticonvulsivants, y compris la carbamazépine (Tegretol, autres) et l’acide valproïque (Depakote, autres)

Certains médicaments contre le cancer, y compris le cisplatine (Platinol) et la vincristine (Oncovin, Vincasar)

Les diurétiques en boucle (lorsqu’ils sont administrés par voie intraveineuse à fortes doses), y compris le bumetanide (Bumex), le furosémide (Lasix) et le torsémide (Demadex)

Les antidépresseurs tricycliques tels que l’amitriptyline (Elavil, autres), la clomipramine (Anafranil) et l’imipramine (Tofranil)

Évaluer et traiter les problèmes sous-jacents

Si vous développez des acouphènes, il est important de consulter votre médecin qui passera en revue vos antécédents médicaux, vous fera un examen physique et fera une série de tests pour tenter de trouver la source du problème.

Les facteurs musculo-squelettiques – la serrage de la mâchoire, le broyage des dents, les blessures antérieures ou la tension musculaire dans le cou – rendent parfois l’acouphène plus perceptible, de sorte que votre clinicien peut vous demander de resserrer les muscles ou de déplacer la mâchoire ou le cou de certaines façons pour voir si le son change.

Les acouphènes qui sont continus, stables et aigus (le type le plus commun) indiquent généralement un problème dans le système auditif et nécessitent des tests auditifs effectués par un ORL. L’acouphène pulsé nécessite une évaluation médicale, surtout si le bruit est fréquent ou constant. L’imagerie IRM ou CT peut être nécessaire pour vérifier une anomalie tumorale ou des vaisseaux sanguins.

Votre santé générale peut affecter la sévérité et l’impact des acouphènes, donc c’est aussi un bon moment pour faire le point sur votre alimentation, votre activité physique, votre sommeil et votre niveau de stress, et de prendre des mesures pour les améliorer.

Si vous êtes souvent exposé à des bruits forts au travail ou à la maison, il est important de réduire le risque de perte d’audition en utilisant une protection tels que des boules quiès ou des casques réduisant le bruit.

Même s’il est exact que le stress a une influence sur l’acouphène, il faut comprendre que c’est un facteur aggravant. Ce n’est pas la cause du problème, mais un facteur qui perturbe encore plus la capacité du cerveau à inhiber ce bruit parasite. D’où une aggravation de l’acouphène pendant des périodes de stress.

QUE FAIRE ?

Aucune approche unique ne fonctionne pour tous et vous devrez peut-être essayer différentes combinaisons de techniques avant de trouver ce qui fonctionne pour vous. Si vous avez une perte auditive liée à l’âge, une aide auditive peut souvent rendre l’acouphène moins perceptible en amplifiant les sons extérieurs.

Il n’y a pas de traitement médicamenteux approuvé pour l’acouphène, et les essais contrôlés n’ont trouvé aucun médicament, supplément ou herbe pour être plus efficace qu’un placebo. Cela comprend le ginkgo biloba, qui est parfois promu à cet effet. Certains patients croient que l’acupuncture aide, mais il a également été trouvé que ce n’est pas mieux qu’un placebo.

Différentes approches comme thérapie comportementale cognitive, rééducation d’acouphène, et TENS pourraient aider les personnes souffrant d’acouphène.

Dans notre cabinet nous utilisons différentes techniques pour augmenter l’influx nerveux en utilisant des techniques de manipulations vertébrales, TENS, vibration,… Ce qui a pour résultats d’améliorer les symptômes d’acouphène pour une majorité de patients qui nous consultent et qui n’ont pas de pathologie sous-jacente.

Vous pouvez nous appeler pour prendre rendez-vous et voir si notre approche peut vous aider comme cela a pu aider de nombreux patients.

Text neck, tech neck ou la cervicalgie de texto

Text neck et douleurs cervicales

Votre tête pèse autant qu’une boule de bowling !

En temps normal, votre tête pèse environ 5-6 kilogrammes sur vos cervicales. Mais quand vous penchez la tête en avant et vers le bas, le poids ressenti sur la colonne cervicale commence à augmenter. À un angle de 15 degrés, ce poids est d’environ 12 kilogrammes, à 30 degrés, il est d’environ 18 kilogrammes, à 45 degrés il est d’environ 22 kilogrammes, et à 60 degrés, il est d’environ 27 kilogrammes !
C’est la charge supplémentaire sur votre colonne vertébrale quand vous consultez ou passer du temps sur votre smartphone et/ou tablette.
Les chercheurs ont trouvé que cette mauvaise posture; appelée text neck ou tech neck ou cervicalgie des textos; peut conduire à une usure et une dégénérescence prématurées, aux déchirures autour de la colonne vertébrale, et même la chirurgie.

Avec la tête en avant, 4 boules de bowling sur la nuque !

“Cela devient une épidémie” confirme Hansraj, chef de service de chirurgie de la colonne vertébrale à l’hôpital de New York Spine Surgery and Rehabilitation Medicine. “Il suffit de regarder autour de vous, tout le monde a la tête baissée.”

Pour comprendre ce que cela signifie, imaginez porter, un enfant de 8 ans, ou 3 à 4 boules de bowling, sur la nuque, pendant plusieurs heures par jour. Les utilisateurs de smartphones passent une moyenne de deux à quatre heures par jour la tête penchée en avant, à la lecture des e-mails, l’envoi de textes ou sur les sites des médias sociaux. Selon les études, cela revient à environ 700 à 1400 heures par an, où les gens mettent cette pression énorme sur leur colonne. Et c’est probablement pire pour les jeunes qui passeraient éventuellement 5.000 heures dans cette position, dit Hansraj.

“C’est un vrai problèmes chez les jeunes.», dit-il. «Avec cette contrainte excessive sur la nuque, nous pourrions commencer à voir de plus en plus de jeunes qui ont besoin de soins pour la colonne vertébrale. »

Un autre spécialiste déclare que « l’effet est similaire à l’extension d’un doigt en arrière et de l’y maintenir pendant environ une heure. »

« Quand vous étirez le tissu pendant une longue période de temps, il devient douloureux, il devient enflammée,” dit-il. Il peut aussi provoquer des tensions musculaires, des nerfs pincés, des hernies discales et, au fil du temps, il peut même supprimer la courbe naturelle du cou. »

Et d’autres problèmes de santé

Une mauvaise posture peut provoquer aussi d’autres problèmes. Les experts disent qu’elle pourrait réduire la capacité respiratoire jusque 30 pour cent. Une mauvaise posture au niveau de la nuque est aussi liée à des maux de tête et des problèmes neurologiques, la dépression et les maladies cardiaques.

 

Que faire ?

Premièrement, éviter de rester longtemps la tête penchée en avant sur son smartphone, tablette ou ordinateur portable. Visitez notre page facebook ou youtube pour voir la vidéo sur les bonnes positions à prendre sur l’ordinateur.
Essayer de regarder votre téléphone avec la tête relevée ou de regarder votre tablette sur un support surélevé.
Et surtout de faire des exercices pour renforcer les muscles (postérieurs) des cervicales et des dorsales.

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Faire craquer ses articulations et arthrose

Craquement des articulations et arthrose
Craquement des articulations et arthrose

On l’entend régulièrement : “ma grand-mère disait de ne pas faire craquer ses doigts sinon j’aurai de l’arthrose, mon médecin ou mon kiné m’a dit si je suis manipulé trop, ce n’est pas bon pour mes articulations…”

A chaque fois, je demande quelle preuve vous a-t-on donnée pour ça ? Je suis curieux, je voudrais savoir. Mmmmh, rien !

Passons sur le fait que de nombreuses études ont montré l’efficacité des manipulations vertébrales pour des problèmes de dos, céphalées de tension, migraine, etc.; passons sur le fait que d’un point de vue biomécanique, redonner de la mobilité aux articulations, ramène une circulation sanguine et de la nourriture à l’articulation et au cartilage; passons sur le fait que redonner cette mobilité enlève la pression et l’écrasement d’un blocage articulaire et que c’est justement ces deux points qui éviteraient l’apparition de l’usure et de l’arthrose dans l’articulation; en réalité qu’est-ce qui se passe quand on fait craquer une articulation ?

Deux nouvelles études répondent à cette question existentielle :

Une première étude parue en avril 2015 par une équipe internationale a utilisé des imageries IRM pour voir à l’intérieur de l’articulation et comprendre ce qui provoque ce bruit de craquement. En fait, des chercheurs avaient émis l’hypothèse dans les années 40 (1947) que c’est la formation des bulles dans le cartilage qui est à l’origine de ce bruit. Dans les années 70, des chercheurs avaient proposé que c’est plutôt l’éclatement des bulles d’air dans le cartilage qui provoque le bruit.
L’étude faite sous IRM, montre que c’est les premiers qui avaient raison : le craquement est en fait dû à l’apparition d’un vide dans la surface articulaire et l’apparition d’une bulle qui se dissout progressivement dans l’articulation.
Dans leur discussion, ils précisent que ce phénomène est lié aux changements dans l’organisation des fluides entre les surfaces articulaires et est le signe de la bonne santé du cartilage ! Et dans leur conclusion, ils réitèrent que la recherche (une étude parue en 2011) a démontré que faire craquer ses doigts n’augmente pas l’arthrose de la main ! Je pense que ça a le mérite d’être clair !

Une autre étude présentée au congrès de la société de radiologie nord américaine en décembre 2015, a étudié le phénomène par d’autres moyens d’imagerie 50 à 100 fois plus rapide que l’IRM. Ils déclarent que le bruit de craquement est bien associé à un changement de pression dans le fluid articulaire, mais ce qui est intéressant c’est de voir que suite à un craquement, il y a une amélioration significative de l’amplitude de mouvement de l’articulation concernée. Et l’examination des articulations habituellement craquées ne montre aucun signe de déterioration.

Pour finir, l’expérience savoureuse de Donald Unger, médecin californien qui pour mettre un terme à cette question a pendant 60 ans fait craquer les doigts de sa main gauche mais pas de sa main droite. C’est donc 36500 craquements sur les doigts de la main gauche sur 60 ans ! Résultat : aucune différence entre les deux main !

Donc je peux craquer mes doigts ou ma nuque ?

Je dis non à mes patients ! Pourquoi ? Même si, encore une fois, les études montrent que cela ne provoque pas d’arthrose ou autre problèmes articulaires, les chiropracteurs en faisant cela ont pour objectif de redonner de la mobilité à l’articulation bloquée et de provoquer une réaction au niveau des récepteurs nerveux pour stimuler de façon spécifique le système nerveux. Le fait de faire craquer ses doigts ou sa nuque sans cette spécificité n’est peut-être pas ce qu’il y a de mieux pour le système nerveux. Il vaut donc mieux que ce soit un professionnel qui le fasse, là où il y a beson et avec l’expertise qui va avec.

Références :
-PLoS One. 2015 Apr 15;10(4):e0119470. doi: 10.1371/journal.pone.0119470. eCollection 2015. Real-time visualization of joint cavitation. Kawchuk GN1, Fryer J2, Jaremko JL3, Zeng H4, Rowe L5, Thompson R6.
-Cracking the case on “Knuckle cracking” : the sonographic evidence. Radiological Society of North America. December 2015. Anuj Netto, M.D., M.P.H., David Nakamura, M.D., Cyrus Bateni, M.D., Michael S. Cronan, R.T., Robert Szabo, M.D., M.P.H., and Abhijit J. Chaudhari, Ph.D.
-J Am Board Fam Med. 2011 Mar-Apr;24(2):169-74. doi: 10.3122/jabfm.2011.02.100156. Knuckle cracking and hand osteoarthritis. Deweber K1, Olszewski M, Ortolano R.