Migraines : Pourquoi on ne me l’a pas dit ?

Les migraines souvent liées aux problèmes cervicaux

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Les migraines touchent plus les femmes que les hommes en général

C’est ce que j’entends régulièrement au cabinet : pourquoi on ne me l’a pas dit ? Des patients qui après des années de galères et de souffrances avec des maux de tête, qui trouvent finalement une solution avec nos soins et demandent pourquoi tous les spécialistes qu’ils ont consultés jusque là ne leur ont pas dit que leur problèmes pouvaient venir de leurs cervicales et qu’ils auraient pu consulter un chiropracteur !

En effet pourquoi ? Je connais beaucoup de médecins parmi mes amis et famille et je crois pouvoir dire pourquoi : parce qu’ils ne connaissent pas la relation entre ce qui se passe au niveau de la colonne et les maux de tête et migraines. Parce qu’ils ne connaissent pas les études qui ont montré l’efficacité des soins chiropratiques pour les migraines et les céphalées de tension.

Nous avons déjà une page consacrée aux études qui montrent l’efficacité des soins chiropratiques pour les maux de tête et migraines (cliquez ici). Vous pouvez aussi retrouver quelques uns des témoignages de nos patients dont la majorité viennent nous consulter pour les maux de tête (cliquez ici).

Mais le post d’aujourd’hui est pour faire part de quelques nouvelles études qui démontrent encore une fois qu’il existe une association entre des troubles structurels au niveau des cervicales et des céphalées et migraines.

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Les mauvaises positions au travail et à la maison sont associées aux problèmes cervicaux et migraines

Dans une étude parue en juin 2017, les chercheurs voulaient étudier les troubles musculo-squelettiques au niveau cervical chez les femmes avec des migraines épisodiques, migraines chroniques et celles sans migraine. Ils ont trouvé que les femmes souffrant de migraines présentent des altérations musculo-squelettiques de la colonne cervicale supérieure, exprimées par une rotation cervicale restreinte, une diminution de la rotation cervicale supérieure et la présence d’articulations cervicales supérieures symptomatiques (douloureux).

93% des personnes souffrant de migraines ont au moins 3 dysfonctionnements au niveau cervical !

Dans une autre étude parue en 2018, les chercheurs voulaient évaluer la prévalence et la structure des dysfonctionnements musculo-squelettiques chez les patients migraineux en utilisant une approche méthodologique rigoureuse. Un ensemble normalisé de six tests d’examen physique a montré une prévalence élevée de dysfonctionnements musculo-squelettiques chez les patients migraineux. Quatre-vingt-treize pour cent des patients évalués présentaient au moins trois dysfonctionnements musculo-squelettiques au niveau cervical. Ces dysfonctionnements confirment une interaction réciproque entre le trijumeau (le nerf souvent mis en cause dans les migraines) et les cervicales qui expliquerait la symptomatologie de la migraine.

On peut encore citer cette étude parue en 2009 qui montrait une diminution des amplitudes de mouvement (en particulier en extension) chez des personnes souffrant de migraines épisodiques et chroniques. Ou cette autre étude parue en 2014 qui montrait aussi qu’une diminution de la mobilité articulaire était associée aux migraines. Ou encore cette étude parue en 2016 qui montre que les patients avec des migraines chroniques avaient une activité exagérée des muscles extenseurs de la nuque.

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Les migraines et les problèmes cervicaux sont liés

A l’étude de ces articles et de nombreuses autres articles il est légitime de penser que les problèmes cervicaux et les migraines sont liés. D’ailleurs la plupart des patients qui viennent nous consulter pour des céphalées de tension ou des migraines ont des problèmes de blocage au niveau des cervicales. Parfois même des radiographies de la colonne cervicale qui montre une perte de la courbe cervicale mais à qui on a dit : “Ce n’est pas un problème, ça n’a rien à voir avec vos maux de tête” !
On voit bien que si, et qu’il serait donc judicieux de consulter un chiropracteur si on souffre de migraines chroniques, pour examiner la colonne vertébrale et de corriger les blocages et les tensions musculaires présents. D’autant plus que, comme je l’ai précisé auparavant, des études ont déjà montré l’efficacité des soins chiropratiques pour différents type de maux de tête : céphalées de tension, migraines, etc.

Dans notre cabinet, non seulement nous procédons à une analyse complet de la colonne, mais nous prenons aussi en compte les problèmes physiologiques au niveau vestibulaires et oculaires qui peuvent être un facteur déterminant dans l’apparition et donc la résolution des migraines.
Une migraine n’est pas un problème simple et il faudrait de toute façon consulter votre médecin pour s’assurer que cela ne cache pas de problèmes plus graves. Mais en absence de pathologie et pour éviter de prendre des médicaments qui ne font que masquer les problèmes et vous obligent à en prendre des plus en plus forts et avec des effets secondaires plus importants, essayez des soins qui ont montré leur efficacité pour la majorité des patients qui consultent !

Références :

* Eur J Phys Rehabil Med. 2017 Jun;53(3):342-350. Musculoskeletal disorders of the upper cervical spine in women with episodic or chronic migraine. Ferracini GN, Florencio LL, Dach F, Bevilaqua Grossi D, Palacios-Ceña M, Ordás-Bandera C, Chaves TC, Speciali JG, Fernández-de-Las-Peñas C.

* Cephalalgia. 2018 Apr;38(5):865-875. Musculoskeletal dysfunction in migraine patients. Luedtke K, Starke W, May A.

* Headache. 2009 May;49(5):726-31. Cervical mobility in women with migraine. Bevilaqua-Grossi D1, Pegoretti KS, Goncalves MC, Speciali JG, Bordini CA, Bigal ME.

* J Bodyw Mov Ther. 2014 Oct;18(4):569-75. Upper cervical mobility, posture and myofascial trigger points in subjects with episodic migraine: Case-control study. Tali D, Menahem I, Vered E, Kalichman L.

* J Electromyogr Kinesiol. 2016 Oct;30:66-72. Patients with chronic, but not episodic, migraine display altered activity of their neck extensor muscles. Florencio LL, Oliveira AS, Lemos TW, Carvalho GF, Dach F, Bigal ME, Falla D, Fernández-de-Las-Peñas C, Bevilaqua-Grossi D

Cartables : quel poids pose le moins de problèmes et à quel niveau le positionner ?

Tout a été dit sur les cartables lourds et leurs effets néfastes sur le dos des enfants… ou pas…! Une autre étude vient en effet de paraitre pour analyser les effets du poids du cartable sur les enfants pendant la marche. Ce qui n’avait pas encore été étudié jusqu’aujourd’hui.

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Le poids et la mauvaise position du cartable devraient être vérifiés

Attention au poids

Des études antérieures ont démontré que les contraintes physiques quotidiennes associées au portage des sacs à dos entraînent une inclinaison vers l’avant significative de la tête et du tronc et des changements dans la courbure de la colonne vertébrale. Il a même été observé qu’une augmentation du poids sac à dos comprime significativement les hauteurs de disque lombaire.

En Australie, le poids moyen du cartable des était de 5,3 kg, soit environ 10% de leur poids corporel moyen. Dans une étude menée aux États-Unis, le poids moyen des sacs d’école était de 17% de la moyenne des poids des élèves. Dans une autre étude réalisée en Irlande seulement 29,9% des enfants portaient des cartables qui étaient inférieurs ou égaux à 10% du poids corporel. Et une autre étude a constaté que le poids moyen transporté par les écoliers italiens était de 22,0% de leur poids corporel. En résumé, les enfants chargent leurs sacs à dos entre 10% et 22% de leur poids corporel.

Attention à la position

En plus du poids du sac à dos, une attention a été portée à la hauteur du centre de gravité du sac à dos. La position du sac à dos est cruciale pour déterminer la méthode de transport de poids appropriée et pour la conception ergonomique des cartables. En général, c’est une position haute qui est recommandée [4]. Des chercheurs ont constaté que le port d’un sac à dos positionné au niveau de la région lombaire conduisait à une flexion vertébrale plus élevée que le port d’un sac à dos positionné dans la région dorsale, même si les participants avaient montré une préférence pour le placement lombaire.

Dans cette nouvelle étude, les chercheurs ont analysé la posture, l’activation musculaire et l’inconfort exprimés par les enfants portant des poids correspondants à 5%, 10% et 15% de leur poids.

Les analyses ont été effectuées pour chaque poids à 3 niveau différents de leur dos : vers la 7ème vertèbre dorsale, vers la 12ème vertèbre dorsale et vers la 3ème vertèbre lombaire. Les enfants ont ensuite marché pendant 10 minutes sur un tapis roulant.

Les participants portant un sac à dos pesant 15% de leur poids corporels présentaient une plus grande flexion de la tête et du tronc, avec des contractions musculaires correspondantes, et un angle lombo-sacré plus faible que ceux portant un cartable de 5% ou 10% de leur poids corporel.

Position cartable posture enfants
La meilleure position est au niveau de la 12ème vertèbre dorsale (T12)

Ceux qui portaient le cartable au niveau de la taille ont montré le plus haut niveau d’inconfort.

Inversement, la note d’inconfort pour le cou et les épaules était la plus élevée lorsque le sac à dos était à la position de la 7ème vertèbre dorsale. Cette position élevée du sac à dos a également provoqué plus de flexion de la tête que les deux autres positions.

La conclusion des chercheurs est que pour la santé musculo-squelettique des enfants, le port d’un sac à dos scolaire pesant 15% du poids corporel devrait être évité, et le portage à la position T12 (12ème vertèbre dorsale) peut être recommandé pour les écoliers.

Références :

Chen Y-L, Mu Y-C. Effects of backpack load and position on body strains in male schoolchildren while walking. Di Giminiani R, ed. PLoS ONE. 2018;13(3):e0193648.

L’aide du chiropracteur

Comme il a été mentionné plus haut, l’impact de ces mauvaises postures et poids excessif sur la colonne vertébrale des enfants peut conduire à des troubles musculo-squelettiques tels que des douleurs de dos et des douleurs cervicales mais aussi à une usure plus importantes des articulations avec écrasement des disques lombaires.
De la même manière que nous faisons vérifier par un dentiste l’état des dents de nos enfants, parce que les aliments sucrés peuvent augmenter leur usure; il est important de faire vérifier l’état de la colonne vertébrale de nos enfants par un chiropracteur et ne pas attendre que les symptômes se montrent !

Text neck, tech neck ou la cervicalgie de texto

Text neck et douleurs cervicales

Votre tête pèse autant qu’une boule de bowling !

En temps normal, votre tête pèse environ 5-6 kilogrammes sur vos cervicales. Mais quand vous penchez la tête en avant et vers le bas, le poids ressenti sur la colonne cervicale commence à augmenter. À un angle de 15 degrés, ce poids est d’environ 12 kilogrammes, à 30 degrés, il est d’environ 18 kilogrammes, à 45 degrés il est d’environ 22 kilogrammes, et à 60 degrés, il est d’environ 27 kilogrammes !
C’est la charge supplémentaire sur votre colonne vertébrale quand vous consultez ou passer du temps sur votre smartphone et/ou tablette.
Les chercheurs ont trouvé que cette mauvaise posture; appelée text neck ou tech neck ou cervicalgie des textos; peut conduire à une usure et une dégénérescence prématurées, aux déchirures autour de la colonne vertébrale, et même la chirurgie.

Avec la tête en avant, 4 boules de bowling sur la nuque !

“Cela devient une épidémie” confirme Hansraj, chef de service de chirurgie de la colonne vertébrale à l’hôpital de New York Spine Surgery and Rehabilitation Medicine. “Il suffit de regarder autour de vous, tout le monde a la tête baissée.”

Pour comprendre ce que cela signifie, imaginez porter, un enfant de 8 ans, ou 3 à 4 boules de bowling, sur la nuque, pendant plusieurs heures par jour. Les utilisateurs de smartphones passent une moyenne de deux à quatre heures par jour la tête penchée en avant, à la lecture des e-mails, l’envoi de textes ou sur les sites des médias sociaux. Selon les études, cela revient à environ 700 à 1400 heures par an, où les gens mettent cette pression énorme sur leur colonne. Et c’est probablement pire pour les jeunes qui passeraient éventuellement 5.000 heures dans cette position, dit Hansraj.

“C’est un vrai problèmes chez les jeunes.», dit-il. «Avec cette contrainte excessive sur la nuque, nous pourrions commencer à voir de plus en plus de jeunes qui ont besoin de soins pour la colonne vertébrale. »

Un autre spécialiste déclare que « l’effet est similaire à l’extension d’un doigt en arrière et de l’y maintenir pendant environ une heure. »

« Quand vous étirez le tissu pendant une longue période de temps, il devient douloureux, il devient enflammée,” dit-il. Il peut aussi provoquer des tensions musculaires, des nerfs pincés, des hernies discales et, au fil du temps, il peut même supprimer la courbe naturelle du cou. »

Et d’autres problèmes de santé

Une mauvaise posture peut provoquer aussi d’autres problèmes. Les experts disent qu’elle pourrait réduire la capacité respiratoire jusque 30 pour cent. Une mauvaise posture au niveau de la nuque est aussi liée à des maux de tête et des problèmes neurologiques, la dépression et les maladies cardiaques.

 

Que faire ?

Premièrement, éviter de rester longtemps la tête penchée en avant sur son smartphone, tablette ou ordinateur portable. Visitez notre page facebook ou youtube pour voir la vidéo sur les bonnes positions à prendre sur l’ordinateur.
Essayer de regarder votre téléphone avec la tête relevée ou de regarder votre tablette sur un support surélevé.
Et surtout de faire des exercices pour renforcer les muscles (postérieurs) des cervicales et des dorsales.

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Raideur cervicale et sciatique

Les chiropracteurs se sont depuis toujours intéressés à une approche globale du corps qui permet de rechercher et corriger les causes profondes des problèmes dits neuro-musculo-squelettiques. Or depuis toujours des patients ou des médecins leur posaient la question quant à l’utilité de travailler aussi sur les cervicales pour un problème par exemple dans le bas du dos. Effectivement pourquoi la position de la tête et de la nuque influerait sur le bas du dos ?

Perte de lordose cervicale et sciatique
Perte de lordose cervicale et sciatique

2015 : La preuve de l’influence de la courbure cervicale sur la sciatique

Plus tôt cette année, une étude a montré l’influence qu’une mauvaise position de la tête penchée en avant pourrait avoir sur la douleur sciatique.
Aujourd’hui, en raison d’une utilisation accrue des ordinateurs portables, des smartphones et des tablettes, les problèmes liés à la nuque raide (perte de lordose cervicale) et la tête penchée en avant sont très communs. Les conséquences sont généralement des douleurs et contractions musculaires au niveau de la nuque, des épaules et des céphalées.

Les chercheurs ont donc examiné 154 adultes qui avaient la tête penchée en avant et des problèmes de sciatique. Ces patients ont été répartis sur deux groupes qui ont reçu des traitements et exercices pour leur problème de dos, mais le groupe 2 a aussi reçu des exercices pour corriger la position de la tête en avant. Or deux ans après, les patients du groupe 2 qui avaient en plus reçu des exercices pour corriger la position de la nuque ont maintenu l’amélioration observée pour le mal de dos tandis que ceux du groupe 1 avaient les problèmes du dos qui étaient revenus comme avant.

Une autre étude parue en 2012 montrait que le fait de rajouter des exercices pour la correction de la tête en avant améliorait aussi la correction des problèmes de scoliose dans le dos.

Pourquoi est-ce si important ?

Pourquoi la courbure cervicale a une importance dans la gestion du reste du dos ? On n’a pas toutes les réponses mais depuis les vingt dernières années les chercheurs comprennent mieux l’influence des récepteurs nerveux, très concentrés au niveau cervical, dans la stimulation des centres nerveux qui au retour dictent leur tonus aux muscles, y compris les muscles le long de la colonne vertébrale (de façon très schématisée et résumé). D’où l’influence que pourrait avoir l’activité normale de ces muscles sur la colonne entière.

Il est donc important que la personne qui s’occupe de votre colonne soit formée dans une approche globale mais aussi comprenne un peu mieux la complexité du système nerveux.

-The effect of adding forward head posture corrective exercises in the management of lumbosacral radiculopathy: a randomized controlled study. Moustafa IM, et al. J Manipulative Physiol Ther. 2015 Mar-Apr.

-The role of forward head correction in management of adolescent idiopathic scoliotic patients: a randomized controlled trial. Clin Rehabil. 2012 Dec;26(12):1123-32.

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