Le yoga pourrait provoquer des troubles musculosquelettiques

Le yoga pourrait provoquer et parfois aggraver des troubles musculosquelettiques

La pratique du Yoga serait plus sure après après consultation avec un chiropracteur

Le yoga est souvent salué comme une pratique efficace pour le soulagement de la douleur. Mais il arrive que je vois des patients souffrant de blocages et de troubles musculaires suite à une séance de yoga. Il m’arrive de rappeler que le yoga, tout en étant très bénéfique, devrait être considéré comme un sport et donc pratiqué en faisant attention à certaines postures et à ses propres capacités.

Une nouvelle étude vient de paraître qui confirme que le yoga peut aussi provoquer de la douleur, et les blessures liées au yoga sont beaucoup plus fréquentes qu’on ne le pense.

La recherche suggère que chaque année, plus de 10% des personnes qui pratiquent le yoga à titre récréatif ressentent des douleurs musculo-squelettiques, en particulier dans les membres supérieurs. Qui plus est, l’étude a révélé que le yoga aggrave en fait plus d’un cinquième des blessures existantes.

L’auteur principal de l’étude, le professeur Evangelos Pappas, de la Faculté des sciences de la santé de l’Université de Sydney en Australie, et ses collègues ont récemment rapporté leurs résultats dans le Journal of Bodywork and Movement Therapies.

Le yoga est l’une des pratiques de l’esprit et du corps les plus courantes aux États-Unis, et sa popularité augmente. Selon un sondage réalisé par Yoga Alliance l’année dernière, environ 37 millions d’adultes américains pratiquent le yoga, une augmentation significative de 20 millions en 2012.

Mis à part ses effets de soulagement du stress, une raison pour laquelle les gens sont attirés par le yoga est sa capacité à soulager la douleur. Une étude récente publiée par Medical News Today a révélé que pour le mal de dos, le yoga est tout aussi bénéfique que la kinésithérapie.

Cependant, la nouvelle étude du Professeur Pappas et de son équipe suggère que la prudence devrait être appliquée lors de la pratique du yoga, car cela pourrait faire plus de mal que de bien.

Pour leur étude, les chercheurs ont analysé les données de 354 adultes qui pratiquaient le yoga récréatif. Les participants ont rempli deux questionnaires électroniques à un an d’intervalle, qui ont permis de recueillir de l’information sur toute douleur musculo-squelettique qu’ils pourraient avoir, la présence de douleur dans le corps et la gravité de la douleur.

Les données ont révélé que 10,7% des participants ont souffert de douleurs musculo-squelettiques à la suite du yoga.

“En termes de gravité, plus d’un tiers des cas de douleur causée par le yoga étaient suffisamment graves pour empêcher la participation au yoga et ont duré plus de trois mois”, note le professeur Pappas.

La douleur dans les membres supérieurs – y compris l’épaule, le coude, le poignet et la main – était le type de douleur la plus commune provoquée par le yoga qui sont peut être dues aux postures qui pèsent sur les membres supérieurs.

Pour les sujets ayant des blessures musculo-squelettiques préexistantes, environ 21 pour cent de ces blessures ont été exacerbées par la participation au yoga, rapporte l’équipe. La douleur pré-existante des membres supérieurs était la plus affectée par le yoga.

Cependant, l’étude a également apporté quelques nouvelles positives; Environ 74% des participants ont rapporté que leur douleur musculo-squelettique préexistante s’était améliorée à la suite du yoga.

Pourtant, les chercheurs croient que leurs résultats soulignent le besoin de prudence quand il s’agit de pratiquer le yoga, en particulier pour les personnes qui ont déjà des douleurs musculo-squelettiques.

“Notre étude a révélé que l’incidence de la douleur causée par le yoga est supérieure à 10% par an”, explique le professeur Pappas, “ce qui est comparable au taux de blessures de toutes les blessures sportives combinées parmi la population physiquement active.”

Les chercheurs disent que leurs résultats peuvent aider les professionnels de la santé et les patients à comparer les risques du yoga avec d’autres types d’activité physique, ce qui leur permet de prendre des décisions éclairées quant à la forme d’exercice qui serait la meilleure.

“Nous recommandons que les professeurs de yoga discutent aussi avec leurs étudiants des risques de blessures s’ils ne sont pas pratiqués consciencieusement, et du potentiel du yoga pour aggraver certaines blessures”, ajoute le professeur Pappas.

«Les participants au yoga sont encouragés à discuter des risques de blessures et de toute douleur préexistante, en particulier dans les membres supérieurs, avec les professeurs de yoga et les professionnels de santé pour explorer les modifications de posture qui peuvent entraîner une pratique plus sécuritaire”.

NDLR : Il est donc important de discuter avec un spécialiste de la colonne vertébrale, tel qu’un chiropracteur, de ce que vous pouvez faire ou pas et à quel moment de vos soins pour ne pas aggraver des problèmes.

Références : Musculoskeletal pain associated with recreational yoga participation: A prospective cohort study with 1-year follow-up
MarcCampoPT, PhD (Professor), Mariya P.ShiykoPhD (Assistant Professor), Mary BethKean DPT, LynneRoberts DPT, ATC, EvangelosPappas PT, PhD, OCS (Associate Professor). Journal of Bodywork and Movement Therapies
Volume 22, Issue 2, April 2018, Pages 418-423

Mal de dos chronique : encore une étude qui valide les soins chiropratiques

Mal de dos chronique : La Chiropraxie efficace !

chiropraxie recommandée pour la lombalgie
La chiropraxie pour la lombalgie chronique

La prévalence de la lombalgie au cours de la vie aux États-Unis peut atteindre 84%. Il est estimé que 11 à 12% de la population est en invalidité en raison de maux de dos chroniques. La gravité ou la durée varient d’un individu à l’autre et la transition de la lombalgie aiguë à la lombalgie chronique est difficile à déterminer.

Les approches de gestion de la douleur varient considérablement. De nombreux médecins utilisent des anti-inflammatoires non stéroïdiens, des opioïdes et des médicaments neurotropes, ou des injections de stéroïdes (infiltration) et la chirurgie comme outils principaux. En raison des risques potentiels ou apparents associés à ces outils, les approches non pharmacologiques, considérées comme impliquant des événements indésirables minimes, sont devenues populaires. Au cours des dernières années, plusieurs études ont exploré les preuves pour le traitement de la lombalgie chronique; les options comprennent la thérapie de manipulation vertébrale, la thérapie comportementale, la thérapie par l’exercice, la stimulation nerveuse électrique transcutanée, les courants interférentiels, la thérapie au laser à basse altitude et le yoga. Les modalités manuelles telles que la kinésithérapie, le massage, la chiropraxie, l’ergothérapie et l’ostéopathie, y compris la manipulation et la mobilisation vertébrales, sont souvent utilisées; seules ou ensembles; pour traiter la lombalgie chronique.

L’objectif de cette étude était de mieux comprendre l’efficacité de la mobilisation et de la manipulation de la lombalgie chronique non spécifique comparée et rapportée dans les essais contrôlés randomisés (ECR) depuis 2000.

La conclusion des chercheurs est qu’il existe des preuves de qualité modérée que la manipulation et la mobilisation sont susceptibles de réduire la douleur et d’améliorer la capacité des patients souffrant de lombalgie chronique; la manipulation semble produire un effet plus important que la mobilisation. Les deux thérapies semblent sans danger. Les programmes multimodaux peuvent être une option prometteuse.

Références : Spine J. 2018 May;18(5):866-879. Manipulation and mobilization for treating chronic low back pain: a systematic review and meta-analysis. Coulter ID, Crawford C, Hurwitz EL, Vernon H, Khorsan R, Suttorp Booth M, Herman PM.

Lutte contre le mal de dos et le fléau des opioïdes : Un autre état américain choisit la Chiropraxie

Le responsable de la lutte contre les addictions de l’état de New Hampshire veut plus de soins chiropratiques pour les patients

chiropraxie et TMS
Les chiropracteurs en première ligne contre les troubles musculo-squelettiques

Le conseiller du gouverneur Chris Sununu sur la toxicomanie et la santé comportementale, David Mara, a rendu visite aux médecins et aux chiropracteurs dans une usine de Dartmouth-Hitchcock au Liban (état de New Hampshire) mardi.

Ils se sont rencontrés pour discuter des soins chiropratiques comme une alternative aux opioïdes pour la gestion du mal de dos, une pathologie  répandue.

Une étude récente a révélé que les patients du New Hampshire traités par des chiropracteurs pour des maux de dos non liés au cancer étaient significativement moins susceptibles de recevoir une ordonnance pour un médicament à base d’opioïde.

Sur la base de ces résultats, Mara a dit qu’il encouragerait le gouverneur à élargir l’accès aux soins chiropratiques à travers l’état. “Si c’est quelque chose qui est basé sur la science et les données sont là, je suis sûr qu’il prendrait les mesures nécessaires pour le soutenir”, at-il dit.

Il faut noter que le New Hampshire a le deuxième taux le plus élevé de décès par surdose de drogue aux États-Unis.

NDLR : L’étude citée est parue dans le numéro de Juin 2018 de Journal of Alternative and Complementary Medicine. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’association entre l’utilisation des soins chiropratiques et l’utilisation de médicaments opioïdes sur ordonnance. Les auteurs (chiropracteurs et médecins) ont mesuré la probabilité d’avoir une d’opioïdes chez les patients ayant reçus des soins chiropratiques et ceux n’ayant pas reçu des soins chiropratiques.
La probabilité de recevoir une ordonnance pour un analgésique opioïde était de 55% plus faible chez ceux qui avaient reçu des soins chiropratiques par rapport à ceux qui n’avaient pas reçu des soins chiropratiques.
La conclusion des chercheurs était que chez les adultes du New Hampshire ayant des visites au cabinet pour lombalgie non cancéreuse, la probabilité d’avoir une ordonnance pour un analgésique opioïde était significativement plus faible pour ceux qui recevaient des soins chiropratiques par rapport aux autres.

Traduit de : http://nhpr.org/post/nh-drug-czar-eyes-expansion-chiropractic-care-cut-down-opioid-prescriptions#stream/0

Etude citée :  J Altern Complement Med. 2018 Jun;24(6):552-556. doi: 10.1089/acm.2017.0131. Epub 2018 Feb 22.
Association Between Utilization of Chiropractic Services for Treatment of Low-Back Pain and Use of Prescription Opioids. Whedon JM, Toler AWJ, Goehl JM, Kazal LA.

3 choses que vous pourriez peut-être apprendre à votre praticien sur la douleur !

Encore beaucoup de professionnels de santé ne comprennent malheureusement pas le rôle du système nerveux et surtout du cerveau dans

La douleur est dans la tête
Le cystème nerveux contrôle la douleur

la perception et le contrôle de la douleur; que ce soit en prescrivant des anti-douleurs, des myo-relaxants ou des massages pour des contractions musculaires ou des anti-dépresseurs pour des maux de tête, etc. Mais à un moment donné, il faut accepter l’évidence connue depuis des dizaines d’années : la douleur est dans la tête !

1. La douleur est dans la tête !

Je ne parle pas psychologiquement ! Je parle fonctionnellement, physiologiquement ! C’est le cerveau qui perçoit une information comme douloureuse ou non-douloureuse. Et selon l’état du cerveau, nous pouvons être plus ou moins sensibles ou résistants à ce qui va être considérée comme une “agression”. 

Vous connaissez probablement quelqu’un qui est capable de supporter une brûlure ou un clou dans la main en se serrant les dents et d’autres personnes qui hurlent de douleur simplement parce que vous les avez effleuré avec votre ongle ou serré la main un peu fort… Ils ne font pas semblants, ils ont vraiment mal !

Si le cerveau est en forme, il arrive à mieux contrôler les sensations qui viennent du corps et inhibe (ou réduit) normalement l’information de la douleur. Mais si le cerveau est devenue faible, fatigué; ses cellules s’emballent plus facilement et donc la sensation de la douleur est accentuée. Si votre praticien ne comprend pas cela, il risque de vous dire : “vous n’avez rien, c’est dans la tête” ou “c’est le stress, prenez des anti-dépresseurs !”.

Le cerveau contrôle l'information de la douleur
La migraine est l’incapacité du cerveau à gérer les informations arrivant au cerveau

En effet, je vois souvent des personnes qui souffrent de maux de tête, migraines, douleurs de dos,… sur qui on a effectué des radiographies, IRMs, et plein d’autres tests et qu’en absence d’une pathologie visible, se sont vus prescrire des anti-dépresseurs pour ne plus sentir la douleur ! Et pourtant ce n’est pas un problème de dépression qui provoque ces douleurs mais des cellules nerveuses devenues trop sensibles. C’est physiologique et non pas psychologique ! Mais il est évident que les cellules nerveuses étant devenues hypersensibles, nous devenons aussi trop sensibles mentalement, parce que les parties du cerveau en charge des émotions sont aussi devenues à fleur de peau, d’où la déprime qui peut accompagner la douleur. Mais comme le disent beaucoup de patients : “Je n’ai pas des maux de têtes parce que j’étais déprimé avant, mais maintenant je suis déprimé parce que je souffre depuis si longtemps et je ne trouve pas la solution !”

2. La douleur est une bonne chose !

La douleur est l’alarme de votre corps. C’est la lumière dans votre voiture qui vous prévient d’un problème au moteur, d’une fuite d’huile par exemple. Dans votre corps, la douleur vous prévient qu’il y a quelque chose qui ne va pas et que si cela continue, cela pose un problème réel pour votre corps. 

Quand on achète une voiture, on apprend que par exemple s’il y a une fuite d’huile dans le moteur, on ne remet pas simplement de l’huile pour compenser pour la fuite. Il faudrait réparer la fuite. En rajoutant simplement de l’huile pour compenser, un jour on risque que le moteur brûle parce qu’on n’a pas réparé la fuite à temps et cela coutera beaucoup plus cher et ce sera beaucoup plus compliqué à réparer. 

La douleur est l'alarme du corps
La douleur est le système d’alarme du corps

Et pour son corps ? Est-ce que l’on fait attention au signal d’alarme qu’est la douleur ? Si le corps vous prévient qu’il y a un problème : un mal de tête ou une douleur de dos, quelle est la solution souvent utilisée ? Un anti-douleur, un myo-relaxant,… Quelque chose pour ne plus sentir la douleur, pour calmer les muscles contractés en ignorant le signal d’alarme. Je vois toutes les semaines des personnes qui consultent en disant qu’ils n’en peuvent plus des douleurs chroniques dont il souffrent tous les jours et ils rajoutent : “avant c’était de temps en temps et beaucoup moins fort et j’ai pensé que ça allait partir” ou “j’ai pris des médicaments et ça allait mieux mais ça revient. Maintenant c’est tout le temps et c’est invivable !”

Si le problème n’est pas résolu; il revient un jour ou l’autre et probablement plus fort !

3. L’objectif ne devrait pas être d’éliminer la douleur mais la cause de la douleur !

Rappelez-vous : Douleur ou symptôme = signal d’alarme ! On n’éteint pas l’alarme d’incendie sans avoir éteint l’incendie qui a provoqué le signal !

Etape 1 : Enlever la source du problème dans le corps

Il faudrait donc tout d’abord enlever ou réduire ce qui provoque le signal d’alarme. Dans la plupart des troubles neuro-musculosquelettiques tels que les maux de dos, douleurs cervicales, maux de tête, migraines, nevralgies,… ce sont des blocages articulaires qui provoquent des irritations des nerfs et donc la douleur ou la contraction musculaire. Il est donc logique de commencer par là et d’enlever ces blocages et ces irritations. Avec 6 années d’études à temps complet, les chiropracteurs sont les spécialistes de la colonne vertébrale pour ces problèmes. Les nombreux témoignages de nos patients le montre et de plus en plus d’études médicales le prouvent ! Sur notre site, vous pouvez en trouver certaines sur les maux de tête / migraines, maux de dos / hernie discale ou autres…

Etape 2 : Rééquilibrer le système nerveux

Pour que l’information de la douleur soit mieux contrôlée et que le système nerveux puisse normaliser les informations qui sont considérées comme douloureuses, il faudrait rééquilibrer le système en stabilisant le système proprioceptif, oculaire, vestibulaire… 

“Le système vestibulaire pour mes migraines ?”

Pour résumer, les différentes informations sensorielles qui entrent dans le cerveau, activent différentes cellules et zones du cerveau qui sont interconnectées. L’intégration des informations venant des systèmes cérébelleux, vestibulaires, oculaires et proprioceptifs… interagit avec les systèmes qui sont en charge des muscles, des artères, du contrôle de la douleur,… Si vous voulez, c’est un peu l’effet des vases communicantes : en remplissant une vase on peut faire déborder une autre vase et en ouvrant une vanne dans une vase on peut vider une autre vase pour ne pas qu’elle déborde. 

C’est pour ça que chez des personnes migraineuses, une lumière, un bruit, une odeur peut déclencher la migraine; ou chez une personne avec des acouphènes ou douleurs de dos, le stress peut déclencher les symptômes. Mais le problème n’est ni l’odeur, ni la lumière, ni le stress. C’est est-ce qu’on a un système qui est stable pour supporter l’odeur, la lumière, le stress,… ? 

Il est donc essentiel de travailler pour rééquilibrer, stabiliser et renforcer le système nerveux, pour qu’il puisse être résistant à long terme et qu’on n’ait pas de douleur au moindre petit problème. 

Mal de dos : exercice aussi efficace que les anti-inflammatoires

Mal de dos : exercice aussi bien que les anti-inflammatoires, sans les effets secondaires !

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Faire des mouvements pour le mal de dos plutôt que de prendre des anti-inflammatoires

La lombalgie chronique non spécifique est devenue un problème majeur de santé publique dans le monde entier1). La prévalence de la lombalgie au cours de la vie atteindrait 84% et la prévalence de la lombalgie chronique serait d’environ 23%, avec environ 11% à 12% de la population étant handicapée par ces troubles. La lombalgie chronique non spécifique se manifeste sous forme de tension, de douleur et / ou de raideur dans la région du bas du dos, sans être possible d’identifier une cause spécifique de la douleur. Plusieurs structures dans le dos, y compris les articulations, les disques et les tissus conjonctifs, peuvent contribuer à la création des symptômes.

En règle générale, le traitement des patients atteints de lombalgie chronique non spécifique est conservateur, en utilisant des médicaments et / ou de l’exercice. La pharmacothérapie peut être associée à des effets secondaires. Il a été démontré que les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ont une efficacité thérapeutique pour la lombalgie chronique non spécifique. Il a été rapporté, cependant, que 3 à 23% des patients utilisant des AINS devaient les arrêter en raison d’effets secondaires. De plus, il faudrait tenir compte des quantités de médicaments concomitants administrées aux personnes âgées en ce qui concerne le risque de chute et qui devraient faire l’objet d’un suivi particulier.
Un autre traitement -exercice- a une efficacité bien établie chez les patients avec lombalgie chronique non spécifique et est populaire. De nombreuses études ont démontré que l’exercice thérapeutique peut améliorer la flexibilité du tronc, la force, l’endurance, la capacité aérobique et la stabilisation. L’exercice promet d’améliorer la fonction et les activités de la vie quotidienne. Cependant, il y a des arguments, à la fois pour et contre le soulagement de la douleur de cette manière.

Il y a eu peu d’études sur les comparaisons entre les AINS et la thérapie par l’exercice, notamment en ce qui concerne le degré de douleur, l’incapacité et la qualité de vie associée à la lombalgie ou à la santé. Le but de cette étude était d’analyser l’efficacité thérapeutique du traitement par AINS par rapport à celle de l’exercice chez les patients avec lombalgie chronique non spécifique.

En conclusion, le soulagement de la douleur a été obtenu après 3 mois de pharmacothérapie ou d’exercice. La qualité de vie s’est améliorée seulement dans le groupe d’exercice. Les résultats de rétablissement pour les deux groupes n’étaient pas significativement différents. L’efficacité de l’exercice pour une lombalgie strictement définie, était presque équivalente à celle de la pharmacothérapie et fournissait une meilleure qualité de vie.

Références : Fukushima J Med Sci. 2017; 63(1): 8–15. Therapeutic efficacy of nonsteroidal anti-inflammatory drug therapy versus exercise therapy in patients with chronic nonspecific low back pain: a prospective study, Naoto Takahashi, Jun-ichi Omata, Masumi Iwabuchi, Hironari Fukuda, Osamu Shirado

Migraines : Pourquoi on ne me l’a pas dit ?

Les migraines souvent liées aux problèmes cervicaux

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Les migraines touchent plus les femmes que les hommes en général

C’est ce que j’entends régulièrement au cabinet : pourquoi on ne me l’a pas dit ? Des patients qui après des années de galères et de souffrances avec des maux de tête, qui trouvent finalement une solution avec nos soins et demandent pourquoi tous les spécialistes qu’ils ont consultés jusque là ne leur ont pas dit que leur problèmes pouvaient venir de leurs cervicales et qu’ils auraient pu consulter un chiropracteur !

En effet pourquoi ? Je connais beaucoup de médecins parmi mes amis et famille et je crois pouvoir dire pourquoi : parce qu’ils ne connaissent pas la relation entre ce qui se passe au niveau de la colonne et les maux de tête et migraines. Parce qu’ils ne connaissent pas les études qui ont montré l’efficacité des soins chiropratiques pour les migraines et les céphalées de tension.

Nous avons déjà une page consacrée aux études qui montrent l’efficacité des soins chiropratiques pour les maux de tête et migraines (cliquez ici). Vous pouvez aussi retrouver quelques uns des témoignages de nos patients dont la majorité viennent nous consulter pour les maux de tête (cliquez ici).

Mais le post d’aujourd’hui est pour faire part de quelques nouvelles études qui démontrent encore une fois qu’il existe une association entre des troubles structurels au niveau des cervicales et des céphalées et migraines.

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Les mauvaises positions au travail et à la maison sont associées aux problèmes cervicaux et migraines

Dans une étude parue en juin 2017, les chercheurs voulaient étudier les troubles musculo-squelettiques au niveau cervical chez les femmes avec des migraines épisodiques, migraines chroniques et celles sans migraine. Ils ont trouvé que les femmes souffrant de migraines présentent des altérations musculo-squelettiques de la colonne cervicale supérieure, exprimées par une rotation cervicale restreinte, une diminution de la rotation cervicale supérieure et la présence d’articulations cervicales supérieures symptomatiques (douloureux).

93% des personnes souffrant de migraines ont au moins 3 dysfonctionnements au niveau cervical !

Dans une autre étude parue en 2018, les chercheurs voulaient évaluer la prévalence et la structure des dysfonctionnements musculo-squelettiques chez les patients migraineux en utilisant une approche méthodologique rigoureuse. Un ensemble normalisé de six tests d’examen physique a montré une prévalence élevée de dysfonctionnements musculo-squelettiques chez les patients migraineux. Quatre-vingt-treize pour cent des patients évalués présentaient au moins trois dysfonctionnements musculo-squelettiques au niveau cervical. Ces dysfonctionnements confirment une interaction réciproque entre le trijumeau (le nerf souvent mis en cause dans les migraines) et les cervicales qui expliquerait la symptomatologie de la migraine.

On peut encore citer cette étude parue en 2009 qui montrait une diminution des amplitudes de mouvement (en particulier en extension) chez des personnes souffrant de migraines épisodiques et chroniques. Ou cette autre étude parue en 2014 qui montrait aussi qu’une diminution de la mobilité articulaire était associée aux migraines. Ou encore cette étude parue en 2016 qui montre que les patients avec des migraines chroniques avaient une activité exagérée des muscles extenseurs de la nuque.

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Les migraines et les problèmes cervicaux sont liés

A l’étude de ces articles et de nombreuses autres articles il est légitime de penser que les problèmes cervicaux et les migraines sont liés. D’ailleurs la plupart des patients qui viennent nous consulter pour des céphalées de tension ou des migraines ont des problèmes de blocage au niveau des cervicales. Parfois même des radiographies de la colonne cervicale qui montre une perte de la courbe cervicale mais à qui on a dit : “Ce n’est pas un problème, ça n’a rien à voir avec vos maux de tête” !
On voit bien que si, et qu’il serait donc judicieux de consulter un chiropracteur si on souffre de migraines chroniques, pour examiner la colonne vertébrale et de corriger les blocages et les tensions musculaires présents. D’autant plus que, comme je l’ai précisé auparavant, des études ont déjà montré l’efficacité des soins chiropratiques pour différents type de maux de tête : céphalées de tension, migraines, etc.

Dans notre cabinet, non seulement nous procédons à une analyse complet de la colonne, mais nous prenons aussi en compte les problèmes physiologiques au niveau vestibulaires et oculaires qui peuvent être un facteur déterminant dans l’apparition et donc la résolution des migraines.
Une migraine n’est pas un problème simple et il faudrait de toute façon consulter votre médecin pour s’assurer que cela ne cache pas de problèmes plus graves. Mais en absence de pathologie et pour éviter de prendre des médicaments qui ne font que masquer les problèmes et vous obligent à en prendre des plus en plus forts et avec des effets secondaires plus importants, essayez des soins qui ont montré leur efficacité pour la majorité des patients qui consultent !

Références :

* Eur J Phys Rehabil Med. 2017 Jun;53(3):342-350. Musculoskeletal disorders of the upper cervical spine in women with episodic or chronic migraine. Ferracini GN, Florencio LL, Dach F, Bevilaqua Grossi D, Palacios-Ceña M, Ordás-Bandera C, Chaves TC, Speciali JG, Fernández-de-Las-Peñas C.

* Cephalalgia. 2018 Apr;38(5):865-875. Musculoskeletal dysfunction in migraine patients. Luedtke K, Starke W, May A.

* Headache. 2009 May;49(5):726-31. Cervical mobility in women with migraine. Bevilaqua-Grossi D1, Pegoretti KS, Goncalves MC, Speciali JG, Bordini CA, Bigal ME.

* J Bodyw Mov Ther. 2014 Oct;18(4):569-75. Upper cervical mobility, posture and myofascial trigger points in subjects with episodic migraine: Case-control study. Tali D, Menahem I, Vered E, Kalichman L.

* J Electromyogr Kinesiol. 2016 Oct;30:66-72. Patients with chronic, but not episodic, migraine display altered activity of their neck extensor muscles. Florencio LL, Oliveira AS, Lemos TW, Carvalho GF, Dach F, Bigal ME, Falla D, Fernández-de-Las-Peñas C, Bevilaqua-Grossi D

Douleurs cervicales : et si c’était la faute de vos lunettes

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Corrigez votre posture au travail et à la maison pour éviter les douleurs cervicales

Vous le savez, votre posture au travail et à la maison a une influence sur les contractions des muscles de votre dos et de la nuque. Que vous soyez assis trop bas, trop haut; que vous regardiez tout le temps votre smartphone ou que vous soyez assis sur le canapé et en travaillant sur un ordinateur portable… vous pourriez souffrir des douleurs cervicales et du dos (qu’on appelle aujourd’hui text-neck).

Or une étude qui vient de paraître explique que le choix des verres de vos lunettes – unifocaux ou multifocaux – pourrait avoir une influence sur vos douleurs cervicales. Les chercheurs ont trouvé que les personnes qui portaient des lunettes avec des verres multifocaux avaient une meilleure extension de la courbe cervicale que ceux qui portaient des lunettes avec des verres unifocaux.

C’est donc un point à considérer quand vous choisissez vos lunettes pour pouvoir lire ou regarder un écran avec une courbure normale de la nuque et éviter les douleurs cervicales. Votre chiropracteur pourra vous aider à mieux organiser votre ergonomie au travail et vous donner des conseils pour une meilleure posture à la maison.

Références :

Int J Occup Saf Ergon. 2018 Apr 4:1-14. Effect of Unifocal versus Multifocal Lenses on Cervical Spine Posture in Patients with Presbyopia. Abbas RL, Houri MT, Rayyan MM, Hamada HA, Saab IM.

Chiropraxie : nouvel espoir pour les vétérans américains souffrant de troubles musculo-squelettiques

Le Congrès américain adopte une loi visant à élargir l’accès des vétérans aux services chiropratiques non médicamenteux

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Les chiropracteurs en première ligne contre les troubles musculo-squelettiques

Le Congrès américain a adopté une loi visant à élargir l’accès aux vétérans aux services chiropratiques non médicamenteux
L’American Chiropractic Association (ACA) a annoncé aujourd’hui que le Congrès, avec l’adoption de la Loi sur les crédits consolidés de 2018, a approuvé un plan élargissant l’accès à l’approche non médicamenteuse de la chiropratique aux anciens combattants, pas beaucoup de maux de dos et d’autres troubles musculo-squelettiques.

Soutenu par plusieurs groupes de vétérans la loi qui vient d’être adoptée demande au ministère des Anciens Combattants des États-Unis d’étendre la disponibilité de deux centres médicaux ou cliniques dans chacun Réseau de services intégrés aux anciens combattants plus tard le 31 décembre 2019, et moins 50% de tous les centres médicaux des vétérans au plus tard le 31 décembre 2021.

La mesure codifiée et élargie pour la première fois les services chiropratiques dans le service de santé de l’armée américaine pour inclure les services fournis par les docteurs en psychiatrie dans les catégories des services de santé préventifs et médicaux – en plus des services de réadaptation – plaçant les chiropraticiens dans les catégories de services.

À l’heure actuelle, les vétérans ont accès à des services chiropratiques dans plus de 70 grandes installations de traitement de la VA aux États-Unis, mais près de 100 sites de services de santé de l’armée américaine peu ou pas de disponibilité . Cette disparité survient à un moment où le besoin d’options efficaces et sans drogues pour les troubles musculo-squelettiques est urgent. Les données de services de santé de l’armée américaine citent “les maladies du système musculo-squelettique / système conjonctif” comme le mal de dos comme la maladie n ° 1 éprouvée par les anciens combattants revenant des guerres en Irak et en Afghanistan qui accèdent au traitement. De plus, des sondages montrent que, tout comme la population civile, de nombreux anciens combattants ont la difficulté à se procurer des analgésiques sur ordonnance (opioïdes).

«Depuis de nombreuses années, les vétérans ont un accès limité aux services essentiels offerts par les chiropracteurs. Le projet de loi que le Congrès a adopté aujourd’hui contribuera à donner aux vétérans un meilleur accès aux options de nouvelles “.

Le président par intérim de l’ACA, N. Ray Tuck, Jr., DC.

Mal de dos chez les adolescents ? Voyez un chiropracteur !

La lombalgie est courante à l’adolescence, mais il y a peu de recherche de haute qualité pour faire la part entre les soins proposés.
Dans cette étude parue dans le journal médical Pain, les chercheurs ont mené un étude randomisée comparant d’une part 12 semaines de manipulations vertébrales combinée à des exercices pour le dos et des exercices pour le dos seuls.

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Les manipulations vertébrales chez le chiropracteur

Les participants étaient 185 adolescents âgés de 12 à 18 ans avec des maux de dos chroniques. Le critère principal était la sévérité de la douleur à 12, 26 et 52 semaines. Les critères secondaires comprenaient l’incapacité, la qualité de vie, l’utilisation de médicaments, l’amélioration et la satisfaction des patients et des soignants.
Chez les adolescents souffrant de lombalgie chronique, les manipulations vertébrales combinées à l’exercice étaient plus efficaces que l’exercice seul sur une période d’un an; les différences les plus marquées étant survenues à six mois.

Pain. 2018 Mar 27. doi: 10.1097/j.pain.0000000000001211. [Epub ahead of print] Spinal Manipulation and Exercise for Low Back Pain in Adolescents: A Randomized Trial. Evans R1, Haas M1, Schulz C1, Leininger B1, Hanson L1, Bronfort G1.

Addiction aux anti-douleurs opioïdes : La Chiropraxie a sauvé ma vie !

Après plus de 75 interventions chirurgicales, Shilo Harris attribue à son chiropracteur Tim Novelli, de North Canton, de l’avoir aidé à rompre son addiction.

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Procureur général de l’Ohio, Mike Wine (à gauche), Sergent Shilo Harris et Dr Patrick Enseigner, chiropracteur. Photo site canton rep.com.

Sergent Shilo Harris a été gravement blessé après que son véhicule blindé ait été frappé par un engin piégé en Irak il y a 11 ans. L’explosion, qui a tué trois de ses camarades, a causé de graves brûlures à 35% du corps de Harris, entraînant la perte de ses oreilles, du bout de son nez et de ses trois doigts, ainsi qu’une fracture de la clavicule gauche et 7 vertèbres.

Harris a subi plus de 75 chirurgies, ainsi qu’une bataille avec le syndrome de stress post-traumatique. Pendant le long processus de rétablissement, Harris a été prescrit des opioïdes pour faire face à sa douleur. Lors d’une conférence de presse pour promouvoir des alternatives aux opioïdes avec le procureur général de l’Ohio et le candidat au poste de gouverneur Mike DeWine mardi, Harris a dit qu’il ne savait pas qu’il était accro jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

Lors d’un voyage de trois heures pour visiter sa famille loin de son centre de traitement à San Antonio, Harris a manqué de médicaments. “Dans les deux ou trois heures qui ont suivi l’épuisement des médicaments, je ne pouvais pas rentrer à San Antonio assez vite”, a déclaré Harris. “C’était une très forte dépendance.”

Finalement, il a été lentement sevré de ses médicaments, mais un revers majeur est venu sous la forme d’un accident de la circulation qui l’obligeait à retourner à certains des opioïdes. Harris a dit qu’il est tombé dans une dépression, et aurait pu être sans espoir s’il n’avait pas découvert des traitements alternatifs.

«Les soins chiropratiques m’ont sauvé la vie dans tous les sens», a-t-il déclaré.

Harris a déclaré que le changement a commencé quand il a rencontré Tim Novelli, un chiropracteur. Le traitement chiropratique a aidé Harris à gérer sa douleur et à surmonter sa dépendance, a-t-il dit.

“Même si c’était difficile, ça valait le voyage”, a-t-il dit. “Je ne prends aucun médicament opioïde, grâce aux soins chiropratiques.”

M. DeWine a indiqué qu’il avait convoqué un groupe de travail de sociétés de gestion et d’assurances santé l’été dernier pour élaborer des options de «traitement innovateur» pour aider à combattre l’épidémie d’opioïdes. Il a déclaré qu’il attendait des recommandations de ce groupe dans quelques semaines, mais a ajouté que l’objectif de la conférence de presse de mercredi était d’attirer l’attention sur d’autres méthodes de traitement de la douleur.

Selon l’école de médecine de Harvard, l’exercice, la perte de poids, la psychothérapie et même la méditation et d’autres alternatives sont disponibles à la place des opioïdes, qui peuvent être très addictifs. En 2016, plus de 4 300 personnes sont décédés des suites d’opioïdes dans l’état d’Ohio. Les décès par surdose de drogue en Ohio ont augmenté de 39% entre la mi-2016 et la mi-2017, selon un précédent rapport Dispatch.

Harris a déclaré que l’épidémie d’opioïdes était plus qu’un problème de vétéran ou de l’Ohio, mais un problème national. “Nous devons agir maintenant et cela commence ici aujourd’hui”, a déclaré Harris. “Cette crise doit cesser.”

Article traduit du site cantonrep.com