La Chiropraxie pour consommer moins d’antalgiques opiacés

chiropraxie recommandée pour la lombalgie

Opioïdes : plus de 500 morts en France et 72000 morts aux Etats-Unis… par an !

Selon le Président de la commission des stupéfiants et des psychotropes de l’Agence nationale de la sécurité des médicaments (ANSM), Nicolas Authier, « avec plus de 500 décès chaque année, les médicaments opiacés constituent la première cause de morts par overdose en France. Par comparaison, l’héroïne a tué 90 personnes en 2016, la méthadone 140 », peut-on lire dans les colonnes du Monde daté du 15 octobre 2018.

Aux Etats-unis ce chiffre atteint des sommets inimaginables : plus de 72.000 morts en 2017 et plus de 300.000 morts en 20 ans sont dus à l’addiction aux opioïdes.
Des victimes issues de tous les milieux sociaux, n’ayant pas le profil habituel des toxicomanes mais qui, pour faire passer des douleurs diverses (arthrose, sciatique, douleurs abdominales…), se sont accoutumées à des médicaments antidouleur qui se sont révélés particulièrement dangereux. Aux États-Unis, les efforts bien intentionnés visant à améliorer la gestion de la douleur par les médecins et la commercialisation agressive – voire frauduleuse – des fabricants de produits pharmaceutiques ont favorisé l’emergence de cette crise sanitaire sans précédent. Les caractéristiques du système de santé américain, le régime réglementaire, la culture et les tendances socio-économiques ont tous contribué à cette crise.

La Chiropraxie, efficace contre la douleur

De nombreuses études ont depuis les années 60 montré l’efficacité des soins chiropratiques pour de nombreuses douleurs telles que les lombalgies, cervicalgies, sciatique, maux de têtes,…
Une dernière étude (revue systématique) par le prestigieux centre universitaire de Yale aux Etats-Unis vient de montrer que les personnes souffrant de douleurs chroniques au dos et au cou qui reçoivent des soins chiropratiques risquent moins de prendre des anti-douleurs opioïdesn. En effet l’étude publiée dans la la revue Pain Medicine montre que les personnes ayant consulté un chiropracteur étaient 64% moins susceptibles de consommer des opioïdes que les autres.

D’après kelsey Corcoran de l’école de médecine de Yale : «Ces traitements peuvent entraîner une diminution de la douleur, une amélioration de l’amplitude des mouvements et une amélioration de la fonction». « Si la douleur du patient est bien contrôlée par le traitement qu’elle a reçu du chiropracteur, il se peut qu’elle ait par la suite besoin de moins de médicaments contre la douleur, voire même pas du tout. »

Christine Goertz, chercheuse à la Duke University de Durham, en Caroline du Nord, qui n’était pas impliqué dans l’étude a commenté l’étude en disant que « Des organisations telles que la Veterans Health Administration (Administration attaché à l’armée) et l’American College of Physicians (Association des médecins américains) recommandent actuellement aux patients d’essayer des traitements conservateurs généralement administrés par des docteurs en chiropratique au lieu d’opioïdes ».

Elle a ajouté : «Les traitements proposés par un docteur en chiropratique, tels que la manipulation de la colonne vertébrale, peuvent réduire la douleur due aux tensions musculaires, à l’inflammation et aux spasmes des muscles du dos et / ou avoir une incidence sur la façon dont le corps perçoit la douleur dans le cerveau ou la moelle épinière». « Les patients qui trouvent des moyens efficaces de traiter leur douleur, tels que les soins chiropratiques, risquent moins de se tourner vers les opioïdes. »

Références :

Corcoran KL, Bastian LA, Gunderson CG, Steffens C, Brackett A, Lisi AJ. Association Between Chiropractic Use and Opioid Receipt Among Patients with Spinal Pain: A Systematic Review and Meta-analysis. Pain Med. 2019 Sep 27.

A voir aussi :

Voir l’émission Envoyé Spacial sur ce sujet : https://www.youtube.com/watch?v=Kp6Y5rMhuVQ

Article dans le journal Nature : Tracing the US opioid crisis to its roots
https://www.nature.com/articles/d41586-019-02686-2

Maux de tête et maux de dos chronique : même combat ?

Les maux de tête et les maux de dos sont parmi les principales causes d’invalidité dans le monde et constituent d’ailleurs la majorité des consultations dans mon cabinet. En effet, la majorité de mes patients me consultent pour des migraines, des céphalées de tension et des névralgies d’Arnold. Viennent ensuite les sciatiques et névralgies cervico-brachiales et les lombalgies et cervicalgies…

L’approche antalgique et locale n’est pas très efficace

On pourrait penser que ces différents maux sont très variés et ne sont pas nécessairement liés. Ce qui peut être tout à fait vrai. Mais avec plus de 25 ans de pratique et une approche plutôt neurologique que mécanique, je vois régulièrement un schéma plus complexe qui explique ces maux. Et c’est d’ailleurs en prenant une approche plus globale et centrale qu’il est possible de corriger ces problèmes qui sont souvent devenus chroniques et qui ne répondent que peu ou difficilement à une approche seulement antalgique ou locale (médicaments, infiltration, massage,…). La Chiropraxie n’étant pas aussi connue en France que dans les autres pays du monde; notamment anglo-saxons; les patients consultent souvent en dernier recours, fatigués de souffrir depuis des années sans obtenir de résultats probants. La raison de ces échecs est probablement encore une fois due au fait que le problème est considéré et traité localement.

En effet, si le patient a mal au dos au niveau lombaire, il pourrait recevoir d’abord des anti-douleurs et/ou des anti-inflammatoires, puis peut-être des conseils (parfois inadaptés comme le repos au lit) et de la kinésithérapie pour un renforcement musculaire, puis peut-être une infiltration locale (injection d’anti-inflammatoire locale),…

Cette approche locale échoue souvent et entretient la prévalence de ces troubles qui fait qu’environ 10% des personnes souffrent de migraines et de céphalées de tension et qu’environ 20 à 30% des personnes souffrent de maux de dos chroniques.

Il faut considérer le problème dans sa globalité

Il est impossible d’énumérer ici tout ce qu’il faut prendre en compte pour pouvoir aider les personnes souffrant de ces maux. Mais le but de cet article est de porter l’attention sur le fait qu’un trouble, ne serait-ce que musculaire et local, dépend souvent de multitude d’autres troubles de fonctionnement qui ont conduit à ce que ce muscle se contracte et soit douloureux.

La moindre des choses serait de faire un examen complet et considérer si ces troubles musculaires et ces douleurs ne seraient pas dues à une incapacité du système nerveux central à moduler la sensation de la douleur et le tonus et la contraction musculaire en général.

Une étude récente vient d’ailleurs de lier les maux de dos chroniques et les maux de têtes primaires. Des chercheurs ont en effet analysé 14 études publiées à ce jour et qui comprenaient des petites études sur 88 personnes à des études sur plus de 400.000 personnes. Ils ont trouvé un lien positif entre les maux de dos chroniques et les maux de tête primaires. D’ailleurs ils regrettent que chaque population de patients (ceux souffrant de maux de tête et ceux souffrant de maux de dos) soient traitée séparément pour chaque trouble au lieu d’être traitée par un spécialiste qui prendrait en compte la globalité du problème. Ce qui pourrait aider à diminuer les excès en médicaments anti-douleurs !

Références :

Arani Vivekanantham, Claire Edwin, Tamar Pincus, Manjit Matharu, Helen Parsons & Martin Underwood. The association between headache and low back pain: a systematic review. The Journal of Headache and Pain volume 20, Article number: 82 (2019)

Le mal de dos, que dit l’OMS ?

Chiropracteur pour lombalgie
La Chiropraxie efficace pour douleurs de dos chroniques

L’étude commissionnée par l’organisation mondiale de la santé recommande aux professionnels de préférer des soins non médicamenteux et non chirurgicaux pour les problèmes de dos !

Dans un article paru dans le Bulletin de l’Organisation mondiale de la santé, « Care for low back pain : can health systems deliver ? », les chercheurs ont passé en revue des recommandations internationales pour la gestion des lombalgies (douleurs de dos lombaires), soulignant que toutes recommandaient d’éviter les médicaments et la chirurgie dans la mesure du possible.
Ils soulignent également qu’après avoir éduqué les patients sur les douleurs de dos et les avoir exhortés à rester actifs, les praticiens devraient envisager de recommander des thérapies telles que les manipulations vertébrales, le plus souvent effectuées par les docteurs en chiropraxie (chiropracteurs), ainsi que le massage et l’exercice. Les recommandations internationales accordent également la priorité aux thérapies psychologiques et complémentaires, telles que la réduction du stress, le yoga, l’acupuncture et le tai chi, plutôt que les interventions médicales et chirurgicales.

Le consensus croissant que la gestion des douleurs de dos ne devrait pas commencer, ou même impliquer, les médicaments et la chirurgie signifie que les soins offerts aux patients exigent un effort d’équipe multidisciplinaire. Par exemple, un médecin collaborerait avec un chiropracteur, un kinésithérapeute ou un psychologue, ou les trois en même temps pour aider à réduire la douleur des patients, sans médicaments potentiellement nocifs tels que les opioïdes pour lesquels les données récentes montrent qu’elles sont inefficaces pour gestion à long terme de la lombalgie. 

Les soins en équipe avec un chiropracteur donnent de meilleurs résultats

Il a été démontré que le soin de la lombalgie qui impliquerait une équipe multidisciplinaire, y compris les docteurs en chiropraxie, est très efficace dans la gestion de ce problème. Par exemple, l’une des études les plus complètes portait sur neuf établissements médicaux offrant des soins chiropratiques sur place, dont cinq hôpitaux et quatre cliniques. L’étude a inclus 135 intervenants, y compris des docteurs en chiropraxie, d’autres cliniciens, du personnel de soutien, des administrateurs et des patients. Les chercheurs ont constaté que les soins chiropratiques étaient perçus comme ayant une grande valeur chez les patients, les autres praticiens médicaux, et l’administration. Les résultats de satisfaction des patients pour les soins chiropratiques ont été signalés comme étant parmi les plus élevés de tous les praticiens. 

Une autre étude portant sur 750 militaires américains en service actif dans trois sites à travers le pays a révélé que ceux qui recevaient des soins collaboratifs, y compris la manipulation chiropratique intégrée aux soins médicaux habituels, ont signalé une meilleure amélioration de l’intensité du mal de dos et de leur incapacité physique par rapport à ceux qui n’ont pas reçu de manipulation vertébrale.

 Option chiropratique moins coûteuse

Selon les données présentées lors d’un congrès de l’Académie nationale des sciences, de l’ingénierie et de la médecine en décembre 2018, les chiropracteurs sont également les membres les moins coûteux de l’équipe soignante. Les résultats ont montré qu’une approche prudente des soins impliquant des soins chiropratiques ou de la physiothérapie pour les douleurs de dos coûte à l’assureur environ 619 $ par épisode, tandis que les soins primaires coûtent 728 $ et les soins d’un spécialiste coûtent 1 728 $. L’assureur s’attend à ce qu’il puisse économiser 230 millions de dollars et réduire la prescription d’opioïdes de 26% sur deux ans si la moitié de ses membres adoptent d’abord une approche prudente pour les problèmes de dos.

Ces avantages concordent avec les résultats et les recommandations de recherche de l’organisation mondiale de la santé, ainsi que sur l’ensemble croissant des données probantes sur la prise en charge du mal de dos. La prochaine étape consistera probablement à aider les patients à avoir accès à des méthodes de soins prudentes grâce à des mesures incitatives pour les régimes de santé, comme des co-paiements plus faibles et moins de restrictions aux prestations afin qu’ils puissent bénéficier d’un soulagement à long terme et d’une mobilité améliorée.

NOTE : Comme indiqué dans le premier paragraphe, l’article de l’OMS parle de manipulations vertébrales comme choix de traitement. Il faut comprendre que dans le monde, la majorité des manipulations vertébrales sont effectuées par des chiropracteurs et que la majorité des études scientifiques sur les manipulations vertébrales sont entreprises ou effectuées par des chiropracteurs qui ont dans la plupart de ces pays le titre de DC (Doctor of Chiropractic), praticien de premier contact.

Références :

  • Adrian C Traeger, Rachelle Buchbinder, Adam G Elshaug, Peter R Croft d & Chris G Maher. Care for low back pain: can health systems deliver ? Bulletin of the World Health Organization 2019;97:423-433. doi: http://dx.doi.org/10.2471/BLT.18.226050
  • Anthony J. Lisi, Stacie A. Salsbury, Elissa J. Twist, and Christine M. Goertz.The Journal of Alternative and Complementary Medicine.Aug 2018.ahead of printhttp://doi.org/10.1089/acm.2018.0218
  • Goertz CM, Long CR, Vining RD, Pohlman KA, Walter J, Coulter I. Effect of Usual Medical Care Plus Chiropractic Care vs Usual Medical Care Alone on Pain and Disability Among US Service Members With Low Back Pain: A Comparative Effectiveness Clinical Trial. JAMA Netw Open. 2018 May 18;1(1):e180105.

Allaitement et douleurs de dos

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Faites attention à votre posture après l’accouchement aussi

Beaucoup de choses ont été dites sur la grossesse et des troubles musculo-squelettiques. Le changement de posture, le déplacement du centre de gravité, la prise de poids, les changements hormonaux,… sont autant de facteurs qui peuvent provoquer des tensions musculaires et des douleurs qui sont d’ailleurs bien corrigées par des soins chiropratiques appropriés (voir notre page femmes enceintes).

Mais ceux qui ont déjà eu des enfants savent qu’après l’accouchement, ce n’est pas fini. Non seulement le corps de la mère peut mettre du temps à revenir à une stabilité structurelle, mais en plus le corps des parents peut être mis à rude épreuve suite à des positions inconfortables : porter le bébé, l’allaiter, le mettre et le sortir de son lit à barreaux, de son siège auto,…

Des chercheurs pakistanais ont donc cherché à savoir si les mères adoptent des positions au moment de l’allaitement qui étaient associés à des troubles musculo-squelettiques. Il ont trouvé que 70,8% des mères allaitaient en tenant leur bébé allongé sur le bras, et que 21,5% allaitaient leur bébé dans une position couchée sur le côté.

Cette étude a montré que la position la plus commune pour allaiter qui était de tenir le bébé sur le bras (position de madone) était associée à des douleurs cervicales. Mais d’autres positions d’allaitement étaient également associées à des problèmes musculo-squelettiques. Cette position de Madone est meilleure pour les très petits bébés ou pour les bébés et les nourrissons qui ont des difficultés à prendre le sein.

En adoptant cette position, les mères étaient plus à l’aise même si cette position a été associée à une douleur cervicale mécanique due à une mauvaise posture de la mère.

Lors de l’étude 26% des participantes n’ont signalé aucune douleur liée à l’allaitement dans aucune partie du corps, tandis que 74% ont déclaré avoir eu des douleurs dans différentes régions pendant et après l’allaitement. Sur 74% des femmes, 38,3% ont signalé des douleurs pendant l’allaitement, tandis que 27,5% ont signalé des douleurs après l’allaitement. Seulement 8,3% ont déclaré que leur douleur était restée constante.

Dans une autre étude effectuée au Niger, les chercheurs ont trouvé que plus de 77% des mères portaient leur enfant dans le dos. Mais cette méthode est associée à des changements biomécaniques et une fatigue musculaire accrue. 82% des mères interrogées ont déclaré ressentir des douleurs lombaires et 74%, des douleurs cervicales-dorsales.

Moins de blocages au niveau du bassin et de la colonne vertébrale grâce à la Chiropraxie permet de passer une grossesse apaisée, un accouchement

Références :
* Rani S, Habiba UE, Qazi WA, Tassadaq N. Association of breast feeding positioning with musculoskeletal pain in post partum mothers of Rawalpindi and Islamabad. J Pak Med Assoc. 2019 Apr;69(4):564-566.
* Ojukwu CP, Anyanwu GE, Anekwu EM, Chukwu SC, Fab-Agbo C. Infant carrying methods: Correlates and associated musculoskeletal disorders among nursing mothers in Nigeria. J Obstet Gynaecol. 2017 Oct;37(7):855-860.

Lombalgie chronique ? Préférez une solution naturelle et efficace : la Chiropraxie

Chiropracteur pour lombalgie

La lombalgie est la principale cause d’invalidité dans le monde.  Une lombalgie chronique peut entraîner une douleur et une invalidité persistantes chez un nombre important de patients. Une étude récente publiée l’année dernière dans le prestigieux journal médical The Lancet a déjà mis en évidence la nécessité de s’éloigner des approches historiques inefficaces et risquées de la lombalgie chronique, notamment la chirurgie et les produits pharmaceutiques (paracétamol et opioïdes), au profit d’approches plus conservatrices. Parmi ces approches il y a les manipulations vertébrales par les chiropracteurs.

Une étude encore plus récente entreprise par un groupe de chercheurs néerlandais vient d’être publiée dans un autre journal médical prestigieux, le British Medical Journal.
Cette revue s’appelle une revue systématique et une méta-analyse, qui sont des types de recherche pouvant avoir un impact important sur la pratique clinique et les recommandations de soins.
Réunissant des essais cliniques publiés antérieurement sur les manipulations vertébrales, cette étude influente a conclu que les effets des manipulations vertébrales sur la douleur et l’invalidité étaient aussi efficaces que les autres approches thérapeutiques usuels utilisées (tels que les médicaments prescrits) et étaient supérieurs aux approches de traitement non recommandées (tels que massage) en termes de réduction de l’invalidité. De plus, ils ont trouvé que les effets indésirables des manipulations vertébrales  étaient mineurs, limités au court terme et principalement axés sur les effets musculo-squelettiques tels que la douleur et la raideur.

Références :
* Rubinstein Sidney M, de Zoete Annemarie, van Middelkoop Marienke, Assendelft Willem J J, de Boer Michiel R, van Tulder Maurits W et al. Benefits and harms of spinal manipulative therapy for the treatment of chronic low back pain: systematic review and meta-analysis of randomised controlled trials

Un tiers des enfants souffriraient de mal de dos

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Au vu de ce que les enfants portent dans leur cartable sur le dos, le nombre de ceux qui souffrent de mal de dos est en augmentation.

Selon un sondage réalisé auprès de 3 700 jeunes aux Etats-Unis, un tiers des jeunes âgés de 10 à 18 ans a déclaré avoir eu mal au dos au cours de la dernière année. L’incidence a augmenté avec l’âge et le poids des enfants et était plus élevée chez ceux qui pratiquent des sports de compétition.

Bien que de nombreuses personnes associent probablement des maux de dos aux personnes âgées, le chirurgien orthopédiste qui a dirigé l’étude n’a pas été surpris par ses conclusions.

« Nous voyons beaucoup d’enfants qui souffrent de blessures dues à la surexploitation ou de douleurs articulaires résultant de la pratique de sports », a déclaré le Dr Peter Fabricant, qui soigne des patients en pédiatrie à l’Hôpital de New York. « Parmi ces enfants qui avaient mal au dos, très peu avaient besoin d’une intervention médicale. La plupart n’avaient pas besoin de traitement. »

Selon les National Institutes of Health des États-Unis, environ 80% des adultes souffrent de douleurs au bas du dos à un moment donné. Mais c’est la première fois que l’étendue des maux de dos chez les enfants est estimée à l’échelle nationale, ont déclaré les auteurs. Les jeunes interrogés étaient également répartis par âge et par sexe.

En moyenne, ceux qui ont déclaré avoir mal au dos pesaient plus et avaient un indice de masse corporelle, ou IMC, plus élevé. (L’IMC est une mesure de la graisse corporelle basée sur la taille et le poids.)

Les maux de dos étaient plus fréquents chez les filles que chez les garçons (38% à 29%). Le plus souvent, la douleur touchait le bas du dos.
Près de la moitié ont déclaré avoir mal le soir et plus de 15% ont déclaré que des maux de dos avaient interrompu leur sommeil.

La participation à des sports de compétition était fortement liée aux maux de dos. La plupart des participants au sondage étaient actifs, le basket-ball étant le sport le plus pratiqué, suivi par la danse, le baseball, le football et le football.

Les chercheurs ont ajouté que les sacs à dos qu’ils utilisent pour transporter leurs affaires sont un autre facteur contribuant au mal de dos des enfants. Ceux qui utilisaient une sangle pour porter leur sac à dos ont signalé beaucoup plus de douleurs au dos que ceux qui utilisaient les deux sangles.

Ceux qui utilisaient des sacs à dos à roulettes étaient les plus nombreux à souffrir de dos. Le Dr Fabricant a déclaré qu’il n’était pas clair si la douleur les avait incités à utiliser les sacs à rouler ou si les sacs à rouler contribuaient à leur douleur.

Bien que les perspectives de douleur à long terme ne soient pas claires, le Dr  Fabricant a déclaré « il serait certainement logique » que les enfants souffrant de maux de dos soient plus susceptibles d’en souffrir encore à l’âge adulte.

Le Dr Henock Wolde-Semait est orthopédiste en pédiatrie à l’hôpital NYU Winthrop de Mineola, au New York, qui a examiné les résultats. Il a dit que les résultats reflètent ce qu’il voit dans sa propre pratique.

« Beaucoup d’enfants ont mal au dos pour diverses raisons. On dirait que c’est en augmentation », a-t-il déclaré.

« La majorité d’entre eux s’en sortent bien [sans traitement chirurgical]. C’est pourquoi, dans le passé, cela aurait pu être négligé ou considéré comme acquis », a ajouté Wolde-Semait.

Wolde-Semait a déclaré que le temps d’écran excessif pourrait également jouer un rôle dans le mal de dos des enfants. Il a déclaré que les jeunes devraient rechercher « la modération dans tous les aspects ».

L’étude doit être présentée le 12 mars à la réunion annuelle de l’American Academy of Orthopaedic Surgeons, à Las Vegas. Les recherches présentées lors de réunions sont généralement considérées comme préliminaires jusqu’à leur publication dans une revue à comité de lecture.

Il est important de faire vérifier l’état de la colonne de votre enfant par un spécialiste de la colonne vertébrale qu’est le chiropracteur.

Lombalgie et cervicalgie : satisfaction des patients avec la Chiropraxie

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Les soins chiropratiques sont reconnus efficaces pour nombre de problèmes Neuro-musculo-squelettiques tels que des maux de dos, douleurs cervicales, maux de têtes, migraines,… Nous avons présenté une partie de ces études sur la page : Indications thérapeutiques.

Mais qu’en est-il des patients ? Qu’est-ce que les patients pensent des soins chiropratiques ? Comme pour tout, les pays anglo-saxons aiment analyser et quantifier les choses. Il existe donc de nombreuses études sur la satisfaction des patients sur les soins chiropratiques. J’essaie d’en présenter quelques unes ici :

La plus récente est une étude parue en août 2018 évaluant les résultats des soins chiropratiques pour des douleurs cervicales et lombaires et la satisfaction de plus de 2000 patients aux Etats-Unis. Les chercheurs ont trouvé que plus de 90% des patients se déclaraient très satisfaits de leurs soins et qu’ils déclaraient avoir largement diminué la prise de médicaments anti-douleurs pour leurs problèmes. (1)

Dans une autre étude, parue en 2017, des chercheurs ont voulu évaluer les patients avec lombalgie, soignés par des chiropracteurs intégrés dans le milieu hospitalier. Sur un des questionnaires, 93% des patients interrogés ont déclaré une amélioration globale de leurs symptômes. En outre, plus des trois quarts (77%) n’ont pas eu à consulter leur médecin pendant qu’ils suivaient des soins chiropratiques et presque tous (93%) étaient satisfaits des soins reçus. Plus du tiers des patients (39%) ont également signalé une amélioration de leur état de santé général à la fin de la période de soins. (2)

Une autre étude parue en 2016 a passé en revue les études médicales sur l’integration des soins chiropratiques dans le système de santé de l’armée, tant pour les militaires actifs que les vétérans. Leur conclusion est que les docteurs en chiropratique qui sont intégrés dans des établissements de soins de santé militaires gèrent des affections neurologiques, musculo-squelettiques; blessures graves provoquées au combat; cas complexes; et les cas qui incluent des facteurs psychosociaux. Les chiropraticiens gèrent les patients en collaboration avec d’autres professionnels de santé et sont actifs dans le processus de retour des militaires au service actif. Le taux de satisfaction des patients vis-à-vis des services de chiropratique est élevé. Les résultats préliminaires montrent que la gestion chiropratique des affections courantes montre une amélioration significative. Cette étude cite aussi une autre étude à ce sujet publiée en 2006 cette fois concernant les soins chiropratiques au personnel militaire canadien qui a trouvé que 94% des patients et 80% des médecins militaires déclaraient leur satisfaction des soins chiropratiques. (3,4)

Ces études ainsi que d’autres citées plus bas ont au cours des années montré la haute satisfaction (souvent au dessus des 90%) des patients des soins chiropratiques concernant les maux de dos et douleurs cervicales.

Vous pouvez aussi trouver les témoignages de certains de nos patients sur la page « Témoignages ».

Références :

  1. Herman PM, Kommareddi M, Sorbero ME, Rutter CM, Hays RD, Hilton LG, Ryan GW, Coulter ID. Characteristics of Chiropractic Patients Being Treated for Chronic Low Back and Neck Pain. J Manipulative Physiol Ther. 2018 Jul – Aug;41(6):445-455.
  2. Emary PC, Brown AL, Cameron DF, Pessoa AF, Bolton JE. Management of Back Pain-related Disorders in a Community With Limited Access to Health Care Services: A Description of Integration of Chiropractors as Service Providers. J Manipulative Physiol Ther. 2017 Nov – Dec;40(9):635-642.
  3. Green BN, Johnson CD, Daniels CJ, Napuli JG, Gliedt JA, Paris DJ. Integration of Chiropractic Services in Military and Veteran Health Care Facilities: A Systematic Review of the Literature. J Evid Based Complementary Altern Med. 2016 Apr;21(2):115-30.
  4. Boudreau LA, Busse JW, McBride G. Chiropractic services in the Canadian Armed Forces: a pilot project. Mil Med. 2006 Jun;171(6):572-6.
  5. Houweling TA, Braga AV, Hausheer T, Vogelsang M, Peterson C, Humphreys BK. First-contact care with a medical vs chiropractic provider after consultation with a swiss telemedicine provider: comparison of outcomes, patient satisfaction, and health care costs in spinal, hip, and shoulder pain patients. J Manipulative Physiol Ther. 2015 Sep;38(7):477-83.
  6. Leininger BD, Evans R, Bronfort G. Exploring patient satisfaction: a secondary analysis of a randomized clinical trial of spinal manipulation, home exercise, and medication for acute and subacute neck pain. J Manipulative Physiol Ther. 2014 Oct;37(8):593-601.
  7. Haneline MT. Symptomatic outcomes and perceived satisfaction levels of chiropractic patients with a primary diagnosis involving acute neck pain. J Manipulative Physiol Ther. 2006 May;29(4):288-96.
  8. Hertzman-Miller RP, Morgenstern H, Hurwitz EL, Yu F, Adams AH, Harber P, Kominski GF. Comparing the satisfaction of low back pain patients randomized to receive medical or chiropractic care: results from the UCLA low-back pain study. Am J Public Health. 2002 Oct;92(10):1628-33.
  9. Gemmell HA, Hayes BM. Patient satisfaction with chiropractic physicians in an independent physicians’ association. J Manipulative Physiol Ther. 2001 Nov-Dec;24(9):556-9.
  10. Nyiendo J, Haas M, Goldberg B, Sexton G. Pain, disability, and satisfaction outcomes and predictors of outcomes: a practice-based study of chronic low back pain patients attending primary care and chiropractic physicians. J Manipulative Physiol Ther. 2001 Sep;24(7):433-9.

Douleurs cervicales et maux de dos chronique : la Chiropraxie plébiscitée

chiropraxie et TMS

Les maux de dos chronique et les douleurs cervicales chroniques sont les types de douleur chronique les plus courants. Leur prévalence combinée est estimée à environ 10% à 20% de la population adulte. Bien qu’il existe de nombreux traitements pour la douleur chronique, les manipulations vertébrales effectuées principalement par les chiropracteurs est un des traitements non pharmacologiques les plus recommandés pour ces conditions. Aux États-Unis, environ 30% des personnes souffrant de douleur de dos ont eu recours à la chiropraxie.

Une étude parue en 2018 a analysé un large échantillon de patients souffrant de lombalgie et de cervicalgie chronique aux États-Unis qui ont recours aux soins chiropratiques pour traiter leurs douleurs chroniques.

Les chercheurs ont trouvé qu’en général, la plupart des patients de cet échantillon étaient des femmes blanches avec un haut niveau d’éducation. La plupart ont commencé la chiropratique après avoir essayé d’autres types de soins (médecine générale, acupuncture, massage, kinésithérapie) et un peu moins du tiers ont continué à recevoir d’autres soins pour leur douleur. Ce groupe utilise peu des anti-douleurs opiacés et d’autres médicaments contre la douleur, et la plupart considèrent que le fait d’éviter une intervention chirurgicale est la principale raison du choix des soins chiropratiques. Plus de 90% ont déclaré être très satisfaits de leurs soins chiropratiques.

Les chercheurs concluent que compte tenu de la prévalence de la lombalgie et de cervicalgie chroniques, de la nécessité de trouver des alternatives non pharmacologiques efficaces pour le traitement de la douleur chronique et de la satisfaction à long terme de ces patients vis-à-vis de leurs soins, des études complémentaires sur ces types de patients et les soins proposés sont nécessaires.

Références :

J Manipulative Physiol Ther. 2018 Jul – Aug;41(6):445-455. doi: 10.1016/j.jmpt.2018.02.001. Epub 2018 Aug 16.
Characteristics of Chiropractic Patients Being Treated for Chronic Low Back and Neck Pain. Herman PM, Kommareddi M, Sorbero ME, Rutter CM, Hays RD, Hilton LG, Ryan GW, Coulter ID.