La Chiropraxie pour consommer moins d’antalgiques opiacés

chiropraxie recommandée pour la lombalgie

Opioïdes : plus de 500 morts en France et 72000 morts aux Etats-Unis… par an !

Selon le Président de la commission des stupéfiants et des psychotropes de l’Agence nationale de la sécurité des médicaments (ANSM), Nicolas Authier, « avec plus de 500 décès chaque année, les médicaments opiacés constituent la première cause de morts par overdose en France. Par comparaison, l’héroïne a tué 90 personnes en 2016, la méthadone 140 », peut-on lire dans les colonnes du Monde daté du 15 octobre 2018.

Aux Etats-unis ce chiffre atteint des sommets inimaginables : plus de 72.000 morts en 2017 et plus de 300.000 morts en 20 ans sont dus à l’addiction aux opioïdes.
Des victimes issues de tous les milieux sociaux, n’ayant pas le profil habituel des toxicomanes mais qui, pour faire passer des douleurs diverses (arthrose, sciatique, douleurs abdominales…), se sont accoutumées à des médicaments antidouleur qui se sont révélés particulièrement dangereux. Aux États-Unis, les efforts bien intentionnés visant à améliorer la gestion de la douleur par les médecins et la commercialisation agressive – voire frauduleuse – des fabricants de produits pharmaceutiques ont favorisé l’emergence de cette crise sanitaire sans précédent. Les caractéristiques du système de santé américain, le régime réglementaire, la culture et les tendances socio-économiques ont tous contribué à cette crise.

La Chiropraxie, efficace contre la douleur

De nombreuses études ont depuis les années 60 montré l’efficacité des soins chiropratiques pour de nombreuses douleurs telles que les lombalgies, cervicalgies, sciatique, maux de têtes,…
Une dernière étude (revue systématique) par le prestigieux centre universitaire de Yale aux Etats-Unis vient de montrer que les personnes souffrant de douleurs chroniques au dos et au cou qui reçoivent des soins chiropratiques risquent moins de prendre des anti-douleurs opioïdesn. En effet l’étude publiée dans la la revue Pain Medicine montre que les personnes ayant consulté un chiropracteur étaient 64% moins susceptibles de consommer des opioïdes que les autres.

D’après kelsey Corcoran de l’école de médecine de Yale : «Ces traitements peuvent entraîner une diminution de la douleur, une amélioration de l’amplitude des mouvements et une amélioration de la fonction». « Si la douleur du patient est bien contrôlée par le traitement qu’elle a reçu du chiropracteur, il se peut qu’elle ait par la suite besoin de moins de médicaments contre la douleur, voire même pas du tout. »

Christine Goertz, chercheuse à la Duke University de Durham, en Caroline du Nord, qui n’était pas impliqué dans l’étude a commenté l’étude en disant que « Des organisations telles que la Veterans Health Administration (Administration attaché à l’armée) et l’American College of Physicians (Association des médecins américains) recommandent actuellement aux patients d’essayer des traitements conservateurs généralement administrés par des docteurs en chiropratique au lieu d’opioïdes ».

Elle a ajouté : «Les traitements proposés par un docteur en chiropratique, tels que la manipulation de la colonne vertébrale, peuvent réduire la douleur due aux tensions musculaires, à l’inflammation et aux spasmes des muscles du dos et / ou avoir une incidence sur la façon dont le corps perçoit la douleur dans le cerveau ou la moelle épinière». « Les patients qui trouvent des moyens efficaces de traiter leur douleur, tels que les soins chiropratiques, risquent moins de se tourner vers les opioïdes. »

Références :

Corcoran KL, Bastian LA, Gunderson CG, Steffens C, Brackett A, Lisi AJ. Association Between Chiropractic Use and Opioid Receipt Among Patients with Spinal Pain: A Systematic Review and Meta-analysis. Pain Med. 2019 Sep 27.

A voir aussi :

Voir l’émission Envoyé Spacial sur ce sujet : https://www.youtube.com/watch?v=Kp6Y5rMhuVQ

Article dans le journal Nature : Tracing the US opioid crisis to its roots
https://www.nature.com/articles/d41586-019-02686-2

Maux de tête et maux de dos chronique : même combat ?

Les maux de tête et les maux de dos sont parmi les principales causes d’invalidité dans le monde et constituent d’ailleurs la majorité des consultations dans mon cabinet. En effet, la majorité de mes patients me consultent pour des migraines, des céphalées de tension et des névralgies d’Arnold. Viennent ensuite les sciatiques et névralgies cervico-brachiales et les lombalgies et cervicalgies…

L’approche antalgique et locale n’est pas très efficace

On pourrait penser que ces différents maux sont très variés et ne sont pas nécessairement liés. Ce qui peut être tout à fait vrai. Mais avec plus de 25 ans de pratique et une approche plutôt neurologique que mécanique, je vois régulièrement un schéma plus complexe qui explique ces maux. Et c’est d’ailleurs en prenant une approche plus globale et centrale qu’il est possible de corriger ces problèmes qui sont souvent devenus chroniques et qui ne répondent que peu ou difficilement à une approche seulement antalgique ou locale (médicaments, infiltration, massage,…). La Chiropraxie n’étant pas aussi connue en France que dans les autres pays du monde; notamment anglo-saxons; les patients consultent souvent en dernier recours, fatigués de souffrir depuis des années sans obtenir de résultats probants. La raison de ces échecs est probablement encore une fois due au fait que le problème est considéré et traité localement.

En effet, si le patient a mal au dos au niveau lombaire, il pourrait recevoir d’abord des anti-douleurs et/ou des anti-inflammatoires, puis peut-être des conseils (parfois inadaptés comme le repos au lit) et de la kinésithérapie pour un renforcement musculaire, puis peut-être une infiltration locale (injection d’anti-inflammatoire locale),…

Cette approche locale échoue souvent et entretient la prévalence de ces troubles qui fait qu’environ 10% des personnes souffrent de migraines et de céphalées de tension et qu’environ 20 à 30% des personnes souffrent de maux de dos chroniques.

Il faut considérer le problème dans sa globalité

Il est impossible d’énumérer ici tout ce qu’il faut prendre en compte pour pouvoir aider les personnes souffrant de ces maux. Mais le but de cet article est de porter l’attention sur le fait qu’un trouble, ne serait-ce que musculaire et local, dépend souvent de multitude d’autres troubles de fonctionnement qui ont conduit à ce que ce muscle se contracte et soit douloureux.

La moindre des choses serait de faire un examen complet et considérer si ces troubles musculaires et ces douleurs ne seraient pas dues à une incapacité du système nerveux central à moduler la sensation de la douleur et le tonus et la contraction musculaire en général.

Une étude récente vient d’ailleurs de lier les maux de dos chroniques et les maux de têtes primaires. Des chercheurs ont en effet analysé 14 études publiées à ce jour et qui comprenaient des petites études sur 88 personnes à des études sur plus de 400.000 personnes. Ils ont trouvé un lien positif entre les maux de dos chroniques et les maux de tête primaires. D’ailleurs ils regrettent que chaque population de patients (ceux souffrant de maux de tête et ceux souffrant de maux de dos) soient traitée séparément pour chaque trouble au lieu d’être traitée par un spécialiste qui prendrait en compte la globalité du problème. Ce qui pourrait aider à diminuer les excès en médicaments anti-douleurs !

Références :

Arani Vivekanantham, Claire Edwin, Tamar Pincus, Manjit Matharu, Helen Parsons & Martin Underwood. The association between headache and low back pain: a systematic review. The Journal of Headache and Pain volume 20, Article number: 82 (2019)

Octobre : mois de santé chiropratique

chiropraxie et TMS
Les chiropracteurs en première ligne contre les troubles musculo-squelettiques

Je mets régulièrement sur ce blog des articles et des études montrant l’intérêt des soins chiropratiques pour les patients.
Cela fait plus de 120 ans que la Chiropraxie existe et de plus en plus de patients et de plus en plus d’études viennent confirmer le rôle des soins chiropratiques pour aider les patients à améliorer leur qualité de vie.

C’est pour cette raison que dans de nombreux états aux Etats-Unis, le mois d’octobre est célébré comme « le mois de santé chiropratique ». Je ne résiste pas au plaisir de témoigner de cette reconnaissance à travers 3 déclarations officiels des gouverneurs des états de Texas, de Connecticut et de Washington sur la proclamation du mois d’Octobre en tant que mois de santé chiropratique. L’accent est mis sur l’approche non-médicamenteuse, non-invasive de la Chiropraxie et sur la reconnaissance par divers organismes de l’efficacité des soins dans un contexte de crise sanitaire due aux anti-douleurs opiacés qui ravage le pays depuis une vingtaine d’années.

L’état de Texas et la Chiropraxie

Comme bien trop d’américains et de texans le savent, la douleur chronique reste un problème de santé publique majeur et l’une des principales raisons de consultations médicales. La douleur chronique a un impact négatif sur de nombreux aspects de la vie d’une personne, ainsi que sur celle des amis et des soignants. Il est essentiel que les patients comprennent toutes les options de traitement pour différents types de douleur.

Les chiropracteurs sont des professionnels hautement qualifiés qui se consacrent à fournir des soins médicaux sûrs et efficaces aux patients souffrant de maux de dos. Les soins chiropratiques se concentrent sur les troubles du système musculo-squelettique et du système nerveux et encouragent une approche pratique non médicamenteuse de la gestion de la douleur et d’un mode de vie sain. Leur expertise dans la prévention, traitement et la rééducation des douleurs de dos, du cou, des articulations et de la tête est essentielle pour traiter les patients souffrant de diverses douleurs et troubles et peut permettre au public d’éviter les inconvénients physiques et financiers d’autres options de traitement. En tant que première ligne de défense contre la douleur, les soins délivrés par des chiropracteurs peuvent aider les individus à guérir naturellement sans recourir à des médicaments ou à une intervention chirurgicale.

À l’heure actuelle, j’encourage tous les Texans à en apprendre davantage sur le rôle vital que jouent les chiropracteurs dans le domaine de la santé et sur les avantages des soins de chiropraxie pour leur vie. Je félicite les chiropracteurs du Texas pour leur engagement et leurs efforts visant à améliorer la qualité de vie de tous les Texans en favorisant une gestion efficace de la douleur et un mode de vie sain.

Par conséquent, Je, Greg Abbot, le gouverneur du Texas proclame le mois d’octobre 2019 le mois de la santé chiropratique au Texas et demande instamment la reconnaissance appropriée de ce fait.

L’état de Connecticut pour le mois de santé chiropratique

Considérant que la consommation et l’abus de médicaments opiacés menant à la toxicomanie sont devenus une crise nationale; et 

Considérant qu’entre 1999 et 2017, plus de 400 000 personnes sont décédées aux États-Unis d’une overdose liée à des opioïdes sur ordonnance; et 

Considérant que la plupart des consommateurs d’héroïne étaient d’abord des consommateurs d’analgésiques sur ordonnance; et 

Considérant que le coût de l’abus d’opioïdes pour les employés américains est estimé à 18 milliards de dollars en congés maladie, perte de productivité et frais médicaux; et 

Considérant que les opioïdes sur ordonnance sont souvent recommandés pour le traitement de la douleur du dos, du cou et des troubles musculo-squelettiques; et 

Considérant que plus de 100 millions d’américains souffrent de douleurs chroniques et que 70 à 85% de tous les américains en souffriront au cours de leur vie; et 

Considérant que les opioïdes sur ordonnance sont souvent recommandés pour le traitement de la douleur du dos, du cou et des troubles musculo-squelettiques; et 

Considérant que les docteurs en chiropratique sont formés pour traiter efficacement les douleurs rachidiennes et neuro-musculo-squelettiques avec une prise en charge non-chirurgicale non-médicamenteuse; 

Je, Ned Lamont, gouverneur de l’état du Connecticut, reconnaissant que les soins chiropratiques sont une approche sûre et efficace de la gestion de la douleur non pharmacologique, proclame en septembre 2019 le mois de la gestion de la douleur sans drogue dans l’état du Connecticut.

L’état de Washington et le mois de santé chiropratique

Considérant que, selon les centres de contrôle et de prévention des maladies, environ un patient sur quatre qui reçoit des opioïdes sur ordonnance à long terme, pour des douleurs non cancéreuses dans les établissements de soins de santé primaires souffrent de dépendance; et 

Considérant que, chaque jour, plus de 1 000 personnes se rendent aux urgences pour avoir utilisé abusivement des médicaments opiacés, et que le nombre de décès impliquant des opioïdes a quadruplé depuis 1999; et 

Considérant qu’en raison de cette épidémie, le besoin d’approches non invasives et non médicamenteuses de traitement de la douleur pour les affections musculo-squelettiques courantes telles que les maux de dos s’est accru dans le monde entier et en particulier aux États-Unis; et 

Considérant qu’en 2018, l’organisation des médecins américains publie des recommandations sur le traitement de la douleur lombaire en préconisant l’utilisation d’approches non invasives, non médicamenteuses comme première ligne de défense contre les douleurs lombaires, et 

Considérant que les chiropracteurs se focalisent sur la globalité de la personne avec une approche de la  santé et de la gestion de la douleur non médicamenteuse et non-invasive; et 

Considérant que de plus en plus de recherches valident l’efficacité des soins de chiropraxie – en particulier des manipulations de la colonne vertébrale – pour le traitement de la douleur du dos, ayant amené de nombreux organismes de santé respectés, tels que l’American College of Physicians, à inclure la manipulation chiropratiques de la colonne vertébrale dans leur recommandations pour les médecins; et 

Considérant que le mois de la santé chiropratique rappelle à tous les habitants de l’état de Washington que des options non invasives et non-médicamenteuses peuvent réduire ou éliminer la nécessité de traitements plus risqués pouvant entraîner une dépendance;

Par conséquent, Je, Jay Inslee, gouverneur de l’État de Washington, proclame par la présente le mois d’octobre 2019 «Mois de la Chiropraxie à Washington» et j’encourage tous les habitants de notre État à se joindre à moi pour la célébration spéciale.

Le mal de dos, que dit l’OMS ?

Chiropracteur pour lombalgie
La Chiropraxie efficace pour douleurs de dos chroniques

L’étude commissionnée par l’organisation mondiale de la santé recommande aux professionnels de préférer des soins non médicamenteux et non chirurgicaux pour les problèmes de dos !

Dans un article paru dans le Bulletin de l’Organisation mondiale de la santé, « Care for low back pain : can health systems deliver ? », les chercheurs ont passé en revue des recommandations internationales pour la gestion des lombalgies (douleurs de dos lombaires), soulignant que toutes recommandaient d’éviter les médicaments et la chirurgie dans la mesure du possible.
Ils soulignent également qu’après avoir éduqué les patients sur les douleurs de dos et les avoir exhortés à rester actifs, les praticiens devraient envisager de recommander des thérapies telles que les manipulations vertébrales, le plus souvent effectuées par les docteurs en chiropraxie (chiropracteurs), ainsi que le massage et l’exercice. Les recommandations internationales accordent également la priorité aux thérapies psychologiques et complémentaires, telles que la réduction du stress, le yoga, l’acupuncture et le tai chi, plutôt que les interventions médicales et chirurgicales.

Le consensus croissant que la gestion des douleurs de dos ne devrait pas commencer, ou même impliquer, les médicaments et la chirurgie signifie que les soins offerts aux patients exigent un effort d’équipe multidisciplinaire. Par exemple, un médecin collaborerait avec un chiropracteur, un kinésithérapeute ou un psychologue, ou les trois en même temps pour aider à réduire la douleur des patients, sans médicaments potentiellement nocifs tels que les opioïdes pour lesquels les données récentes montrent qu’elles sont inefficaces pour gestion à long terme de la lombalgie. 

Les soins en équipe avec un chiropracteur donnent de meilleurs résultats

Il a été démontré que le soin de la lombalgie qui impliquerait une équipe multidisciplinaire, y compris les docteurs en chiropraxie, est très efficace dans la gestion de ce problème. Par exemple, l’une des études les plus complètes portait sur neuf établissements médicaux offrant des soins chiropratiques sur place, dont cinq hôpitaux et quatre cliniques. L’étude a inclus 135 intervenants, y compris des docteurs en chiropraxie, d’autres cliniciens, du personnel de soutien, des administrateurs et des patients. Les chercheurs ont constaté que les soins chiropratiques étaient perçus comme ayant une grande valeur chez les patients, les autres praticiens médicaux, et l’administration. Les résultats de satisfaction des patients pour les soins chiropratiques ont été signalés comme étant parmi les plus élevés de tous les praticiens. 

Une autre étude portant sur 750 militaires américains en service actif dans trois sites à travers le pays a révélé que ceux qui recevaient des soins collaboratifs, y compris la manipulation chiropratique intégrée aux soins médicaux habituels, ont signalé une meilleure amélioration de l’intensité du mal de dos et de leur incapacité physique par rapport à ceux qui n’ont pas reçu de manipulation vertébrale.

 Option chiropratique moins coûteuse

Selon les données présentées lors d’un congrès de l’Académie nationale des sciences, de l’ingénierie et de la médecine en décembre 2018, les chiropracteurs sont également les membres les moins coûteux de l’équipe soignante. Les résultats ont montré qu’une approche prudente des soins impliquant des soins chiropratiques ou de la physiothérapie pour les douleurs de dos coûte à l’assureur environ 619 $ par épisode, tandis que les soins primaires coûtent 728 $ et les soins d’un spécialiste coûtent 1 728 $. L’assureur s’attend à ce qu’il puisse économiser 230 millions de dollars et réduire la prescription d’opioïdes de 26% sur deux ans si la moitié de ses membres adoptent d’abord une approche prudente pour les problèmes de dos.

Ces avantages concordent avec les résultats et les recommandations de recherche de l’organisation mondiale de la santé, ainsi que sur l’ensemble croissant des données probantes sur la prise en charge du mal de dos. La prochaine étape consistera probablement à aider les patients à avoir accès à des méthodes de soins prudentes grâce à des mesures incitatives pour les régimes de santé, comme des co-paiements plus faibles et moins de restrictions aux prestations afin qu’ils puissent bénéficier d’un soulagement à long terme et d’une mobilité améliorée.

NOTE : Comme indiqué dans le premier paragraphe, l’article de l’OMS parle de manipulations vertébrales comme choix de traitement. Il faut comprendre que dans le monde, la majorité des manipulations vertébrales sont effectuées par des chiropracteurs et que la majorité des études scientifiques sur les manipulations vertébrales sont entreprises ou effectuées par des chiropracteurs qui ont dans la plupart de ces pays le titre de DC (Doctor of Chiropractic), praticien de premier contact.

Références :

  • Adrian C Traeger, Rachelle Buchbinder, Adam G Elshaug, Peter R Croft d & Chris G Maher. Care for low back pain: can health systems deliver ? Bulletin of the World Health Organization 2019;97:423-433. doi: http://dx.doi.org/10.2471/BLT.18.226050
  • Anthony J. Lisi, Stacie A. Salsbury, Elissa J. Twist, and Christine M. Goertz.The Journal of Alternative and Complementary Medicine.Aug 2018.ahead of printhttp://doi.org/10.1089/acm.2018.0218
  • Goertz CM, Long CR, Vining RD, Pohlman KA, Walter J, Coulter I. Effect of Usual Medical Care Plus Chiropractic Care vs Usual Medical Care Alone on Pain and Disability Among US Service Members With Low Back Pain: A Comparative Effectiveness Clinical Trial. JAMA Netw Open. 2018 May 18;1(1):e180105.

Allaitement et douleurs de dos

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Faites attention à votre posture après l’accouchement aussi

Beaucoup de choses ont été dites sur la grossesse et des troubles musculo-squelettiques. Le changement de posture, le déplacement du centre de gravité, la prise de poids, les changements hormonaux,… sont autant de facteurs qui peuvent provoquer des tensions musculaires et des douleurs qui sont d’ailleurs bien corrigées par des soins chiropratiques appropriés (voir notre page femmes enceintes).

Mais ceux qui ont déjà eu des enfants savent qu’après l’accouchement, ce n’est pas fini. Non seulement le corps de la mère peut mettre du temps à revenir à une stabilité structurelle, mais en plus le corps des parents peut être mis à rude épreuve suite à des positions inconfortables : porter le bébé, l’allaiter, le mettre et le sortir de son lit à barreaux, de son siège auto,…

Des chercheurs pakistanais ont donc cherché à savoir si les mères adoptent des positions au moment de l’allaitement qui étaient associés à des troubles musculo-squelettiques. Il ont trouvé que 70,8% des mères allaitaient en tenant leur bébé allongé sur le bras, et que 21,5% allaitaient leur bébé dans une position couchée sur le côté.

Cette étude a montré que la position la plus commune pour allaiter qui était de tenir le bébé sur le bras (position de madone) était associée à des douleurs cervicales. Mais d’autres positions d’allaitement étaient également associées à des problèmes musculo-squelettiques. Cette position de Madone est meilleure pour les très petits bébés ou pour les bébés et les nourrissons qui ont des difficultés à prendre le sein.

En adoptant cette position, les mères étaient plus à l’aise même si cette position a été associée à une douleur cervicale mécanique due à une mauvaise posture de la mère.

Lors de l’étude 26% des participantes n’ont signalé aucune douleur liée à l’allaitement dans aucune partie du corps, tandis que 74% ont déclaré avoir eu des douleurs dans différentes régions pendant et après l’allaitement. Sur 74% des femmes, 38,3% ont signalé des douleurs pendant l’allaitement, tandis que 27,5% ont signalé des douleurs après l’allaitement. Seulement 8,3% ont déclaré que leur douleur était restée constante.

Dans une autre étude effectuée au Niger, les chercheurs ont trouvé que plus de 77% des mères portaient leur enfant dans le dos. Mais cette méthode est associée à des changements biomécaniques et une fatigue musculaire accrue. 82% des mères interrogées ont déclaré ressentir des douleurs lombaires et 74%, des douleurs cervicales-dorsales.

Moins de blocages au niveau du bassin et de la colonne vertébrale grâce à la Chiropraxie permet de passer une grossesse apaisée, un accouchement

Références :
* Rani S, Habiba UE, Qazi WA, Tassadaq N. Association of breast feeding positioning with musculoskeletal pain in post partum mothers of Rawalpindi and Islamabad. J Pak Med Assoc. 2019 Apr;69(4):564-566.
* Ojukwu CP, Anyanwu GE, Anekwu EM, Chukwu SC, Fab-Agbo C. Infant carrying methods: Correlates and associated musculoskeletal disorders among nursing mothers in Nigeria. J Obstet Gynaecol. 2017 Oct;37(7):855-860.

Lombalgie chronique ? Préférez une solution naturelle et efficace : la Chiropraxie

Chiropracteur pour lombalgie

La lombalgie est la principale cause d’invalidité dans le monde.  Une lombalgie chronique peut entraîner une douleur et une invalidité persistantes chez un nombre important de patients. Une étude récente publiée l’année dernière dans le prestigieux journal médical The Lancet a déjà mis en évidence la nécessité de s’éloigner des approches historiques inefficaces et risquées de la lombalgie chronique, notamment la chirurgie et les produits pharmaceutiques (paracétamol et opioïdes), au profit d’approches plus conservatrices. Parmi ces approches il y a les manipulations vertébrales par les chiropracteurs.

Une étude encore plus récente entreprise par un groupe de chercheurs néerlandais vient d’être publiée dans un autre journal médical prestigieux, le British Medical Journal.
Cette revue s’appelle une revue systématique et une méta-analyse, qui sont des types de recherche pouvant avoir un impact important sur la pratique clinique et les recommandations de soins.
Réunissant des essais cliniques publiés antérieurement sur les manipulations vertébrales, cette étude influente a conclu que les effets des manipulations vertébrales sur la douleur et l’invalidité étaient aussi efficaces que les autres approches thérapeutiques usuels utilisées (tels que les médicaments prescrits) et étaient supérieurs aux approches de traitement non recommandées (tels que massage) en termes de réduction de l’invalidité. De plus, ils ont trouvé que les effets indésirables des manipulations vertébrales  étaient mineurs, limités au court terme et principalement axés sur les effets musculo-squelettiques tels que la douleur et la raideur.

Références :
* Rubinstein Sidney M, de Zoete Annemarie, van Middelkoop Marienke, Assendelft Willem J J, de Boer Michiel R, van Tulder Maurits W et al. Benefits and harms of spinal manipulative therapy for the treatment of chronic low back pain: systematic review and meta-analysis of randomised controlled trials

La Chiropraxie contre la douleur et pour réduire la dépendance aux opioïdes

douleurs cervicale coup du lapin

Une étude récente suggère que les soins chiropratiques pour les douleurs musculo-squelettiques permettent de réduire de façon  significative la prescription et la consommation d’anti-douleurs opioïdes par rapport aux soins non chiropratiques.
Dans une nouvelle revue systématique et méta-analyse, les patients qui ont consulté un chiropracteur pour une douleur musculo-squelettique étaient 49% moins susceptibles de recevoir une ordonnance d’opioïde que leurs homologues qui ont consulté un autre professionnel de santé.

« La prévention de la dépendance aux opioïdes et leur surdosage reste une priorité importante de la santé publique; et dans le cadre d’une stratégie visant à réduire la consommation d’opioïdes, les directives cliniques recommandent désormais de considérer de nombreuses options non pharmacologiques comme un traitement de première ligne avant toute médication » déclare l’auteure principale de l’étude Kelsey L. Corcoran, de la faculté de médecine de Yale.
« Les chiropracteurs  fournissent bon nombre des traitements inclus dans les lignes directrices cliniques pour le traitement initial des douleurs lombaires, des douleurs cervicales et de l’arthrose de la hanche, du genou et de la main », a déclaré Corcoran.
Les résultats ont été présentés ici à la réunion annuelle de l’American Academy of Pain Medicine (AAPM) en 2019 .

« Nous étions curieux de voir si les soins chiropratiques auraient un impact sur la consommation d’opioïdes en aval », a ajouté Corcoran.
Après avoir examiné toute la littérature disponible sur l’utilisation de la chiropratique et la prescription d’opioïdes, les chercheurs ont sélectionné six études portant sur un total de 62 000 patients à inclure dans l’analyse en cours.
La proportion de patients recevant une ordonnance d’opioïdes était plus faible chez les patients chiropratiques.

La recherche a été financée par le ministère des Anciens Combattants et la Fondation NCMIC. Corcoran et Hansen n’ont révélé aucune relation financière pertinente.

Assemblée annuelle 2019 de l’American Academy of Pain Medicine (AAPM): Résumé 107. Présenté le 08 mars 2019.

NDLR : De nombreux états américains; confrontés à des taux de mortalité élevés suite aux conséquences de la consommation des anti-douleurs opioïdes; ont mis en place des recommandations et une prise en charge des soins chiropratiques. Le dernier état en date est le Missouri. Le département de la santé estime que l’ajout de ces nouveaux services réduira réellement les coûts en diminuant les coûts des médicaments anti-douleurs, en éliminant les visites aux urgences et en évitant d’avoir recours à d’autres services médicaux.

Un tiers des enfants souffriraient de mal de dos

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Au vu de ce que les enfants portent dans leur cartable sur le dos, le nombre de ceux qui souffrent de mal de dos est en augmentation.

Selon un sondage réalisé auprès de 3 700 jeunes aux Etats-Unis, un tiers des jeunes âgés de 10 à 18 ans a déclaré avoir eu mal au dos au cours de la dernière année. L’incidence a augmenté avec l’âge et le poids des enfants et était plus élevée chez ceux qui pratiquent des sports de compétition.

Bien que de nombreuses personnes associent probablement des maux de dos aux personnes âgées, le chirurgien orthopédiste qui a dirigé l’étude n’a pas été surpris par ses conclusions.

« Nous voyons beaucoup d’enfants qui souffrent de blessures dues à la surexploitation ou de douleurs articulaires résultant de la pratique de sports », a déclaré le Dr Peter Fabricant, qui soigne des patients en pédiatrie à l’Hôpital de New York. « Parmi ces enfants qui avaient mal au dos, très peu avaient besoin d’une intervention médicale. La plupart n’avaient pas besoin de traitement. »

Selon les National Institutes of Health des États-Unis, environ 80% des adultes souffrent de douleurs au bas du dos à un moment donné. Mais c’est la première fois que l’étendue des maux de dos chez les enfants est estimée à l’échelle nationale, ont déclaré les auteurs. Les jeunes interrogés étaient également répartis par âge et par sexe.

En moyenne, ceux qui ont déclaré avoir mal au dos pesaient plus et avaient un indice de masse corporelle, ou IMC, plus élevé. (L’IMC est une mesure de la graisse corporelle basée sur la taille et le poids.)

Les maux de dos étaient plus fréquents chez les filles que chez les garçons (38% à 29%). Le plus souvent, la douleur touchait le bas du dos.
Près de la moitié ont déclaré avoir mal le soir et plus de 15% ont déclaré que des maux de dos avaient interrompu leur sommeil.

La participation à des sports de compétition était fortement liée aux maux de dos. La plupart des participants au sondage étaient actifs, le basket-ball étant le sport le plus pratiqué, suivi par la danse, le baseball, le football et le football.

Les chercheurs ont ajouté que les sacs à dos qu’ils utilisent pour transporter leurs affaires sont un autre facteur contribuant au mal de dos des enfants. Ceux qui utilisaient une sangle pour porter leur sac à dos ont signalé beaucoup plus de douleurs au dos que ceux qui utilisaient les deux sangles.

Ceux qui utilisaient des sacs à dos à roulettes étaient les plus nombreux à souffrir de dos. Le Dr Fabricant a déclaré qu’il n’était pas clair si la douleur les avait incités à utiliser les sacs à rouler ou si les sacs à rouler contribuaient à leur douleur.

Bien que les perspectives de douleur à long terme ne soient pas claires, le Dr  Fabricant a déclaré « il serait certainement logique » que les enfants souffrant de maux de dos soient plus susceptibles d’en souffrir encore à l’âge adulte.

Le Dr Henock Wolde-Semait est orthopédiste en pédiatrie à l’hôpital NYU Winthrop de Mineola, au New York, qui a examiné les résultats. Il a dit que les résultats reflètent ce qu’il voit dans sa propre pratique.

« Beaucoup d’enfants ont mal au dos pour diverses raisons. On dirait que c’est en augmentation », a-t-il déclaré.

« La majorité d’entre eux s’en sortent bien [sans traitement chirurgical]. C’est pourquoi, dans le passé, cela aurait pu être négligé ou considéré comme acquis », a ajouté Wolde-Semait.

Wolde-Semait a déclaré que le temps d’écran excessif pourrait également jouer un rôle dans le mal de dos des enfants. Il a déclaré que les jeunes devraient rechercher « la modération dans tous les aspects ».

L’étude doit être présentée le 12 mars à la réunion annuelle de l’American Academy of Orthopaedic Surgeons, à Las Vegas. Les recherches présentées lors de réunions sont généralement considérées comme préliminaires jusqu’à leur publication dans une revue à comité de lecture.

Il est important de faire vérifier l’état de la colonne de votre enfant par un spécialiste de la colonne vertébrale qu’est le chiropracteur.

Vrai / Faux : Arrêtons de croire ces clichés sur la santé

Cervicalgie et chiropracteur

Le magazine Marie Claire a récemment publié un article sur “Santé : arrêtons de croire ces clichés”. Super idée ! J’ai voulu rajouter d’autres clichés qui ont la vie dure. Et il y en a tellement qu’il y aura des épisodes 2, 3… comme les blockbusters….

Aujourd’hui quelques uns des clichés sur la santé des articulations :

Il faut se reposer pour un mal de dos : FAUX

Le premier nous concerne directement, nous les chiropracteurs. Et d’ailleurs l’article de Marie Claire en parle, mais un peu vite à mon goût. Parce que pendant de très nombreuses années, les patients nous ont répétés en boucle : “mon médecin m’a conseillé de ne pas bouger et rester au lit et vous me dites qu’il ne faut pas rester au lit mais marcher et bouger…Je ne sais plus qui croire…” 

Et citer toutes les études parues à ce sujet, ne servait à rien. Et voilà que depuis quelques années, le gouvernement, les assurances, le CPAM,… s’y sont mis aussi : il ne faut surtout pas rester au lit pour un mal de dos. Le problème pourrait durer encore plus longtemps. Il vaut mieux marcher, bouger et se reposer pour de courtes périodes. Parfois, dans le cas d’une vrai hernie discale, plus de repos est nécessaire et de toute façon le patient peut avoir du mal à se mouvoir. Mais dans la grande majorité des cas, il faut se lever, marcher, faire de la gym douce, nager (ou même barboter dans l’eau),…

Mes vertèbres sont déplacés et le chiropracteur les remet à leur place : FAUX

chiropraxie et TMS
Les chiropracteurs en première ligne contre les troubles musculo-squelettiques

Pendant qu’on est sur le sujet des vertèbres, une autre tournure de langage mais qui à force est devenu une réalité dans l’esprit de beaucoup. Si j’ai mal au dos, c’est parce que j’ai une “vertèbre déplacée” et mon chiropracteur va la “remettre en place”. 

En fait si vous avez une vertèbre déplacée, voyer plutôt un chirurgien ! Les vertèbres ne sortent pas de leur place (sauf peut-être dans le cas d’une spondylolisthésis, mais c’est un autre débat). Les vertèbres peuvent perdre leur mobilité et se bloquer en raison de faux mouvement, de mauvaises positions quotidiennes, de mauvais mouvements répétitifs, de chocs, d’accidents, etc. Le rôle du chiropracteur est de redonner de la mobilité à l’articulation et de cette façon activer les récepteurs nerveux autour de l’articulation pour que le système nerveux fonctionne mieux. Pour qu’une vertèbre se déplace, il faut un sacré choc et donc un bon chirurgien !

On m’a dit que j’ai une hernie discale et qu’il faut donc nécessairement opérer : VRAI et FAUX

Combien de fois ai-je entendu cela ? Et quand je fais l’examen clinique, le patient est étonné et demande pourquoi je fais tout ça ? Et quand à mon tour je leur demande : “mais on ne vous a pas examiné ?” La réponse est souvent : “Non, le spécialiste a juste regardé le scanner et m’a dit qu’il fallait opérer !” 

Or selon les recommandations internationales seulement 5 à 10% des hernies discales devraient être opérées. Et cette recommandation devrait être basée sur l’imagerie (d’ailleurs de préférence une IRM qu’un scanner) mais surtout si des signes cliniques sont présents à l’examen. C’est-à-dire qu’une opération n’est pas recommandée dans la majorité des hernies discales où il n’y pas de signes cliniques autre que la douleur (qui n’est qu’un symptôme). Dans ces cas, des interventions non invasives comme la Chiropraxie combinée à de la kinésithérapie ont été prouvées efficaces pour la plupart des discopathies. Beaucoup de chirurgiens consciencieux procèdent à un examen clinique minutieux avant de recommander une opération… ou pas. 

L’arthrose est un problème des personnes âgées et se faire craquer ses articulations provoque de l’arthrose : FAUX et FAUX

Qui n’a pas déjà entendu ça ? Il ne faut pas craquer ses articulations parce que cela provoque de l’arthrose. 

Non seulement c’est faux et il y a même eu une étude à ce sujet, mais c’est même plutôt le contraire ! L’arthrose est la mort cellulaire au niveau de l’articulation. La mort cellulaire est le résultat de blocage articulaire et de manque de mobilité. Les cellules du cartilage sont nourries par le mouvement articulaire qui assure la bonne circulation sanguine. Quand les articulations sont bloquées suite à des mauvaises positions, des faux mouvements, des chocs,… les cellules du disque se dessèchent et sous la pression des vertèbres, s’écrasent. Les os autour se déforment et des années après, le patent s’entend dire qu’il a de l’arthrose. Ce n’est pas la vieillesse qui provoque de l’arthrose. On la voit plus souvent chez une personne âgée parce qu’un personne à 70 ans a plus de probabilités d’avoir eu des chocs, accidents, mauvaises postures au travail,… qu’une personne de 20 ans. Mais je vois régulièrement des patients de 70 ans qui n’ont pas d’arthrose sur leur colonne et des patients de 24 ans avec énormément d’arthroses dans leur colonne cervicale parce qu’ils ont eu un sérieux accident de voiture avec coup du lapin à l’âge de 16 ans ! 

Pour finir sur le premier sujet, le fait de faire bouger les articulations en les faisant craquer redonne de la mobilité à l’articulation, ce qui est le contraire du blocage articulaire qui pourrait provoquer de l’arthrose. Donc non, craquer les articulation ne provoque pas l’arthrose !

Mais je conseille de ne pas le faire soi-même pour deux raisons : Tout d’abord quand un chiropracteur fait craquer les articulations, il va justement cibler les articulations qui sont bloquées. Pas tout et n’importe quoi. Quand on fait n’importe quoi on pourrait créer trop de mouvement à des endroits qui n’en avaient pas besoin et donc provoquer une instabilité. L’autre raison est que quand je fais un ajustement chiropratique sur un endroit (un gros mot pour dire quand je fais craquer une articulation), c’est pour avoir un effet plus ou moins spécifique au niveau des récepteurs nerveux et du système nerveux. Quand une personne se fait craquer les doigts ou la nuque n’importe comment ou quand des personnes qui ne sont pas formées comme les chiropracteurs (comme il y en a beaucoup maintenant qui manipulent à droite et à gauche sans une formation longue) manipulent les patients sans comprendre l’effet sur le système nerveux; ils pourraient exciter n’importe quoi au niveau du système nerveux…

On m’a dit que la cause des mes maux de têtes est le stress : FAUX

Le cerveau contrôle l'information de la douleur
La migraine est l’incapacité du cerveau à gérer les informations arrivant au cerveau

Nombre de personnes qui me consultent se sont entendus dire : la cause de vos problèmes est le stress ! Que ce soit pour des maux de tête, des douleurs, un acouphène,… 

Or autant il est vrai que les symptômes peuvent se déclarer pendant un moment de stress ou de fatigue, autant ce ne sont pas les causes de ces troubles. Ce sont simplement les facteurs déclencheurs. Comme pourraient l’être l’alcool, la lumière, une odeur,… pour une migraine. La grande majorité des personnes qui me consultent pour les migraines ont des problèmes de blocages et d’irritations nerveuses à la colonne vertébrale, notamment aux cervicales. C’est ce qui provoque des phénomènes de tension musculaires à la tête et des contractions et dilatations des vaisseau à l’origine de ces céphalées ou migraines. C’est donc en prenant en compte ce qui provoque vraiment les symptômes qu’on peut arriver à corriger ces problèmes et non pas simplement en masquant les symptômes ou en éliminant les facteurs déclencheurs de sa vie. Parce que tôt ou tard un autre facteur vient s’y rajouter et là il faudra éviter de sortir le jour car la lumière du jour est trop forte, de sortir la nuit car la lumière des phares des voitures est gênante, de ne pas manger de viande car on a du mal à digérer et ça donne mal à la tête, d’éviter de boire du vin, de passer devant une boulangerie car trop d’odeurs, etc. 

Les anti-douleurs opiacés prolongent la douleur chronique

anti-douleurs

Beaucoup de choses ont été dites sur les anti-douleurs opiacés. Nous avons déjà mis en ligne plusieurs articles concernant les dangers d’addiction et de mort suite à l’utilisation de ces anti-douleurs. Rien que l’année dernière plus de 72000 personnes sont mortes aux Etats-Unis d’overdose et qui pour la plupart étaient devenues addicts suite à la prise de médicaments opiacés.

Ce qui est pire est que ces médicaments ne servent peut-être même pas la fonction pour laquelle ils sont utilisés : réduire la douleur !
Une étude parue en 2016 a trouvé que les anti-douleurs opiacés pourraient en fait augmenter et prolonger les douleurs chroniques. Les chercheurs ont conclu que la douleur prolongée est la conséquence inattendue de l’utilisation prolongée des anti-douleurs opiacés.

Au cours de l’étude, les scientifiques ont découvert qu’un traitement à la morphine chez le rat pendant cinq jours entraînait une douleur chronique qui persistait pendant des mois. Le traitement a déclenché la libération de signaux de douleur provenant des cellules immunitaires du rat situées dans la moelle épinière, également appelées cellules gliales. Lorsque le corps ressent de la douleur, les cellules gliales sont placées en état d’alerte alors que le corps se prépare au processus de clarification.

Au cours de l’étude sur les opioïdes, le traitement à la morphine chez le rat a permis à des opioïdes d’envoyer des signaux répétés aux cellules gliales. Cela a augmenté l’activité de ces cellules nerveuses dans la moelle épinière, entraînant une intensification de la douleur chronique qui s’est poursuivie pendant plusieurs mois.

«Nous montrons pour la première fois que même une brève exposition aux opioïdes peut avoir des effets négatifs à long terme sur la douleur. Nous avons constaté que le traitement contribuait au problème. »~ Peter Grace, professeur adjoint de recherche à la CU-Boulder et membre du corps professoral du département de psychologie et neurosciences.

Préférez donc des soins chiropratiques pour les douleurs chroniques !

Références :

Proc Natl Acad Sci U S A. 2016 Jun 14;113(24):E3441-50. Morphine paradoxically prolongs neuropathic pain in rats by amplifying spinal NLRP3 inflammasome activation. Grace PM, Strand KA, Galer EL, Urban DJ, Wang X, Baratta MV, Fabisiak TJ, Anderson ND, Cheng K, Greene LI, Berkelhammer D, Zhang Y, Ellis AL, Yin HH, Campeau S, Rice KC, Roth BL, Maier SF, Watkins LR