Maîtriser les 3 facteurs dévastateurs pour la productivité : manque de sommeil, mauvaise posture et stress

Burnout cervicalgie stress

Aujourd’hui je vous traduis un très bon article de ma consoeur Sherry McAllister, chiropracteur et vice-présidente de la Fondation pour le progrès de la chiropraxie. L’article est paru dans cette semaine dans le magazine Forbes (How To Curb Three Leading Productivity Killers: Lack Of Sleep, Poor Posture And Stress) et s’adresse aux ONG pour les aider dans l’amélioration de la productivité de leur employés. Mais comme vous pourrez le constater, ces conseils s’adressent à toute société ou organisation désireuse d’aider leurs employés à éviter le burnout et l’épuisement :

Les dirigeants et les employés des organisations à but non lucratif sont généralement passionnés par la mission, les valeurs et les objectifs de leur organisation. Ce sentiment d’épanouissement personnel est souvent un avantage en soi. Par conséquent, les dirigeants et les employés peuvent ne pas reconnaître que leurs longues journées de travail, leurs déplacements fréquents et leur retour au travail nuisent à leurs activités essentielles telles que l’exercice, l’alimentation saine et le sommeil.

Moins de temps pour des habitudes saines et un sommeil insuffisant sont souvent synonymes de stress et de mauvaises postures. Ensemble, ces facteurs de risque peuvent entraîner une augmentation de l’épuisement professionnel (burnout), une augmentation des coûts de soins de santé et une productivité réduite, ce qui empêche votre organisation d’atteindre ses objectifs.

C’est pourquoi il est crucial d’apprendre et de pratiquer de meilleures habitudes de sommeil et de posture, tout en contribuant à réduire le niveau de stress. Le stress peut être encore réduit par le biais d’autres activités personnelles et des services de soins, mais un engagement culturel à assouplir les horaires afin que les employés – et les dirigeants – aient le temps de manger sainement, de faire de l’exercice et de se reposer est tout aussi important.

Au cours de mes 20 années de carrière en tant que docteur en chiropratique et plus particulièrement de mes trois années en tant que vice-président exécutif de la Fondation pour le progrès de la chiropratique, j’ai pu constater à quel point une bonne activité physique, une bonne nutrition et un bon sommeil peuvent avoir un impact positif sur la productivité d’une personne, notamment lorsque vous prenez en compte les effets que de longues journées de travail et des déplacements fréquents peuvent avoir sur votre corps.

1. Le sommeil : un problème de santé publique négligé

Les régimes et les exercices semblent être des obsessions nationales. Le manque de sommeil, cependant, est peut-être le problème de santé publique le moins discuté aux États-Unis. Selon le Centers for Disease Control and Prevention, 35% des adultes américains ne dorment pas assez, ce qui peut entraîner un diabète, un accident vasculaire cérébral, une hypertension artérielle, une maladie cardiaque , obésité et problèmes de santé mentale, ainsi qu’une durée de vie plus courte.

Pour les organisations à but non lucratif, la privation de sommeil ne nuit pas seulement à la santé de vos employés; cela affecte également leur performance. Les États-Unis perdent environ 1,2 million de jours de travail par an en raison de la baisse de productivité des travailleurs privés de sommeil, ce qui coûte environ 411 milliards de dollars à l’économie par an.

Une façon d’améliorer le repos consiste à proposer des postes de repos sur votre lieu de travail, tels que des bulles de sommeil, qui ressemblent à des fauteuils inclinables de l’ère spatiale avec un grand dôme au-dessus pour bloquer la lumière, le bruit et la distraction. Les bulles de sommeil sont utilisés dans des organisations associées à des horaires de travail contraignants, tels que des cabinets d’avocats et des sociétés telles que Google, Samsung, Zappos, JetBlue et Cisco, ainsi que par la NASA.

Obtenir le sommeil recommandé de sept à neuf heures par nuit peut toutefois constituer un défi pour certains employés s’ils n’établissent pas les routines du coucher et les positions de sommeil qui leur permettent de dormir plus longtemps. La routine consiste à éteindre ou à éteindre les écrans une heure avant de se coucher et à garder la chambre fraiche et sombre pendant le sommeil.

En ce qui concerne les positions de sommeil, il faut éviter de dormir sur le ventre, car cela altère la courbure naturelle de la colonne vertébrale, en exerçant une pression sur les articulations et les muscles et en provoquant une fatigue du cou. Dormir sur le dos avec un oreiller sous les genoux ou sur le côté est plus bénéfique pour la colonne vertébrale, à condition de garder le dos droit et un oreiller entre les genoux.

2. Posture : plus que regarder plus haut

La plupart des employés des ONG travaillent dans des bureaux et de nombreux membres de l’équipe chargés de collecter des fonds se déplacent fréquemment. Trop de temps passé au bureau, dans les avions et les voitures, ainsi que les heures passées à regarder votre téléphone, peuvent avoir un impact négatif sur votre posture.

La posture ne consiste pas seulement à avoir l’air plus grand ou à se sentir plus confiant; cela a des conséquences surprenantes sur notre santé et notre qualité de vie. Au fil du temps, une mauvaise posture peut provoquer des douleurs lombaires, chez environ 80% des adultes à un moment de leur vie. En outre, des recherches ont révélé que les maux de dos représentaient plus de 264 millions de jours de travail perdus en un an.

La première étape vers une meilleure posture consiste à établir un point de départ personnel. Demandez à un ami de vous photographier ou utilisez une minuterie pour le faire vous-même en étant debout comme vous l’êtes normalement et un autre debout tout droit avec ce que vous ressentez comme la bonne posture à avoir. À partir de là, exercez-vous à prendre conscience de vous-même et à corriger votre posture en étant assis, debout, en marchant et en courant. Garder les pieds sur le sol ou sur un repose-pieds, quand vous êtes assis au bureau, peut vous aider à maintenir la bonne posture et le bon alignement de la colonne vertébrale.

Demander de l’aide à un professionnel de la santé, tel qu’un docteur en chiropratique, peut également vous aider en corrigeant votre posture et en recommandant des exercices pour renforcer vos muscles posturaux.

3. Stress: diminuer la pression

Une bonne nuit de sommeil et une bonne posture sont efficaces pour réduire le troisième facteur principal de perte de productivité : le stress. Près des deux tiers des adultes ont signalé un stress lié au travail et à l’argent cette année, suivis de près par la santé et l’économie.

Le stress chronique peut entraîner de nombreux autres problèmes de santé physique et mentale, tels que la dépression, la toxicomanie, les problèmes digestifs et les maux de tête. Bien que cela contribue aux coûts de soins de santé des organisations à but non lucratif, les problèmes de santé chroniques liés au stress peuvent également provoquer l’épuisement professionnel (burnout), affectant ainsi la performance et l’absence des membres de votre équipe.

Établir une culture où les employés sont encouragés à débrancher et à consacrer du temps à des activités personnelles et à des activités agréables avec la famille, les amis et leurs communautés est essentiel. Demander de l’aide à des professionnels de la santé mentale est également efficace pour gérer le stress, tandis que de nombreux américains déclarent que des soins chiropratiques réguliers réduisent leur niveau de stress et améliorent leur sommeil et leur posture.

En poursuivant ces habitudes saines en matière de soins personnels, les dirigeants et les employés du secteur à but non lucratif peuvent maintenir la productivité de leur organisation tout en veillant à ce que les membres de l’équipe restent engagés, performants et passionnés.

NDLR : Vous pourrez trouver d’autres articles de notre blog sur le sommeil et la posture sur ces pages :

Text neck, tech neck ou la cervicalgie de texto

Troubles de sommeil et Insomnie

Mais si, les courbes dans la colonne sont importantes !

Lombalgie et cervicalgie : satisfaction des patients avec la Chiropraxie

Chiropraxie-douleur-cervicale-seniors

Les soins chiropratiques sont reconnus efficaces pour nombre de problèmes Neuro-musculo-squelettiques tels que des maux de dos, douleurs cervicales, maux de têtes, migraines,… Nous avons présenté une partie de ces études sur la page : Indications thérapeutiques.

Mais qu’en est-il des patients ? Qu’est-ce que les patients pensent des soins chiropratiques ? Comme pour tout, les pays anglo-saxons aiment analyser et quantifier les choses. Il existe donc de nombreuses études sur la satisfaction des patients sur les soins chiropratiques. J’essaie d’en présenter quelques unes ici :

La plus récente est une étude parue en août 2018 évaluant les résultats des soins chiropratiques pour des douleurs cervicales et lombaires et la satisfaction de plus de 2000 patients aux Etats-Unis. Les chercheurs ont trouvé que plus de 90% des patients se déclaraient très satisfaits de leurs soins et qu’ils déclaraient avoir largement diminué la prise de médicaments anti-douleurs pour leurs problèmes. (1)

Dans une autre étude, parue en 2017, des chercheurs ont voulu évaluer les patients avec lombalgie, soignés par des chiropracteurs intégrés dans le milieu hospitalier. Sur un des questionnaires, 93% des patients interrogés ont déclaré une amélioration globale de leurs symptômes. En outre, plus des trois quarts (77%) n’ont pas eu à consulter leur médecin pendant qu’ils suivaient des soins chiropratiques et presque tous (93%) étaient satisfaits des soins reçus. Plus du tiers des patients (39%) ont également signalé une amélioration de leur état de santé général à la fin de la période de soins. (2)

Une autre étude parue en 2016 a passé en revue les études médicales sur l’integration des soins chiropratiques dans le système de santé de l’armée, tant pour les militaires actifs que les vétérans. Leur conclusion est que les docteurs en chiropratique qui sont intégrés dans des établissements de soins de santé militaires gèrent des affections neurologiques, musculo-squelettiques; blessures graves provoquées au combat; cas complexes; et les cas qui incluent des facteurs psychosociaux. Les chiropraticiens gèrent les patients en collaboration avec d’autres professionnels de santé et sont actifs dans le processus de retour des militaires au service actif. Le taux de satisfaction des patients vis-à-vis des services de chiropratique est élevé. Les résultats préliminaires montrent que la gestion chiropratique des affections courantes montre une amélioration significative. Cette étude cite aussi une autre étude à ce sujet publiée en 2006 cette fois concernant les soins chiropratiques au personnel militaire canadien qui a trouvé que 94% des patients et 80% des médecins militaires déclaraient leur satisfaction des soins chiropratiques. (3,4)

Ces études ainsi que d’autres citées plus bas ont au cours des années montré la haute satisfaction (souvent au dessus des 90%) des patients des soins chiropratiques concernant les maux de dos et douleurs cervicales.

Vous pouvez aussi trouver les témoignages de certains de nos patients sur la page « Témoignages ».

Références :

  1. Herman PM, Kommareddi M, Sorbero ME, Rutter CM, Hays RD, Hilton LG, Ryan GW, Coulter ID. Characteristics of Chiropractic Patients Being Treated for Chronic Low Back and Neck Pain. J Manipulative Physiol Ther. 2018 Jul – Aug;41(6):445-455.
  2. Emary PC, Brown AL, Cameron DF, Pessoa AF, Bolton JE. Management of Back Pain-related Disorders in a Community With Limited Access to Health Care Services: A Description of Integration of Chiropractors as Service Providers. J Manipulative Physiol Ther. 2017 Nov – Dec;40(9):635-642.
  3. Green BN, Johnson CD, Daniels CJ, Napuli JG, Gliedt JA, Paris DJ. Integration of Chiropractic Services in Military and Veteran Health Care Facilities: A Systematic Review of the Literature. J Evid Based Complementary Altern Med. 2016 Apr;21(2):115-30.
  4. Boudreau LA, Busse JW, McBride G. Chiropractic services in the Canadian Armed Forces: a pilot project. Mil Med. 2006 Jun;171(6):572-6.
  5. Houweling TA, Braga AV, Hausheer T, Vogelsang M, Peterson C, Humphreys BK. First-contact care with a medical vs chiropractic provider after consultation with a swiss telemedicine provider: comparison of outcomes, patient satisfaction, and health care costs in spinal, hip, and shoulder pain patients. J Manipulative Physiol Ther. 2015 Sep;38(7):477-83.
  6. Leininger BD, Evans R, Bronfort G. Exploring patient satisfaction: a secondary analysis of a randomized clinical trial of spinal manipulation, home exercise, and medication for acute and subacute neck pain. J Manipulative Physiol Ther. 2014 Oct;37(8):593-601.
  7. Haneline MT. Symptomatic outcomes and perceived satisfaction levels of chiropractic patients with a primary diagnosis involving acute neck pain. J Manipulative Physiol Ther. 2006 May;29(4):288-96.
  8. Hertzman-Miller RP, Morgenstern H, Hurwitz EL, Yu F, Adams AH, Harber P, Kominski GF. Comparing the satisfaction of low back pain patients randomized to receive medical or chiropractic care: results from the UCLA low-back pain study. Am J Public Health. 2002 Oct;92(10):1628-33.
  9. Gemmell HA, Hayes BM. Patient satisfaction with chiropractic physicians in an independent physicians’ association. J Manipulative Physiol Ther. 2001 Nov-Dec;24(9):556-9.
  10. Nyiendo J, Haas M, Goldberg B, Sexton G. Pain, disability, and satisfaction outcomes and predictors of outcomes: a practice-based study of chronic low back pain patients attending primary care and chiropractic physicians. J Manipulative Physiol Ther. 2001 Sep;24(7):433-9.

La Chiropraxie et sportifs de haut niveau

Football et chiropraxie

De nombreux sportifs ont recours aux soins chiropratiques. Vous pouvez retrouver le témoignage de certains d’entre eux sur notre page : Sport et Chiropratique.

Voici un autre témoignage de la part de Steve Weatherford, un des joueurs de foot américain qui pendant ces dix années de carrière n’a jamais raté un match pour cause de blessure et il l’attribue aux soins chiropratiques :

«Je recevais des soins chiropratiques depuis l’âge de 14 ans, et c’est la seule raison pour laquelle j’ai été admis dans la NFL (Ligue nationale de football américain)», a-t-il déclaré.

Joueur le plus maigre de l’équipe de son école à 14 ans, il a développé des douleurs au dos lorsqu’il était adolescent dans la salle de musculation. Mais avec l’aide d’un chiropracteur, il a su renforcer son dos et se stabiliser. Il a déclaré qu’il comptait depuis sur les chiropracteurs pour l’entretien hebdomadaire et la prévention des blessures.

Weatherford a joué au football universitaire pour l’Université de l’Illinois et a pris sa retraite de la NFL avec le Super Bowl après son passage avec les Giants de New York. Au cours de sa longue carrière, il a également joué pour les Saints de la Nouvelle-Orléans, les Chiefs de Kansas City, les Jaguars de Jacksonville et les Jets de New York.

« Il y a une raison pour laquelle chaque équipe de la NFL a un chiropracteur disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 », a-t-il déclaré.

Aujourd’hui, les 32 équipes professionnelles ont des chiropracteurs faisant partie de l’équipe médicale complète qui s’occupe des joueurs. En fait les chiropracteurs de chaque équipe de football professionnel effectuent en moyenne 30 à 50 traitements par semaine pendant la saison. Avec une durée de 16 semaines, les 34 chiropracteurs procèdent à 16 320 à 27 200 ajustements (manipulations spécifiques) aux superstars de l’Amérique en seulement 120 jours.

Le Dr Jason Levy de Short Hills est le chiropracteur de l’équipe pour les Jets de New York et les Red Bull de New York. Avant une partie typique des Jets, il traitera de 20 à 30 joueurs pour une variété de problèmes. Mais beaucoup, dit-il, viennent à lui parce que «ils veulent se sentir équilibrés. Les chiropracteurs sont comme des mécaniciens. La chiropratique peut certainement aider le corps à se sentir mieux.

Les soins préventifs sont une grande partie de la programmation d’avant-match chaque semaine, a-t-il déclaré dans un communiqué de presse. En plus d’assister à tous les matchs, il se rend au centre de formation des Jets environ deux fois par semaine. Lui et les autres chiropracteurs de la NFL font partie d’équipes médicales complètes comprenant des chirurgiens orthopédiques, des spécialistes en médecine interne, des entraîneurs sportifs et des kinésithérapeutes.

Les joueurs de football américain, contrairement à la plupart des autres athlètes, sont confrontés à un contact physique à chaque partie du jeu, absorbant souvent des forces appliquées mesurant des centaines de kilos par seconde. La majorité des blessures graves au football sont causées par une atteinte de la colonne vertébrale au niveau cervical. En enseignant aux joueurs de football le fonctionnement de leur colonne vertébrale et les positions à éviter pendant le jeu, en particulier lors des combats, les chiropraticiens peuvent les aider à éviter de nombreuses blessures.

Ceci est particulièrement important pour les jeunes joueurs de football, a déclaré le Dr Robert Haley de Lyndhurst.

Haley, chiropracteur de la première équipe de football de la St. Joseph Regional High School à Montvale, a déclaré dans un communiqué de presse que « chaque collège proposant un programme sportif devrait être associée à un chiropracteur, au moins en tant que consultant ».

Le chiropracteur devrait également être familiarisé avec d’autres domaines de traitement tels que le travail des tissus mous et l’étirement, dit Haley. « Nous devons positionner la chiropratique de manière à ce que les jeunes joueurs de football et leurs parents comprennent qu’elle peut réduire (et non éliminer) les blessures et améliorer les performances. »

Weatherford complète en déclarant : «Les athlètes sont comme une voiture de haute performance. Si les pneus ne sont pas équilibrés, ils ne pourront pas performer au plus haut niveau ».

Douleurs cervicales et maux de dos chronique : la Chiropraxie plébiscitée

chiropraxie et TMS

Les maux de dos chronique et les douleurs cervicales chroniques sont les types de douleur chronique les plus courants. Leur prévalence combinée est estimée à environ 10% à 20% de la population adulte. Bien qu’il existe de nombreux traitements pour la douleur chronique, les manipulations vertébrales effectuées principalement par les chiropracteurs est un des traitements non pharmacologiques les plus recommandés pour ces conditions. Aux États-Unis, environ 30% des personnes souffrant de douleur de dos ont eu recours à la chiropraxie.

Une étude parue en 2018 a analysé un large échantillon de patients souffrant de lombalgie et de cervicalgie chronique aux États-Unis qui ont recours aux soins chiropratiques pour traiter leurs douleurs chroniques.

Les chercheurs ont trouvé qu’en général, la plupart des patients de cet échantillon étaient des femmes blanches avec un haut niveau d’éducation. La plupart ont commencé la chiropratique après avoir essayé d’autres types de soins (médecine générale, acupuncture, massage, kinésithérapie) et un peu moins du tiers ont continué à recevoir d’autres soins pour leur douleur. Ce groupe utilise peu des anti-douleurs opiacés et d’autres médicaments contre la douleur, et la plupart considèrent que le fait d’éviter une intervention chirurgicale est la principale raison du choix des soins chiropratiques. Plus de 90% ont déclaré être très satisfaits de leurs soins chiropratiques.

Les chercheurs concluent que compte tenu de la prévalence de la lombalgie et de cervicalgie chroniques, de la nécessité de trouver des alternatives non pharmacologiques efficaces pour le traitement de la douleur chronique et de la satisfaction à long terme de ces patients vis-à-vis de leurs soins, des études complémentaires sur ces types de patients et les soins proposés sont nécessaires.

Références :

J Manipulative Physiol Ther. 2018 Jul – Aug;41(6):445-455. doi: 10.1016/j.jmpt.2018.02.001. Epub 2018 Aug 16.
Characteristics of Chiropractic Patients Being Treated for Chronic Low Back and Neck Pain. Herman PM, Kommareddi M, Sorbero ME, Rutter CM, Hays RD, Hilton LG, Ryan GW, Coulter ID.

Traumatisme crânien et déclin cognitif

Commotion cérébrale

Selon une étude récente, le fait d’avoir un traumatisme crânien est associé à un déclin cognitif plus marqué à long terme et à un risque plus élevé de démence au cours des 20 années suivantes que s’il n’y a pas eu de traumatisme à la tête.

L’auteur principale de l’étude Andrea LC Schneider, MD, PhD de Université Johns Hopkins, Baltimore, déclare : « Notre étude complète la littérature en fournissant les preuves que  d’une part les traumatismes à la tête sont courants (près de 25% sur les 13000 personnes suivies pendant 20 ans), et que d’autre part, ils sont associés à un plus grand déclin cognitif à long terme et risque accru de démence incidente ».

Les résultats ont été présentés au 143e congrès annuel de l’Association Américaine de Neurologie.

Au cours d’un suivi de 20 ans, 24% des participants ont subi au moins une blessure à la tête. Ces blessures allaient d’une légère commotion cérébrale, avec ou sans perte de conscience, à une lésion cérébrale traumatique modérée à grave.

Après ajustement en fonction de facteurs tels que l’âge, le sexe, la race, l’hypertension et les accidents vasculaires cérébraux, les résultats ont montré que les personnes ayant subi au moins une blessure à la tête présentaient un déclin cognitif significativement plus important que celles n’ayant pas subi de blessure à la tête.

Parmi les blessés à la tête, 25% avaient eu plus d’une blessure à la tête. De plus, il a été observé qu’un plus grand nombre de blessures à la tête était associé à un plus grand déclin cognitif et à un risque de démence incidente.

Références : ANA 2018: 143rd Annual Meeting of the American Neurological Association. Abstract 187, presented October 21, 2018.

Que faire dans le cas d’une commotion ?

Il faut tout d’abord comprendre qu’une commotion cérébrale peut être dû à un choc qui peut être considéré comme léger tels qu’un accident de voiture même à moins de 20 km/h, un choc au football, rugby, hockey, vélo,… Certaines  associations recommandent même d’arrêter de faire des têtes au ballon chez les jeunes et les adolescents au vu des risques encourus. Il faut aussi comprendre qu’il n’est pas nécessaire de taper sa tête pour avoir un traumatisme et que dans certains cas, comme dans le cas d’un accident de voiture, un movement rapide et sec de la tête peut provoquer des dégâts.

Le premier réflexe devrait donc être de consulter son médecin ou l’hôpital pour s’assurer qu’il n’y a pas de dégâts visibles ou graves suite au choc.

Dans notre cabinet et grâce aux techniques d’évaluation et de rehabilitation mises en place, nous travaillons avec des patients avec des cas chroniques qui ne trouvent pas de solutions à leurs problèmes de maux de tête, déséquilibre, manque de concentration, difficultés de la marche, etc. qui sont les symptômes persistants d’une commotion et pour lesquels ils n’ont pas trouvé de solutions, malgré des consultations répétées ou des rééducations qui n’ont pas été spécifiques à leurs problèmes.

Lire plus sur la Commotion Cérébrale sur le site du centre Cerebrostim

Maux de dos et douleurs cervicales chez les seniors : l’apport de la Chiropraxie

Chiropraxie-douleur-cervicale-seniors

Les douleurs au dos et aux cervicales sont associées à une invalidité et à une perte d’autonomie chez les personnes âgées.
Or les manipulations vertébrales effectuées par des chiropracteurs sont efficaces pour les douleurs cervicales. Une étude parue en 2012 dans le journal médical Annals of Internal Medicine (1) avait même comparé les manipulations vertébrales aux médicaments et aux exercices à la maison (fournis par des thérapeutes à l’hôpital) pour des douleurs cervicales de 2 à 12 semaines. Cette étude avait démontré que les soins chiropratiques étaient significativement plus efficaces que les médicaments à court et long terme.

Il est admis qu’environ 20% des personnes âgées de 70 ans et plus se plaignent d’au moins une douleur cervicale par mois. Parmi cette population, la douleur cervicale est associé et entraîne d’autres problèmes de santé et un sentiment de santé dégradée. Il est aussi admis que les médicaments antidouleur couramment utilisés soient moins prescrits chez les personnes âgées en raison du risque d’interaction médicamenteuse.

Une étude en 2014 (2) a donc entrepris de déterminer l’efficacité des soins chiropratiques chez les seniors. Dans cette étude aussi, les soins chiropratiques associées aux exercices, étaient plus efficaces que les exercices à la maison et des exercices avec d’autres thérapeutes à l’hôpital.

Une dernière étude vient de paraitre en 2018 (3) qui compare les soins pendant une période plus ou moins longues (12 semaines vs 36 semaines) pour les douleurs et incapacités cervicales mais aussi pour les incapacités et douleurs de dos chez les seniors. Les chercheurs ont trouvé que les deux groupes (avec soins à court et long terme) présentaient une amélioration significative en ce qui concerne leurs incapacités, mais sans une différence majeure entre les deux groupes. Tandis que le groupe avec des soins plus longs présentaient une meilleure amélioration de la douleur cervicale et de l’équilibre après des soins à plus long terme (36 semaines). Aucun effets secondaires graves n’a d’ailleurs été constatés dans cette étude.

Ces études montrent que les soins chiropratiques peuvent être une solution naturelle et efficace pour les douleurs fréquemment rencontrées par les seniors et qui pourraient aider à diminuer le nombre de médicaments pris par ces derniers.

Vous pouvez trouver des témoignages de nos patients sur ce que les soins chiropratiques ont pu leur apporter en cliquant ici.

Références :

1 ) Ann Intern Med. 2012 Jan 3;156(1 Pt 1):1-10. Spinal manipulation, medication, or home exercise with advice for acute and subacute neck pain: a randomized trial. Bronfort G, Evans R, Anderson AV, Svendsen KH, Bracha Y, Grimm RH.

2 ) Spine J. 2014 Sep 1;14(9):1879-89. doi: 10.1016/j.spinee.2013.10.035. Epub 2013 Nov 10. Spinal manipulative therapy and exercise for seniors with chronic neck pain. Maiers M, Bronfort G, Evans R, Hartvigsen J, Svendsen K, Bracha Y, Schulz C, Schulz K, Grimm R.

3 ) Arthritis Care Res (Hoboken). 2018 Oct 24. doi: 10.1002/acr.23798. [Epub ahead of print] Short or long-term treatment of spinal disability in older adults with manipulation and exercise. Maiers M, Hartvigsen J, Evans R, Westrom K, Wang Q, Schulz C, Leininger B, Bronfort G.

 

Céphalée, migraine : 4 points essentiels à savoir

La majorité de mes patients consultent pour des migraines, céphalées et vertiges. Quiconque a eu ne serait-ce qu’une migraine ou un mal de tête fort dans sa vie peut comprendre le désarroi d’une personne qui souffre de ces maux. En plus de la douleur, qui pour certains peut être plus que pénible, on peut être de mauvaise humeur, ne pas avoir envie de parler, d’interagir, de s’occuper des enfants, de regarder un écran,… Pour certains, il faudrait même s’allonger dans le noir, dans le silence…
Pour n’en avoir que très rarement (un mal de tête léger une à trois fois par an), je suis attristé d’entendre que pour certaines personnes, ces douleurs et les symptômes associés sont présents à une fréquence hebdomadaire et parfois même quotidienne.
Je reçois des personnes qui sont fatigués de souffrir, fatigués de prendre des médicaments qui leur provoquent d’autres problèmes ou qui ne sont plus efficaces après un certain temps et qui ont tout essayé pour des résultats médiocres ou temporaires. La liste des spécialistes et d’examens effectués au nombre des années est impressionnante : généralistes, neurologues, ophtalmo., ORL, kiné., ostéo., centres anti-douleurs,… radios., examens de sang, IRM,…
Ce qui nous amène au premier point souvent negligé par beaucoup de spécialistes :

1 : Imagerie de la colonne cervicale

C’est effectivement un des points qui est soit ignoré soit minimisé par les spécialistes. Et pourtant la plupart des personnes souffrant des céphalées (y compris les migraines) souffrent de problèmes cervicaux. Ces problèmes sont des blocages articulaires qui compromettent la biomécanique de la colonne cervicale mais plus important encore le fonctionnement du système nerveux associé. Ces problèmes peuvent être visibles sur les imageries ou pas !

  • Ce qui n’est pas visible : Les blocages ne sont pas visibles sur une imagerie (radiographie, scanner, IRM). Une imagerie est une image fixe à un instant donné. Un blocage articulaire est la perte de mouvement entre deux vertèbres. Vous pouvez avoir des blocages articulaires avec douleurs et irritations nerveuses mais ne pas les voir sur les imageries car elles ne montrent pas le mouvement de l’articulation. Beaucoup de patients racontent avoir eu des images suite à une chute, accident de voiture,… et il leur a été dit : « vous n’avez rien » et pourtant ils souffrent depuis ! 
    « Vous n’avez rien » correspond à une pathologie qui serait visible sur l’imagerie telle qu’une fractures, tumeur, hernie discale (pas visible non plus sur une radiographie mais seulement Scanner ou IRM), etc. Mais pas aux blocages et ce que cela peut provoquer d’un point de vue neurophysiologique.
  • Ce qui est visible mais ignoré : Chez la grande majorité des patients qui me consultent pour des céphalées (y compris migraines), on trouve ceci :

Une hypo lordose ou inversion de la lordose cervicale (de la courbe cervicale). 
La colonne vertébrale est constitué de 3 courbes qui permettent de supporter et mieux répartir le poids du corps. La colonne cervicale a une courbure vers l’arrière qui lui permet de mieux supporter le poids de la tête qui pèse l’équivalent d’une boule de bowling ! C’est comme un ressort qui donne une souplesse à la nuque.
Cette courbe peut être réduite parce que la personne ne l’a pas développé pendant l’enfance (en marchant à quatre pattes et en soulevant la tête) ou inversée en raison d’un choc (coup du lapin) comme un accident de voiture, chute de vélo, sport de contact…

Ce changement de courbure provoque une tension accrue des muscles cervicaux (très présente dans les céphalées de tension), des irritations nerveuses et des changements neurophysiologiques qui modifient le diamètre des artères (présents dans les névralgies et migraines).

2 : L’intégrité du fonctionnement neurophysiologique

Tout le monde (ou presque) est d’accord pour dire qu’un mal de tête se passe dans le cerveau. Oui mais comment ? 
Pour résumer c’est le cerveau qui contrôle tout : les muscles, les artères, les systèmes digestifs, vestibulaires,… C’est le cerveau qui commande aux muscles de se contracter ou de se relâcher, c’est le cerveau qui commande aux artères de se contracter ou de se dilater. C’est ces phénomènes qui sont à l’origine des maux de tête (céphalées de tension, migraines,…).
Mais le cerveau reçoit aussi des informations importantes de ces mêmes organes et systèmes pour être fonctionnel. Et c’est là que les blocages articulaires, les chocs, les traumatismes, etc., même s’ils datent, perturbent les informations venant des articulations, de l’oreille interne, du système visuels, etc.

Le système nerveux en entier joue un rôle dans le fonctionnement des système musculaire et artérielle

Pour pouvoir résoudre ces problèmes, il faudrait pouvoir faire des tests pour déterminer de façon spécifique les systèmes qui sont défaillants et mettre en place une rééducation qui peut comprendre l’intégration proprioceptive, vestibulaire, oculaire, cérébelleux, etc. 

3 : Axe Système digestif / Cerveau

Vous ne mangez pas le matin, mais vous avez besoin de prendre des cafés entre les repas ? Vous ne pouvez pas vous passer du goûter de l’après-midi ? Vous vous réveillez plusieurs fois la nuit ? Vous avez des reflux gastriques ?

Vous pensez que tout cela n’a rien à voir avec vos maux de tête ? Très probablement que si !

Depuis quelques années beaucoup d’études parlent de l’axe système digestif /cerveau. C’est une autoroute à deux sens. Si le cerveau est moins fonctionnel, le système digestif est perturbé : l’estomac ne secrète pas assez d’acidité pour digérer ce que l’on mange et donc un repas lourd peut être source de maux de tête, les parois deviennent poreuses et des molécules qui ne devaient pas passer des barrières, peuvent alors passer et provoquer de l’inflammation. Dans l’autre sens, si le microbiote intestinal (l’ensemble des bactéries) est perturbé par la prise de certains médicaments, vous avez plus de probabilité de développer des migraines et maux de tête. 

C’est donc un dernier point à examiner et corriger, en même temps que le reste : l’alimentation et l’intégrité du système digestif et l’axe cerveau/système digestif. 

4 : Mais ce n’est pas…

Beaucoup de personnes pensent, parce qu’on leur a répété au cours des années, que leurs maux de tête apparaissent à cause du stress, à cause d’une odeur particulière, à cause de la lumière, à cause de repas trop gras, de l’alcool, du chocolat,… Et donc il faut déstresser, éviter de manger ceci ou cela, de boire ceci ou cela, de faire telle ou telle activité…

Or dans la majorité des cas, ce n’est pas ça du tout !

Si c’était le stress, toutes les personnes dans des situations de stress encore plus grandes devraient avoir mal à la tête. Tous ceux qui mangent un peu gras (le bon gras), boivent de l’alcool (en modération), sentent la même odeur, etc. devraient avoir mal à la tête. Or ce n’est pas le cas. 

Comme nous l’avons dit précédemment, c’est le fait que le système nerveux d’une personne ne puisse pas gérer cette information supplémentaire que celle ci est considérée comme un agression par le cerveau et le corps réagit de cette manière en contractant les muscles, les artères et en produisant la douleur. 

Certes, mal manger, boire de l’alcool immodérément et être sous stress en permanence sont des facteurs qui influent négativement sur le fonctionnement du cerveau. Mais si le système est performant, on est plus résistant par rapport à ces agressions. Mais si le système est déjà affaibli, le moindre stress (physique, chimique ou émotionnel) peut déclencher le mal de tête. Il faudrait donc corriger ce qui affaiblit le système nerveux et perturbe le fonctionnement normal du corps que d’éviter telle ou telle chose ou prendre les médicaments de plus en plus forts qui peuvent avoir des effets secondaires à long terme.

Notre approche en neurologie chiropratique

Test oculomoteur optocinétique pour vertige / migraine

Pourquoi ce que nous faisons marche ? Parce que nous regardons la globalité des systèmes qui pourraient être défaillants dans le déclenchement des céphalées et migraines. L’examen initial et les éventuels examens complémentaires permettent d’avoir une idée précise de ce qui ne fonctionne pas et ce qui devrait être corrigés et rééduqué. Et c’est une combinaison des soins chiropratiques (que de nombreuse études ont montré être efficaces pour des céphalées de tension et des migraines) et de conseils en nutrition et de réhabilitation vestibulaires, oculomoteurs,… qui permettent à la grande majorité de nos patients de ne plus souffrir ou de diminuer fortement les fréquences et les intensités de leurs maux de tête.

Vous pouvez retrouver les témoignages de nos patients en cliquant ici.

Vous pouvez trouver quelques unes des études montrant l’efficacité des soins chiropratiques pour les maux de tête en cliquant ici. 

Mais si, les courbes dans la colonne sont importantes !

Souvent négligées

« Rien de particulier dans vos radiographies de la colonne. » Cette phrase, je l’ai entendu tellement de fois au cours des années. Et pourtant… quand on regarde la radiographie de la colonne; que ce soit au niveau cervicale, dorsale ou lombaire, on remarque tout de suite que quelque chose ne va pas !

La courbe est modifiée et pourtant, la même phrase : « Rien de particulier et ça n’a rien à voir avec vos symptômes… »

Effectivement pour beaucoup de professionnels de santé, ce « détail » est souvent négligé. En absence (ou même en présence) d’autres pathologies, la courbure de la colonne et ses modifications ne sont parfois même pas mentionnée. Et pourtant cette courbure a une incidence sur l’état de santé du patient. Les anglo-saxons l’appellent même parfois « The Arch of Life »…

Nous avons déjà mentionné les études qui ont montré que la position de la tête penchée an avant (visible par une diminution de la lordose cervicale sur la radio) pouvait avoir des conséquences néfastes telles qu’usure prématurée (arthrose), douleurs cervicales, douleurs dorsales, maux de tête, capacités respiratoires diminuées, etc.

D’autres études viennent de confirmer que dans le cas des lombaires, les modifications de la courbe (lordose) lombaire pouvaient aussi avoir des conséquences néfastes.

Dans une des études parue en Mars 2018, des chercheurs japonais ont analysé la relation entre la courbure et la mobilité lombaire et l’arthrose de la hanche. Ils ont trouvé qu’il existe bien une relation entre une accentuation de la courbure lombaire, une mobilité lombaire réduite et la progression de l’arthrose de la hanche. Ce qui va dans le même sens que les études dont nous avons parlé plus haut à propose des changements de la courbe cervicale et l’usure prématurée de la colonne cervicale.

Dans une autre étude parue en Mai 2018, des chercheurs iraniens ont analysé la relation entre la lordose (la courbe) lombaire, l’angle lombo-sacré (l’angle entre lombaires et sacrum) et des maux de dos chroniques. Ils ont trouvé qu’il existe une forte relation entre d’une part, l’angle combo-sacré et le mal de dos chronique chez les deux sexes et d’autre part, le lordose lombaire et le mal de dos chronique chez les hommes.

La courbe de la colonne joue donc un rôle dans les douleurs de dos. Une autre étude en 2010 avait déjà montré que les personnes souffrant de hernie discale lombaire avait une courbure lombaire anormale !

Les nerfs éparpillés dans tout le corps prennent leur origine dans la colonne vertébrale

Tout ceci explique ce que les chiropracteurs, spécialistes de la colonne vertébrale et du système nerveux associé, ont toujours dit : la courbure anormale de la colonne est un facteur essentiel dans l’apparition de la douleur et ceci en raison des pressions anormales exercées sur la colonne et les blocages et les irritations que cela engendre au niveau des nerfs voisinants.

Si vous courez, hésitez pas à lire notre article sur un des facteurs de chocs sur la colonne pendant la course

Références :

  • Osteoarthritis Cartilage. 2018 Mar;26(3):397-404. Sagittal alignment and mobility of the thoracolumbar spine are associated with radiographic progression of secondary hip osteoarthritis. Tateuchi H, Akiyama H, Goto K, So K, Kuroda Y, Ichihashi N.
  • Zahra Janamiri, Yousef Moghimi Boldaji, Fardis Mosayebian. Evaluation of Lumbosacral Angle as New Parameters in Patients Suffering from Chronic Low Back Pain. American Journal of Medical Case Reports. Vol. 6, No. 4, 2018, pp 65-67.
  • The Correlations between Lumbar Lordosis, L4-5 Disc Angle, L4-5 Disc Height, and the Lumbosacral Angle in L4-5 HNP Patients. Journal of Physical Therapy Science 22(4):391-394 · November 2010
  • Spine (Phila Pa 1976). 2008 Nov 1;33(23):E870-6. Kinematic analysis of the relationship between sagittal alignment and disc degeneration in the cervical spine. Miyazaki M1, Hymanson HJ, Morishita Y, He W, Zhang H, Wu G, Kong MH, Tsumura H, Wang JC.

Evitez ceci pour mieux respirer !

Moins bonnes capacités respiratoires avec la tête penchée en avant

Nous avons déjà parlé des problèmes associées à une posture de la tête en avant (Voir l’article sur le text-neck). Une posture malheureusement de plus en plus fréquente avec l’utilisation massive des smartphones et tablettes en plus de travail quotidien sur l’ordinateur. 

Les chercheurs avaient montré des conséquences néfastes de cette posture en mettant en avant les douleurs cervicales, douleurs dorsales, mais aussi une usure (arthrose) prématurée des articulations ainsi que des conséquences sur la capacité respiratoire, maux de tête,…

Une étude récente vient encore de confirmer ces données. En effet des chercheurs coréens ont voulu comprendre si la posture de la tête en avant, qui provoque des contractions anormales au niveau des muscles autour de la nuque et des épaules, a une influence sur la capacité respiratoire de ces personnes. Leur étude a porté sur 24 personnes âgées de 25 à 35 ans qui ont consulté dans un hôpital de la province de Jeollanam-do.

Les chercheurs ont trouvé que la position de la tête en avant augmentait la contraction des muscles sternocléidomastoïdiens et scalène antérieurs et diminuait la capacité respiratoire. 

Que faire ?

Il faut d’abord prendre conscience qu’avoir la tête penché en avant est source de problème. A partir de là, il faudrait changer ses habitudes en évitant de rester longtemps sur son smartphone ou tablette et apprendre les bonnes positions (voir la vidéo sur notre chaine Youtube).

En consultant un chiropracteur, spécialiste de la colonne vertébrale, vous pourrez corriger les blocages survenus suite à cette mauvaise posture et redonner mobilité articulaire et musculaire; étape indispensable avant de commencer à renforcer les muscles de la colonne au niveau des cervicales et des dorsales ainsi que les muscles postérieurs de l’épaule.

Et surveillez de près vos enfants qui prennent très tôt ces mauvaises habitudes. Ce qui non seulement pourrait provoquer l’apparition prématurée des douleurs et gènes vertébraux mais aussi perturber le développement harmonieux de la colonne !

Les enfants sont encore plus sujets aux troubles musculosquelettiques avec les mauvaises positions

Références : 

  • J Phys Ther Sci. 2018 Jan;30(1):132-135. doi: 10.1589/jpts.30.132. Epub 2018 Jan 27. Correlation between pulmonary functions and respiratory muscle activity in patients with forward head posture. Kang JI, Jeong DK, Choi H.
  • J Phys Ther Sci. 2016 Jan; 28(1): 128–131. Effects of forward head posture on forced vital capacity and respiratory muscles activity. Jintae Han, PT, PhD, Soojin Park, PT, PhD, Youngju Kim, Yeonsung Choi, and Hyeonnam Lyu

Le yoga pourrait provoquer des troubles musculosquelettiques

Le yoga pourrait provoquer et parfois aggraver des troubles musculosquelettiques

La pratique du Yoga serait plus sure après après consultation avec un chiropracteur

Le yoga est souvent salué comme une pratique efficace pour le soulagement de la douleur. Mais il arrive que je vois des patients souffrant de blocages et de troubles musculaires suite à une séance de yoga. Il m’arrive de rappeler que le yoga, tout en étant très bénéfique, devrait être considéré comme un sport et donc pratiqué en faisant attention à certaines postures et à ses propres capacités.

Une nouvelle étude vient de paraître qui confirme que le yoga peut aussi provoquer de la douleur, et les blessures liées au yoga sont beaucoup plus fréquentes qu’on ne le pense.

La recherche suggère que chaque année, plus de 10% des personnes qui pratiquent le yoga à titre récréatif ressentent des douleurs musculo-squelettiques, en particulier dans les membres supérieurs. Qui plus est, l’étude a révélé que le yoga aggrave en fait plus d’un cinquième des blessures existantes.

L’auteur principal de l’étude, le professeur Evangelos Pappas, de la Faculté des sciences de la santé de l’Université de Sydney en Australie, et ses collègues ont récemment rapporté leurs résultats dans le Journal of Bodywork and Movement Therapies.

Le yoga est l’une des pratiques de l’esprit et du corps les plus courantes aux États-Unis, et sa popularité augmente. Selon un sondage réalisé par Yoga Alliance l’année dernière, environ 37 millions d’adultes américains pratiquent le yoga, une augmentation significative de 20 millions en 2012.

Mis à part ses effets de soulagement du stress, une raison pour laquelle les gens sont attirés par le yoga est sa capacité à soulager la douleur. Une étude récente publiée par Medical News Today a révélé que pour le mal de dos, le yoga est tout aussi bénéfique que la kinésithérapie.

Cependant, la nouvelle étude du Professeur Pappas et de son équipe suggère que la prudence devrait être appliquée lors de la pratique du yoga, car cela pourrait faire plus de mal que de bien.

Pour leur étude, les chercheurs ont analysé les données de 354 adultes qui pratiquaient le yoga récréatif. Les participants ont rempli deux questionnaires électroniques à un an d’intervalle, qui ont permis de recueillir de l’information sur toute douleur musculo-squelettique qu’ils pourraient avoir, la présence de douleur dans le corps et la gravité de la douleur.

Les données ont révélé que 10,7% des participants ont souffert de douleurs musculo-squelettiques à la suite du yoga.

« En termes de gravité, plus d’un tiers des cas de douleur causée par le yoga étaient suffisamment graves pour empêcher la participation au yoga et ont duré plus de trois mois », note le professeur Pappas.

La douleur dans les membres supérieurs – y compris l’épaule, le coude, le poignet et la main – était le type de douleur la plus commune provoquée par le yoga qui sont peut être dues aux postures qui pèsent sur les membres supérieurs.

Pour les sujets ayant des blessures musculo-squelettiques préexistantes, environ 21 pour cent de ces blessures ont été exacerbées par la participation au yoga, rapporte l’équipe. La douleur pré-existante des membres supérieurs était la plus affectée par le yoga.

Cependant, l’étude a également apporté quelques nouvelles positives; Environ 74% des participants ont rapporté que leur douleur musculo-squelettique préexistante s’était améliorée à la suite du yoga.

Pourtant, les chercheurs croient que leurs résultats soulignent le besoin de prudence quand il s’agit de pratiquer le yoga, en particulier pour les personnes qui ont déjà des douleurs musculo-squelettiques.

« Notre étude a révélé que l’incidence de la douleur causée par le yoga est supérieure à 10% par an », explique le professeur Pappas, « ce qui est comparable au taux de blessures de toutes les blessures sportives combinées parmi la population physiquement active. »

Les chercheurs disent que leurs résultats peuvent aider les professionnels de la santé et les patients à comparer les risques du yoga avec d’autres types d’activité physique, ce qui leur permet de prendre des décisions éclairées quant à la forme d’exercice qui serait la meilleure.

« Nous recommandons que les professeurs de yoga discutent aussi avec leurs étudiants des risques de blessures s’ils ne sont pas pratiqués consciencieusement, et du potentiel du yoga pour aggraver certaines blessures », ajoute le professeur Pappas.

«Les participants au yoga sont encouragés à discuter des risques de blessures et de toute douleur préexistante, en particulier dans les membres supérieurs, avec les professeurs de yoga et les professionnels de santé pour explorer les modifications de posture qui peuvent entraîner une pratique plus sécuritaire ».

NDLR : Il est donc important de discuter avec un spécialiste de la colonne vertébrale, tel qu’un chiropracteur, de ce que vous pouvez faire ou pas et à quel moment de vos soins pour ne pas aggraver des problèmes.

Références : Musculoskeletal pain associated with recreational yoga participation: A prospective cohort study with 1-year follow-up
MarcCampoPT, PhD (Professor), Mariya P.ShiykoPhD (Assistant Professor), Mary BethKean DPT, LynneRoberts DPT, ATC, EvangelosPappas PT, PhD, OCS (Associate Professor). Journal of Bodywork and Movement Therapies
Volume 22, Issue 2, April 2018, Pages 418-423