Boisson énergisante : même pas une fois ?

Boisson énergisante soda

Selon une étude préliminaire d’une petite étude présentée à Chicago lors des Scientific Sessions 2018 de l’Association Américaine de Cardiologie, boire une boisson énergisante pourrait diminuer de façon significative le fonctionnement des vaisseaux sanguins chez de jeunes adultes en bonne santé.

Anciennement, la consommation de boissons énergisantes a été associée à de nombreux problèmes de santé, notamment au cœur, aux nerfs et à l’estomac. Certains pensent que les effets secondaires cardiovasculaires des boissons énergisantes pourraient être liés aux effets de ces boissons sur la fonction endothéliale ou sur les vaisseaux sanguins.

John Higgins, de l’école de médecine McGovern à Houston et ses collègues ont étudié 44 étudiants en médecine âgés de 20 ans, non fumeurs et en bonne santé, en testant leur fonction endothéliale (des vaisseaux sanguins) avant que chacun d’entre eux ne boive une boisson énergisante de 70 centilitres (équivalent de 2 canettes). Les chercheurs ont répété les tests de la fonction endothéliale 90 minutes plus tard.

Une heure et demie après la consommation de la boisson énergisante, les chercheurs ont vérifié la dilatation induite par le flux artériel chez les jeunes adultes – une mesure par ultrasons indiquant la santé globale des vaisseaux sanguins. Ils ont découvert que la dilatation des vaisseaux avait un diamètre moyen de 5,1% avant la boisson énergisante et était tombée à 2,8% de diamètre après; suggérant une altération aiguë de la fonction vasculaire.

Higgins et ses collègues pensent que l’effet négatif peut être lié à la combinaison d’ingrédients de la boisson énergétique, tels que la caféine, la taurine, le sucre et d’autres plantes médicinales de l’endothélium (paroi des vaisseaux sanguins).

«Les boissons énergisantes étant de plus en plus populaires, il est important d’étudier leurs effets sur ceux qui les boivent fréquemment et de mieux déterminer ce qui, le cas échéant, constitue un modèle de consommation sans danger», ont noté les auteurs.

Références : American Heart Association’s Scientific Sessions 2018

Maux de dos et douleurs cervicales chez les seniors : l’apport de la Chiropraxie

Chiropraxie-douleur-cervicale-seniors

Les douleurs au dos et aux cervicales sont associées à une invalidité et à une perte d’autonomie chez les personnes âgées.
Or les manipulations vertébrales effectuées par des chiropracteurs sont efficaces pour les douleurs cervicales. Une étude parue en 2012 dans le journal médical Annals of Internal Medicine (1) avait même comparé les manipulations vertébrales aux médicaments et aux exercices à la maison (fournis par des thérapeutes à l’hôpital) pour des douleurs cervicales de 2 à 12 semaines. Cette étude avait démontré que les soins chiropratiques étaient significativement plus efficaces que les médicaments à court et long terme.

Il est admis qu’environ 20% des personnes âgées de 70 ans et plus se plaignent d’au moins une douleur cervicale par mois. Parmi cette population, la douleur cervicale est associé et entraîne d’autres problèmes de santé et un sentiment de santé dégradée. Il est aussi admis que les médicaments antidouleur couramment utilisés soient moins prescrits chez les personnes âgées en raison du risque d’interaction médicamenteuse.

Une étude en 2014 (2) a donc entrepris de déterminer l’efficacité des soins chiropratiques chez les seniors. Dans cette étude aussi, les soins chiropratiques associées aux exercices, étaient plus efficaces que les exercices à la maison et des exercices avec d’autres thérapeutes à l’hôpital.

Une dernière étude vient de paraitre en 2018 (3) qui compare les soins pendant une période plus ou moins longues (12 semaines vs 36 semaines) pour les douleurs et incapacités cervicales mais aussi pour les incapacités et douleurs de dos chez les seniors. Les chercheurs ont trouvé que les deux groupes (avec soins à court et long terme) présentaient une amélioration significative en ce qui concerne leurs incapacités, mais sans une différence majeure entre les deux groupes. Tandis que le groupe avec des soins plus longs présentaient une meilleure amélioration de la douleur cervicale et de l’équilibre après des soins à plus long terme (36 semaines). Aucun effets secondaires graves n’a d’ailleurs été constatés dans cette étude.

Ces études montrent que les soins chiropratiques peuvent être une solution naturelle et efficace pour les douleurs fréquemment rencontrées par les seniors et qui pourraient aider à diminuer le nombre de médicaments pris par ces derniers.

Vous pouvez trouver des témoignages de nos patients sur ce que les soins chiropratiques ont pu leur apporter en cliquant ici.

Références :

1 ) Ann Intern Med. 2012 Jan 3;156(1 Pt 1):1-10. Spinal manipulation, medication, or home exercise with advice for acute and subacute neck pain: a randomized trial. Bronfort G, Evans R, Anderson AV, Svendsen KH, Bracha Y, Grimm RH.

2 ) Spine J. 2014 Sep 1;14(9):1879-89. doi: 10.1016/j.spinee.2013.10.035. Epub 2013 Nov 10. Spinal manipulative therapy and exercise for seniors with chronic neck pain. Maiers M, Bronfort G, Evans R, Hartvigsen J, Svendsen K, Bracha Y, Schulz C, Schulz K, Grimm R.

3 ) Arthritis Care Res (Hoboken). 2018 Oct 24. doi: 10.1002/acr.23798. [Epub ahead of print] Short or long-term treatment of spinal disability in older adults with manipulation and exercise. Maiers M, Hartvigsen J, Evans R, Westrom K, Wang Q, Schulz C, Leininger B, Bronfort G.

 

Le cholestérol et les statins : encore une étude

Une récente étude de grande envergure coordonnée par 16 médecins et praticiens en Angleterre, en Irlande, en Italie, au Japon, en Suède et aux États-Unis remet une nouvelle fois en question le lien entre le cholestérol (LDL-C ou le « mauvais cholestérol) et les maladies cardio-vasculaires ainsi que l’utilité des statins.

Les statines et le cholestérol : une autre étude rajoute au débat

Les auteurs déclarent :

[Malgré plus d’un demi-siècle de dogme prétendant que le cholestérol provoque les maladies cardiaques], on comprend de plus en plus que les mécanismes sont plus complexes que cela et que le traitement par les statines, en particulier lorsqu’il est utilisé à titre de prévention primaire, présente des avantages douteux.

Les auteurs de trois grandes revues récemment publiées par des défenseurs des statines ont tenté de valider le dogme actuel. Cet article décrit les erreurs graves commises dans ces trois revues ainsi que d’autres falsifications évidentes de l’hypothèse du cholestérol.

Notre recherche de la falsification de l’hypothèse du cholestérol confirme qu’elle ne peut satisfaire à aucun des critères de causalité de Bradford Hill et que les conclusions des auteurs des trois revues sont basées sur des statistiques trompeuses, l’exclusion des essais infructueux et l’ignorance de nombreuses observations contradictoires. .

Les principaux points abordés par les auteurs

  • L’hypothèse selon laquelle un taux élevé de cholestérol total ou de C-LDL serait la cause de l’athérosclérose et des maladies cardio-vasculaires s’est révélée être fausse par de nombreuses observations et expériences.
  • Le fait qu’un taux élevé de C-LDL soit bénéfique en termes de durée de vie globale a été ignoré par les chercheurs qui soutiennent ces hypothèses.
  • L’affirmation selon laquelle le traitement par les statines est bénéfique a été maintenue par des personnes qui ont ignoré les résultats d’essais contenant des résultats négatifs et qui ont utilisé des statistiques trompeuses.
  • Le traitement aux statines, a de nombreux effets secondaires graves, qui ont été minimisés par les personnes qui ont utilisé un protocole d’essai trompeur et qui ont ignoré les rapports de chercheurs indépendants.
  • Que le taux élevé de C-LDL est la cause des maladies cardio-vasculaires chez les personnes avec une hypercholestérolémie familiale est discutable, car le C-LDL ne diffère pas entre les personnes avec hypercholestérolémie familiale non traitées, avec et sans maladies cardio-vasculaires.

Références :

Expert Rev Clin Pharmacol. 2018 Sep 10. doi: 10.1080/17512433.2018.1519391. [Epub ahead of print]
LDL-C Does Not Cause Cardiovascular Disease: a comprehensive review of current literature.

Ravnskov U, de Lorgeril M, Diamond DM, Hama R, Hamazaki T, Hammarskjöld B, Hynes N, Kendrick M, Langsjoen PH, Mascitelli L, McCully KS, Okuyama H, Rosch PJ, Schersten T, Sultan S, Sundberg R

Céphalée, migraine : 4 points essentiels à savoir

La majorité de mes patients consultent pour des migraines, céphalées et vertiges. Quiconque a eu ne serait-ce qu’une migraine ou un mal de tête fort dans sa vie peut comprendre le désarroi d’une personne qui souffre de ces maux. En plus de la douleur, qui pour certains peut être plus que pénible, on peut être de mauvaise humeur, ne pas avoir envie de parler, d’interagir, de s’occuper des enfants, de regarder un écran,… Pour certains, il faudrait même s’allonger dans le noir, dans le silence…
Pour n’en avoir que très rarement (un mal de tête léger une à trois fois par an), je suis attristé d’entendre que pour certaines personnes, ces douleurs et les symptômes associés sont présents à une fréquence hebdomadaire et parfois même quotidienne.
Je reçois des personnes qui sont fatigués de souffrir, fatigués de prendre des médicaments qui leur provoquent d’autres problèmes ou qui ne sont plus efficaces après un certain temps et qui ont tout essayé pour des résultats médiocres ou temporaires. La liste des spécialistes et d’examens effectués au nombre des années est impressionnante : généralistes, neurologues, ophtalmo., ORL, kiné., ostéo., centres anti-douleurs,… radios., examens de sang, IRM,…
Ce qui nous amène au premier point souvent negligé par beaucoup de spécialistes :

1 : Imagerie de la colonne cervicale

C’est effectivement un des points qui est soit ignoré soit minimisé par les spécialistes. Et pourtant la plupart des personnes souffrant des céphalées (y compris les migraines) souffrent de problèmes cervicaux. Ces problèmes sont des blocages articulaires qui compromettent la biomécanique de la colonne cervicale mais plus important encore le fonctionnement du système nerveux associé. Ces problèmes peuvent être visibles sur les imageries ou pas !

  • Ce qui n’est pas visible : Les blocages ne sont pas visibles sur une imagerie (radiographie, scanner, IRM). Une imagerie est une image fixe à un instant donné. Un blocage articulaire est la perte de mouvement entre deux vertèbres. Vous pouvez avoir des blocages articulaires avec douleurs et irritations nerveuses mais ne pas les voir sur les imageries car elles ne montrent pas le mouvement de l’articulation. Beaucoup de patients racontent avoir eu des images suite à une chute, accident de voiture,… et il leur a été dit : « vous n’avez rien » et pourtant ils souffrent depuis ! 
    « Vous n’avez rien » correspond à une pathologie qui serait visible sur l’imagerie telle qu’une fractures, tumeur, hernie discale (pas visible non plus sur une radiographie mais seulement Scanner ou IRM), etc. Mais pas aux blocages et ce que cela peut provoquer d’un point de vue neurophysiologique.
  • Ce qui est visible mais ignoré : Chez la grande majorité des patients qui me consultent pour des céphalées (y compris migraines), on trouve ceci :

Une hypo lordose ou inversion de la lordose cervicale (de la courbe cervicale). 
La colonne vertébrale est constitué de 3 courbes qui permettent de supporter et mieux répartir le poids du corps. La colonne cervicale a une courbure vers l’arrière qui lui permet de mieux supporter le poids de la tête qui pèse l’équivalent d’une boule de bowling ! C’est comme un ressort qui donne une souplesse à la nuque.
Cette courbe peut être réduite parce que la personne ne l’a pas développé pendant l’enfance (en marchant à quatre pattes et en soulevant la tête) ou inversée en raison d’un choc (coup du lapin) comme un accident de voiture, chute de vélo, sport de contact…

Ce changement de courbure provoque une tension accrue des muscles cervicaux (très présente dans les céphalées de tension), des irritations nerveuses et des changements neurophysiologiques qui modifient le diamètre des artères (présents dans les névralgies et migraines).

2 : L’intégrité du fonctionnement neurophysiologique

Tout le monde (ou presque) est d’accord pour dire qu’un mal de tête se passe dans le cerveau. Oui mais comment ? 
Pour résumer c’est le cerveau qui contrôle tout : les muscles, les artères, les systèmes digestifs, vestibulaires,… C’est le cerveau qui commande aux muscles de se contracter ou de se relâcher, c’est le cerveau qui commande aux artères de se contracter ou de se dilater. C’est ces phénomènes qui sont à l’origine des maux de tête (céphalées de tension, migraines,…).
Mais le cerveau reçoit aussi des informations importantes de ces mêmes organes et systèmes pour être fonctionnel. Et c’est là que les blocages articulaires, les chocs, les traumatismes, etc., même s’ils datent, perturbent les informations venant des articulations, de l’oreille interne, du système visuels, etc.

Le système nerveux en entier joue un rôle dans le fonctionnement des système musculaire et artérielle

Pour pouvoir résoudre ces problèmes, il faudrait pouvoir faire des tests pour déterminer de façon spécifique les systèmes qui sont défaillants et mettre en place une rééducation qui peut comprendre l’intégration proprioceptive, vestibulaire, oculaire, cérébelleux, etc. 

3 : Axe Système digestif / Cerveau

Vous ne mangez pas le matin, mais vous avez besoin de prendre des cafés entre les repas ? Vous ne pouvez pas vous passer du goûter de l’après-midi ? Vous vous réveillez plusieurs fois la nuit ? Vous avez des reflux gastriques ?

Vous pensez que tout cela n’a rien à voir avec vos maux de tête ? Très probablement que si !

Depuis quelques années beaucoup d’études parlent de l’axe système digestif /cerveau. C’est une autoroute à deux sens. Si le cerveau est moins fonctionnel, le système digestif est perturbé : l’estomac ne secrète pas assez d’acidité pour digérer ce que l’on mange et donc un repas lourd peut être source de maux de tête, les parois deviennent poreuses et des molécules qui ne devaient pas passer des barrières, peuvent alors passer et provoquer de l’inflammation. Dans l’autre sens, si le microbiote intestinal (l’ensemble des bactéries) est perturbé par la prise de certains médicaments, vous avez plus de probabilité de développer des migraines et maux de tête. 

C’est donc un dernier point à examiner et corriger, en même temps que le reste : l’alimentation et l’intégrité du système digestif et l’axe cerveau/système digestif. 

4 : Mais ce n’est pas…

Beaucoup de personnes pensent, parce qu’on leur a répété au cours des années, que leurs maux de tête apparaissent à cause du stress, à cause d’une odeur particulière, à cause de la lumière, à cause de repas trop gras, de l’alcool, du chocolat,… Et donc il faut déstresser, éviter de manger ceci ou cela, de boire ceci ou cela, de faire telle ou telle activité…

Or dans la majorité des cas, ce n’est pas ça du tout !

Si c’était le stress, toutes les personnes dans des situations de stress encore plus grandes devraient avoir mal à la tête. Tous ceux qui mangent un peu gras (le bon gras), boivent de l’alcool (en modération), sentent la même odeur, etc. devraient avoir mal à la tête. Or ce n’est pas le cas. 

Comme nous l’avons dit précédemment, c’est le fait que le système nerveux d’une personne ne puisse pas gérer cette information supplémentaire que celle ci est considérée comme un agression par le cerveau et le corps réagit de cette manière en contractant les muscles, les artères et en produisant la douleur. 

Certes, mal manger, boire de l’alcool immodérément et être sous stress en permanence sont des facteurs qui influent négativement sur le fonctionnement du cerveau. Mais si le système est performant, on est plus résistant par rapport à ces agressions. Mais si le système est déjà affaibli, le moindre stress (physique, chimique ou émotionnel) peut déclencher le mal de tête. Il faudrait donc corriger ce qui affaiblit le système nerveux et perturbe le fonctionnement normal du corps que d’éviter telle ou telle chose ou prendre les médicaments de plus en plus forts qui peuvent avoir des effets secondaires à long terme.

Notre approche en neurologie chiropratique

Test oculomoteur optocinétique pour vertige / migraine

Pourquoi ce que nous faisons marche ? Parce que nous regardons la globalité des systèmes qui pourraient être défaillants dans le déclenchement des céphalées et migraines. L’examen initial et les éventuels examens complémentaires permettent d’avoir une idée précise de ce qui ne fonctionne pas et ce qui devrait être corrigés et rééduqué. Et c’est une combinaison des soins chiropratiques (que de nombreuse études ont montré être efficaces pour des céphalées de tension et des migraines) et de conseils en nutrition et de réhabilitation vestibulaires, oculomoteurs,… qui permettent à la grande majorité de nos patients de ne plus souffrir ou de diminuer fortement les fréquences et les intensités de leurs maux de tête.

Vous pouvez retrouver les témoignages de nos patients en cliquant ici.

Vous pouvez trouver quelques unes des études montrant l’efficacité des soins chiropratiques pour les maux de tête en cliquant ici. 

Mais si, les courbes dans la colonne sont importantes !

Souvent négligées

« Rien de particulier dans vos radiographies de la colonne. » Cette phrase, je l’ai entendu tellement de fois au cours des années. Et pourtant… quand on regarde la radiographie de la colonne; que ce soit au niveau cervicale, dorsale ou lombaire, on remarque tout de suite que quelque chose ne va pas !

La courbe est modifiée et pourtant, la même phrase : « Rien de particulier et ça n’a rien à voir avec vos symptômes… »

Effectivement pour beaucoup de professionnels de santé, ce « détail » est souvent négligé. En absence (ou même en présence) d’autres pathologies, la courbure de la colonne et ses modifications ne sont parfois même pas mentionnée. Et pourtant cette courbure a une incidence sur l’état de santé du patient. Les anglo-saxons l’appellent même parfois « The Arch of Life »…

Nous avons déjà mentionné les études qui ont montré que la position de la tête penchée an avant (visible par une diminution de la lordose cervicale sur la radio) pouvait avoir des conséquences néfastes telles qu’usure prématurée (arthrose), douleurs cervicales, douleurs dorsales, maux de tête, capacités respiratoires diminuées, etc.

D’autres études viennent de confirmer que dans le cas des lombaires, les modifications de la courbe (lordose) lombaire pouvaient aussi avoir des conséquences néfastes.

Dans une des études parue en Mars 2018, des chercheurs japonais ont analysé la relation entre la courbure et la mobilité lombaire et l’arthrose de la hanche. Ils ont trouvé qu’il existe bien une relation entre une accentuation de la courbure lombaire, une mobilité lombaire réduite et la progression de l’arthrose de la hanche. Ce qui va dans le même sens que les études dont nous avons parlé plus haut à propose des changements de la courbe cervicale et l’usure prématurée de la colonne cervicale.

Dans une autre étude parue en Mai 2018, des chercheurs iraniens ont analysé la relation entre la lordose (la courbe) lombaire, l’angle lombo-sacré (l’angle entre lombaires et sacrum) et des maux de dos chroniques. Ils ont trouvé qu’il existe une forte relation entre d’une part, l’angle combo-sacré et le mal de dos chronique chez les deux sexes et d’autre part, le lordose lombaire et le mal de dos chronique chez les hommes.

La courbe de la colonne joue donc un rôle dans les douleurs de dos. Une autre étude en 2010 avait déjà montré que les personnes souffrant de hernie discale lombaire avait une courbure lombaire anormale !

Les nerfs éparpillés dans tout le corps prennent leur origine dans la colonne vertébrale

Tout ceci explique ce que les chiropracteurs, spécialistes de la colonne vertébrale et du système nerveux associé, ont toujours dit : la courbure anormale de la colonne est un facteur essentiel dans l’apparition de la douleur et ceci en raison des pressions anormales exercées sur la colonne et les blocages et les irritations que cela engendre au niveau des nerfs voisinants.

Si vous courez, hésitez pas à lire notre article sur un des facteurs de chocs sur la colonne pendant la course

Références :

  • Osteoarthritis Cartilage. 2018 Mar;26(3):397-404. Sagittal alignment and mobility of the thoracolumbar spine are associated with radiographic progression of secondary hip osteoarthritis. Tateuchi H, Akiyama H, Goto K, So K, Kuroda Y, Ichihashi N.
  • Zahra Janamiri, Yousef Moghimi Boldaji, Fardis Mosayebian. Evaluation of Lumbosacral Angle as New Parameters in Patients Suffering from Chronic Low Back Pain. American Journal of Medical Case Reports. Vol. 6, No. 4, 2018, pp 65-67.
  • The Correlations between Lumbar Lordosis, L4-5 Disc Angle, L4-5 Disc Height, and the Lumbosacral Angle in L4-5 HNP Patients. Journal of Physical Therapy Science 22(4):391-394 · November 2010
  • Spine (Phila Pa 1976). 2008 Nov 1;33(23):E870-6. Kinematic analysis of the relationship between sagittal alignment and disc degeneration in the cervical spine. Miyazaki M1, Hymanson HJ, Morishita Y, He W, Zhang H, Wu G, Kong MH, Tsumura H, Wang JC.

Arthrose du genou ? Pansez vos intestins !

Ce qui se passe dans vos intestins a des conséquences sur vos articulations

arthrose genou microbiome
L’arthrose du genou peut être lié à vos intestins

Selon une nouvelle étude publiée dans Journal of Clinical Investigation Insight, les bactéries présentes dans l’intestin, connues sous le nom de microbiome intestinal, pourraient être à l’origine de l’arthrose et des douleurs articulaires qui frappent les personnes obèses.

L’arthrose, un effet secondaire commun de l’obésité, est la plus grande cause d’invalidité aux États-Unis, affectant 31 millions de personnes. Parfois appelée «usure», l’arthrose chez les personnes obèses a longtemps été considérée comme une conséquence d’un stress excessif sur les articulations. Mais les chercheurs de l’Université de Rochester Medical Center fournissent la première preuve que les bactéries dans l’intestin – régies par l’alimentation – pourraient être la principale force motrice derrière l’arthrose.

Les scientifiques ont découvert que les souris obèses avaient plus de bactéries nocives dans leurs tripes par rapport aux souris maigres, ce qui provoquait une inflammation dans tout le corps, conduisant à une détérioration très rapide des articulations. Alors qu’un supplément prébiotique commun n’a pas aidé les souris à perdre du poids, il a complètement inversé les autres symptômes, rendant les intestins et les articulations des souris obèses indiscernables des souris maigres.

Qu’est-ce qu’un régime alimentaire occidental, riche en graisses peut faire ?

L’équipe de l’URMC, dirigée par Michael Zuscik, Ph.D., professeur agrégé d’orthopédie au Centre de recherche musculo-squelettique (CMSR), Robert Mooney, Ph.D., professeur de pathologie et de médecine de laboratoire, et Steven Gill, Ph.D. ., professeur agrégé de microbiologie et d’immunologie, ont nourri des souris un régime riche en graisses semblable à un régime occidental de «cheeseburger et milkshake».

Il a suffi de 12 semaines du régime riche en graisses pour rendre les souris obèses et diabétiques, doublant presque leur pourcentage de graisse corporelle par rapport aux souris nourries avec un régime faible en gras. Leurs colons étaient dominés par des bactéries pro-inflammatoires, et manquaient presque complètement de certaines bactéries probiotiques bénéfiques, comme l’additif commun au yogourt Bifidobateria.

Les changements dans les microbiomes intestinaux des souris ont coïncidé avec des signes d’inflammation à l’échelle du corps, y compris dans les genoux où les chercheurs ont induit une arthrose avec une déchirure méniscale, une blessure athlétique commune connue pour provoquer l’arthrose. Par rapport aux souris maigres, l’arthrose a progressé beaucoup plus rapidement chez les souris obèses, la quasi-totalité de leur cartilage disparaissant dans les 12 semaines suivant la déchirure.

« Le cartilage est à la fois un coussin et un lubrifiant, supportant des mouvements d’articulation sans frottement », a déclaré Zuscik. «Quand vous perdez cela, c’est de l’os sur l’os, c’est la fin du chemin et vous devez remplacer l’ensemble de l’articulation. »

Pouvez-vous manger votre gâteau et protéger vos articulations en même temps ?

Étonnamment, les effets de l’obésité sur les bactéries intestinales, l’inflammation et l’arthrose ont été complètement évités lorsque le régime riche en graisses des souris obèses a été complété par un prébiotique commun, appelé oligofructose. Le cartilage du genou des souris obèses qui ont mangé le supplément d’oligofructose était indiscernable de celui des souris maigres.

Les prébiotiques, comme l’oligofructose, ne peuvent pas être digérés par les rongeurs ou les humains, mais ils peuvent être benéfiques pour certains types de bactéries intestinales utiles, comme les Bifidobactéries. Les colonies de ces bactéries se sont multipliées et ont proliféré avec ces prébiotiques, s’emparant des intestins des souris obèses et évinçant les mauvais acteurs, comme les bactéries pro-inflammatoires. Ceci, à son tour, a diminué l’inflammation systémique et ralenti la dégradation du cartilage dans les genoux arthrosiques de la souris.

L’oligofructose a même rendu les souris obèses moins diabétiques, mais il y avait une chose que le supplément diététique n’a pas changé: le poids corporel.

Les souris obèses qui ont reçu de l’oligofructose sont restées obèses, portant la même charge sur leurs articulations, mais leurs articulations étaient en meilleure santé. Simplement réduire l’inflammation était suffisant pour protéger le cartilage articulaire de la dégénérescence, soutenant l’idée que l’inflammation – et non les forces biomécaniques – entraîne l’arthrose et la dégénérescence articulaire.

« Cela renforce l’idée que l’arthrose est une autre complication secondaire de l’obésité – tout comme le diabète, les maladies cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux, qui ont tous une inflammation dans leur cause », a déclaré Mooney. « Peut-être, ils partagent tous une racine similaire, et le microbiome pourrait être cette racine commune. »

Avant de vous rendre au magasin de vitamines

Bien qu’il existe des parallèles entre les microbiomes de la souris et de l’homme, les bactéries qui protégeaient les souris contre l’arthrose liée à l’obésité peuvent différer des bactéries qui pourraient aider les humains. Zuscik, Mooney et Gill ont l’intention de collaborer avec des chercheurs du Consortium pour la Recherche et l’Education au Département des Anciens Combattants des États-Unis pour faire avancer cette recherche sur les humains.

L’équipe espère comparer les vétérans souffrant d’arthrose liée à l’obésité à ceux qui n’ont pas d’arthrose pour identifier davantage les liens entre les microbes intestinaux et la santé des articulations. Ils espèrent également tester si les suppléments prébiotiques ou probiotiques qui façonnent le microbiome intestinal peuvent avoir des effets similaires chez les vétérans souffrant d’arthrose comme chez la souris.

Références : Eric M. Schott, Christopher W. Farnsworth, Alex Grier, Jacquelyn A. Lillis, Sarah Soniwala, Gregory H. Dadourian, Richard D. Bell, Madison L. Doolittle, David A. Villani, Hani Awad, John P. Ketz, Fadia Kamal, Cheryl Ackert-Bicknell, John M. Ashton, Steven R. Gill, Robert A. Mooney, Michael J. Zuscik. Targeting the gut microbiome to treat the osteoarthritis of obesity. JCI Insight, 2018; 3 (8)

Reflux gastrique : besoin d’anti-acide ou de soins chiropratiques ?

Le reflux gastro-oesophagien (RGO) toucherait un français sur 3

Le reflux gastro-oesophagien (RGO) toucherait 10 à 30% des personnes en France. En effet 30% de la population française a déclaré avoir souffert du reflux gastro-oesophagien pendant l’année passée et près de 10% en souffrirait de façon chronique, au moins une fois par semaine.

Ignorer les symptômes d’un reflux gastro-oesophagien pourrait conduire à une inflammation, ulcères et même cancer de l’oesophage si le problème persiste !

Reflux Gastro-oesophagien : le valve anti-retour ne fonctionne pas

Même si l’alimentation, le stress, fumer et certains médicaments peuvent contribuer au reflux gastro-oesophagien, le reflux est en fait dû à un mauvais fonctionnement du sphincter inférieur de l’oesophage. Imaginez un valve anti-retour qui doit laisser passer les aliments de l’oesophage vers l’estomac (qui contient de l’acide pour digérer les aliments) et qui empêche l’acidité de l’estomac de remonter dans l’oesophage.

Une mauvaise posture peut être la cause du reflux gastroesophagien

Une étude récente vient de confirmer d’autres études en montrant un lien significatif entre des problèmes de posture au niveau de la colonne vertébrale et la présence de reflux gastro-oesophagien. En effet, il a été observé qu’une hypercyphose thoraco-lombaire (posture du dos fléchie vers l’avant) influençait significativement la présence de reflux gastro-oesophagien et que le fait de corriger chirurgicalement cette “déformation” de la colonne réduisait les symptômes du reflux.

Une autre étude parue en 2012 avait déjà conclu que “la cyphose lombaire, l’augmentation du nombre de médicaments pris par jour, et la faiblesse des muscles du dos étaient des facteurs de risque importants pour le développement de symptômes de reflux gastro-oesophagien”. De même qu’une autre étude en 2011 qui avait montré que l’activité myoélectrique de l’estomac et l’activité du système nerveux autonome étaient inhibées dans la posture de flexion lombaire.

Une des explications avancées par les chercheurs est qu’une flexion dorso-lombaire accentuée, augmente la pression intra-abdominale exercée sur l’estomac et l’œsophage provoquant dans certain cas une hernie hiatale. Ce qui, combiné à une inhibition de l’activité réflexe des muscles de l’estomac; nécessaire pour la digestion et le transport des aliments de l’estomac vers les intestins; provoque les symptômes d’indigestion, de gaz et de reflux.

Une solution : La Chiropraxie

Depuis toujours des patients ont rapporté avoir ressenti une amélioration de leurs symptômes digestifs y compris de leur reflux gastro-oesophagien suite aux soins chiropratiques. Ces études pourraient fournir une explication aux nombreux témoignages des patients à ce sujet.

Pourquoi donc ne pas essayer la Chiropraxie avant des interventions plus lourdes ou même contre-productives. En effet, le fait que l’acidité de l’estomac remonte dans l’oesophage n’est pas dû à “trop d’acidité” dans l’estomac mais bel et bien à un dysfonctionnement de la valve et parfois même à moins de sécrétion d’acide dans l’estomac dû à une inhibition des reflexes neuromusculaires comme vu précédemment. Moins de mobilité des muscles de l’estomac et moins d’acidité dans l’estomac font que les aliments sont moins digérés et moins expulsés vers l’intestin. La fermentation de ces aliments restés dans l’estomac provoque les gaz qui pousse encore plus l’acidité vers le haut (l’oesophage). D’où les ballonnements et les reflux d’acidité. Qu’est-ce qui se passe si pour protéger l’oesophage, on diminuait encore plus la sécrétion de l’acide dans l’estomac avec des anti-acides ?
Il serait donc plus logique dans un premier temps de consulter un chiropracteur pour redonner une bonne mobilité articulaire au niveau de la colonne vertébrale et vous aider pour votre posture et en même temps d’ajouter une cuillère à soupe de vinaigre de cidre à votre alimentation pour aider à la digestion des aliments par l’estomac.

Références :

* BMC Gastroenterol. 2018 Jan 10;18(1):8. Prevalence and key radiographic spinal malalignment parameters that influence the risk for gastroesophageal reflux disease in patients treated surgically for adult spinal deformity. Ohba T, Ebata S, Koyama K, Haro H.
* Eur Spine J. 2012 Nov;21(11):2149-57. Influence of lumbar kyphosis and back muscle strength on the symptoms of gastroesophageal reflux disease in middle-aged and elderly people. Imagama S, Hasegawa Y, Wakao N, Hirano K, Hamajima N, Ishiguro N.
* Osteoporos Int. 2009 Jul;20(7):1193-8. Impact of spinal kyphosis on gastroesophageal reflux disease symptoms in patients with osteoporosis. Miyakoshi N, Kasukawa Y, Sasaki H, Kamo K, Shimada Y.
*  Biomed Res. 2011 Aug;32(4):271-8. Impact of lumbar kyphosis on gastric myoelectrical activity and heart rate variability in a model using flexion posture in healthy young adults. Tsuchie H, Fukata C, Takahashi K, Miyakoshi N, Kobayashi A, Kasukawa Y, Shimada Y, Inoue H.

Un verre ça va…

Ils avaient raison dans les années 80 avec leur slogan : « un verre ça va, trois verres, bonjour les dégâts ! »

alcohol et le cerveau
Boire modérément de l’alcool préserve le cerveau

2 études récentes, une publiée en Juillet 2017 et une autre en février 2018 montrent l’effet bénéfique d’une consommation modérée d’alcool pour le cerveau !

Dans la première étude; menée par des chercheurs de l’Université de San Diego, La Jolla, en Californie; il a été montré une corrélation entre une consommation modérée d’alcool et une santé cognitive prolongée, ainsi que pour la longévité.

L’auteur principal de l’étude, Dr Linda McEvoy, explique que leur recherche est, à leur connaissance, la première en son genre; il prend spécifiquement en compte la fréquence de consommation d’alcool dans une population plus âgée.

«Cette étude est unique parce que nous considérons la santé cognitive des hommes et des femmes à un âge avancé et que la consommation d’alcool est associée non seulement à une mortalité réduite, mais aussi à des chances accrues de rester cognitivement en bonne santé».

Dans la deuxième étude faite sur des souris, des scientifiques du Centre médical de l’Université de Rochester (URMC) à New York ont ​​découvert que boire l’équivalent d’environ 2,5 boissons alcoolisées par jour pouvait réduire l’inflammation cérébrale et augmenter le fonctionnement du système glymphatique, qui est responsable de l’élimination des déchets du cerveau.

Cependant, une forte exposition à l’alcool altère le fonctionnement glymphatique et augmente l’inflammation cérébrale.

Il ne devrait pas être surprenant qu’un excès d’alcool puisse nuire à la santé. En fait, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’alcool contribue à «plus de 200 problèmes de santé» et cause environ 3,3 millions de décès chaque année dans le monde.

De plus en plus, cependant, la recherche a suggéré qu’un peu d’alcool peut nous faire du bien. Une étude publiée l’année dernière a, par exemple, suggéré que la consommation modérée d’alcool pourrait réduire le risque de diabète, tandis que d’autres recherches ont associé la consommation modérée d’alcool avec un meilleur fonctionnement cognitif.

La nouvelle étude fournit des preuves que boire modérément pourraient aider à nettoyer le cerveau des toxines.

Fonction glymphatique améliorée

Le système glymphatique est un processus de nettoyage du cerveau dans lequel le liquide céphalo-rachidien est «pompé» dans le cerveau, où il élimine les déchets potentiellement dangereux.

Ces déchets comprennent des protéines bêta-amyloïdes et tau, dont l’accumulation est une caractéristique de la maladie d’Alzheimer.

Les chercheurs ont constaté que lorsque les rongeurs ont été exposés à de fortes doses d’alcool pendant une longue période, ils ont montré une augmentation des marqueurs inflammatoires. Cela était particulièrement visible dans les astrocytes, ou les cellules qui aident à contrôler la fonction glymphatique.

De plus, une forte exposition à l’alcool nuit au fonctionnement cognitif et à la motricité des souris.

Cependant, l’équipe a découvert que les souris auxquelles on avait administré de faibles doses d’alcool démontraient non seulement une réduction de l’inflammation cérébrale, mais aussi leur fonction glymphatique améliorée, comparativement à un groupe témoin qui n’a pas été exposé à l’alcool.

Elle ajoute qu’un certain nombre d’études ont associé une consommation d’alcool faible à modérée avec un risque plus faible de démence. « Cette étude peut aider à expliquer pourquoi cela se produit », explique le Dr Nedergaard. « Plus précisément, de faibles doses d’alcool semblent améliorer la santé globale du cerveau. »

Alcohol drinking, aging, cognitive impairment, cohort study, longevity, Journal of Alzheimer’s Disease, vol. 59, no. 3, pp. 803-814, 2017

Beneficial effects of low alcohol exposure, but adverse effects of high alcohol intake on glymphatic function, Scientific Reports, volume 8, Article number: 2246(2018)

L’exercice modifie le microbiote intestinal (flore intestinale)

L’exercice modifie la composition microbienne intestinale indépendamment du régime alimentaire

exercices et microbiote
L’exercice modifie le microbiote

Notre tube digestif abrite un ensemble de bactéries, virus, parasites et champignons non pathogènes qui constitue notre microbiote intestinal (ou flore intestinale). On sait désormais qu’il joue un rôle dans les fonctions digestive, métabolique, immunitaire et neurologique. En conséquence, la dysbiose, c’est-à-dire l’altération qualitative et fonctionnelle de la flore intestinale, est une piste sérieuse pour comprendre l’origine de certaines maladies, notamment celles sous-tendues par des mécanismes auto-immuns ou inflammatoires.

Deux études – l’une chez la souris et l’autre chez l’homme – offrent la première preuve définitive que l’exercice seul peut modifier la composition des microbes dans l’intestin. Les études ont été conçues pour isoler les changements induits par l’exercice des autres facteurs – tels que l’alimentation ou l’utilisation d’antibiotiques – qui pourraient altérer le microbiote intestinal.
Dans la première étude, des scientifiques ont transplanté des matières fécales de souris sédentaires et de souris ayant fait des exercices dans le colon de souris sédentaires exemptes de germes, qui avaient été élevées dans une installation stérile et n’avaient pas de microbiote propre.
Dans la deuxième étude, l’équipe a suivi les changements dans la composition du microbiote intestinal chez les participants humains qui sont passés d’un mode de vie sédentaire à un mode de vie plus actif – et vice-versa.
« Ce sont les premières études à montrer que l’exercice peut avoir un effet sur votre intestin indépendamment de l’alimentation ou d’autres facteurs », a déclaré Jeffrey Woods, professeur de kinésiologie et de santé publique à l’Université de l’Illinois. Le travail avec les souris a été effectué à l’Université de l’Illinois et avec des scientifiques de la Mayo Clinic à Rochester, au Minnesota, qui développent et maintiennent les souris sans germes. Le travail chez l’homme a été mené à l’Illinois.
Dans l’étude sur les souris, les changements dans le microbiote des souris receveuses ont reflété ceux des souris donneuses, avec des différences claires entre ceux recevant des microbes de souris sédentaires et ceux des souris ayant fait de l’exercice.
« Cela nous a prouvé que la greffe a fonctionné », a déclaré Woods.
Les receveurs du microbiote de souris ayant fait de l’exercice avaient également une proportion plus élevée de microbes produisant du butyrate, un acide gras à chaîne courte qui favorise la santé des cellules intestinales, réduit l’inflammation et génère de l’énergie pour l’hôte. Ils semblaient également plus résistants à la colite ulcéreuse expérimentale, une maladie inflammatoire de l’intestin.
« Nous avons constaté que les animaux qui ont reçu le microbiote exercé avaient une réponse atténuée à un produit chimique induisant la colite », a déclaré Allen. « Il y avait une réduction de l’inflammation et une augmentation des molécules régénératrices qui favorisent une récupération plus rapide. »
Dans l’étude humaine, l’équipe a recruté 18 adultes minces et 14 adultes sédentaires obèses, a prélevé leurs microbiomes intestinaux et les a initiés à un programme d’exercice durant lequel ils ont pratiqué un exercice cardiovasculaire supervisé pendant 30 à 60 minutes trois fois par semaine pendant six semaines. Les chercheurs ont de nouveau échantillonné les microbiomes intestinaux des participants à la fin du programme d’exercices et encore après six autres semaines de comportement sédentaire. Les participants ont maintenu leurs régimes habituels tout au long de l’étude.
Les concentrations fécales d’Acides gras à chaîne courte, en particulier de butyrate, ont augmenté dans l’intestin humain à la suite de l’exercice. Ces niveaux ont de nouveau baissé après que les participants aient retrouvé un mode de vie sédentaire. Les tests génétiques du microbiote ont confirmé que cela correspondait à des changements dans la proportion de microbes produisant du butyrate et d’autres acides gras à chaîne courte.
Les augmentations les plus spectaculaires ont été observées chez les participants minces, qui avaient des niveaux significativement plus faibles de microbes produisant des acides gras à chaîne courte dans leurs intestins au début. Les participants obèses n’ont vu qu’une augmentation modeste de la proportion de microbes produisant des acides gras à chaîne courte. Les ratios de différents microbes dans l’intestin ont également différé entre les participants minces et obèses à chaque étape de l’étude, les chercheurs ont dit.
« L’essentiel est qu’il existe des différences claires dans la façon dont le microbiome de quelqu’un qui est obèse par rapport à quelqu’un qui est maigre répond à l’exercice », a déclaré Woods. « Nous avons encore du travail à faire pour déterminer pourquoi. »

Jacob M. Allen et al, Exercise Alters Gut Microbiota Composition and Function in Lean and Obese Humans, Medicine & Science in Sports & Exercise (2017).

J. M. Allen et al. Exercise training-induced modification of the gut microbiota persists after microbiota colonization and attenuates the response to chemically-induced colitis in gnotobiotic mice, Gut Microbes (2017).