Maux de tête et maux de dos chronique : même combat ?

Les maux de tête et les maux de dos sont parmi les principales causes d’invalidité dans le monde et constituent d’ailleurs la majorité des consultations dans mon cabinet. En effet, la majorité de mes patients me consultent pour des migraines, des céphalées de tension et des névralgies d’Arnold. Viennent ensuite les sciatiques et névralgies cervico-brachiales et les lombalgies et cervicalgies…

L’approche antalgique et locale n’est pas très efficace

On pourrait penser que ces différents maux sont très variés et ne sont pas nécessairement liés. Ce qui peut être tout à fait vrai. Mais avec plus de 25 ans de pratique et une approche plutôt neurologique que mécanique, je vois régulièrement un schéma plus complexe qui explique ces maux. Et c’est d’ailleurs en prenant une approche plus globale et centrale qu’il est possible de corriger ces problèmes qui sont souvent devenus chroniques et qui ne répondent que peu ou difficilement à une approche seulement antalgique ou locale (médicaments, infiltration, massage,…). La Chiropraxie n’étant pas aussi connue en France que dans les autres pays du monde; notamment anglo-saxons; les patients consultent souvent en dernier recours, fatigués de souffrir depuis des années sans obtenir de résultats probants. La raison de ces échecs est probablement encore une fois due au fait que le problème est considéré et traité localement.

En effet, si le patient a mal au dos au niveau lombaire, il pourrait recevoir d’abord des anti-douleurs et/ou des anti-inflammatoires, puis peut-être des conseils (parfois inadaptés comme le repos au lit) et de la kinésithérapie pour un renforcement musculaire, puis peut-être une infiltration locale (injection d’anti-inflammatoire locale),…

Cette approche locale échoue souvent et entretient la prévalence de ces troubles qui fait qu’environ 10% des personnes souffrent de migraines et de céphalées de tension et qu’environ 20 à 30% des personnes souffrent de maux de dos chroniques.

Il faut considérer le problème dans sa globalité

Il est impossible d’énumérer ici tout ce qu’il faut prendre en compte pour pouvoir aider les personnes souffrant de ces maux. Mais le but de cet article est de porter l’attention sur le fait qu’un trouble, ne serait-ce que musculaire et local, dépend souvent de multitude d’autres troubles de fonctionnement qui ont conduit à ce que ce muscle se contracte et soit douloureux.

La moindre des choses serait de faire un examen complet et considérer si ces troubles musculaires et ces douleurs ne seraient pas dues à une incapacité du système nerveux central à moduler la sensation de la douleur et le tonus et la contraction musculaire en général.

Une étude récente vient d’ailleurs de lier les maux de dos chroniques et les maux de têtes primaires. Des chercheurs ont en effet analysé 14 études publiées à ce jour et qui comprenaient des petites études sur 88 personnes à des études sur plus de 400.000 personnes. Ils ont trouvé un lien positif entre les maux de dos chroniques et les maux de tête primaires. D’ailleurs ils regrettent que chaque population de patients (ceux souffrant de maux de tête et ceux souffrant de maux de dos) soient traitée séparément pour chaque trouble au lieu d’être traitée par un spécialiste qui prendrait en compte la globalité du problème. Ce qui pourrait aider à diminuer les excès en médicaments anti-douleurs !

Références :

Arani Vivekanantham, Claire Edwin, Tamar Pincus, Manjit Matharu, Helen Parsons & Martin Underwood. The association between headache and low back pain: a systematic review. The Journal of Headache and Pain volume 20, Article number: 82 (2019)

Vrai / Faux : Arrêtons de croire ces clichés sur la santé

Cervicalgie et chiropracteur

Le magazine Marie Claire a récemment publié un article sur “Santé : arrêtons de croire ces clichés”. Super idée ! J’ai voulu rajouter d’autres clichés qui ont la vie dure. Et il y en a tellement qu’il y aura des épisodes 2, 3… comme les blockbusters….

Aujourd’hui quelques uns des clichés sur la santé des articulations :

Il faut se reposer pour un mal de dos : FAUX

Le premier nous concerne directement, nous les chiropracteurs. Et d’ailleurs l’article de Marie Claire en parle, mais un peu vite à mon goût. Parce que pendant de très nombreuses années, les patients nous ont répétés en boucle : “mon médecin m’a conseillé de ne pas bouger et rester au lit et vous me dites qu’il ne faut pas rester au lit mais marcher et bouger…Je ne sais plus qui croire…” 

Et citer toutes les études parues à ce sujet, ne servait à rien. Et voilà que depuis quelques années, le gouvernement, les assurances, le CPAM,… s’y sont mis aussi : il ne faut surtout pas rester au lit pour un mal de dos. Le problème pourrait durer encore plus longtemps. Il vaut mieux marcher, bouger et se reposer pour de courtes périodes. Parfois, dans le cas d’une vrai hernie discale, plus de repos est nécessaire et de toute façon le patient peut avoir du mal à se mouvoir. Mais dans la grande majorité des cas, il faut se lever, marcher, faire de la gym douce, nager (ou même barboter dans l’eau),…

Mes vertèbres sont déplacés et le chiropracteur les remet à leur place : FAUX

chiropraxie et TMS
Les chiropracteurs en première ligne contre les troubles musculo-squelettiques

Pendant qu’on est sur le sujet des vertèbres, une autre tournure de langage mais qui à force est devenu une réalité dans l’esprit de beaucoup. Si j’ai mal au dos, c’est parce que j’ai une “vertèbre déplacée” et mon chiropracteur va la “remettre en place”. 

En fait si vous avez une vertèbre déplacée, voyer plutôt un chirurgien ! Les vertèbres ne sortent pas de leur place (sauf peut-être dans le cas d’une spondylolisthésis, mais c’est un autre débat). Les vertèbres peuvent perdre leur mobilité et se bloquer en raison de faux mouvement, de mauvaises positions quotidiennes, de mauvais mouvements répétitifs, de chocs, d’accidents, etc. Le rôle du chiropracteur est de redonner de la mobilité à l’articulation et de cette façon activer les récepteurs nerveux autour de l’articulation pour que le système nerveux fonctionne mieux. Pour qu’une vertèbre se déplace, il faut un sacré choc et donc un bon chirurgien !

On m’a dit que j’ai une hernie discale et qu’il faut donc nécessairement opérer : VRAI et FAUX

Combien de fois ai-je entendu cela ? Et quand je fais l’examen clinique, le patient est étonné et demande pourquoi je fais tout ça ? Et quand à mon tour je leur demande : “mais on ne vous a pas examiné ?” La réponse est souvent : “Non, le spécialiste a juste regardé le scanner et m’a dit qu’il fallait opérer !” 

Or selon les recommandations internationales seulement 5 à 10% des hernies discales devraient être opérées. Et cette recommandation devrait être basée sur l’imagerie (d’ailleurs de préférence une IRM qu’un scanner) mais surtout si des signes cliniques sont présents à l’examen. C’est-à-dire qu’une opération n’est pas recommandée dans la majorité des hernies discales où il n’y pas de signes cliniques autre que la douleur (qui n’est qu’un symptôme). Dans ces cas, des interventions non invasives comme la Chiropraxie combinée à de la kinésithérapie ont été prouvées efficaces pour la plupart des discopathies. Beaucoup de chirurgiens consciencieux procèdent à un examen clinique minutieux avant de recommander une opération… ou pas. 

L’arthrose est un problème des personnes âgées et se faire craquer ses articulations provoque de l’arthrose : FAUX et FAUX

Qui n’a pas déjà entendu ça ? Il ne faut pas craquer ses articulations parce que cela provoque de l’arthrose. 

Non seulement c’est faux et il y a même eu une étude à ce sujet, mais c’est même plutôt le contraire ! L’arthrose est la mort cellulaire au niveau de l’articulation. La mort cellulaire est le résultat de blocage articulaire et de manque de mobilité. Les cellules du cartilage sont nourries par le mouvement articulaire qui assure la bonne circulation sanguine. Quand les articulations sont bloquées suite à des mauvaises positions, des faux mouvements, des chocs,… les cellules du disque se dessèchent et sous la pression des vertèbres, s’écrasent. Les os autour se déforment et des années après, le patent s’entend dire qu’il a de l’arthrose. Ce n’est pas la vieillesse qui provoque de l’arthrose. On la voit plus souvent chez une personne âgée parce qu’un personne à 70 ans a plus de probabilités d’avoir eu des chocs, accidents, mauvaises postures au travail,… qu’une personne de 20 ans. Mais je vois régulièrement des patients de 70 ans qui n’ont pas d’arthrose sur leur colonne et des patients de 24 ans avec énormément d’arthroses dans leur colonne cervicale parce qu’ils ont eu un sérieux accident de voiture avec coup du lapin à l’âge de 16 ans ! 

Pour finir sur le premier sujet, le fait de faire bouger les articulations en les faisant craquer redonne de la mobilité à l’articulation, ce qui est le contraire du blocage articulaire qui pourrait provoquer de l’arthrose. Donc non, craquer les articulation ne provoque pas l’arthrose !

Mais je conseille de ne pas le faire soi-même pour deux raisons : Tout d’abord quand un chiropracteur fait craquer les articulations, il va justement cibler les articulations qui sont bloquées. Pas tout et n’importe quoi. Quand on fait n’importe quoi on pourrait créer trop de mouvement à des endroits qui n’en avaient pas besoin et donc provoquer une instabilité. L’autre raison est que quand je fais un ajustement chiropratique sur un endroit (un gros mot pour dire quand je fais craquer une articulation), c’est pour avoir un effet plus ou moins spécifique au niveau des récepteurs nerveux et du système nerveux. Quand une personne se fait craquer les doigts ou la nuque n’importe comment ou quand des personnes qui ne sont pas formées comme les chiropracteurs (comme il y en a beaucoup maintenant qui manipulent à droite et à gauche sans une formation longue) manipulent les patients sans comprendre l’effet sur le système nerveux; ils pourraient exciter n’importe quoi au niveau du système nerveux…

On m’a dit que la cause des mes maux de têtes est le stress : FAUX

Le cerveau contrôle l'information de la douleur
La migraine est l’incapacité du cerveau à gérer les informations arrivant au cerveau

Nombre de personnes qui me consultent se sont entendus dire : la cause de vos problèmes est le stress ! Que ce soit pour des maux de tête, des douleurs, un acouphène,… 

Or autant il est vrai que les symptômes peuvent se déclarer pendant un moment de stress ou de fatigue, autant ce ne sont pas les causes de ces troubles. Ce sont simplement les facteurs déclencheurs. Comme pourraient l’être l’alcool, la lumière, une odeur,… pour une migraine. La grande majorité des personnes qui me consultent pour les migraines ont des problèmes de blocages et d’irritations nerveuses à la colonne vertébrale, notamment aux cervicales. C’est ce qui provoque des phénomènes de tension musculaires à la tête et des contractions et dilatations des vaisseau à l’origine de ces céphalées ou migraines. C’est donc en prenant en compte ce qui provoque vraiment les symptômes qu’on peut arriver à corriger ces problèmes et non pas simplement en masquant les symptômes ou en éliminant les facteurs déclencheurs de sa vie. Parce que tôt ou tard un autre facteur vient s’y rajouter et là il faudra éviter de sortir le jour car la lumière du jour est trop forte, de sortir la nuit car la lumière des phares des voitures est gênante, de ne pas manger de viande car on a du mal à digérer et ça donne mal à la tête, d’éviter de boire du vin, de passer devant une boulangerie car trop d’odeurs, etc. 

Céphalée, migraine : 4 points essentiels à savoir

La majorité de mes patients consultent pour des migraines, céphalées et vertiges. Quiconque a eu ne serait-ce qu’une migraine ou un mal de tête fort dans sa vie peut comprendre le désarroi d’une personne qui souffre de ces maux. En plus de la douleur, qui pour certains peut être plus que pénible, on peut être de mauvaise humeur, ne pas avoir envie de parler, d’interagir, de s’occuper des enfants, de regarder un écran,… Pour certains, il faudrait même s’allonger dans le noir, dans le silence…
Pour n’en avoir que très rarement (un mal de tête léger une à trois fois par an), je suis attristé d’entendre que pour certaines personnes, ces douleurs et les symptômes associés sont présents à une fréquence hebdomadaire et parfois même quotidienne.
Je reçois des personnes qui sont fatigués de souffrir, fatigués de prendre des médicaments qui leur provoquent d’autres problèmes ou qui ne sont plus efficaces après un certain temps et qui ont tout essayé pour des résultats médiocres ou temporaires. La liste des spécialistes et d’examens effectués au nombre des années est impressionnante : généralistes, neurologues, ophtalmo., ORL, kiné., ostéo., centres anti-douleurs,… radios., examens de sang, IRM,…
Ce qui nous amène au premier point souvent negligé par beaucoup de spécialistes :

1 : Imagerie de la colonne cervicale

C’est effectivement un des points qui est soit ignoré soit minimisé par les spécialistes. Et pourtant la plupart des personnes souffrant des céphalées (y compris les migraines) souffrent de problèmes cervicaux. Ces problèmes sont des blocages articulaires qui compromettent la biomécanique de la colonne cervicale mais plus important encore le fonctionnement du système nerveux associé. Ces problèmes peuvent être visibles sur les imageries ou pas !

  • Ce qui n’est pas visible : Les blocages ne sont pas visibles sur une imagerie (radiographie, scanner, IRM). Une imagerie est une image fixe à un instant donné. Un blocage articulaire est la perte de mouvement entre deux vertèbres. Vous pouvez avoir des blocages articulaires avec douleurs et irritations nerveuses mais ne pas les voir sur les imageries car elles ne montrent pas le mouvement de l’articulation. Beaucoup de patients racontent avoir eu des images suite à une chute, accident de voiture,… et il leur a été dit : « vous n’avez rien » et pourtant ils souffrent depuis ! 
    « Vous n’avez rien » correspond à une pathologie qui serait visible sur l’imagerie telle qu’une fractures, tumeur, hernie discale (pas visible non plus sur une radiographie mais seulement Scanner ou IRM), etc. Mais pas aux blocages et ce que cela peut provoquer d’un point de vue neurophysiologique.
  • Ce qui est visible mais ignoré : Chez la grande majorité des patients qui me consultent pour des céphalées (y compris migraines), on trouve ceci :

Une hypo lordose ou inversion de la lordose cervicale (de la courbe cervicale). 
La colonne vertébrale est constitué de 3 courbes qui permettent de supporter et mieux répartir le poids du corps. La colonne cervicale a une courbure vers l’arrière qui lui permet de mieux supporter le poids de la tête qui pèse l’équivalent d’une boule de bowling ! C’est comme un ressort qui donne une souplesse à la nuque.
Cette courbe peut être réduite parce que la personne ne l’a pas développé pendant l’enfance (en marchant à quatre pattes et en soulevant la tête) ou inversée en raison d’un choc (coup du lapin) comme un accident de voiture, chute de vélo, sport de contact…

Ce changement de courbure provoque une tension accrue des muscles cervicaux (très présente dans les céphalées de tension), des irritations nerveuses et des changements neurophysiologiques qui modifient le diamètre des artères (présents dans les névralgies et migraines).

2 : L’intégrité du fonctionnement neurophysiologique

Tout le monde (ou presque) est d’accord pour dire qu’un mal de tête se passe dans le cerveau. Oui mais comment ? 
Pour résumer c’est le cerveau qui contrôle tout : les muscles, les artères, les systèmes digestifs, vestibulaires,… C’est le cerveau qui commande aux muscles de se contracter ou de se relâcher, c’est le cerveau qui commande aux artères de se contracter ou de se dilater. C’est ces phénomènes qui sont à l’origine des maux de tête (céphalées de tension, migraines,…).
Mais le cerveau reçoit aussi des informations importantes de ces mêmes organes et systèmes pour être fonctionnel. Et c’est là que les blocages articulaires, les chocs, les traumatismes, etc., même s’ils datent, perturbent les informations venant des articulations, de l’oreille interne, du système visuels, etc.

Le système nerveux en entier joue un rôle dans le fonctionnement des système musculaire et artérielle

Pour pouvoir résoudre ces problèmes, il faudrait pouvoir faire des tests pour déterminer de façon spécifique les systèmes qui sont défaillants et mettre en place une rééducation qui peut comprendre l’intégration proprioceptive, vestibulaire, oculaire, cérébelleux, etc. 

3 : Axe Système digestif / Cerveau

Vous ne mangez pas le matin, mais vous avez besoin de prendre des cafés entre les repas ? Vous ne pouvez pas vous passer du goûter de l’après-midi ? Vous vous réveillez plusieurs fois la nuit ? Vous avez des reflux gastriques ?

Vous pensez que tout cela n’a rien à voir avec vos maux de tête ? Très probablement que si !

Depuis quelques années beaucoup d’études parlent de l’axe système digestif /cerveau. C’est une autoroute à deux sens. Si le cerveau est moins fonctionnel, le système digestif est perturbé : l’estomac ne secrète pas assez d’acidité pour digérer ce que l’on mange et donc un repas lourd peut être source de maux de tête, les parois deviennent poreuses et des molécules qui ne devaient pas passer des barrières, peuvent alors passer et provoquer de l’inflammation. Dans l’autre sens, si le microbiote intestinal (l’ensemble des bactéries) est perturbé par la prise de certains médicaments, vous avez plus de probabilité de développer des migraines et maux de tête. 

C’est donc un dernier point à examiner et corriger, en même temps que le reste : l’alimentation et l’intégrité du système digestif et l’axe cerveau/système digestif. 

4 : Mais ce n’est pas…

Beaucoup de personnes pensent, parce qu’on leur a répété au cours des années, que leurs maux de tête apparaissent à cause du stress, à cause d’une odeur particulière, à cause de la lumière, à cause de repas trop gras, de l’alcool, du chocolat,… Et donc il faut déstresser, éviter de manger ceci ou cela, de boire ceci ou cela, de faire telle ou telle activité…

Or dans la majorité des cas, ce n’est pas ça du tout !

Si c’était le stress, toutes les personnes dans des situations de stress encore plus grandes devraient avoir mal à la tête. Tous ceux qui mangent un peu gras (le bon gras), boivent de l’alcool (en modération), sentent la même odeur, etc. devraient avoir mal à la tête. Or ce n’est pas le cas. 

Comme nous l’avons dit précédemment, c’est le fait que le système nerveux d’une personne ne puisse pas gérer cette information supplémentaire que celle ci est considérée comme un agression par le cerveau et le corps réagit de cette manière en contractant les muscles, les artères et en produisant la douleur. 

Certes, mal manger, boire de l’alcool immodérément et être sous stress en permanence sont des facteurs qui influent négativement sur le fonctionnement du cerveau. Mais si le système est performant, on est plus résistant par rapport à ces agressions. Mais si le système est déjà affaibli, le moindre stress (physique, chimique ou émotionnel) peut déclencher le mal de tête. Il faudrait donc corriger ce qui affaiblit le système nerveux et perturbe le fonctionnement normal du corps que d’éviter telle ou telle chose ou prendre les médicaments de plus en plus forts qui peuvent avoir des effets secondaires à long terme.

Notre approche en neurologie chiropratique

Test oculomoteur optocinétique pour vertige / migraine

Pourquoi ce que nous faisons marche ? Parce que nous regardons la globalité des systèmes qui pourraient être défaillants dans le déclenchement des céphalées et migraines. L’examen initial et les éventuels examens complémentaires permettent d’avoir une idée précise de ce qui ne fonctionne pas et ce qui devrait être corrigés et rééduqué. Et c’est une combinaison des soins chiropratiques (que de nombreuse études ont montré être efficaces pour des céphalées de tension et des migraines) et de conseils en nutrition et de réhabilitation vestibulaires, oculomoteurs,… qui permettent à la grande majorité de nos patients de ne plus souffrir ou de diminuer fortement les fréquences et les intensités de leurs maux de tête.

Vous pouvez retrouver les témoignages de nos patients en cliquant ici.

Vous pouvez trouver quelques unes des études montrant l’efficacité des soins chiropratiques pour les maux de tête en cliquant ici. 

Mais si, les courbes dans la colonne sont importantes !

Souvent négligées

« Rien de particulier dans vos radiographies de la colonne. » Cette phrase, je l’ai entendu tellement de fois au cours des années. Et pourtant… quand on regarde la radiographie de la colonne; que ce soit au niveau cervicale, dorsale ou lombaire, on remarque tout de suite que quelque chose ne va pas ! La courbe est modifiée et pourtant, la même phrase : « Rien de particulier et ça n’a rien à voir avec vos symptômes… » Effectivement pour beaucoup de professionnels de santé, ce « détail » est souvent négligé. En absence (ou même en présence) d’autres pathologies, la courbure de la colonne et ses modifications ne sont parfois même pas mentionnée. Et pourtant cette courbure a une incidence sur l’état de santé du patient. Les anglo-saxons l’appellent même parfois « The Arch of Life »… Nous avons déjà mentionné les études qui ont montré que la position de la tête penchée an avant (visible par une diminution de la lordose cervicale sur la radio) pouvait avoir des conséquences néfastes telles qu’usure prématurée (arthrose), douleurs cervicales, douleurs dorsales, maux de tête, capacités respiratoires diminuées, etc. D’autres études viennent de confirmer que dans le cas des lombaires, les modifications de la courbe (lordose) lombaire pouvaient aussi avoir des conséquences néfastes. Dans une des études parue en Mars 2018, des chercheurs japonais ont analysé la relation entre la courbure et la mobilité lombaire et l’arthrose de la hanche. Ils ont trouvé qu’il existe bien une relation entre une accentuation de la courbure lombaire, une mobilité lombaire réduite et la progression de l’arthrose de la hanche. Ce qui va dans le même sens que les études dont nous avons parlé plus haut à propose des changements de la courbe cervicale et l’usure prématurée de la colonne cervicale. Dans une autre étude parue en Mai 2018, des chercheurs iraniens ont analysé la relation entre la lordose (la courbe) lombaire, l’angle lombo-sacré (l’angle entre lombaires et sacrum) et des maux de dos chroniques. Ils ont trouvé qu’il existe une forte relation entre d’une part, l’angle combo-sacré et le mal de dos chronique chez les deux sexes et d’autre part, le lordose lombaire et le mal de dos chronique chez les hommes. La courbe de la colonne joue donc un rôle dans les douleurs de dos. Une autre étude en 2010 avait déjà montré que les personnes souffrant de hernie discale lombaire avait une courbure lombaire anormale !
Les nerfs éparpillés dans tout le corps prennent leur origine dans la colonne vertébrale
Tout ceci explique ce que les chiropracteurs, spécialistes de la colonne vertébrale et du système nerveux associé, ont toujours dit : la courbure anormale de la colonne est un facteur essentiel dans l’apparition de la douleur et ceci en raison des pressions anormales exercées sur la colonne et les blocages et les irritations que cela engendre au niveau des nerfs voisinants.

Si vous courez, hésitez pas à lire notre article sur un des facteurs de chocs sur la colonne pendant la course

Références :
  • Osteoarthritis Cartilage. 2018 Mar;26(3):397-404. Sagittal alignment and mobility of the thoracolumbar spine are associated with radiographic progression of secondary hip osteoarthritis. Tateuchi H, Akiyama H, Goto K, So K, Kuroda Y, Ichihashi N.
  • Zahra Janamiri, Yousef Moghimi Boldaji, Fardis Mosayebian. Evaluation of Lumbosacral Angle as New Parameters in Patients Suffering from Chronic Low Back Pain. American Journal of Medical Case Reports. Vol. 6, No. 4, 2018, pp 65-67.
  • The Correlations between Lumbar Lordosis, L4-5 Disc Angle, L4-5 Disc Height, and the Lumbosacral Angle in L4-5 HNP Patients. Journal of Physical Therapy Science 22(4):391-394 · November 2010
  • Spine (Phila Pa 1976). 2008 Nov 1;33(23):E870-6. Kinematic analysis of the relationship between sagittal alignment and disc degeneration in the cervical spine. Miyazaki M1, Hymanson HJ, Morishita Y, He W, Zhang H, Wu G, Kong MH, Tsumura H, Wang JC.