Football : taper souvent le ballon avec la tête n’est pas bon pour les footballeurs

Les footballeurs qui tapent souvent le ballon avec la tête sont susceptibles d’avoir les symptômes semblables à une comotion

tête football et commotion
Les coup de tête au football pourraient augmenter le risque de commotion

A la veille de la finale de la coupe du monde 2018, nous adorons tous quand Giroud fait rentrer le ballon dans le but adverse avec un coup de tête, mais… différentes études ont montré que  taper le ballon avec un coup de tête, pose des problèmes similaires à une commotion.

Selon une nouvelle étude publiée dans le journal Neurology, les joueurs de football qui font des têtes sont trois fois plus susceptibles d’avoir des symptômes de commotion cérébrale que les joueurs qui ne font pas souvent des têtes.

Les joueurs dont la tête a été heurtée deux fois ou plus dans une période de deux semaines étaient six fois plus susceptibles d’avoir des symptômes de commotion cérébrale que les joueurs qui n’avaient pas de traumatisme crânien involontaire (comme un ballon frappant l’arrière de la tête ou la tête entrant en collision avec le genou d’un autre joueur).

« Ces résultats montrent que faire une tête est en effet lié aux symptômes de commotion cérébrale, ce qui est contraire à une étude récente suggérant que seules les collisions étaient responsables de la plupart des commotions cérébrales », explique Michael L. Lipton, MD, Ph.D. de la faculté de médecine Albert Einstein de New York. « Les résultats soulèvent des préoccupations sur les effets à long terme de faire une tête. »

L’étude a impliqué des joueurs de football amateur adultes qui ont joué au moins six mois de l’année dans des ligues ou des clubs dans la ville de New York. Les joueurs ont rempli un questionnaire en ligne sur la fréquence à laquelle ils ont joué au football au cours des deux semaines précédentes, combien de fois ils ont eu des impacts de tête involontaires et combien de fois ils ont fait une tête.

On leur a également demandé à quelle fréquence ils présentaient des symptômes dus aux impacts de la tête. L’impact modéré a été défini comme une douleur modérée et des vertiges. L’impact grave a été défini comme un sentiment d’étourdissement, d’arrêt de jeu ou de besoin de soins médicaux. Un impact très grave a été défini comme une perte de connaissance. Les participants pouvaient remplir à nouveau le questionnaire tous les trois mois.

Parmi ceux ayant des impacts de tête, 20% présentaient des symptômes modérés à sévères. Sept personnes ont eu des symptômes très graves. Parmi ceux-ci, six personnes ont eu deux impacts de tête involontaires ou plus au cours des deux semaines; quatre étaient dans le groupe qui avait tapé le plus souvent le ballon avec la tête et trois dans le groupe qui avait tapé moins souvent le ballon avec la tête.

Les membres du groupe ayant tapé le plus souvent le ballon avec la tête étaient trois fois plus susceptibles d’avoir des symptômes que ceux qui avaient moins tapé le ballon avec la tête. Les joueurs ayant eu deux impacts involontaires ou plus étaient six fois plus susceptibles d’avoir des symptômes que ceux n’ayant pas d’impacts non intentionnels. Les joueurs ayant un impact involontaire étaient trois fois plus susceptibles d’avoir des symptômes que ceux n’ayant aucun impact involontaire.

Références : Symptoms from repeated intentional and unintentional head impact in soccer players, Walter F. Stewart, PhD, MPH, Namhee Kim, PhD, PhD, Chloe S. Ifrah, BA, Richard B. Lipton, MD, Tamar A. Bachrach, BA, Molly E. Zimmerman, PhD, Mimi Kim, ScD and Michael L. Lipton, MD, PhD, Neurology, doi: 10. 1212/ WNL. 0000000000003657, published online 1 February 2017.

Si vous cassez le bras gauche, n’oubliez pas de rééduquer votre bras droit !

Exercer les muscles d’un côté de votre corps peut aider à maintenir en forme les muscles de l’autre côté

Blessure main chiropraxie
Pour un membre blessé et immobilisé, exercez l’autre !

Une nouvelle étude vient de confirmer encore un principe que nous employons pour certains patients pour des problèmes particuliers. Pour résumer, si vous vous faites une entorse ou une fracture et que vous ne pouvez pas utiliser un bras ou une jambe pendant une période, faites travailler les mêmes muscles du côté opposé pour ne pas avoir des muscles qui s’atrophient.

En effet quand on ne peut plus bouger et faire travailler les muscles; comme dans le cas d’une entorse ou d’une fracture; ils s’affaiblissent et peuvent s’atrophier (diminuer en taille). Dans cette étude, les chercheurs ont plâtré le poignet de 16 jeunes. La moitié a poursuivi une vie normale sans s’occuper de ce bras immobilisé tandis que l’autre moitié a fait un programme de musculation des muscles fléchisseurs du poignet. Après un mois, les personnes qui n’avaient pas fait de musculation du bras opposé avaient une atrophie et un affaiblissement des muscles immobilisés, tandis que ceux qui avaient rééduqué les muscles opposés avaient gardé une taille et une force presque normal sans atrophie et sans affaiblissement !

L’explication pourrait venir du fait que les exercices dans les muscles opposés entretiendraient une activité nerveuses au niveau des reflexes dans la moelle épinière ainsi qu’au niveaux supérieurs corticaux.

Référence :  J Appl Physiol (1985). 2018 Apr 1;124(4):866-876. doi: 10.1152/japplphysiol.00971.2017. Epub 2017 Dec 14. Unilateral strength training leads to muscle-specific sparing effects during opposite homologous limb immobilization. Andrushko JW, Lanovaz JL, Björkman KM, Kontulainen SA, Farthing JP.

Etirement : peut-être que vous le faites mal. Voici pourquoi :

Faut-il étirer ou pas ?
Etirement et douleurs musculaires

« Assurez-vous que vous faites un bon étirement avant de vous lancer! »

« Allez les gars, avant d’aller sur le terrain, faisons quelques étirements »

« Les étirements vous aident à ne pas vous blesser sur le terrain »

Ce sont des paroles que nous avons tous entendues dans nos cours d’éducation physique ou avant de faire du sport. Les quelques minutes indispensables avant de commencer à courir ou faire n’importe quel sport. Maintenir un étirement lent et long en respirant profondément…

Et si jamais vous vous blessiez, vous alliez être sermonné :
« Vous vous êtes fait une tendinite, une déchirure musculaire, des crampes ? Vous ne vous êtes pas assez étiré avant le sport ! »

Et si tout ça était faux ?

Beaucoup d’études semblent dire que c’est effectivement le cas. Ces études montrent par exemple que les étirements statiques avant le sport sont inefficaces pour la prévention des blessures, et que dans certains sports, ils diminuaient même la performance musculaire.

Est-ce à dire que je devrais arrêter les étirements ?

Pas nécessairement. L’étirement peut être important pour la flexibilité, la mobilité articulaire et l’amplitude des mouvements. Ce qu’il faut apprendre c’est comment on fait l’étirement et quand !

Voici quelques faits basés sur la recherche :

Il a été démontré que les étirements statiques (lent), juste avant une activité physique, réduisent l’activité musculaire explosive chez les athlètes, par exemple pour faire des squats ou un sprint. 1, 2
Les étirements avant l’activité physique n’ont pas non plus beaucoup d’impact pour éviter les blessures pendant l’activité sportive. 3
Néanmoins, l’étirement peut avoir un effet positif sur la flexibilité.

Cela va donc dépendre pour quelle activité vous vous préparez. Si vous êtes un gymnaste, un patineur artistique, ou un danseur, faire des étirements pourraient vous être très bénéfiques. Cependant, si vous vous préparez à faire une activité musculaire intense pour une courte période (un sprint, soulever du poids), faire un étirement pourrait poser un problème.

Quoi faire alors ?

Évidemment, vous ne devriez pas commencer à faire du sport sans vous être préparé. Notre corps est en effet mal préparé pour passer d’une activité sédentaire au bureau à une activité musculaire intense. Voici donc ce que nous recommandons :

1. Un échauffement dynamique – Votre corps doit se préparer pour l’activité que vous allez effectuer. Il est important d’augmenter votre fréquence cardiaque, pour augmenter la circulation sanguine vers le système musculaire, et que vos tissus musculaires soient préparés pour les mouvements à venir. Des exercices comme un jogging léger, sauter sur place, faire du rameur ou vélo stationnaire peuvent aider à élever la fréquence cardiaque. Les squats, faire des pompes et des fentes latérales sont d’excellents moyens pour préparer le corps à soulever des poids. Les mouvements de mobilité articulaire aussi peuvent aider à stimuler les récepteurs nerveux au niveau des articulations.

Ce qu’il faut retenir ici est : est-ce que votre échauffement est une forme légère / modérée de ce que vous êtes sur le point de faire ?

2. Etirement de fin – L’étirement est utile quand utilisé au bon moment. Lorsque l’on s’étire plusieurs choses se passent : l’étirement réduit la douleur musculaire et augmente l’amplitude des mouvements.

L’effet immédiat d’un étirement est l’activation du système nerveux parasympathique, ou la partie du système nerveux qui détend et calme le corps. C’est d’ailleurs ce qui explique pourquoi un étirement n’est pas ce qui est le plus indiqué avant de faire certains sports. Si vous faites un étirement, vous préparez le corps à se détendre et les muscles à se refroidir.

D’ailleurs l’étirement peut être un bon moyen pour préparer votre corps à se reposer comme pour le sommeil. Donc au lieu de finir la soirée devant un écran, je vous encourage à prendre ce temps pour faire quelques étirements avant d’aller au lit, ce qui peut vous aider à vous endormir plus facilement.

3. Ajouter des étirements dynamiques dans votre routine – Tout le monde sait ce qu’est un étirement statique, lent. Par exemple se pencher d’un côté s’y maintenir pendant 10 secondes (et pas plus de 30 secondes).

Depuis les 20 dernières années, les entraîneurs et les physiothérapeutes ont mis au point des protocoles d’étirement dynamiques pour faire des étirements plus efficaces qui prennent en compte la spécificité des mouvements à venir.

La facilitation proprioceptive neuromusculaire (contracter et se détendre) peut aussi considérablement améliorer vos résultats.
Cependant, ces exercices devraient être faits avec une la supervision d’un entraîneur ou d’un thérapeute, au moins au début, afin que vous puissiez trouver la bonne façon de travailler qui vous convient.

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