Mal de dos ? Qu’est que l’Université de Harvard recommande ?

chiropraxie recommandée pour la lombalgie
La chiropraxie pour le lombalgie

Un article récent sur le site de l’université d’Harvard, l’une des plus prestigieuses  écoles de médecine aux Etats-Unis recommande de voir un chiropracteur pour ses problèmes de dos. Voici la traduction de cet article :

La lombalgie est l’une des affections les plus fréquentes sur la planète. Et vous pouvez vous demander vers qui vous tourner quand vous commencez à éprouver certains de ces maux ou des élancements dans la partie inférieure de votre dos.

Lorsque la douleur frappe

Il y a plusieurs raisons pour les douleurs lombaires. Certains des plus communs incluent une blessure à un muscle ou un tendon, une blessure à un ligament, et une hernie (quand le matériel mou à l’intérieur d’un disque entre les vertèbres ressort et irrite les nerfs). Bon nombre de ces problèmes finiront par se résoudre par eux-mêmes.

NDLR : Je ne suis pas toujours d’accord avec cette affirmation. S’il est vrai que les symptômes peuvent disparaître par eux-mêmes, très souvent le problème est toujours là et quelques mois plus ou quelques années plus tard, ils peuvent ressurgir et encore plus fort car ils n’ont pas été corrigés.

Mais certaines causes de douleurs au bas du dos, comme un rétrécissement du canal rachidien, peuvent nécessiter un spécialiste. «Diriger le patient vers un autre spécialiste pourrait être une option logique lorsque les mesures conservatrices n’ont pas réussi à soulager le mal de dos, que les symptômes ne s’améliorent pas ou s’aggravent, ou que l’on soupçonne qu’une intervention chirurgicale pourrait être nécessaire», explique le Dr Shmerling, un rhumatologue du centre médical Beth Israel Deaconess affilié à l’Université de Harvard.

Vers qui se retourner ?

Puisque vous ne devriez pas essayer de diagnostiquer votre mal de dos vous-même, faites votre premier appel à un professionnel qui peut évaluer votre problème, tel que votre médecin traitant ou un chiropracteur. «Les deux peuvent servir de référant pour le mal de dos (le praticien posant le premier diagnostic et le traitement approprié à appliquer)», explique le Dr Matthew Kowalski, un des chiropracteurs de la clinique Osher de médecine intégrative à l’hôpital Brigham and Women’s affilié à l’université de Harvard. “Et 35% à 42% des personnes ayant leur premier épisode de mal de dos consulteront un chiropracteur.”

Les chiropracteurs utilisent des exercices de posture et des manipulations manuelle de la colonne vertébrale pour soulager les maux de dos, améliorer la fonction et aider le corps à se guérir lui-même. Ils travaillent souvent en collaboration avec d’autres médecins, et ils peuvent prescrire des programmes d’alimentation, d’exercice et d’étirement. «Un chiropracteur est formé à déterminer si vous devez être pris en charge en Chiropraxie ou par un kinésithérapeute ou un médecin», explique le Dr Kowalski.

L’étape suivante

Si vous avez quand-même besoin d’un autre spécialiste, vous pouvez être dirigé vers l’un de ceux-ci :

Un neurologue, un médecin spécialisé dans le traitement du système nerveux. «Les maux de dos sont généralement associés à des symptômes des membres inférieurs, comme l’engourdissement et les picotements, qui peuvent aussi être provoqués par des troubles neurologiques qui ne sont pas liés à la colonne vertébrale, comme la sclérose en plaques. “dit le Dr Kowalski.

Un physiatre, un médecin ayant une expertise en médecine physique et en réadaptation. “Cela peut être utile pour le mal de dos lié à une blessure sportive, si la chirurgie n’est pas nécessaire, et quand les médicaments ne fonctionnent pas”, explique le Dr Shmerling.

Un rhumatologue, un médecin qui traite les maladies des articulations, des muscles et des os. «L’orientation est la plus appropriée lorsqu’il y a une inflammation des articulations dans le dos, ou si la douleur dorsale peut être liée à une maladie inflammatoire, comme l’arthrite psoriasique», explique le Dr Shmerling.

Un kinésithérapeute, qui peut vous aider à renforcer les muscles du dos et du tronc pour absorber la pression sur la colonne vertébrale.

Un médecin spécialiste de la gestion de la douleur, un médecin qui peut prescrire des médicaments, faire des injections et envisager d’autres approches. “Les personnes présentant des symptômes qui ne répondent pas au traitement sont de bons candidats pour la gestion de la douleur, comme les infiltrations”, explique le Dr Kowalski.

Un chirurgien orthopédique de la colonne vertébrale ou un neurochirurgien qui effectue principalement une chirurgie de la colonne vertébrale, si la chirurgie est probablement nécessaire pour une douleur sévère et implacable qui peut être due à un problème de disque ou colonne vertébrale.
NDLR : Beaucoup de problèmes de disques sont aussi traités par la Chiropraxie, mais effectivement certaines hernies importantes devraient être prise en charge par un neurochirurgien.

Gardez en tete

Il se pourrait qu’il y ait besoin de différents tests complémentaires, tels que des radiographies, des IRM et des tests sanguins, afin de déterminer la cause exacte de votre mal de dos.

Et vous pourriez avoir besoin de plus d’un expert pour gérer votre mal de dos. Cela dépend de la situation. “La plupart des gens qui voient plus d’un expert ont plus d’un problème ou ne se sont pas améliorés avec des traitements antérieurs”, explique le Dr Shmerling.

Mais pour les entorses, les foulures et les hernies discales, une visite à votre médecin référant ou un chiropracteur peut être tout ce qu’il faut pour se sentir mieux. Faites cet appel initial (vers ces praticiens) si le mal de dos interfère avec votre journée.

Ci-dessous : le lien vers l’article et la copie de l’article

Cliquez-ici pour voir l’article original en anglais

Where to turn for low back pain relief

In most cases, a primary care doctor or chiropractor can help you resolve the problem.

back pain reliefLow back pain is one of the most common complaints on the planet. And you may wonder where to turn when you start experiencing some of those aches or twinges in the lower part of your back. Take heart. “In most cases, you won’t need a specialist,” says Dr. Robert Shmerling, a rheumatologist at Harvard-affiliated Beth Israel Deaconess Medical Center.

When pain strikes

There are many causes of low back pain. Some of the most common include an injury to a muscle or tendon (a strain), an injury to a back ligament (a sprain), and a herniated or “slipped” disc (when the soft material inside of a disc between spinal bones leaks and irritates nerves). Many of these issues will eventually resolve on their own.

But some causes of low back pain, such as a narrowing of the spinal canal (spinal stenosis), may require a specialist. “A referral makes sense when conservative measures have failed to address your back pain, symptoms aren’t improving or are getting worse, or there’s a suspicion that surgery might be needed,” says Dr. Shmerling.

Where to turn

Since you shouldn’t try to diagnose your own back pain, make your first call to a professional who can assess your problem, such as a primary care physician or a chiropractor. “Both can serve as the entry point for back pain,” says Dr. Matthew Kowalski, a chiropractor with the Osher Clinical Center for Integrative Medicine at Harvard-affiliated Brigham and Women’s Hospital. “And 35% to 42% of people with their first episode of back pain will consult a chiropractor.”

Chiropractors use posture exercises and hands-on spinal manipulation to relieve back pain, improve function, and help the body heal itself. They often work in conjunction with other doctors, and they can prescribe diet, exercise, and stretching programs. “A well-trained chiropractor will sort out whether you should be in their care or the care of a physical therapist or medical doctor,” Dr. Kowalski explains.

The next step

If you do need a specialist on your team, there are many experts who can help, depending on your needs. You may be referred to any of these:

  • A neurologist, a doctor specializing in treatment of the nervous system. “Back pain is commonly associated with lower-extremity symptoms, such as numbness and tingling. These symptoms can also be caused by neurological conditions that are not spine-related, such as multiple sclerosis. Neurologists are great at sorting this out and offering solutions,” says Dr. Kowalski.
  • A physiatrist, a doctor with expertise in physical medicine and rehabilitation. “This may be helpful for back pain related to a sports injury, if surgery is not needed, and when medications are not working,” says Dr. Shmerling.
  • A rheumatologist, a doctor who treats diseases of the joints, muscles, and bones. “Referral is most appropriate when there is inflammation of the joints in the back, or if the back pain might be related to an inflammatory disease, such as psoriatic arthritis,” explains Dr. Shmerling.
  • A physical therapist, a licensed therapist who can help you strengthen back and core muscles to absorb pressure on the spine.
  • A pain management physician, a doctor who can prescribe medications, provide injections, and consider other approaches. “People with symptoms that aren’t responding to treatment are great candidates for pain management, such as injections or procedures to smaller joints in lower back,” says Dr. Kowalski.
  • An orthopedic spinal surgeon or a neurosurgeon who primarily does spine surgery, if surgery is likely needed for severe, unrelenting pain that may be due to a disc or spinal column problem.

Keep in mind

It may take several types of tests, such as x-rays, MRIs, and blood tests, to determine the exact cause of your back pain.

And you may need more than one expert managing your back pain. It just depends on the situation. “Most people who see more than one expert have more than one problem or have not improved with prior treatments,” says Dr. Shmerling.

But for back sprains, strains, and herniated discs, a visit to your primary care physician or chiropractor may be all it takes to feel better. Make that initial call if back pain is interfering with your day.

Sucre ou sucrette et édulcorant ?

sucre et sucrette mauvais pour le cerveauOn le savait, trop de sucre n’est pas bon pour la santé. On sait aussi que ce n’est pas bon non plus pour le fonctionnement du cerveau. Une étude récente a encore montré que l’excès de sucre notamment le fructose, présent dans les boissons sucrés, pourrait endommager le cerveau. Cette étude a montré que les personnes qui boivent régulièrement des boissons sucrés, ont plus de probabilité d’avoir des problèmes de mémoire, un cerveau plus petit et un hippocampe beaucoup plus petit – une zone du cerveau importante pour l’apprentissage et la mémoire.

Faut-il donc préférer les boissons à base d’édulcorants ? Une étude de suivi a révélé que les personnes qui buvaient du soda diététique (diet, zéro sucre,…) étaient presque trois fois plus susceptibles de développer un accident vasculaire cérébral et une démence que celles qui n’en buvaient pas !

“Ces études ne sont pas exhaustives, mais ce sont des données solides et une suggestion très forte”, explique Sudha Seshadri, professeur de neurologie à la faculté de médecine et membre de la faculté du Centre de la maladie d’Alzheimer de l’Université de Boston, auteur principal des deux papiers. “On dirait qu’il n’y a pas grand intérêt à boire des boissons sucrées, mais la substitution du sucre par des édulcorants artificiels n’est pas mieux”.
«Peut-être que nous devrons nous habituer à boire de l’eau à l’ancienne», ajoute-t-elle.

Pour la première étude, publiée dans Alzheimer & Dementia le 5 mars 2017, les chercheurs ont examiné les données, y compris les analyses d’imagerie par résonance magnétique (IRM) et les résultats des tests cognitifs, auprès d’environ 4 000 personnes. Les chercheurs ont examiné les personnes qui ont consommé plus de deux boissons sucrées par jour de tout type de soda, de jus de fruits et d’autres boissons gazeuses – ou plus de trois par semaine de soda seul. Parmi ce groupe à forte consommation de boissons sucrés, ils ont trouvé de multiples signes de vieillissement accéléré du cerveau, y compris un plus petit volume global du cerveau, une mémoire épisodique plus pauvre et un hippocampe rétréci (tous les facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer à un stade précoce). Les chercheurs ont également constaté qu’une consommation plus élevée de soda diététique – au moins une par jour – était associée à un volume plus petit du cerveau.

Dans la deuxième étude, publiée dans Stroke le 20 avril 2017, les chercheurs, ont examiné spécifiquement si les participants avaient subi un accident vasculaire cérébral ou avaient été diagnostiqués avec une démence à cause de la maladie d’Alzheimer. Ils ont trouvé qu’il n’y avait pas de corrélation entre la consommation de boissons sucrées et les accidents vasculaires cérébraux ou la démence. Cependant, ils ont constaté que les personnes qui buvaient au moins un soda diététique par jour étaient presque trois fois plus susceptibles de développer un AVC et une démence.

Bien que les chercheurs aient pris en compte l’âge, le tabagisme, la qualité du régime et d’autres facteurs, ils ne pouvaient pas contrôler complètement les conditions préexistantes comme le diabète, qui peut avoir évolué au cours de l’étude et constitue un facteur de risque connu pour la démence. Les diabétiques, en tant que groupe, consomment plus de soda diététique en moyenne, pour limiter leur consommation de sucre, et une certaine corrélation entre l’apport diététique et la démence peut être due au diabète, ainsi qu’à d’autres facteurs de risque vasculaire. Cependant, ces conditions préexistantes ne peuvent pas expliquer complètement les nouvelles constatations.

Un des chercheurs précise que les scientifiques ont avancé diverses hypothèses sur la façon dont les édulcorants artificiels peuvent provoquer ces dommages, par exemple en transformant les bactéries intestinales pour altérer la perception du cerveau du sucré, mais «nous avons besoin de plus de travail pour trouver les mécanismes sous-jacents».

Référénces :

Sugary beverage intake and preclinical Alzheimer’s disease in the community, Alzheimer’s and Dementia, September 2017Volume 13, Issue 9, Pages 955–964

Sugar- and Artificially Sweetened Beverages and the Risks of Incident Stroke and Dementia, Stroke. 2017;48:1139-1146

Commotion Cérébrale : journée pour prendre conscience

 1ère partie : Beaucoup des commotions cérébrales sont prises à la légère

commotion cérébrale
Douleurs liées à la commotion cérébrale

Le Vendredi 15 septembre est la journée de la Conscience de la Commotion Cérébrale aux Etats-Unis.

Aujourd’hui encore, on ne prête pas suffisamment attention aux commotions cérébrales suite aux coups, chutes ou accidents qui peuvent pourtant avoir des conséquences importantes et parfois graves pour la personne.

Si dans certains pays comme les Etats-Unis, ces problèmes sont pris de plus en plus au sérieux, en France, on accuse un retard naïf… Si ces dernières années, les Etats-Unis ont pris conscience de ce phénomène, c’est aussi parce que les médias ont diffusé l’état de santé et certains traitements novateurs concernant des grands sportifs américains de hockey sur glace et du football américain qui sont considérés comme des stars là-bas. Certains ont dû purement et simplement arrêter leur sport en pleine gloire, d’autres ont pu bénéficier de ces traitements novateurs et d’autres se sont ruinés en dépenses de santé et fini dans la rue…

Les effets graves et souvent disparates sur la santé des traumatismes crâniens peuvent comprendre des problèmes cognitifs, des douleurs, des dysfonctionnements de coordination, des perturbations hormonales, des problèmes digestifs et des troubles de l’humeur.

Les traumatismes crâniens couvrent un spectre de sévérité, qui va de la commotion très légère à la commotion (qui représente 70 à 90 pour cent de tous les cas) aux crânes fracturés et pire, explique Vani Rao, neuropsychiatre du centre hospitalier et universitaire Johns Hopkins, dans son livre « The Traumatized Brain ».

Le cerveau subit littéralement des chocs dans une commotion cérébrale. Il accélère vers l’avant, s’écrasant contre le crâne (le coup initial), puis il rebondit en arrière et frappe l’arrière du crâne (le contrecoup). Parfois, il se tord au dessus du tronc cérébral aussi.

Contrairement à ce qu’on pense, il n’est pas nécessaire de taper sa tête pour avoir une commotion cérébrale: elle peut résulter d’un coup du lapin, ou même des ondes de choc d’une explosion, comme celles que les troupes expérimentent au combat. Selon une étude récente, cela peut entraîner ou exacerber des troubles de stress post-traumatique,.

Un traumatisme crânien peut nuire au cerveau de plusieurs façons. Il peut provoquer des saignements (une hémorragie intracrânienne) ou créer un un hématome; le tissu cérébral lui-même peut être endommagé. Ces blessures peuvent alors exercer une pression sur le cerveau, entraînant une inflammation.

Il peut également provoquer une privation d’oxygène, entraînant la mort des cellules du cerveau. La torsion sur le tronc cérébral peut entraîner des problèmes vestibulaires ou endocriniens. En outre, une commotion peut endommager les axones qui transportent des messages entre différentes parties du cerveau.

Une commotion aux conséquences variées

Les effets peuvent être subtils ou dramatiques, singuliers ou par groupe:

• Les troubles physiques, comme les maux de tête, les convulsions, la perte auditive et les problèmes de vision, y compris la double vision, la vision flou, la fatigue oculaire, la sensibilité à la lumière et le dysfonctionnement de la perception de la profondeur.

• Les perturbations hormonales entraînant une dysrégulation du sucre dans le sang et des problèmes émotionnels tels que la dépression, l’anxiété, la manie ou l’apathie.

• Les troubles digestifs, y compris les changements microbiens, les problèmes de motilité et la perméabilité accrue des intestins.

• Troubles comportementaux comme les troubles du sommeil, l’impulsivité, l’agression, voire la psychose.

commotion cérébrale et ses symptômes
Une condition aux symptômes variés

• Problèmes cognitifs, y compris les problèmes d’attention, de mémoire, de langue et de fonctions exécutives, tels que l’organisation, la planification, le séquençage et la surveillance ou la modification des comportements.

“La plupart des personnes atteintes de commotion cérébrale peu sévère font une reprise spontanée au cours des premiers mois de blessures”, explique Rao. “Mais les lésions cérébrales légères ne sont pas toujours bénignes.

“Les traumatismes cérébraux traumatiques sont, en un sens, une épidémie silencieuse, car souvent, après que les personnes atteintes d’une commotion ont été traitées dans le service d’urgence ou sorties de l’hôpital, des membres de la famille ou des amis peuvent supposer qu’ils sont maintenant« guéris ». Il n’y a pas nécessairement de signe évident de blessures physiques, il est donc facile pour les autres de croire que tout est de retour à la normale. Malheureusement, ce n’est souvent pas le cas, en particulier avec des blessures plus graves.

Il est difficile de déterminer avec précision le nombre de personnes souffrant de commotion cérébrale chaque année car beaucoup de personnes ne consultent pas à chaque coup sur la tête. Mais le centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) estime qu’aux Etats-Unis il se produit entre 1,6 million et 3,8 millions de commotions liées aux sports et aux loisirs par an.

Mais ces statistiques ne révèlent pas la vraie portée du problème : alors que l’attention est maintenant porté sur les commotions cérébrales liés au sport, ils ne représentent en fait qu’une minorité de toutes les blessures à la tête. Quarante-sept pour cent de toutes les commotions sont le résultat de chutes quotidiennes. Ces incidents sont particulièrement fréquents parmi les personnes âgées : une nouvelle étude a constaté qu’une personne sur 45 âgée de 75 ans et plus souffre d’une chute et d’une commotion cérébrale.

Des chutes considérées comme innocentes arrivent tous les jours dans la vie quotidienne : en glissant dans dans les escaliers, en se prenant les pieds dans le tapis, en trébuchant tout en portant des objets parce que nous n’avons pas regardé où nous allions… Aux Etats-Unis, il est estimé qu’environ environ 5,3 millions d’américains vivent actuellement avec une invalidité permanente – soit environ une personne sur 60, en raison de ces blessures anodines à la tête. Les traumatismes crâniens représentent également 30% de tous les décès liés aux blessures.

Et demain la deuxième partie de l’article…

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Acouphène : sifflement dans l’oreille mais un problème des circuits nerveux

 

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L’acouphène est un bruit dans la tête sans une source externe. Pour certains, c’est un sifflement, tandis que pour d’autres, c’est un bourdonnement, un bruit sourd ou un bruit aigu. Le son peut sembler venir d’une oreille ou des deux, de l’intérieur de la tête, ou de loin. Il peut être constant ou intermittent, stable ou pulsé.

Presque tout le monde a eu des acouphènes pendant un court laps de temps après avoir été exposé à un bruit extrêmement fort. Par exemple, assister à un concert fort peut déclencher un acouphène de courte durée. Certains médicaments (en particulier l’aspirine et d’autres anti-inflammatoires non stéroïdiens pris à haute dose) peuvent provoquer des acouphènes qui disparaissent lorsque le médicament est interrompu. Quand il dure plus de six mois, on l’appelle acouphène chronique. Plus de 50 à 60 millions de personnes aux États-Unis souffrent de cette maladie; il est particulièrement fréquent chez les personnes de plus de 55 ans, associé à une perte d’audition. Beaucoup de gens s’inquiètent du fait que les acouphènes sont un signe qu’ils sont sourds ou ont un autre problème médical grave, mais c’est rarement le cas (même s’il ne faut pas négliger cette possibilité et consulter son médecin).

La plupart des acouphènes sont subjectifs, ce qui signifie que seul vous pouvez entendre le bruit. Mais parfois, c’est objectif, ce qui signifie que quelqu’un d’autre peut l’entendre aussi. Par exemple, si vous souffrez d’un murmure cardiaque, vous pouvez entendre un bruit de sifflement à chaque battement de coeur; et votre clinicien peut également entendre ce son à travers un stéthoscope. Certaines personnes entendent leur battement de coeur dans l’oreille – un phénomène appelé acouphène pulsatile. Il est plus probable que cela se produise chez les personnes âgées, car le flux sanguin tend à être plus turbulent dans les artères dont les murs se sont raidis avec l’âge. L’acouphène pulsatile peut être plus perceptible la nuit, lorsque vous êtes couché dans le lit et qu’il y a moins de sons externes pour masquer les acouphènes. Si vous remarquez un nouvel acouphène pulsatile, vous devriez consulter un médecin, car dans de rares cas, il s’agit d’un signe de tumeur ou d’un dommage des vaisseaux sanguins.

Le cours de l’acouphène chronique est imprévisible. Parfois, les symptômes restent les mêmes, et parfois ils s’aggravent.

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Les voies correspondantes (original Harvard Health Publications). Les ondes sonores traversent le canal auditif vers l’oreille centrale et interne, où les cellules capillaires dans une partie de la cochlée contribuent à transformer les ondes sonores en signaux électriques qui se déplacent vers le cortex auditif du cerveau via le nerf auditif. Lorsque les cellules ciliées sont endommagées – par des bruits forts ou des médicaments ototoxiques, par exemple – les circuits du cerveau ne reçoivent pas les signaux qu’ils attendent. Cela stimule l’activité anormale dans les neurones, ce qui entraîne l’illusion du son, ou des acouphènes.

Que se passe-t-il?

Un son subjectif et constant, comme une sonnerie constante dans les oreilles ou un bourdonnement dans l’oreille, et un certain degré de perte d’audition constituent les caractéristiques de l’acouphène. Un bruit fort, des médicaments qui endommagent les nerfs de l’oreille (médicaments ototoxiques), des oreilles fortement bouchées, des problèmes de l’oreille moyenne (comme les infections et les tumeurs vasculaires) et le vieillissement peuvent être à l’origine d’une perte d’audition et de l’acouphène. L’acouphène peut également être un symptôme de la maladie de Meniere, un désordre du mécanisme de l’équilibre dans l’oreille interne.

Les acouphènes peuvent se produire n’importe où le long de la voie auditive, de l’oreille externe par l’oreille centrale et interne au cortex auditif du cerveau. L’une des causes les plus fréquentes de l’acouphène est l’endommagement des cellules ciliées dans la cochlée. Ces cellules aident à transformer les ondes sonores en signaux nerveux. Si les voies auditives ou les circuits dans le cerveau ne reçoivent pas les signaux qu’ils attendent de la cochlée, le cerveau “augmente le gain” sur ces voies dans le but de détecter le signal – de la même manière que vous montez le volume sur une radio lorsque vous essayez de trouver le signal d’une station. Le bruit électrique qui en résulte prend la forme d’un acouphène – un son qui est aigus si la perte d’audition est dans la gamme haute fréquence et sourd si elle est dans la gamme basse fréquence. Ce type d’acouphène ressemble à une douleur de membre fantôme chez un amputé – le cerveau produit des signaux nerveux anormaux pour compenser les stimuli manquants. Et c’est alors que la personne “entend” le bruit ambiant que normalement le cerveau inhibe. Et c’est pourquoi c’est plus perceptible pendant la nuit où les autres bruits sont absents.

Quelques médicaments qui peuvent causer ou aggraver l’acouphène (source Harvard Health Publications) :

L’aspirine et d’autres anti-inflammatoires non stéroïdiens, y compris l’ibuprofène (Motrin) et le naproxène

Certains antibiotiques, y compris la ciprofloxacine (Ciflox), la doxycycline (Vibramycin, autres), la gentamicine (Gentalline), l’érythromycine (Ery-Tab, autres), la tétracycline (Sumycin), la tobramycine (Nebcin) et la vancomycine (Vancocin)

Les médicaments antipaludiques tels que la chloroquine et la quinine

Certains anticonvulsivants, y compris la carbamazépine (Tegretol, autres) et l’acide valproïque (Depakote, autres)

Certains médicaments contre le cancer, y compris le cisplatine (Platinol) et la vincristine (Oncovin, Vincasar)

Les diurétiques en boucle (lorsqu’ils sont administrés par voie intraveineuse à fortes doses), y compris le bumetanide (Bumex), le furosémide (Lasix) et le torsémide (Demadex)

Les antidépresseurs tricycliques tels que l’amitriptyline (Elavil, autres), la clomipramine (Anafranil) et l’imipramine (Tofranil)

Évaluer et traiter les problèmes sous-jacents

Si vous développez des acouphènes, il est important de consulter votre médecin qui passera en revue vos antécédents médicaux, vous fera un examen physique et fera une série de tests pour tenter de trouver la source du problème.

Les facteurs musculo-squelettiques – la serrage de la mâchoire, le broyage des dents, les blessures antérieures ou la tension musculaire dans le cou – rendent parfois l’acouphène plus perceptible, de sorte que votre clinicien peut vous demander de resserrer les muscles ou de déplacer la mâchoire ou le cou de certaines façons pour voir si le son change.

Les acouphènes qui sont continus, stables et aigus (le type le plus commun) indiquent généralement un problème dans le système auditif et nécessitent des tests auditifs effectués par un ORL. L’acouphène pulsé nécessite une évaluation médicale, surtout si le bruit est fréquent ou constant. L’imagerie IRM ou CT peut être nécessaire pour vérifier une anomalie tumorale ou des vaisseaux sanguins.

Votre santé générale peut affecter la sévérité et l’impact des acouphènes, donc c’est aussi un bon moment pour faire le point sur votre alimentation, votre activité physique, votre sommeil et votre niveau de stress, et de prendre des mesures pour les améliorer.

Si vous êtes souvent exposé à des bruits forts au travail ou à la maison, il est important de réduire le risque de perte d’audition en utilisant une protection tels que des boules quiès ou des casques réduisant le bruit.

Même s’il est exact que le stress a une influence sur l’acouphène, il faut comprendre que c’est un facteur aggravant. Ce n’est pas la cause du problème, mais un facteur qui perturbe encore plus la capacité du cerveau à inhiber ce bruit parasite. D’où une aggravation de l’acouphène pendant des périodes de stress.

QUE FAIRE ?

Aucune approche unique ne fonctionne pour tous et vous devrez peut-être essayer différentes combinaisons de techniques avant de trouver ce qui fonctionne pour vous. Si vous avez une perte auditive liée à l’âge, une aide auditive peut souvent rendre l’acouphène moins perceptible en amplifiant les sons extérieurs.

Il n’y a pas de traitement médicamenteux approuvé pour l’acouphène, et les essais contrôlés n’ont trouvé aucun médicament, supplément ou herbe pour être plus efficace qu’un placebo. Cela comprend le ginkgo biloba, qui est parfois promu à cet effet. Certains patients croient que l’acupuncture aide, mais il a également été trouvé que ce n’est pas mieux qu’un placebo.

Différentes approches comme thérapie comportementale cognitive, rééducation d’acouphène, et TENS pourraient aider les personnes souffrant d’acouphène.

Dans notre cabinet nous utilisons différentes techniques pour augmenter l’influx nerveux en utilisant des techniques de manipulations vertébrales, TENS, vibration,… Ce qui a pour résultats d’améliorer les symptômes d’acouphène pour une majorité de patients qui nous consultent et qui n’ont pas de pathologie sous-jacente.

Vous pouvez nous appeler pour prendre rendez-vous et voir si notre approche peut vous aider comme cela a pu aider de nombreux patients.

Text neck, tech neck ou la cervicalgie de texto

Text neck et douleurs cervicales

Votre tête pèse autant qu’une boule de bowling !

En temps normal, votre tête pèse environ 5-6 kilogrammes sur vos cervicales. Mais quand vous penchez la tête en avant et vers le bas, le poids ressenti sur la colonne cervicale commence à augmenter. À un angle de 15 degrés, ce poids est d’environ 12 kilogrammes, à 30 degrés, il est d’environ 18 kilogrammes, à 45 degrés il est d’environ 22 kilogrammes, et à 60 degrés, il est d’environ 27 kilogrammes !
C’est la charge supplémentaire sur votre colonne vertébrale quand vous consultez ou passer du temps sur votre smartphone et/ou tablette.
Les chercheurs ont trouvé que cette mauvaise posture; appelée text neck ou tech neck ou cervicalgie des textos; peut conduire à une usure et une dégénérescence prématurées, aux déchirures autour de la colonne vertébrale, et même la chirurgie.

Avec la tête en avant, 4 boules de bowling sur la nuque !

“Cela devient une épidémie” confirme Hansraj, chef de service de chirurgie de la colonne vertébrale à l’hôpital de New York Spine Surgery and Rehabilitation Medicine. “Il suffit de regarder autour de vous, tout le monde a la tête baissée.”

Pour comprendre ce que cela signifie, imaginez porter, un enfant de 8 ans, ou 3 à 4 boules de bowling, sur la nuque, pendant plusieurs heures par jour. Les utilisateurs de smartphones passent une moyenne de deux à quatre heures par jour la tête penchée en avant, à la lecture des e-mails, l’envoi de textes ou sur les sites des médias sociaux. Selon les études, cela revient à environ 700 à 1400 heures par an, où les gens mettent cette pression énorme sur leur colonne. Et c’est probablement pire pour les jeunes qui passeraient éventuellement 5.000 heures dans cette position, dit Hansraj.

“C’est un vrai problèmes chez les jeunes.», dit-il. «Avec cette contrainte excessive sur la nuque, nous pourrions commencer à voir de plus en plus de jeunes qui ont besoin de soins pour la colonne vertébrale. »

Un autre spécialiste déclare que « l’effet est similaire à l’extension d’un doigt en arrière et de l’y maintenir pendant environ une heure. »

« Quand vous étirez le tissu pendant une longue période de temps, il devient douloureux, il devient enflammée,” dit-il. Il peut aussi provoquer des tensions musculaires, des nerfs pincés, des hernies discales et, au fil du temps, il peut même supprimer la courbe naturelle du cou. »

Et d’autres problèmes de santé

Une mauvaise posture peut provoquer aussi d’autres problèmes. Les experts disent qu’elle pourrait réduire la capacité respiratoire jusque 30 pour cent. Une mauvaise posture au niveau de la nuque est aussi liée à des maux de tête et des problèmes neurologiques, la dépression et les maladies cardiaques.

 

Que faire ?

Premièrement, éviter de rester longtemps la tête penchée en avant sur son smartphone, tablette ou ordinateur portable. Visitez notre page facebook ou youtube pour voir la vidéo sur les bonnes positions à prendre sur l’ordinateur.
Essayer de regarder votre téléphone avec la tête relevée ou de regarder votre tablette sur un support surélevé.
Et surtout de faire des exercices pour renforcer les muscles (postérieurs) des cervicales et des dorsales.

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Faire craquer ses articulations et arthrose

Craquement des articulations et arthrose
Craquement des articulations et arthrose

On l’entend régulièrement : “ma grand-mère disait de ne pas faire craquer ses doigts sinon j’aurai de l’arthrose, mon médecin ou mon kiné m’a dit si je suis manipulé trop, ce n’est pas bon pour mes articulations…”

A chaque fois, je demande quelle preuve vous a-t-on donnée pour ça ? Je suis curieux, je voudrais savoir. Mmmmh, rien !

Passons sur le fait que de nombreuses études ont montré l’efficacité des manipulations vertébrales pour des problèmes de dos, céphalées de tension, migraine, etc.; passons sur le fait que d’un point de vue biomécanique, redonner de la mobilité aux articulations, ramène une circulation sanguine et de la nourriture à l’articulation et au cartilage; passons sur le fait que redonner cette mobilité enlève la pression et l’écrasement d’un blocage articulaire et que c’est justement ces deux points qui éviteraient l’apparition de l’usure et de l’arthrose dans l’articulation; en réalité qu’est-ce qui se passe quand on fait craquer une articulation ?

Deux nouvelles études répondent à cette question existentielle :

Une première étude parue en avril 2015 par une équipe internationale a utilisé des imageries IRM pour voir à l’intérieur de l’articulation et comprendre ce qui provoque ce bruit de craquement. En fait, des chercheurs avaient émis l’hypothèse dans les années 40 (1947) que c’est la formation des bulles dans le cartilage qui est à l’origine de ce bruit. Dans les années 70, des chercheurs avaient proposé que c’est plutôt l’éclatement des bulles d’air dans le cartilage qui provoque le bruit.
L’étude faite sous IRM, montre que c’est les premiers qui avaient raison : le craquement est en fait dû à l’apparition d’un vide dans la surface articulaire et l’apparition d’une bulle qui se dissout progressivement dans l’articulation.
Dans leur discussion, ils précisent que ce phénomène est lié aux changements dans l’organisation des fluides entre les surfaces articulaires et est le signe de la bonne santé du cartilage ! Et dans leur conclusion, ils réitèrent que la recherche (une étude parue en 2011) a démontré que faire craquer ses doigts n’augmente pas l’arthrose de la main ! Je pense que ça a le mérite d’être clair !

Une autre étude présentée au congrès de la société de radiologie nord américaine en décembre 2015, a étudié le phénomène par d’autres moyens d’imagerie 50 à 100 fois plus rapide que l’IRM. Ils déclarent que le bruit de craquement est bien associé à un changement de pression dans le fluid articulaire, mais ce qui est intéressant c’est de voir que suite à un craquement, il y a une amélioration significative de l’amplitude de mouvement de l’articulation concernée. Et l’examination des articulations habituellement craquées ne montre aucun signe de déterioration.

Pour finir, l’expérience savoureuse de Donald Unger, médecin californien qui pour mettre un terme à cette question a pendant 60 ans fait craquer les doigts de sa main gauche mais pas de sa main droite. C’est donc 36500 craquements sur les doigts de la main gauche sur 60 ans ! Résultat : aucune différence entre les deux main !

Donc je peux craquer mes doigts ou ma nuque ?

Je dis non à mes patients ! Pourquoi ? Même si, encore une fois, les études montrent que cela ne provoque pas d’arthrose ou autre problèmes articulaires, les chiropracteurs en faisant cela ont pour objectif de redonner de la mobilité à l’articulation bloquée et de provoquer une réaction au niveau des récepteurs nerveux pour stimuler de façon spécifique le système nerveux. Le fait de faire craquer ses doigts ou sa nuque sans cette spécificité n’est peut-être pas ce qu’il y a de mieux pour le système nerveux. Il vaut donc mieux que ce soit un professionnel qui le fasse, là où il y a beson et avec l’expertise qui va avec.

Références :
-PLoS One. 2015 Apr 15;10(4):e0119470. doi: 10.1371/journal.pone.0119470. eCollection 2015. Real-time visualization of joint cavitation. Kawchuk GN1, Fryer J2, Jaremko JL3, Zeng H4, Rowe L5, Thompson R6.
-Cracking the case on “Knuckle cracking” : the sonographic evidence. Radiological Society of North America. December 2015. Anuj Netto, M.D., M.P.H., David Nakamura, M.D., Cyrus Bateni, M.D., Michael S. Cronan, R.T., Robert Szabo, M.D., M.P.H., and Abhijit J. Chaudhari, Ph.D.
-J Am Board Fam Med. 2011 Mar-Apr;24(2):169-74. doi: 10.3122/jabfm.2011.02.100156. Knuckle cracking and hand osteoarthritis. Deweber K1, Olszewski M, Ortolano R.

Le coup du lapin et ses conséquences

Coup du lapin et douleur cervicale
Coup du lapin et douleur cervicale

Dans notre page accident de voiture et coup du lapin (cliquez ici) nous avons un peu parlé des symptômes suite à un coup du lapin et qui peuvent inclure des douleurs cervicales, douleurs aux épaules, vertiges, maux de tête, fatigue, et parfois vision trouble, acouphènes (son dans les oreilles), problèmes de sommeil, difficulté de concentration, problèmes de mémoire et dépression.

“Je n’ai rien eu !”

Comme je le disais dans cette page, malheureusement en France, en absence de dommage corporel évident (fracture, hémorragie,…); les conséquences d’un accident ou d’un coup du lapin sont souvent ignorées. Très régulièrement, quand je demande aux patients qui consultent pour ces symptômes, s’ils ont eu un accident ou choc, soit ils minimisent la portée de leur accident soit ils l’ont totalement oublié. Le plus étonnant, c’est quand des patients racontent qu’ils ont effectivment eu une sortie de route en voiture et en ayant fait “quelques” tonneaux, ou qu’une voiture les a percuté par l’arrière sur l’autoroute à plus de 100 km/h, mais qu’ils n’ont rien eu !!! En fait, ils bien ont été transportés à l’hôpital (ou pas) mais les radiographies n’ont rien montré et donc ils n’avaient rien ! Or beaucoup d’études montrent bien qu’être percuté par l’arrière, même à faible vitesse (autour de 8-10km/h), pouvait déjà provoquer des lésions au niveau de la colonne cervicale.

Des symptômes parfois longtemps après

Autre point qu’il faut rappeler, c’est que les études montrent que certains symptômes pourraient apparaître très rapidement (par exemple dans les 24 heures suite au coup du lapin) mais que d’autres pouraient apparaître bien plus tard, parfois des mois ou des années après suite aux conséquences de cet accident. Souvent des patients racontent que leur problèmes de sommeil ou de maux de tête ou de dépression sont arrivés des mois après l’accident.
Je ferai un autre post sur l’arthrose, mais il faut comprendre que l’arthrose est une usure précoce et exagérée des structures de la colonne vertébrale. Or il faut comprendre que ces structures sont maintenues en vie (ou en quelque sorte huilées) grâce aux mouvements des articulations. Quand un accident ou choc bloque la mobilité articulaire, l’articulation s’use et se dégénère. Et c’est cela l’arthrose articulaire. D’où les problèmes qui peuvent découler des années après (tels que douleur, nevralgie cervico-brachiale,…) suite aux conséquences (l’arthrose) d’un coup du lapin !

Quelques liens pour mieux comprendre

Deux vidéos pourraient mieux vous faire comprendre ces symptômes :

Traumatisme au cerveau suite au coup du lapin (en anglais) : cliquez-ici

En résumé, cette vidéo montre comment le cerveau percute l’os du crâne 2 fois pendant un coup du lapin : une fois quand la tête s’arrête violemment son trajet vers l’avant (même en tappant contre l’airbag) et une autre fois quand la tête arrête violemment son trajet vers l’arrière en tapant contre l’appuie-tête. Ceci peut provoquer des lésions axonales qui ne peuvent pas être observées au scanner ou l’IRM sauf si ces lésions sont accompagnés par des lésions vasculaires.

Traumatisme aux structures de la colonne cervicale (an anglais) : cliquez-ici

Que faire après un coup du lapin

Tout d’abord ne pas se dire que tout va bien et ne pas décliner l’offre des pompiers pour passer des examens supplémentaires. Un examen médical à l’hôpital est souvent judicieux pour détécter une fracture, une hémorragie,…
Comme on l’a vu, même si aucune pathologie n’est présente, vous pourriez néanmoins souffrir de symptômes à plus ou moins long terme. Soyez vigilants à l’apparition des symptômes évoqués et consultez un chiropracteur, qui après examen, pourra vous aider dans tout ce qui pourrait être provoqué par les blocages articulaires et irritations nerveuses suite à l’accident. Différentes études ont montré l’efficacité des soins chiropratiques pour ces problèmes suite à un coup du lapin.

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Raideur cervicale et sciatique

Les chiropracteurs se sont depuis toujours intéressés à une approche globale du corps qui permet de rechercher et corriger les causes profondes des problèmes dits neuro-musculo-squelettiques. Or depuis toujours des patients ou des médecins leur posaient la question quant à l’utilité de travailler aussi sur les cervicales pour un problème par exemple dans le bas du dos. Effectivement pourquoi la position de la tête et de la nuque influerait sur le bas du dos ?

Perte de lordose cervicale et sciatique
Perte de lordose cervicale et sciatique

2015 : La preuve de l’influence de la courbure cervicale sur la sciatique

Plus tôt cette année, une étude a montré l’influence qu’une mauvaise position de la tête penchée en avant pourrait avoir sur la douleur sciatique.
Aujourd’hui, en raison d’une utilisation accrue des ordinateurs portables, des smartphones et des tablettes, les problèmes liés à la nuque raide (perte de lordose cervicale) et la tête penchée en avant sont très communs. Les conséquences sont généralement des douleurs et contractions musculaires au niveau de la nuque, des épaules et des céphalées.

Les chercheurs ont donc examiné 154 adultes qui avaient la tête penchée en avant et des problèmes de sciatique. Ces patients ont été répartis sur deux groupes qui ont reçu des traitements et exercices pour leur problème de dos, mais le groupe 2 a aussi reçu des exercices pour corriger la position de la tête en avant. Or deux ans après, les patients du groupe 2 qui avaient en plus reçu des exercices pour corriger la position de la nuque ont maintenu l’amélioration observée pour le mal de dos tandis que ceux du groupe 1 avaient les problèmes du dos qui étaient revenus comme avant.

Une autre étude parue en 2012 montrait que le fait de rajouter des exercices pour la correction de la tête en avant améliorait aussi la correction des problèmes de scoliose dans le dos.

Pourquoi est-ce si important ?

Pourquoi la courbure cervicale a une importance dans la gestion du reste du dos ? On n’a pas toutes les réponses mais depuis les vingt dernières années les chercheurs comprennent mieux l’influence des récepteurs nerveux, très concentrés au niveau cervical, dans la stimulation des centres nerveux qui au retour dictent leur tonus aux muscles, y compris les muscles le long de la colonne vertébrale (de façon très schématisée et résumé). D’où l’influence que pourrait avoir l’activité normale de ces muscles sur la colonne entière.

Il est donc important que la personne qui s’occupe de votre colonne soit formée dans une approche globale mais aussi comprenne un peu mieux la complexité du système nerveux.

-The effect of adding forward head posture corrective exercises in the management of lumbosacral radiculopathy: a randomized controlled study. Moustafa IM, et al. J Manipulative Physiol Ther. 2015 Mar-Apr.

-The role of forward head correction in management of adolescent idiopathic scoliotic patients: a randomized controlled trial. Clin Rehabil. 2012 Dec;26(12):1123-32.

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