Coup de poignard dans le dos des kinésithérapeutes : réponse personnelle 

Un de mes patients m’a signalé un article d’un certain Monsieur Demorand, kinésithérapeute de son état, qui se plaint d’un “arrêté ministériel offrant aux chiropracteurs la possibilité de réaliser la quasi-totalité des actes de kinésithérapie” !

6 années d’études et diplôme de Doctor of Chiropractic

Dans cet article, Monsieur Demorand se place en tant que défenseur des intérêts des patients quant à leur sécurité et contre des fake médecins que sont les chiropracteurs ! En tant que chiropracteur, diplômé Doctor of Chiropractic après 6 années d’études à temps complet, et reconnu en tant que tel dans de nombreux pays tels que les Etats-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, la Suisse, l’Irlande,…, je me demande si Monsieur Demorand s’est un tant soit peu renseigné sur la profession avant de faire son article ou s’est contenté de s’insurger contre la perte de ses “privilèges exclusifs”, comme malheureusement souvent en France. Car il s’agit bien d’une perte de privilège ou de “chasse gardée” dont se plaint ce Monsieur et non pas autre chose !

chiropraxie et TMS
Les chiropracteurs en première ligne contre les troubles musculo-squelettiques

Il ne s’agit pas de la défense des intérêts des patients étant donné que la grande majorité des études médicales sur la Chiropraxie ont montré l’efficacité et la sûreté des soins chiropratiques pour des troubles neuro-musculo-squelettiques. La profession est réglementée dans de nombreux pays, reconnue par l’OMS et régies par des instances internationales sur des formations longues sur 6 ans avec internat clinique,… Et comme je le mentionnais, de nombreuses études parues dans des journaux médicaux indexés ont montré l’efficacité de ces soins pour de nombreux problèmes musculo-squelettiques. Et c’est d’ailleurs ce qui a incité la France, à la traîne par rapport aux autres pays européens, de finalement reconnaitre la profession ! Je rappelle aussi que certaines de ces études ont même montré la supériorité de ces soins par rapport aux soins de kinésithérapie. Et c’est peut-être bien cela qui dérange Monsieur Demorand et certains de ces confrères. Il pourrait trouver certaines de ces études sur mon site (cette page), ou par exemple dans le dossier de l’Organisation Mondiale de la Santé sur la profession !!!

Je me rappelle qu’il y a quelques années, à l’invitation d’un chef de service d’un hôpital parisien, j’ai fait une présentation sur la Chiropraxie pour le staff. Et dans ma présentation, je montrais les différentes études sur l’efficacité des soins y compris celles qui montraient que les soins chiropratiques étaient plus efficaces pour les maux de dos par rapport aux médicaments ou aux soins de kinésithérapie. Des collègues de Monsieur Demorand se sont senti insultés (ce qui n’était absolument pas mon intention) et ont décidé de quitter la salle. Le chef de service a dû leur faire comprendre que ce sont des conclusions d’études médicales et qu’il faut accepter les faits et non pas les prendre comme une attaque personnelle. 

J’ajoute que non seulement l’esprit de cet arrêté n’est pas de substituer les 1000 chiropracteurs aux 90.000 kinésithérapeutes, car on ne cible pas les mêmes structures dans le corps humain, mais que cela permet de créer une complémentarité logique dans les rapports entre les deux professions comme cela existe partout dans le monde. Cet arrêté ne fait que s’aligner sur ce qui se fait dans le reste du monde et des pays européens où les chiropracteurs sont reconnues en tant que praticien de premier contact (avec pose de diagnostic), ce qui n’est pas le cas des kinésithérapeutes.

Kinésithérapeute et chiropracteur : pas le même travail

Encore une fois, personnellement, mon travail consiste à travailler sur le système articulaire et son rapport avec le système nerveux et non pas de faire de la kinésithérapie. Et pour beaucoup de mes patients je recommande de poursuivre une rééducation et/ou renforcement musculaire avec un kinésithérapeute de leur choix. Dans mon cabinet aux Etats-Unis, nous avions 3 chiropracteurs qui travaillaient avec 2 kinésithérapeutes. Chacun son travail pour aider les patients à progresser. Je n’ai donc aucune animosité envers ces professionnels sauf quand certains d’entre eux veulent, dans l’autres sens, surfer sur la popularité des soins vertébraux et se former à cela en faisant des raccourcis et devenir ostéopathes en faisant des stages sur des weekends ou en quelques mois, au lieu des 6 années d’études à temps complet que nécessite une vraie formation d’ostéopathe !

J’inviterais donc Monsieur Demorand et quiconque de ces collègues qui se sentiraient trahis par cet arrêté de se rapprocher de l’Association Française de Chiropraxie qui régie la profession en France pour comprendre ce qu’est cette profession. Cela lui permettra d’être rassuré sur le fait que la complémentarité des soins est un plus pour les patients et que cela n’enlève en rien ses privilèges de kinésithérapeute.

Mal de dos : exercice aussi efficace que les anti-inflammatoires

Mal de dos : exercice aussi bien que les anti-inflammatoires, sans les effets secondaires !

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Faire des mouvements pour le mal de dos plutôt que de prendre des anti-inflammatoires

La lombalgie chronique non spécifique est devenue un problème majeur de santé publique dans le monde entier1). La prévalence de la lombalgie au cours de la vie atteindrait 84% et la prévalence de la lombalgie chronique serait d’environ 23%, avec environ 11% à 12% de la population étant handicapée par ces troubles. La lombalgie chronique non spécifique se manifeste sous forme de tension, de douleur et / ou de raideur dans la région du bas du dos, sans être possible d’identifier une cause spécifique de la douleur. Plusieurs structures dans le dos, y compris les articulations, les disques et les tissus conjonctifs, peuvent contribuer à la création des symptômes.

En règle générale, le traitement des patients atteints de lombalgie chronique non spécifique est conservateur, en utilisant des médicaments et / ou de l’exercice. La pharmacothérapie peut être associée à des effets secondaires. Il a été démontré que les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ont une efficacité thérapeutique pour la lombalgie chronique non spécifique. Il a été rapporté, cependant, que 3 à 23% des patients utilisant des AINS devaient les arrêter en raison d’effets secondaires. De plus, il faudrait tenir compte des quantités de médicaments concomitants administrées aux personnes âgées en ce qui concerne le risque de chute et qui devraient faire l’objet d’un suivi particulier.
Un autre traitement -exercice- a une efficacité bien établie chez les patients avec lombalgie chronique non spécifique et est populaire. De nombreuses études ont démontré que l’exercice thérapeutique peut améliorer la flexibilité du tronc, la force, l’endurance, la capacité aérobique et la stabilisation. L’exercice promet d’améliorer la fonction et les activités de la vie quotidienne. Cependant, il y a des arguments, à la fois pour et contre le soulagement de la douleur de cette manière.

Il y a eu peu d’études sur les comparaisons entre les AINS et la thérapie par l’exercice, notamment en ce qui concerne le degré de douleur, l’incapacité et la qualité de vie associée à la lombalgie ou à la santé. Le but de cette étude était d’analyser l’efficacité thérapeutique du traitement par AINS par rapport à celle de l’exercice chez les patients avec lombalgie chronique non spécifique.

En conclusion, le soulagement de la douleur a été obtenu après 3 mois de pharmacothérapie ou d’exercice. La qualité de vie s’est améliorée seulement dans le groupe d’exercice. Les résultats de rétablissement pour les deux groupes n’étaient pas significativement différents. L’efficacité de l’exercice pour une lombalgie strictement définie, était presque équivalente à celle de la pharmacothérapie et fournissait une meilleure qualité de vie.

Références : Fukushima J Med Sci. 2017; 63(1): 8–15. Therapeutic efficacy of nonsteroidal anti-inflammatory drug therapy versus exercise therapy in patients with chronic nonspecific low back pain: a prospective study, Naoto Takahashi, Jun-ichi Omata, Masumi Iwabuchi, Hironari Fukuda, Osamu Shirado

Arthrose du genou ? Pansez vos intestins !

Ce qui se passe dans vos intestins a des conséquences sur vos articulations

arthrose genou microbiome
L’arthrose du genou peut être lié à vos intestins

Selon une nouvelle étude publiée dans Journal of Clinical Investigation Insight, les bactéries présentes dans l’intestin, connues sous le nom de microbiome intestinal, pourraient être à l’origine de l’arthrose et des douleurs articulaires qui frappent les personnes obèses.

L’arthrose, un effet secondaire commun de l’obésité, est la plus grande cause d’invalidité aux États-Unis, affectant 31 millions de personnes. Parfois appelée «usure», l’arthrose chez les personnes obèses a longtemps été considérée comme une conséquence d’un stress excessif sur les articulations. Mais les chercheurs de l’Université de Rochester Medical Center fournissent la première preuve que les bactéries dans l’intestin – régies par l’alimentation – pourraient être la principale force motrice derrière l’arthrose.

Les scientifiques ont découvert que les souris obèses avaient plus de bactéries nocives dans leurs tripes par rapport aux souris maigres, ce qui provoquait une inflammation dans tout le corps, conduisant à une détérioration très rapide des articulations. Alors qu’un supplément prébiotique commun n’a pas aidé les souris à perdre du poids, il a complètement inversé les autres symptômes, rendant les intestins et les articulations des souris obèses indiscernables des souris maigres.

Qu’est-ce qu’un régime alimentaire occidental, riche en graisses peut faire ?

L’équipe de l’URMC, dirigée par Michael Zuscik, Ph.D., professeur agrégé d’orthopédie au Centre de recherche musculo-squelettique (CMSR), Robert Mooney, Ph.D., professeur de pathologie et de médecine de laboratoire, et Steven Gill, Ph.D. ., professeur agrégé de microbiologie et d’immunologie, ont nourri des souris un régime riche en graisses semblable à un régime occidental de «cheeseburger et milkshake».

Il a suffi de 12 semaines du régime riche en graisses pour rendre les souris obèses et diabétiques, doublant presque leur pourcentage de graisse corporelle par rapport aux souris nourries avec un régime faible en gras. Leurs colons étaient dominés par des bactéries pro-inflammatoires, et manquaient presque complètement de certaines bactéries probiotiques bénéfiques, comme l’additif commun au yogourt Bifidobateria.

Les changements dans les microbiomes intestinaux des souris ont coïncidé avec des signes d’inflammation à l’échelle du corps, y compris dans les genoux où les chercheurs ont induit une arthrose avec une déchirure méniscale, une blessure athlétique commune connue pour provoquer l’arthrose. Par rapport aux souris maigres, l’arthrose a progressé beaucoup plus rapidement chez les souris obèses, la quasi-totalité de leur cartilage disparaissant dans les 12 semaines suivant la déchirure.

“Le cartilage est à la fois un coussin et un lubrifiant, supportant des mouvements d’articulation sans frottement”, a déclaré Zuscik. «Quand vous perdez cela, c’est de l’os sur l’os, c’est la fin du chemin et vous devez remplacer l’ensemble de l’articulation.”

Pouvez-vous manger votre gâteau et protéger vos articulations en même temps ?

Étonnamment, les effets de l’obésité sur les bactéries intestinales, l’inflammation et l’arthrose ont été complètement évités lorsque le régime riche en graisses des souris obèses a été complété par un prébiotique commun, appelé oligofructose. Le cartilage du genou des souris obèses qui ont mangé le supplément d’oligofructose était indiscernable de celui des souris maigres.

Les prébiotiques, comme l’oligofructose, ne peuvent pas être digérés par les rongeurs ou les humains, mais ils peuvent être benéfiques pour certains types de bactéries intestinales utiles, comme les Bifidobactéries. Les colonies de ces bactéries se sont multipliées et ont proliféré avec ces prébiotiques, s’emparant des intestins des souris obèses et évinçant les mauvais acteurs, comme les bactéries pro-inflammatoires. Ceci, à son tour, a diminué l’inflammation systémique et ralenti la dégradation du cartilage dans les genoux arthrosiques de la souris.

L’oligofructose a même rendu les souris obèses moins diabétiques, mais il y avait une chose que le supplément diététique n’a pas changé: le poids corporel.

Les souris obèses qui ont reçu de l’oligofructose sont restées obèses, portant la même charge sur leurs articulations, mais leurs articulations étaient en meilleure santé. Simplement réduire l’inflammation était suffisant pour protéger le cartilage articulaire de la dégénérescence, soutenant l’idée que l’inflammation – et non les forces biomécaniques – entraîne l’arthrose et la dégénérescence articulaire.

“Cela renforce l’idée que l’arthrose est une autre complication secondaire de l’obésité – tout comme le diabète, les maladies cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux, qui ont tous une inflammation dans leur cause”, a déclaré Mooney. “Peut-être, ils partagent tous une racine similaire, et le microbiome pourrait être cette racine commune.”

Avant de vous rendre au magasin de vitamines

Bien qu’il existe des parallèles entre les microbiomes de la souris et de l’homme, les bactéries qui protégeaient les souris contre l’arthrose liée à l’obésité peuvent différer des bactéries qui pourraient aider les humains. Zuscik, Mooney et Gill ont l’intention de collaborer avec des chercheurs du Consortium pour la Recherche et l’Education au Département des Anciens Combattants des États-Unis pour faire avancer cette recherche sur les humains.

L’équipe espère comparer les vétérans souffrant d’arthrose liée à l’obésité à ceux qui n’ont pas d’arthrose pour identifier davantage les liens entre les microbes intestinaux et la santé des articulations. Ils espèrent également tester si les suppléments prébiotiques ou probiotiques qui façonnent le microbiome intestinal peuvent avoir des effets similaires chez les vétérans souffrant d’arthrose comme chez la souris.

Références : Eric M. Schott, Christopher W. Farnsworth, Alex Grier, Jacquelyn A. Lillis, Sarah Soniwala, Gregory H. Dadourian, Richard D. Bell, Madison L. Doolittle, David A. Villani, Hani Awad, John P. Ketz, Fadia Kamal, Cheryl Ackert-Bicknell, John M. Ashton, Steven R. Gill, Robert A. Mooney, Michael J. Zuscik. Targeting the gut microbiome to treat the osteoarthritis of obesity. JCI Insight, 2018; 3 (8)

Migraines : Pourquoi on ne me l’a pas dit ?

Les migraines souvent liées aux problèmes cervicaux

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Les migraines touchent plus les femmes que les hommes en général

C’est ce que j’entends régulièrement au cabinet : pourquoi on ne me l’a pas dit ? Des patients qui après des années de galères et de souffrances avec des maux de tête, qui trouvent finalement une solution avec nos soins et demandent pourquoi tous les spécialistes qu’ils ont consultés jusque là ne leur ont pas dit que leur problèmes pouvaient venir de leurs cervicales et qu’ils auraient pu consulter un chiropracteur !

En effet pourquoi ? Je connais beaucoup de médecins parmi mes amis et famille et je crois pouvoir dire pourquoi : parce qu’ils ne connaissent pas la relation entre ce qui se passe au niveau de la colonne et les maux de tête et migraines. Parce qu’ils ne connaissent pas les études qui ont montré l’efficacité des soins chiropratiques pour les migraines et les céphalées de tension.

Nous avons déjà une page consacrée aux études qui montrent l’efficacité des soins chiropratiques pour les maux de tête et migraines (cliquez ici). Vous pouvez aussi retrouver quelques uns des témoignages de nos patients dont la majorité viennent nous consulter pour les maux de tête (cliquez ici).

Mais le post d’aujourd’hui est pour faire part de quelques nouvelles études qui démontrent encore une fois qu’il existe une association entre des troubles structurels au niveau des cervicales et des céphalées et migraines.

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Les mauvaises positions au travail et à la maison sont associées aux problèmes cervicaux et migraines

Dans une étude parue en juin 2017, les chercheurs voulaient étudier les troubles musculo-squelettiques au niveau cervical chez les femmes avec des migraines épisodiques, migraines chroniques et celles sans migraine. Ils ont trouvé que les femmes souffrant de migraines présentent des altérations musculo-squelettiques de la colonne cervicale supérieure, exprimées par une rotation cervicale restreinte, une diminution de la rotation cervicale supérieure et la présence d’articulations cervicales supérieures symptomatiques (douloureux).

93% des personnes souffrant de migraines ont au moins 3 dysfonctionnements au niveau cervical !

Dans une autre étude parue en 2018, les chercheurs voulaient évaluer la prévalence et la structure des dysfonctionnements musculo-squelettiques chez les patients migraineux en utilisant une approche méthodologique rigoureuse. Un ensemble normalisé de six tests d’examen physique a montré une prévalence élevée de dysfonctionnements musculo-squelettiques chez les patients migraineux. Quatre-vingt-treize pour cent des patients évalués présentaient au moins trois dysfonctionnements musculo-squelettiques au niveau cervical. Ces dysfonctionnements confirment une interaction réciproque entre le trijumeau (le nerf souvent mis en cause dans les migraines) et les cervicales qui expliquerait la symptomatologie de la migraine.

On peut encore citer cette étude parue en 2009 qui montrait une diminution des amplitudes de mouvement (en particulier en extension) chez des personnes souffrant de migraines épisodiques et chroniques. Ou cette autre étude parue en 2014 qui montrait aussi qu’une diminution de la mobilité articulaire était associée aux migraines. Ou encore cette étude parue en 2016 qui montre que les patients avec des migraines chroniques avaient une activité exagérée des muscles extenseurs de la nuque.

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Les migraines et les problèmes cervicaux sont liés

A l’étude de ces articles et de nombreuses autres articles il est légitime de penser que les problèmes cervicaux et les migraines sont liés. D’ailleurs la plupart des patients qui viennent nous consulter pour des céphalées de tension ou des migraines ont des problèmes de blocage au niveau des cervicales. Parfois même des radiographies de la colonne cervicale qui montre une perte de la courbe cervicale mais à qui on a dit : “Ce n’est pas un problème, ça n’a rien à voir avec vos maux de tête” !
On voit bien que si, et qu’il serait donc judicieux de consulter un chiropracteur si on souffre de migraines chroniques, pour examiner la colonne vertébrale et de corriger les blocages et les tensions musculaires présents. D’autant plus que, comme je l’ai précisé auparavant, des études ont déjà montré l’efficacité des soins chiropratiques pour différents type de maux de tête : céphalées de tension, migraines, etc.

Dans notre cabinet, non seulement nous procédons à une analyse complet de la colonne, mais nous prenons aussi en compte les problèmes physiologiques au niveau vestibulaires et oculaires qui peuvent être un facteur déterminant dans l’apparition et donc la résolution des migraines.
Une migraine n’est pas un problème simple et il faudrait de toute façon consulter votre médecin pour s’assurer que cela ne cache pas de problèmes plus graves. Mais en absence de pathologie et pour éviter de prendre des médicaments qui ne font que masquer les problèmes et vous obligent à en prendre des plus en plus forts et avec des effets secondaires plus importants, essayez des soins qui ont montré leur efficacité pour la majorité des patients qui consultent !

Références :

* Eur J Phys Rehabil Med. 2017 Jun;53(3):342-350. Musculoskeletal disorders of the upper cervical spine in women with episodic or chronic migraine. Ferracini GN, Florencio LL, Dach F, Bevilaqua Grossi D, Palacios-Ceña M, Ordás-Bandera C, Chaves TC, Speciali JG, Fernández-de-Las-Peñas C.

* Cephalalgia. 2018 Apr;38(5):865-875. Musculoskeletal dysfunction in migraine patients. Luedtke K, Starke W, May A.

* Headache. 2009 May;49(5):726-31. Cervical mobility in women with migraine. Bevilaqua-Grossi D1, Pegoretti KS, Goncalves MC, Speciali JG, Bordini CA, Bigal ME.

* J Bodyw Mov Ther. 2014 Oct;18(4):569-75. Upper cervical mobility, posture and myofascial trigger points in subjects with episodic migraine: Case-control study. Tali D, Menahem I, Vered E, Kalichman L.

* J Electromyogr Kinesiol. 2016 Oct;30:66-72. Patients with chronic, but not episodic, migraine display altered activity of their neck extensor muscles. Florencio LL, Oliveira AS, Lemos TW, Carvalho GF, Dach F, Bigal ME, Falla D, Fernández-de-Las-Peñas C, Bevilaqua-Grossi D

Cartables : quel poids pose le moins de problèmes et à quel niveau le positionner ?

Tout a été dit sur les cartables lourds et leurs effets néfastes sur le dos des enfants… ou pas…! Une autre étude vient en effet de paraitre pour analyser les effets du poids du cartable sur les enfants pendant la marche. Ce qui n’avait pas encore été étudié jusqu’aujourd’hui.

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Le poids et la mauvaise position du cartable devraient être vérifiés

Attention au poids

Des études antérieures ont démontré que les contraintes physiques quotidiennes associées au portage des sacs à dos entraînent une inclinaison vers l’avant significative de la tête et du tronc et des changements dans la courbure de la colonne vertébrale. Il a même été observé qu’une augmentation du poids sac à dos comprime significativement les hauteurs de disque lombaire.

En Australie, le poids moyen du cartable des était de 5,3 kg, soit environ 10% de leur poids corporel moyen. Dans une étude menée aux États-Unis, le poids moyen des sacs d’école était de 17% de la moyenne des poids des élèves. Dans une autre étude réalisée en Irlande seulement 29,9% des enfants portaient des cartables qui étaient inférieurs ou égaux à 10% du poids corporel. Et une autre étude a constaté que le poids moyen transporté par les écoliers italiens était de 22,0% de leur poids corporel. En résumé, les enfants chargent leurs sacs à dos entre 10% et 22% de leur poids corporel.

Attention à la position

En plus du poids du sac à dos, une attention a été portée à la hauteur du centre de gravité du sac à dos. La position du sac à dos est cruciale pour déterminer la méthode de transport de poids appropriée et pour la conception ergonomique des cartables. En général, c’est une position haute qui est recommandée [4]. Des chercheurs ont constaté que le port d’un sac à dos positionné au niveau de la région lombaire conduisait à une flexion vertébrale plus élevée que le port d’un sac à dos positionné dans la région dorsale, même si les participants avaient montré une préférence pour le placement lombaire.

Dans cette nouvelle étude, les chercheurs ont analysé la posture, l’activation musculaire et l’inconfort exprimés par les enfants portant des poids correspondants à 5%, 10% et 15% de leur poids.

Les analyses ont été effectuées pour chaque poids à 3 niveau différents de leur dos : vers la 7ème vertèbre dorsale, vers la 12ème vertèbre dorsale et vers la 3ème vertèbre lombaire. Les enfants ont ensuite marché pendant 10 minutes sur un tapis roulant.

Les participants portant un sac à dos pesant 15% de leur poids corporels présentaient une plus grande flexion de la tête et du tronc, avec des contractions musculaires correspondantes, et un angle lombo-sacré plus faible que ceux portant un cartable de 5% ou 10% de leur poids corporel.

Position cartable posture enfants
La meilleure position est au niveau de la 12ème vertèbre dorsale (T12)

Ceux qui portaient le cartable au niveau de la taille ont montré le plus haut niveau d’inconfort.

Inversement, la note d’inconfort pour le cou et les épaules était la plus élevée lorsque le sac à dos était à la position de la 7ème vertèbre dorsale. Cette position élevée du sac à dos a également provoqué plus de flexion de la tête que les deux autres positions.

La conclusion des chercheurs est que pour la santé musculo-squelettique des enfants, le port d’un sac à dos scolaire pesant 15% du poids corporel devrait être évité, et le portage à la position T12 (12ème vertèbre dorsale) peut être recommandé pour les écoliers.

Références :

Chen Y-L, Mu Y-C. Effects of backpack load and position on body strains in male schoolchildren while walking. Di Giminiani R, ed. PLoS ONE. 2018;13(3):e0193648.

L’aide du chiropracteur

Comme il a été mentionné plus haut, l’impact de ces mauvaises postures et poids excessif sur la colonne vertébrale des enfants peut conduire à des troubles musculo-squelettiques tels que des douleurs de dos et des douleurs cervicales mais aussi à une usure plus importantes des articulations avec écrasement des disques lombaires.
De la même manière que nous faisons vérifier par un dentiste l’état des dents de nos enfants, parce que les aliments sucrés peuvent augmenter leur usure; il est important de faire vérifier l’état de la colonne vertébrale de nos enfants par un chiropracteur et ne pas attendre que les symptômes se montrent !

Douleurs cervicales : et si c’était la faute de vos lunettes

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Corrigez votre posture au travail et à la maison pour éviter les douleurs cervicales

Vous le savez, votre posture au travail et à la maison a une influence sur les contractions des muscles de votre dos et de la nuque. Que vous soyez assis trop bas, trop haut; que vous regardiez tout le temps votre smartphone ou que vous soyez assis sur le canapé et en travaillant sur un ordinateur portable… vous pourriez souffrir des douleurs cervicales et du dos (qu’on appelle aujourd’hui text-neck).

Or une étude qui vient de paraître explique que le choix des verres de vos lunettes – unifocaux ou multifocaux – pourrait avoir une influence sur vos douleurs cervicales. Les chercheurs ont trouvé que les personnes qui portaient des lunettes avec des verres multifocaux avaient une meilleure extension de la courbe cervicale que ceux qui portaient des lunettes avec des verres unifocaux.

C’est donc un point à considérer quand vous choisissez vos lunettes pour pouvoir lire ou regarder un écran avec une courbure normale de la nuque et éviter les douleurs cervicales. Votre chiropracteur pourra vous aider à mieux organiser votre ergonomie au travail et vous donner des conseils pour une meilleure posture à la maison.

Références :

Int J Occup Saf Ergon. 2018 Apr 4:1-14. Effect of Unifocal versus Multifocal Lenses on Cervical Spine Posture in Patients with Presbyopia. Abbas RL, Houri MT, Rayyan MM, Hamada HA, Saab IM.

Chiropraxie : nouvel espoir pour les vétérans américains souffrant de troubles musculo-squelettiques

Le Congrès américain adopte une loi visant à élargir l’accès des vétérans aux services chiropratiques non médicamenteux

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Les chiropracteurs en première ligne contre les troubles musculo-squelettiques

Le Congrès américain a adopté une loi visant à élargir l’accès aux vétérans aux services chiropratiques non médicamenteux
L’American Chiropractic Association (ACA) a annoncé aujourd’hui que le Congrès, avec l’adoption de la Loi sur les crédits consolidés de 2018, a approuvé un plan élargissant l’accès à l’approche non médicamenteuse de la chiropratique aux anciens combattants, pas beaucoup de maux de dos et d’autres troubles musculo-squelettiques.

Soutenu par plusieurs groupes de vétérans la loi qui vient d’être adoptée demande au ministère des Anciens Combattants des États-Unis d’étendre la disponibilité de deux centres médicaux ou cliniques dans chacun Réseau de services intégrés aux anciens combattants plus tard le 31 décembre 2019, et moins 50% de tous les centres médicaux des vétérans au plus tard le 31 décembre 2021.

La mesure codifiée et élargie pour la première fois les services chiropratiques dans le service de santé de l’armée américaine pour inclure les services fournis par les docteurs en psychiatrie dans les catégories des services de santé préventifs et médicaux – en plus des services de réadaptation – plaçant les chiropraticiens dans les catégories de services.

À l’heure actuelle, les vétérans ont accès à des services chiropratiques dans plus de 70 grandes installations de traitement de la VA aux États-Unis, mais près de 100 sites de services de santé de l’armée américaine peu ou pas de disponibilité . Cette disparité survient à un moment où le besoin d’options efficaces et sans drogues pour les troubles musculo-squelettiques est urgent. Les données de services de santé de l’armée américaine citent “les maladies du système musculo-squelettique / système conjonctif” comme le mal de dos comme la maladie n ° 1 éprouvée par les anciens combattants revenant des guerres en Irak et en Afghanistan qui accèdent au traitement. De plus, des sondages montrent que, tout comme la population civile, de nombreux anciens combattants ont la difficulté à se procurer des analgésiques sur ordonnance (opioïdes).

«Depuis de nombreuses années, les vétérans ont un accès limité aux services essentiels offerts par les chiropracteurs. Le projet de loi que le Congrès a adopté aujourd’hui contribuera à donner aux vétérans un meilleur accès aux options de nouvelles “.

Le président par intérim de l’ACA, N. Ray Tuck, Jr., DC.

Mal de dos chez les adolescents ? Voyez un chiropracteur !

La lombalgie est courante à l’adolescence, mais il y a peu de recherche de haute qualité pour faire la part entre les soins proposés.
Dans cette étude parue dans le journal médical Pain, les chercheurs ont mené un étude randomisée comparant d’une part 12 semaines de manipulations vertébrales combinée à des exercices pour le dos et des exercices pour le dos seuls.

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Les manipulations vertébrales chez le chiropracteur

Les participants étaient 185 adolescents âgés de 12 à 18 ans avec des maux de dos chroniques. Le critère principal était la sévérité de la douleur à 12, 26 et 52 semaines. Les critères secondaires comprenaient l’incapacité, la qualité de vie, l’utilisation de médicaments, l’amélioration et la satisfaction des patients et des soignants.
Chez les adolescents souffrant de lombalgie chronique, les manipulations vertébrales combinées à l’exercice étaient plus efficaces que l’exercice seul sur une période d’un an; les différences les plus marquées étant survenues à six mois.

Pain. 2018 Mar 27. doi: 10.1097/j.pain.0000000000001211. [Epub ahead of print] Spinal Manipulation and Exercise for Low Back Pain in Adolescents: A Randomized Trial. Evans R1, Haas M1, Schulz C1, Leininger B1, Hanson L1, Bronfort G1.

Vertige d’origine cervicale : la Chiropraxie, une solution efficace

Une autre étude confirme l’intérêt des soins chiropratiques pour des vertiges d’origine cervicale (vertiges cervicogéniques)

Vertige du aux problèmes cervicaux

Le vertige peut être défini comme un problème d’équilibre ou un sentiment de mouvement (de soi ou autour de soi). Le vertige est un handicap très commun : une étude épidémiologique menée en France a montré que 69,4% de la population s’était plaint de vertiges au cours de l’année écoulée.

Les vertiges ont été classés en plusieurs types : étourdissements causés par des troubles ORL, vertiges liés au système nerveux, vertiges paroxystiques positionnels bénins et vertiges cervicogèniques.  Certains patients en ressentant simultanément deux ou plusieurs.

Les vertiges cervicogéniques se distinguent des autres formes de vertiges par un déséquilibre associé à des problèmes liés au rachis cervical, aggravé ou atténué par les mouvements ou les positions du rachis cervical. Ce type de vertige peut mener à une variété de symptômes invalidants, qui incluent l’étourdissement, l’instabilité, les perceptions de la rotation et de la désorientation. Ces symptômes peuvent par conséquent causer de graves problèmes de santé, notamment : des blessures physiques, par exemple des chutes et des problèmes psychologiques, comme la dépression et l’anxiété, la peur des espaces ouverts, l’incapacité d’accomplir les activités quotidiennes et difficultés pour travailler. Ces vertiges peuvent être dus à des accidents, chocs ou mauvaises positions au niveau cervical.

Text neck et douleurs cervicales

Cette étude parue en 2018 passe en revue les études concernant les vertiges d’origine cervicale et les thérapies manuelles y compris les soins chiropratiques. Il se trouve que les thérapies manuelles sont le traitement le plus utilisé pour corriger les vertiges cervicogéniques.

Les études ont montré qu’il existe des preuves modérées favorisant l’utilisation de la thérapie manuelle pour les vertiges d’origine cervicale. Certaines études ont montré une amélioration significative de la fréquence des vertiges à court terme et à long terme et une amélioration significative de l’intensité des vertiges à court terme.
Les auteurs ont conclu que les thérapies manuelles sont potentiellement efficaces pour la gestion des vertiges d’origine cervicale.

J Phys Ther Sci. 2018 Jan; 30(1): 96–102. Published online 2018 Jan 27. doi:  10.1589/jpts.30.96. The effectiveness of manual therapy in treating cervicogenic dizziness: a systematic review. Khalid Yaseen, MSc, Paul Hendrick, PhD, Ayah Ismail, MSc, Mohannad Felemban, MSc, and Mansour Abdullah Alshehri, MSc

NDLR : Dans notre cabinet, l’étude et la gestion des vertiges se fait par un examen détaillé des troubles vestibulaires et oculaires pour déterminer l’origine de ces problèmes et y remédier. Certaines vertiges ont une origine pathologique. A l’apparition de vertiges, vous devriez consulter votre médecin et faire les examens nécessaires. Si le vertige est récent, apparu brutalement et est associé à un mal de tête sévère, cela nécessite un avis médical urgent. En cas d’absence de pathologie, les soins chiropratiques peuvent être une solution appropriée pour vos vertiges et problèmes d’équilibre.

Examen optocinétique pour problèmes d’équilibre

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Lisez le témoignage de Guy sur nos soins et ses problèmes de vertiges et de maux de tête

La Chiropraxie pour le mal de dos au lieu d’opération chirurgicale et opioides

Les résidents de l’état de l’Ohio souffrant de blessures au dos liées au travail doivent dans la plupart des cas essayer les soins chiropratiques et la physiothérapie avant de se tourner vers la chirurgie vertébrale et les analgésiques opioïdes.

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La Chiropraxie recommandée pour les douleurs de dos

Selon les nouvelles recommandations de l’état de L’Ohio; dans la plupart des cas, les résidents de l’Ohio souffrant de lésions dorsales doivent essayer des remèdes comme les soins chiropratiques et la physiothérapie avant de se tourner vers la chirurgie du rachis et les analgésiques sur ordonnance, en partie pour réduire la surprescription d’opioïdes.

Washington, le Colorado et le Minnesota limitent déjà les paiements des travailleurs blessés pour la chirurgie, mais la politique de l’Ohio, qui est entrée en vigueur le 1er janvier, va plus loin en intégrant un avertissement d’opioïde spécifiquement dans sa restriction chirurgicale. L’état a été parmi les états le plus durement touchés par la crise d’overdose, qui selon beaucoup d’experts provient en grande partie de la dépendance aux analgésiques sur ordonnance qui peuvent déboucher dans la consommation d’héroïne.

Ce qui pose problème est l’opération chirurgicale dans laquelle des parties de la colonne vertébrale du patient sont fusionnées de façon permanente pour traiter certaines conditions, y compris la discopathie dégénérative et la lombalgie chronique sévère. Les travailleurs blessés de l’Ohio subissent une telle chirurgie environ 600 fois par an.

La nouvelle règle du Ohio Workers ‘Workers Compensation, le plus grand fonds national de travailleurs blessés, oblige un travailleur blessé à subir au moins 60 jours de soins alternatifs – tout en évitant l’utilisation d’opioïdes, si possible – avant de recourir à la fusion vertébrale sauf dans quelques exceptions près pour les blessures au dos les plus graves.

Des études ont montré que moins de la moitié des patients sont capables de retourner au travail après l’opération et qu’elle est souvent inefficace ou suivie de complications. Par la suite, la douleur des travailleurs continue souvent – ou même s’aggrave.

«Nous savons mieux maintenant qui répond mieux à la chirurgie, et nous savons aussi que certains patients ont besoin de plus de médicaments opioïdes après la chirurgie qu’ils n’en avaient besoin avant la chirurgie», a déclaré Terrence Welsh, médecin en chef du Bureau des travailleurs blessés de l’Ohio.

“Les traitements non invasifs pour les maux de dos chroniques, y compris les soins chiropratiques, se sont révélés offrir de meilleurs résultats pour la plupart des patients sur la base de nombreuses études”, a déclaré Tomshack, responsable de Health Source, une chaîne de cliniques chiropratiques. «L’Ohio prend les devants avec sa décision BWC, qui permettra de réduire la perte de productivité et les coûts pour l’État, et surtout, d’améliorer le processus de guérison pour les travailleurs blessés.”


Plus de 63 600 personnes ont perdu la vie suite à une surdose de drogue en 2016, l’année la plus mortelle de l’épidémie de surdose, selon un nouveau rapport du Centre national de la statistique de la santé.

La plupart de ces décès impliquaient des opioïdes, une famille d’analgésiques comprenant de l’héroïne et du fentanyl illicites, ainsi que des médicaments prescrits légalement tels que l’oxycodone et l’hydrocodone. Pour la seule année 2016, 42 249 décès liés aux drogues aux États-Unis – 66% du total – concernaient des opioïdes, indique le rapport. C’est plus d’un millier de plus que les 41 070 Américains qui meurent du cancer du sein chaque année.