Allaitement et douleurs de dos

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Faites attention à votre posture après l’accouchement aussi

Beaucoup de choses ont été dites sur la grossesse et des troubles musculo-squelettiques. Le changement de posture, le déplacement du centre de gravité, la prise de poids, les changements hormonaux,… sont autant de facteurs qui peuvent provoquer des tensions musculaires et des douleurs qui sont d’ailleurs bien corrigées par des soins chiropratiques appropriés (voir notre page femmes enceintes).

Mais ceux qui ont déjà eu des enfants savent qu’après l’accouchement, ce n’est pas fini. Non seulement le corps de la mère peut mettre du temps à revenir à une stabilité structurelle, mais en plus le corps des parents peut être mis à rude épreuve suite à des positions inconfortables : porter le bébé, l’allaiter, le mettre et le sortir de son lit à barreaux, de son siège auto,…

Des chercheurs pakistanais ont donc cherché à savoir si les mères adoptent des positions au moment de l’allaitement qui étaient associés à des troubles musculo-squelettiques. Il ont trouvé que 70,8% des mères allaitaient en tenant leur bébé allongé sur le bras, et que 21,5% allaitaient leur bébé dans une position couchée sur le côté.

Cette étude a montré que la position la plus commune pour allaiter qui était de tenir le bébé sur le bras (position de madone) était associée à des douleurs cervicales. Mais d’autres positions d’allaitement étaient également associées à des problèmes musculo-squelettiques. Cette position de Madone est meilleure pour les très petits bébés ou pour les bébés et les nourrissons qui ont des difficultés à prendre le sein.

En adoptant cette position, les mères étaient plus à l’aise même si cette position a été associée à une douleur cervicale mécanique due à une mauvaise posture de la mère.

Lors de l’étude 26% des participantes n’ont signalé aucune douleur liée à l’allaitement dans aucune partie du corps, tandis que 74% ont déclaré avoir eu des douleurs dans différentes régions pendant et après l’allaitement. Sur 74% des femmes, 38,3% ont signalé des douleurs pendant l’allaitement, tandis que 27,5% ont signalé des douleurs après l’allaitement. Seulement 8,3% ont déclaré que leur douleur était restée constante.

Dans une autre étude effectuée au Niger, les chercheurs ont trouvé que plus de 77% des mères portaient leur enfant dans le dos. Mais cette méthode est associée à des changements biomécaniques et une fatigue musculaire accrue. 82% des mères interrogées ont déclaré ressentir des douleurs lombaires et 74%, des douleurs cervicales-dorsales.

Moins de blocages au niveau du bassin et de la colonne vertébrale grâce à la Chiropraxie permet de passer une grossesse apaisée, un accouchement

Références :
* Rani S, Habiba UE, Qazi WA, Tassadaq N. Association of breast feeding positioning with musculoskeletal pain in post partum mothers of Rawalpindi and Islamabad. J Pak Med Assoc. 2019 Apr;69(4):564-566.
* Ojukwu CP, Anyanwu GE, Anekwu EM, Chukwu SC, Fab-Agbo C. Infant carrying methods: Correlates and associated musculoskeletal disorders among nursing mothers in Nigeria. J Obstet Gynaecol. 2017 Oct;37(7):855-860.

Lombalgie chronique ? Préférez une solution naturelle et efficace : la Chiropraxie

Chiropracteur pour lombalgie

La lombalgie est la principale cause d’invalidité dans le monde.  Une lombalgie chronique peut entraîner une douleur et une invalidité persistantes chez un nombre important de patients. Une étude récente publiée l’année dernière dans le prestigieux journal médical The Lancet a déjà mis en évidence la nécessité de s’éloigner des approches historiques inefficaces et risquées de la lombalgie chronique, notamment la chirurgie et les produits pharmaceutiques (paracétamol et opioïdes), au profit d’approches plus conservatrices. Parmi ces approches il y a les manipulations vertébrales par les chiropracteurs.

Une étude encore plus récente entreprise par un groupe de chercheurs néerlandais vient d’être publiée dans un autre journal médical prestigieux, le British Medical Journal.
Cette revue s’appelle une revue systématique et une méta-analyse, qui sont des types de recherche pouvant avoir un impact important sur la pratique clinique et les recommandations de soins.
Réunissant des essais cliniques publiés antérieurement sur les manipulations vertébrales, cette étude influente a conclu que les effets des manipulations vertébrales sur la douleur et l’invalidité étaient aussi efficaces que les autres approches thérapeutiques usuels utilisées (tels que les médicaments prescrits) et étaient supérieurs aux approches de traitement non recommandées (tels que massage) en termes de réduction de l’invalidité. De plus, ils ont trouvé que les effets indésirables des manipulations vertébrales  étaient mineurs, limités au court terme et principalement axés sur les effets musculo-squelettiques tels que la douleur et la raideur.

Références :
* Rubinstein Sidney M, de Zoete Annemarie, van Middelkoop Marienke, Assendelft Willem J J, de Boer Michiel R, van Tulder Maurits W et al. Benefits and harms of spinal manipulative therapy for the treatment of chronic low back pain: systematic review and meta-analysis of randomised controlled trials

La Chiropraxie contre la douleur et pour réduire la dépendance aux opioïdes

douleurs cervicale coup du lapin

Une étude récente suggère que les soins chiropratiques pour les douleurs musculo-squelettiques permettent de réduire de façon  significative la prescription et la consommation d’anti-douleurs opioïdes par rapport aux soins non chiropratiques.
Dans une nouvelle revue systématique et méta-analyse, les patients qui ont consulté un chiropracteur pour une douleur musculo-squelettique étaient 49% moins susceptibles de recevoir une ordonnance d’opioïde que leurs homologues qui ont consulté un autre professionnel de santé.

« La prévention de la dépendance aux opioïdes et leur surdosage reste une priorité importante de la santé publique; et dans le cadre d’une stratégie visant à réduire la consommation d’opioïdes, les directives cliniques recommandent désormais de considérer de nombreuses options non pharmacologiques comme un traitement de première ligne avant toute médication » déclare l’auteure principale de l’étude Kelsey L. Corcoran, de la faculté de médecine de Yale.
« Les chiropracteurs  fournissent bon nombre des traitements inclus dans les lignes directrices cliniques pour le traitement initial des douleurs lombaires, des douleurs cervicales et de l’arthrose de la hanche, du genou et de la main », a déclaré Corcoran.
Les résultats ont été présentés ici à la réunion annuelle de l’American Academy of Pain Medicine (AAPM) en 2019 .

« Nous étions curieux de voir si les soins chiropratiques auraient un impact sur la consommation d’opioïdes en aval », a ajouté Corcoran.
Après avoir examiné toute la littérature disponible sur l’utilisation de la chiropratique et la prescription d’opioïdes, les chercheurs ont sélectionné six études portant sur un total de 62 000 patients à inclure dans l’analyse en cours.
La proportion de patients recevant une ordonnance d’opioïdes était plus faible chez les patients chiropratiques.

La recherche a été financée par le ministère des Anciens Combattants et la Fondation NCMIC. Corcoran et Hansen n’ont révélé aucune relation financière pertinente.

Assemblée annuelle 2019 de l’American Academy of Pain Medicine (AAPM): Résumé 107. Présenté le 08 mars 2019.

NDLR : De nombreux états américains; confrontés à des taux de mortalité élevés suite aux conséquences de la consommation des anti-douleurs opioïdes; ont mis en place des recommandations et une prise en charge des soins chiropratiques. Le dernier état en date est le Missouri. Le département de la santé estime que l’ajout de ces nouveaux services réduira réellement les coûts en diminuant les coûts des médicaments anti-douleurs, en éliminant les visites aux urgences et en évitant d’avoir recours à d’autres services médicaux.

Un tiers des enfants souffriraient de mal de dos

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Au vu de ce que les enfants portent dans leur cartable sur le dos, le nombre de ceux qui souffrent de mal de dos est en augmentation.

Selon un sondage réalisé auprès de 3 700 jeunes aux Etats-Unis, un tiers des jeunes âgés de 10 à 18 ans a déclaré avoir eu mal au dos au cours de la dernière année. L’incidence a augmenté avec l’âge et le poids des enfants et était plus élevée chez ceux qui pratiquent des sports de compétition.

Bien que de nombreuses personnes associent probablement des maux de dos aux personnes âgées, le chirurgien orthopédiste qui a dirigé l’étude n’a pas été surpris par ses conclusions.

« Nous voyons beaucoup d’enfants qui souffrent de blessures dues à la surexploitation ou de douleurs articulaires résultant de la pratique de sports », a déclaré le Dr Peter Fabricant, qui soigne des patients en pédiatrie à l’Hôpital de New York. « Parmi ces enfants qui avaient mal au dos, très peu avaient besoin d’une intervention médicale. La plupart n’avaient pas besoin de traitement. »

Selon les National Institutes of Health des États-Unis, environ 80% des adultes souffrent de douleurs au bas du dos à un moment donné. Mais c’est la première fois que l’étendue des maux de dos chez les enfants est estimée à l’échelle nationale, ont déclaré les auteurs. Les jeunes interrogés étaient également répartis par âge et par sexe.

En moyenne, ceux qui ont déclaré avoir mal au dos pesaient plus et avaient un indice de masse corporelle, ou IMC, plus élevé. (L’IMC est une mesure de la graisse corporelle basée sur la taille et le poids.)

Les maux de dos étaient plus fréquents chez les filles que chez les garçons (38% à 29%). Le plus souvent, la douleur touchait le bas du dos.
Près de la moitié ont déclaré avoir mal le soir et plus de 15% ont déclaré que des maux de dos avaient interrompu leur sommeil.

La participation à des sports de compétition était fortement liée aux maux de dos. La plupart des participants au sondage étaient actifs, le basket-ball étant le sport le plus pratiqué, suivi par la danse, le baseball, le football et le football.

Les chercheurs ont ajouté que les sacs à dos qu’ils utilisent pour transporter leurs affaires sont un autre facteur contribuant au mal de dos des enfants. Ceux qui utilisaient une sangle pour porter leur sac à dos ont signalé beaucoup plus de douleurs au dos que ceux qui utilisaient les deux sangles.

Ceux qui utilisaient des sacs à dos à roulettes étaient les plus nombreux à souffrir de dos. Le Dr Fabricant a déclaré qu’il n’était pas clair si la douleur les avait incités à utiliser les sacs à rouler ou si les sacs à rouler contribuaient à leur douleur.

Bien que les perspectives de douleur à long terme ne soient pas claires, le Dr  Fabricant a déclaré « il serait certainement logique » que les enfants souffrant de maux de dos soient plus susceptibles d’en souffrir encore à l’âge adulte.

Le Dr Henock Wolde-Semait est orthopédiste en pédiatrie à l’hôpital NYU Winthrop de Mineola, au New York, qui a examiné les résultats. Il a dit que les résultats reflètent ce qu’il voit dans sa propre pratique.

« Beaucoup d’enfants ont mal au dos pour diverses raisons. On dirait que c’est en augmentation », a-t-il déclaré.

« La majorité d’entre eux s’en sortent bien [sans traitement chirurgical]. C’est pourquoi, dans le passé, cela aurait pu être négligé ou considéré comme acquis », a ajouté Wolde-Semait.

Wolde-Semait a déclaré que le temps d’écran excessif pourrait également jouer un rôle dans le mal de dos des enfants. Il a déclaré que les jeunes devraient rechercher « la modération dans tous les aspects ».

L’étude doit être présentée le 12 mars à la réunion annuelle de l’American Academy of Orthopaedic Surgeons, à Las Vegas. Les recherches présentées lors de réunions sont généralement considérées comme préliminaires jusqu’à leur publication dans une revue à comité de lecture.

Il est important de faire vérifier l’état de la colonne de votre enfant par un spécialiste de la colonne vertébrale qu’est le chiropracteur.

Vrai / Faux : Arrêtons de croire ces clichés sur la santé

Cervicalgie et chiropracteur

Le magazine Marie Claire a récemment publié un article sur “Santé : arrêtons de croire ces clichés”. Super idée ! J’ai voulu rajouter d’autres clichés qui ont la vie dure. Et il y en a tellement qu’il y aura des épisodes 2, 3… comme les blockbusters….

Aujourd’hui quelques uns des clichés sur la santé des articulations :

Il faut se reposer pour un mal de dos : FAUX

Le premier nous concerne directement, nous les chiropracteurs. Et d’ailleurs l’article de Marie Claire en parle, mais un peu vite à mon goût. Parce que pendant de très nombreuses années, les patients nous ont répétés en boucle : “mon médecin m’a conseillé de ne pas bouger et rester au lit et vous me dites qu’il ne faut pas rester au lit mais marcher et bouger…Je ne sais plus qui croire…” 

Et citer toutes les études parues à ce sujet, ne servait à rien. Et voilà que depuis quelques années, le gouvernement, les assurances, le CPAM,… s’y sont mis aussi : il ne faut surtout pas rester au lit pour un mal de dos. Le problème pourrait durer encore plus longtemps. Il vaut mieux marcher, bouger et se reposer pour de courtes périodes. Parfois, dans le cas d’une vrai hernie discale, plus de repos est nécessaire et de toute façon le patient peut avoir du mal à se mouvoir. Mais dans la grande majorité des cas, il faut se lever, marcher, faire de la gym douce, nager (ou même barboter dans l’eau),…

Mes vertèbres sont déplacés et le chiropracteur les remet à leur place : FAUX

chiropraxie et TMS
Les chiropracteurs en première ligne contre les troubles musculo-squelettiques

Pendant qu’on est sur le sujet des vertèbres, une autre tournure de langage mais qui à force est devenu une réalité dans l’esprit de beaucoup. Si j’ai mal au dos, c’est parce que j’ai une “vertèbre déplacée” et mon chiropracteur va la “remettre en place”. 

En fait si vous avez une vertèbre déplacée, voyer plutôt un chirurgien ! Les vertèbres ne sortent pas de leur place (sauf peut-être dans le cas d’une spondylolisthésis, mais c’est un autre débat). Les vertèbres peuvent perdre leur mobilité et se bloquer en raison de faux mouvement, de mauvaises positions quotidiennes, de mauvais mouvements répétitifs, de chocs, d’accidents, etc. Le rôle du chiropracteur est de redonner de la mobilité à l’articulation et de cette façon activer les récepteurs nerveux autour de l’articulation pour que le système nerveux fonctionne mieux. Pour qu’une vertèbre se déplace, il faut un sacré choc et donc un bon chirurgien !

On m’a dit que j’ai une hernie discale et qu’il faut donc nécessairement opérer : VRAI et FAUX

Combien de fois ai-je entendu cela ? Et quand je fais l’examen clinique, le patient est étonné et demande pourquoi je fais tout ça ? Et quand à mon tour je leur demande : “mais on ne vous a pas examiné ?” La réponse est souvent : “Non, le spécialiste a juste regardé le scanner et m’a dit qu’il fallait opérer !” 

Or selon les recommandations internationales seulement 5 à 10% des hernies discales devraient être opérées. Et cette recommandation devrait être basée sur l’imagerie (d’ailleurs de préférence une IRM qu’un scanner) mais surtout si des signes cliniques sont présents à l’examen. C’est-à-dire qu’une opération n’est pas recommandée dans la majorité des hernies discales où il n’y pas de signes cliniques autre que la douleur (qui n’est qu’un symptôme). Dans ces cas, des interventions non invasives comme la Chiropraxie combinée à de la kinésithérapie ont été prouvées efficaces pour la plupart des discopathies. Beaucoup de chirurgiens consciencieux procèdent à un examen clinique minutieux avant de recommander une opération… ou pas. 

L’arthrose est un problème des personnes âgées et se faire craquer ses articulations provoque de l’arthrose : FAUX et FAUX

Qui n’a pas déjà entendu ça ? Il ne faut pas craquer ses articulations parce que cela provoque de l’arthrose. 

Non seulement c’est faux et il y a même eu une étude à ce sujet, mais c’est même plutôt le contraire ! L’arthrose est la mort cellulaire au niveau de l’articulation. La mort cellulaire est le résultat de blocage articulaire et de manque de mobilité. Les cellules du cartilage sont nourries par le mouvement articulaire qui assure la bonne circulation sanguine. Quand les articulations sont bloquées suite à des mauvaises positions, des faux mouvements, des chocs,… les cellules du disque se dessèchent et sous la pression des vertèbres, s’écrasent. Les os autour se déforment et des années après, le patent s’entend dire qu’il a de l’arthrose. Ce n’est pas la vieillesse qui provoque de l’arthrose. On la voit plus souvent chez une personne âgée parce qu’un personne à 70 ans a plus de probabilités d’avoir eu des chocs, accidents, mauvaises postures au travail,… qu’une personne de 20 ans. Mais je vois régulièrement des patients de 70 ans qui n’ont pas d’arthrose sur leur colonne et des patients de 24 ans avec énormément d’arthroses dans leur colonne cervicale parce qu’ils ont eu un sérieux accident de voiture avec coup du lapin à l’âge de 16 ans ! 

Pour finir sur le premier sujet, le fait de faire bouger les articulations en les faisant craquer redonne de la mobilité à l’articulation, ce qui est le contraire du blocage articulaire qui pourrait provoquer de l’arthrose. Donc non, craquer les articulation ne provoque pas l’arthrose !

Mais je conseille de ne pas le faire soi-même pour deux raisons : Tout d’abord quand un chiropracteur fait craquer les articulations, il va justement cibler les articulations qui sont bloquées. Pas tout et n’importe quoi. Quand on fait n’importe quoi on pourrait créer trop de mouvement à des endroits qui n’en avaient pas besoin et donc provoquer une instabilité. L’autre raison est que quand je fais un ajustement chiropratique sur un endroit (un gros mot pour dire quand je fais craquer une articulation), c’est pour avoir un effet plus ou moins spécifique au niveau des récepteurs nerveux et du système nerveux. Quand une personne se fait craquer les doigts ou la nuque n’importe comment ou quand des personnes qui ne sont pas formées comme les chiropracteurs (comme il y en a beaucoup maintenant qui manipulent à droite et à gauche sans une formation longue) manipulent les patients sans comprendre l’effet sur le système nerveux; ils pourraient exciter n’importe quoi au niveau du système nerveux…

On m’a dit que la cause des mes maux de têtes est le stress : FAUX

Le cerveau contrôle l'information de la douleur
La migraine est l’incapacité du cerveau à gérer les informations arrivant au cerveau

Nombre de personnes qui me consultent se sont entendus dire : la cause de vos problèmes est le stress ! Que ce soit pour des maux de tête, des douleurs, un acouphène,… 

Or autant il est vrai que les symptômes peuvent se déclarer pendant un moment de stress ou de fatigue, autant ce ne sont pas les causes de ces troubles. Ce sont simplement les facteurs déclencheurs. Comme pourraient l’être l’alcool, la lumière, une odeur,… pour une migraine. La grande majorité des personnes qui me consultent pour les migraines ont des problèmes de blocages et d’irritations nerveuses à la colonne vertébrale, notamment aux cervicales. C’est ce qui provoque des phénomènes de tension musculaires à la tête et des contractions et dilatations des vaisseau à l’origine de ces céphalées ou migraines. C’est donc en prenant en compte ce qui provoque vraiment les symptômes qu’on peut arriver à corriger ces problèmes et non pas simplement en masquant les symptômes ou en éliminant les facteurs déclencheurs de sa vie. Parce que tôt ou tard un autre facteur vient s’y rajouter et là il faudra éviter de sortir le jour car la lumière du jour est trop forte, de sortir la nuit car la lumière des phares des voitures est gênante, de ne pas manger de viande car on a du mal à digérer et ça donne mal à la tête, d’éviter de boire du vin, de passer devant une boulangerie car trop d’odeurs, etc. 

Les anti-douleurs opiacés prolongent la douleur chronique

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Beaucoup de choses ont été dites sur les anti-douleurs opiacés. Nous avons déjà mis en ligne plusieurs articles concernant les dangers d’addiction et de mort suite à l’utilisation de ces anti-douleurs. Rien que l’année dernière plus de 72000 personnes sont mortes aux Etats-Unis d’overdose et qui pour la plupart étaient devenues addicts suite à la prise de médicaments opiacés.

Ce qui est pire est que ces médicaments ne servent peut-être même pas la fonction pour laquelle ils sont utilisés : réduire la douleur !
Une étude parue en 2016 a trouvé que les anti-douleurs opiacés pourraient en fait augmenter et prolonger les douleurs chroniques. Les chercheurs ont conclu que la douleur prolongée est la conséquence inattendue de l’utilisation prolongée des anti-douleurs opiacés.

Au cours de l’étude, les scientifiques ont découvert qu’un traitement à la morphine chez le rat pendant cinq jours entraînait une douleur chronique qui persistait pendant des mois. Le traitement a déclenché la libération de signaux de douleur provenant des cellules immunitaires du rat situées dans la moelle épinière, également appelées cellules gliales. Lorsque le corps ressent de la douleur, les cellules gliales sont placées en état d’alerte alors que le corps se prépare au processus de clarification.

Au cours de l’étude sur les opioïdes, le traitement à la morphine chez le rat a permis à des opioïdes d’envoyer des signaux répétés aux cellules gliales. Cela a augmenté l’activité de ces cellules nerveuses dans la moelle épinière, entraînant une intensification de la douleur chronique qui s’est poursuivie pendant plusieurs mois.

«Nous montrons pour la première fois que même une brève exposition aux opioïdes peut avoir des effets négatifs à long terme sur la douleur. Nous avons constaté que le traitement contribuait au problème. »~ Peter Grace, professeur adjoint de recherche à la CU-Boulder et membre du corps professoral du département de psychologie et neurosciences.

Préférez donc des soins chiropratiques pour les douleurs chroniques !

Références :

Proc Natl Acad Sci U S A. 2016 Jun 14;113(24):E3441-50. Morphine paradoxically prolongs neuropathic pain in rats by amplifying spinal NLRP3 inflammasome activation. Grace PM, Strand KA, Galer EL, Urban DJ, Wang X, Baratta MV, Fabisiak TJ, Anderson ND, Cheng K, Greene LI, Berkelhammer D, Zhang Y, Ellis AL, Yin HH, Campeau S, Rice KC, Roth BL, Maier SF, Watkins LR

Lombalgie et cervicalgie : satisfaction des patients avec la Chiropraxie

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Les soins chiropratiques sont reconnus efficaces pour nombre de problèmes Neuro-musculo-squelettiques tels que des maux de dos, douleurs cervicales, maux de têtes, migraines,… Nous avons présenté une partie de ces études sur la page : Indications thérapeutiques.

Mais qu’en est-il des patients ? Qu’est-ce que les patients pensent des soins chiropratiques ? Comme pour tout, les pays anglo-saxons aiment analyser et quantifier les choses. Il existe donc de nombreuses études sur la satisfaction des patients sur les soins chiropratiques. J’essaie d’en présenter quelques unes ici :

La plus récente est une étude parue en août 2018 évaluant les résultats des soins chiropratiques pour des douleurs cervicales et lombaires et la satisfaction de plus de 2000 patients aux Etats-Unis. Les chercheurs ont trouvé que plus de 90% des patients se déclaraient très satisfaits de leurs soins et qu’ils déclaraient avoir largement diminué la prise de médicaments anti-douleurs pour leurs problèmes. (1)

Dans une autre étude, parue en 2017, des chercheurs ont voulu évaluer les patients avec lombalgie, soignés par des chiropracteurs intégrés dans le milieu hospitalier. Sur un des questionnaires, 93% des patients interrogés ont déclaré une amélioration globale de leurs symptômes. En outre, plus des trois quarts (77%) n’ont pas eu à consulter leur médecin pendant qu’ils suivaient des soins chiropratiques et presque tous (93%) étaient satisfaits des soins reçus. Plus du tiers des patients (39%) ont également signalé une amélioration de leur état de santé général à la fin de la période de soins. (2)

Une autre étude parue en 2016 a passé en revue les études médicales sur l’integration des soins chiropratiques dans le système de santé de l’armée, tant pour les militaires actifs que les vétérans. Leur conclusion est que les docteurs en chiropratique qui sont intégrés dans des établissements de soins de santé militaires gèrent des affections neurologiques, musculo-squelettiques; blessures graves provoquées au combat; cas complexes; et les cas qui incluent des facteurs psychosociaux. Les chiropraticiens gèrent les patients en collaboration avec d’autres professionnels de santé et sont actifs dans le processus de retour des militaires au service actif. Le taux de satisfaction des patients vis-à-vis des services de chiropratique est élevé. Les résultats préliminaires montrent que la gestion chiropratique des affections courantes montre une amélioration significative. Cette étude cite aussi une autre étude à ce sujet publiée en 2006 cette fois concernant les soins chiropratiques au personnel militaire canadien qui a trouvé que 94% des patients et 80% des médecins militaires déclaraient leur satisfaction des soins chiropratiques. (3,4)

Ces études ainsi que d’autres citées plus bas ont au cours des années montré la haute satisfaction (souvent au dessus des 90%) des patients des soins chiropratiques concernant les maux de dos et douleurs cervicales.

Vous pouvez aussi trouver les témoignages de certains de nos patients sur la page « Témoignages ».

Références :

  1. Herman PM, Kommareddi M, Sorbero ME, Rutter CM, Hays RD, Hilton LG, Ryan GW, Coulter ID. Characteristics of Chiropractic Patients Being Treated for Chronic Low Back and Neck Pain. J Manipulative Physiol Ther. 2018 Jul – Aug;41(6):445-455.
  2. Emary PC, Brown AL, Cameron DF, Pessoa AF, Bolton JE. Management of Back Pain-related Disorders in a Community With Limited Access to Health Care Services: A Description of Integration of Chiropractors as Service Providers. J Manipulative Physiol Ther. 2017 Nov – Dec;40(9):635-642.
  3. Green BN, Johnson CD, Daniels CJ, Napuli JG, Gliedt JA, Paris DJ. Integration of Chiropractic Services in Military and Veteran Health Care Facilities: A Systematic Review of the Literature. J Evid Based Complementary Altern Med. 2016 Apr;21(2):115-30.
  4. Boudreau LA, Busse JW, McBride G. Chiropractic services in the Canadian Armed Forces: a pilot project. Mil Med. 2006 Jun;171(6):572-6.
  5. Houweling TA, Braga AV, Hausheer T, Vogelsang M, Peterson C, Humphreys BK. First-contact care with a medical vs chiropractic provider after consultation with a swiss telemedicine provider: comparison of outcomes, patient satisfaction, and health care costs in spinal, hip, and shoulder pain patients. J Manipulative Physiol Ther. 2015 Sep;38(7):477-83.
  6. Leininger BD, Evans R, Bronfort G. Exploring patient satisfaction: a secondary analysis of a randomized clinical trial of spinal manipulation, home exercise, and medication for acute and subacute neck pain. J Manipulative Physiol Ther. 2014 Oct;37(8):593-601.
  7. Haneline MT. Symptomatic outcomes and perceived satisfaction levels of chiropractic patients with a primary diagnosis involving acute neck pain. J Manipulative Physiol Ther. 2006 May;29(4):288-96.
  8. Hertzman-Miller RP, Morgenstern H, Hurwitz EL, Yu F, Adams AH, Harber P, Kominski GF. Comparing the satisfaction of low back pain patients randomized to receive medical or chiropractic care: results from the UCLA low-back pain study. Am J Public Health. 2002 Oct;92(10):1628-33.
  9. Gemmell HA, Hayes BM. Patient satisfaction with chiropractic physicians in an independent physicians’ association. J Manipulative Physiol Ther. 2001 Nov-Dec;24(9):556-9.
  10. Nyiendo J, Haas M, Goldberg B, Sexton G. Pain, disability, and satisfaction outcomes and predictors of outcomes: a practice-based study of chronic low back pain patients attending primary care and chiropractic physicians. J Manipulative Physiol Ther. 2001 Sep;24(7):433-9.

Maux de dos et douleurs cervicales chez les seniors : l’apport de la Chiropraxie

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Les douleurs au dos et aux cervicales sont associées à une invalidité et à une perte d’autonomie chez les personnes âgées.
Or les manipulations vertébrales effectuées par des chiropracteurs sont efficaces pour les douleurs cervicales. Une étude parue en 2012 dans le journal médical Annals of Internal Medicine (1) avait même comparé les manipulations vertébrales aux médicaments et aux exercices à la maison (fournis par des thérapeutes à l’hôpital) pour des douleurs cervicales de 2 à 12 semaines. Cette étude avait démontré que les soins chiropratiques étaient significativement plus efficaces que les médicaments à court et long terme.

Il est admis qu’environ 20% des personnes âgées de 70 ans et plus se plaignent d’au moins une douleur cervicale par mois. Parmi cette population, la douleur cervicale est associé et entraîne d’autres problèmes de santé et un sentiment de santé dégradée. Il est aussi admis que les médicaments antidouleur couramment utilisés soient moins prescrits chez les personnes âgées en raison du risque d’interaction médicamenteuse.

Une étude en 2014 (2) a donc entrepris de déterminer l’efficacité des soins chiropratiques chez les seniors. Dans cette étude aussi, les soins chiropratiques associées aux exercices, étaient plus efficaces que les exercices à la maison et des exercices avec d’autres thérapeutes à l’hôpital.

Une dernière étude vient de paraitre en 2018 (3) qui compare les soins pendant une période plus ou moins longues (12 semaines vs 36 semaines) pour les douleurs et incapacités cervicales mais aussi pour les incapacités et douleurs de dos chez les seniors. Les chercheurs ont trouvé que les deux groupes (avec soins à court et long terme) présentaient une amélioration significative en ce qui concerne leurs incapacités, mais sans une différence majeure entre les deux groupes. Tandis que le groupe avec des soins plus longs présentaient une meilleure amélioration de la douleur cervicale et de l’équilibre après des soins à plus long terme (36 semaines). Aucun effets secondaires graves n’a d’ailleurs été constatés dans cette étude.

Ces études montrent que les soins chiropratiques peuvent être une solution naturelle et efficace pour les douleurs fréquemment rencontrées par les seniors et qui pourraient aider à diminuer le nombre de médicaments pris par ces derniers.

Vous pouvez trouver des témoignages de nos patients sur ce que les soins chiropratiques ont pu leur apporter en cliquant ici.

Références :

1 ) Ann Intern Med. 2012 Jan 3;156(1 Pt 1):1-10. Spinal manipulation, medication, or home exercise with advice for acute and subacute neck pain: a randomized trial. Bronfort G, Evans R, Anderson AV, Svendsen KH, Bracha Y, Grimm RH.

2 ) Spine J. 2014 Sep 1;14(9):1879-89. doi: 10.1016/j.spinee.2013.10.035. Epub 2013 Nov 10. Spinal manipulative therapy and exercise for seniors with chronic neck pain. Maiers M, Bronfort G, Evans R, Hartvigsen J, Svendsen K, Bracha Y, Schulz C, Schulz K, Grimm R.

3 ) Arthritis Care Res (Hoboken). 2018 Oct 24. doi: 10.1002/acr.23798. [Epub ahead of print] Short or long-term treatment of spinal disability in older adults with manipulation and exercise. Maiers M, Hartvigsen J, Evans R, Westrom K, Wang Q, Schulz C, Leininger B, Bronfort G.

 

Céphalée, migraine : 4 points essentiels à savoir

La majorité de mes patients consultent pour des migraines, céphalées et vertiges. Quiconque a eu ne serait-ce qu’une migraine ou un mal de tête fort dans sa vie peut comprendre le désarroi d’une personne qui souffre de ces maux. En plus de la douleur, qui pour certains peut être plus que pénible, on peut être de mauvaise humeur, ne pas avoir envie de parler, d’interagir, de s’occuper des enfants, de regarder un écran,… Pour certains, il faudrait même s’allonger dans le noir, dans le silence…
Pour n’en avoir que très rarement (un mal de tête léger une à trois fois par an), je suis attristé d’entendre que pour certaines personnes, ces douleurs et les symptômes associés sont présents à une fréquence hebdomadaire et parfois même quotidienne.
Je reçois des personnes qui sont fatigués de souffrir, fatigués de prendre des médicaments qui leur provoquent d’autres problèmes ou qui ne sont plus efficaces après un certain temps et qui ont tout essayé pour des résultats médiocres ou temporaires. La liste des spécialistes et d’examens effectués au nombre des années est impressionnante : généralistes, neurologues, ophtalmo., ORL, kiné., ostéo., centres anti-douleurs,… radios., examens de sang, IRM,…
Ce qui nous amène au premier point souvent negligé par beaucoup de spécialistes :

1 : Imagerie de la colonne cervicale

C’est effectivement un des points qui est soit ignoré soit minimisé par les spécialistes. Et pourtant la plupart des personnes souffrant des céphalées (y compris les migraines) souffrent de problèmes cervicaux. Ces problèmes sont des blocages articulaires qui compromettent la biomécanique de la colonne cervicale mais plus important encore le fonctionnement du système nerveux associé. Ces problèmes peuvent être visibles sur les imageries ou pas !

  • Ce qui n’est pas visible : Les blocages ne sont pas visibles sur une imagerie (radiographie, scanner, IRM). Une imagerie est une image fixe à un instant donné. Un blocage articulaire est la perte de mouvement entre deux vertèbres. Vous pouvez avoir des blocages articulaires avec douleurs et irritations nerveuses mais ne pas les voir sur les imageries car elles ne montrent pas le mouvement de l’articulation. Beaucoup de patients racontent avoir eu des images suite à une chute, accident de voiture,… et il leur a été dit : « vous n’avez rien » et pourtant ils souffrent depuis ! 
    « Vous n’avez rien » correspond à une pathologie qui serait visible sur l’imagerie telle qu’une fractures, tumeur, hernie discale (pas visible non plus sur une radiographie mais seulement Scanner ou IRM), etc. Mais pas aux blocages et ce que cela peut provoquer d’un point de vue neurophysiologique.
  • Ce qui est visible mais ignoré : Chez la grande majorité des patients qui me consultent pour des céphalées (y compris migraines), on trouve ceci :

Une hypo lordose ou inversion de la lordose cervicale (de la courbe cervicale). 
La colonne vertébrale est constitué de 3 courbes qui permettent de supporter et mieux répartir le poids du corps. La colonne cervicale a une courbure vers l’arrière qui lui permet de mieux supporter le poids de la tête qui pèse l’équivalent d’une boule de bowling ! C’est comme un ressort qui donne une souplesse à la nuque.
Cette courbe peut être réduite parce que la personne ne l’a pas développé pendant l’enfance (en marchant à quatre pattes et en soulevant la tête) ou inversée en raison d’un choc (coup du lapin) comme un accident de voiture, chute de vélo, sport de contact…

Ce changement de courbure provoque une tension accrue des muscles cervicaux (très présente dans les céphalées de tension), des irritations nerveuses et des changements neurophysiologiques qui modifient le diamètre des artères (présents dans les névralgies et migraines).

2 : L’intégrité du fonctionnement neurophysiologique

Tout le monde (ou presque) est d’accord pour dire qu’un mal de tête se passe dans le cerveau. Oui mais comment ? 
Pour résumer c’est le cerveau qui contrôle tout : les muscles, les artères, les systèmes digestifs, vestibulaires,… C’est le cerveau qui commande aux muscles de se contracter ou de se relâcher, c’est le cerveau qui commande aux artères de se contracter ou de se dilater. C’est ces phénomènes qui sont à l’origine des maux de tête (céphalées de tension, migraines,…).
Mais le cerveau reçoit aussi des informations importantes de ces mêmes organes et systèmes pour être fonctionnel. Et c’est là que les blocages articulaires, les chocs, les traumatismes, etc., même s’ils datent, perturbent les informations venant des articulations, de l’oreille interne, du système visuels, etc.

Le système nerveux en entier joue un rôle dans le fonctionnement des système musculaire et artérielle

Pour pouvoir résoudre ces problèmes, il faudrait pouvoir faire des tests pour déterminer de façon spécifique les systèmes qui sont défaillants et mettre en place une rééducation qui peut comprendre l’intégration proprioceptive, vestibulaire, oculaire, cérébelleux, etc. 

3 : Axe Système digestif / Cerveau

Vous ne mangez pas le matin, mais vous avez besoin de prendre des cafés entre les repas ? Vous ne pouvez pas vous passer du goûter de l’après-midi ? Vous vous réveillez plusieurs fois la nuit ? Vous avez des reflux gastriques ?

Vous pensez que tout cela n’a rien à voir avec vos maux de tête ? Très probablement que si !

Depuis quelques années beaucoup d’études parlent de l’axe système digestif /cerveau. C’est une autoroute à deux sens. Si le cerveau est moins fonctionnel, le système digestif est perturbé : l’estomac ne secrète pas assez d’acidité pour digérer ce que l’on mange et donc un repas lourd peut être source de maux de tête, les parois deviennent poreuses et des molécules qui ne devaient pas passer des barrières, peuvent alors passer et provoquer de l’inflammation. Dans l’autre sens, si le microbiote intestinal (l’ensemble des bactéries) est perturbé par la prise de certains médicaments, vous avez plus de probabilité de développer des migraines et maux de tête. 

C’est donc un dernier point à examiner et corriger, en même temps que le reste : l’alimentation et l’intégrité du système digestif et l’axe cerveau/système digestif. 

4 : Mais ce n’est pas…

Beaucoup de personnes pensent, parce qu’on leur a répété au cours des années, que leurs maux de tête apparaissent à cause du stress, à cause d’une odeur particulière, à cause de la lumière, à cause de repas trop gras, de l’alcool, du chocolat,… Et donc il faut déstresser, éviter de manger ceci ou cela, de boire ceci ou cela, de faire telle ou telle activité…

Or dans la majorité des cas, ce n’est pas ça du tout !

Si c’était le stress, toutes les personnes dans des situations de stress encore plus grandes devraient avoir mal à la tête. Tous ceux qui mangent un peu gras (le bon gras), boivent de l’alcool (en modération), sentent la même odeur, etc. devraient avoir mal à la tête. Or ce n’est pas le cas. 

Comme nous l’avons dit précédemment, c’est le fait que le système nerveux d’une personne ne puisse pas gérer cette information supplémentaire que celle ci est considérée comme un agression par le cerveau et le corps réagit de cette manière en contractant les muscles, les artères et en produisant la douleur. 

Certes, mal manger, boire de l’alcool immodérément et être sous stress en permanence sont des facteurs qui influent négativement sur le fonctionnement du cerveau. Mais si le système est performant, on est plus résistant par rapport à ces agressions. Mais si le système est déjà affaibli, le moindre stress (physique, chimique ou émotionnel) peut déclencher le mal de tête. Il faudrait donc corriger ce qui affaiblit le système nerveux et perturbe le fonctionnement normal du corps que d’éviter telle ou telle chose ou prendre les médicaments de plus en plus forts qui peuvent avoir des effets secondaires à long terme.

Notre approche en neurologie chiropratique

Test oculomoteur optocinétique pour vertige / migraine

Pourquoi ce que nous faisons marche ? Parce que nous regardons la globalité des systèmes qui pourraient être défaillants dans le déclenchement des céphalées et migraines. L’examen initial et les éventuels examens complémentaires permettent d’avoir une idée précise de ce qui ne fonctionne pas et ce qui devrait être corrigés et rééduqué. Et c’est une combinaison des soins chiropratiques (que de nombreuse études ont montré être efficaces pour des céphalées de tension et des migraines) et de conseils en nutrition et de réhabilitation vestibulaires, oculomoteurs,… qui permettent à la grande majorité de nos patients de ne plus souffrir ou de diminuer fortement les fréquences et les intensités de leurs maux de tête.

Vous pouvez retrouver les témoignages de nos patients en cliquant ici.

Vous pouvez trouver quelques unes des études montrant l’efficacité des soins chiropratiques pour les maux de tête en cliquant ici. 

Mais si, les courbes dans la colonne sont importantes !

Souvent négligées

« Rien de particulier dans vos radiographies de la colonne. » Cette phrase, je l’ai entendu tellement de fois au cours des années. Et pourtant… quand on regarde la radiographie de la colonne; que ce soit au niveau cervicale, dorsale ou lombaire, on remarque tout de suite que quelque chose ne va pas ! La courbe est modifiée et pourtant, la même phrase : « Rien de particulier et ça n’a rien à voir avec vos symptômes… » Effectivement pour beaucoup de professionnels de santé, ce « détail » est souvent négligé. En absence (ou même en présence) d’autres pathologies, la courbure de la colonne et ses modifications ne sont parfois même pas mentionnée. Et pourtant cette courbure a une incidence sur l’état de santé du patient. Les anglo-saxons l’appellent même parfois « The Arch of Life »… Nous avons déjà mentionné les études qui ont montré que la position de la tête penchée an avant (visible par une diminution de la lordose cervicale sur la radio) pouvait avoir des conséquences néfastes telles qu’usure prématurée (arthrose), douleurs cervicales, douleurs dorsales, maux de tête, capacités respiratoires diminuées, etc. D’autres études viennent de confirmer que dans le cas des lombaires, les modifications de la courbe (lordose) lombaire pouvaient aussi avoir des conséquences néfastes. Dans une des études parue en Mars 2018, des chercheurs japonais ont analysé la relation entre la courbure et la mobilité lombaire et l’arthrose de la hanche. Ils ont trouvé qu’il existe bien une relation entre une accentuation de la courbure lombaire, une mobilité lombaire réduite et la progression de l’arthrose de la hanche. Ce qui va dans le même sens que les études dont nous avons parlé plus haut à propose des changements de la courbe cervicale et l’usure prématurée de la colonne cervicale. Dans une autre étude parue en Mai 2018, des chercheurs iraniens ont analysé la relation entre la lordose (la courbe) lombaire, l’angle lombo-sacré (l’angle entre lombaires et sacrum) et des maux de dos chroniques. Ils ont trouvé qu’il existe une forte relation entre d’une part, l’angle combo-sacré et le mal de dos chronique chez les deux sexes et d’autre part, le lordose lombaire et le mal de dos chronique chez les hommes. La courbe de la colonne joue donc un rôle dans les douleurs de dos. Une autre étude en 2010 avait déjà montré que les personnes souffrant de hernie discale lombaire avait une courbure lombaire anormale !
Les nerfs éparpillés dans tout le corps prennent leur origine dans la colonne vertébrale
Tout ceci explique ce que les chiropracteurs, spécialistes de la colonne vertébrale et du système nerveux associé, ont toujours dit : la courbure anormale de la colonne est un facteur essentiel dans l’apparition de la douleur et ceci en raison des pressions anormales exercées sur la colonne et les blocages et les irritations que cela engendre au niveau des nerfs voisinants.

Si vous courez, hésitez pas à lire notre article sur un des facteurs de chocs sur la colonne pendant la course

Références :
  • Osteoarthritis Cartilage. 2018 Mar;26(3):397-404. Sagittal alignment and mobility of the thoracolumbar spine are associated with radiographic progression of secondary hip osteoarthritis. Tateuchi H, Akiyama H, Goto K, So K, Kuroda Y, Ichihashi N.
  • Zahra Janamiri, Yousef Moghimi Boldaji, Fardis Mosayebian. Evaluation of Lumbosacral Angle as New Parameters in Patients Suffering from Chronic Low Back Pain. American Journal of Medical Case Reports. Vol. 6, No. 4, 2018, pp 65-67.
  • The Correlations between Lumbar Lordosis, L4-5 Disc Angle, L4-5 Disc Height, and the Lumbosacral Angle in L4-5 HNP Patients. Journal of Physical Therapy Science 22(4):391-394 · November 2010
  • Spine (Phila Pa 1976). 2008 Nov 1;33(23):E870-6. Kinematic analysis of the relationship between sagittal alignment and disc degeneration in the cervical spine. Miyazaki M1, Hymanson HJ, Morishita Y, He W, Zhang H, Wu G, Kong MH, Tsumura H, Wang JC.