Un verre ça va…

Ils avaient raison dans les années 80 avec leur slogan : “un verre ça va, trois verres, bonjour les dégâts !”

alcohol et le cerveau
Boire modérément de l’alcool préserve le cerveau

2 études récentes, une publiée en Juillet 2017 et une autre en février 2018 montrent l’effet bénéfique d’une consommation modérée d’alcool pour le cerveau !

Dans la première étude; menée par des chercheurs de l’Université de San Diego, La Jolla, en Californie; il a été montré une corrélation entre une consommation modérée d’alcool et une santé cognitive prolongée, ainsi que pour la longévité.

L’auteur principal de l’étude, Dr Linda McEvoy, explique que leur recherche est, à leur connaissance, la première en son genre; il prend spécifiquement en compte la fréquence de consommation d’alcool dans une population plus âgée.

«Cette étude est unique parce que nous considérons la santé cognitive des hommes et des femmes à un âge avancé et que la consommation d’alcool est associée non seulement à une mortalité réduite, mais aussi à des chances accrues de rester cognitivement en bonne santé».

Dans la deuxième étude faite sur des souris, des scientifiques du Centre médical de l’Université de Rochester (URMC) à New York ont ​​découvert que boire l’équivalent d’environ 2,5 boissons alcoolisées par jour pouvait réduire l’inflammation cérébrale et augmenter le fonctionnement du système glymphatique, qui est responsable de l’élimination des déchets du cerveau.

Cependant, une forte exposition à l’alcool altère le fonctionnement glymphatique et augmente l’inflammation cérébrale.

Il ne devrait pas être surprenant qu’un excès d’alcool puisse nuire à la santé. En fait, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’alcool contribue à «plus de 200 problèmes de santé» et cause environ 3,3 millions de décès chaque année dans le monde.

De plus en plus, cependant, la recherche a suggéré qu’un peu d’alcool peut nous faire du bien. Une étude publiée l’année dernière a, par exemple, suggéré que la consommation modérée d’alcool pourrait réduire le risque de diabète, tandis que d’autres recherches ont associé la consommation modérée d’alcool avec un meilleur fonctionnement cognitif.

La nouvelle étude fournit des preuves que boire modérément pourraient aider à nettoyer le cerveau des toxines.

Fonction glymphatique améliorée

Le système glymphatique est un processus de nettoyage du cerveau dans lequel le liquide céphalo-rachidien est «pompé» dans le cerveau, où il élimine les déchets potentiellement dangereux.

Ces déchets comprennent des protéines bêta-amyloïdes et tau, dont l’accumulation est une caractéristique de la maladie d’Alzheimer.

Les chercheurs ont constaté que lorsque les rongeurs ont été exposés à de fortes doses d’alcool pendant une longue période, ils ont montré une augmentation des marqueurs inflammatoires. Cela était particulièrement visible dans les astrocytes, ou les cellules qui aident à contrôler la fonction glymphatique.

De plus, une forte exposition à l’alcool nuit au fonctionnement cognitif et à la motricité des souris.

Cependant, l’équipe a découvert que les souris auxquelles on avait administré de faibles doses d’alcool démontraient non seulement une réduction de l’inflammation cérébrale, mais aussi leur fonction glymphatique améliorée, comparativement à un groupe témoin qui n’a pas été exposé à l’alcool.

Elle ajoute qu’un certain nombre d’études ont associé une consommation d’alcool faible à modérée avec un risque plus faible de démence. “Cette étude peut aider à expliquer pourquoi cela se produit”, explique le Dr Nedergaard. “Plus précisément, de faibles doses d’alcool semblent améliorer la santé globale du cerveau.”

Alcohol drinking, aging, cognitive impairment, cohort study, longevity, Journal of Alzheimer’s Disease, vol. 59, no. 3, pp. 803-814, 2017

Beneficial effects of low alcohol exposure, but adverse effects of high alcohol intake on glymphatic function, Scientific Reports, volume 8, Article number: 2246(2018)

Troubles de sommeil et Insomnie

Le cerveau s’auto-détruit avec le manque de sommeil

Troubles de sommeil et chiropraxie
Des solutions pour les troubles de sommeil avec la Chiropraxie

Tout a été dit ou presque sur l’insomnie et le manque du sommeil. Il existe de nombreuses études qui ont montré les conséquences néfastes d’un manque du sommeil sur le corps. La liste est longue, mais on peut dire que le manque du sommeil et l’insomnie a été associé à des troubles tels que :

  • Diabètes
  • Problèmes cardiaques et problèmes coronariens
  • Céphalées de tension et migraine
  • Prise de poids et même obésité
  • AVC
  • Alzheimer et atrophie du cerveau
  • Douleurs accrues et risque de fibromyalgie
  • Déficit d’attention à toutes âges
  • Instabilité émotionnelle et dépression

Une récente étude parue en 2017, montre que les cellules du cerveau qui normalement détruisent et digèrent les cellules usées et les débris se mettent à surmultiplier chez les souris qui souffrent de privation chronique de sommeil.  À court terme, cela pourrait être bénéfique – l’élimination des débris potentiellement dangereux et la reconstruction des circuits usés pourraient protéger les connexions cérébrales saines. Mais cela pourrait causer des dommages à long terme et pourrait expliquer pourquoi un manque chronique de sommeil expose les gens à la maladie d’Alzheimer et à d’autres troubles neurologiques, explique Michele Bellesi, de l’Université polytechnique de Marche en Italie.

Bellesi a atteint cette conclusion après avoir étudié les effets de la privation de sommeil chez la souris. Son équipe a comparé les cerveaux de souris qui avaient été autorisées à dormir aussi longtemps qu’elles le voulaient ou avaient été gardées éveillées pendant huit heures supplémentaires. Un autre groupe de souris a été maintenu éveillé pendant cinq jours d’affilée – imitant les effets de la perte de sommeil chronique.

L’équipe a spécifiquement examiné les cellules gliales, qui forment le système d’entretien ménager du cerveau. Un type de cellule gliale, appelé astrocyte, élague des synapses inutiles dans le cerveau pour remodeler son câblage. Un autre type, appelé une cellule microgliale, patrouille le cerveau à la recherche des cellules endommagées et les débris.

L’équipe de Bellisi a constaté qu’après un sommeil non perturbé, les astrocytes semblaient actifs dans environ 6% des synapses dans le cerveau des souris bien reposées. Mais les astrocytes semblaient être plus actifs chez les souris privées de sommeil : ceux qui avaient perdu huit heures de sommeil présentaient une activité astrocytaire dans environ 8% de leurs synapses, alors que les cellules étaient actives dans 13,5% des synapses des animaux en manque de sommeil chronique.

Cela suggère que la perte de sommeil peut déclencher la destruction par les astrocytes d’une plus grande partie des connexions du cerveau et de leurs débris. “Nous montrons pour la première fois que des parties de synapses sont littéralement mangées par les astrocytes en raison de la perte de sommeil”, explique Bellesi.

Pour ce que nous savons, cela peut être une bonne chose. Une grande partie du remodelage concernait les plus grandes synapses, qui sont plus matures et utilisées plus intensément. «Ils ressemblent à de vieux meubles et ont donc probablement besoin de plus d’attention et de nettoyage», explique Bellesi.

Mais l’équipe a également découvert que les cellules microgliales étaient aussi plus actives après une privation de sommeil chronique. C’est une découverte plus inquiétante, dit Bellesi; l’activité microgliale excessive a été liée à une gamme de troubles cérébraux. “Nous savons déjà qu’une activation microgliale soutenue a été observée dans la maladie d’Alzheimer et d’autres formes de neurodégénérescence”, dit-il.

La découverte pourrait expliquer pourquoi un manque de sommeil semble rendre les gens plus vulnérables au développement de telles démences, explique Agnès Nadjar de l’Université de Bordeaux en France.

Il n’est pas encore clair si dormir plus pourrait protéger le cerveau ou le sauver des effets de quelques nuits blanches. Les chercheurs prévoient d’étudier combien de temps durent les effets de la privation de sommeil.

Sleep Loss Promotes Astrocytic Phagocytosis and Microglial Activation in Mouse Cerebral Cortex, Michele Bellesi, Luisa de Vivo, Mattia Chini, Francesca Gilli, Giulio Tononi and Chiara Cirelli
Journal of Neuroscience 24 May 2017, 37 (21) 5263-5273; DOI:

Et la Chiropraxie dans tout ça ?

Beaucoup de nos patients remarquent une amélioration nette de leurs problèmes de sommeil avec les soins de Chiropraxie. A cela plusieurs raisons :

  • Les soins chiropratiques permettent d’avoir une meilleure mobilité articulaire et moins de tension musculaire. Ce qui aide le corps à se relaxer et se préparer  au sommeil
  • Notre cabinet s’intéresse plus particulièrement aux fonctionnement du système nerveux et son influence sur le cycle de l’éveil et du sommeil. Par ce biais, il est possible d’aider le système nerveux à mieux réguler le sommeil en enlevant les irritations nerveuses au niveau de la colonne vertébrale et en donnant des exercices spécifiques pour le cerveau.


NDLR : Pour qu’il n’y ait pas de confusion, un chiropracteur n’est pas un médecin mais un professionnel de santé qui peut si besoin vous orienter vers un médecin spécialiste de troubles de sommeil.
L’exercice montré dans cette vidéo est fait dans le cabinet et n’est pas conseillé avant l’endormissement et il est combiné à d’autres exercices spécifiques qui ne sont pas montrés dans cette vidéo.

Quoi d’autres ?

  • Les écrans : on sait aujourd’hui que les écrans pourraient exciter certaines parties du cerveau. C’est le contraire de ce que l’on veut avant l’endormissement. Il est donc conseillé d’arrêter les écrans environ une heure avant d’aller se coucher.
  • Faire des exercices de respiration
  • Lire un livre
  • Faire des exercices tout court. Il est démontré que faire des exercices légers une heure ou une demie heure avant d’aller se coucher peut aider à l’endormissement

Alors combien de temps faudrait-il dormir ?

Voici un tableau par le Dr Mercola pour résumer les temps de sommeil recommandés :

temps de sommeil recommandé
Temps de sommeil recommandé

Une autre étude montre que l’ajustement chiropratique améliore le fonctionnement du cerveau

Chiropraxie et stimulation du cerveau
Chiropraxie et stimulation du cerveau

Etude parue dans le journal médical “Neural Plasticity”

Une des chercheuses, Heidi Haavik, impliquée dans l’étude déclare : nous savons que la fonction neuro-sensorielle au niveau de la colonne vertébrale a une influence sur le fonctionnement du cerveau. Nous avons maintenant une autre preuve que l’ajustement chiropratique change le fonctionnement du cerveau. C’est la quatrième étude qui démontre ce phénomène et cette fois c’est une étude par des chercheurs médicaux indépendants : des chercheurs du CHU d’Aalborg au Danemark.

Des changements de fonctionnement au niveau du cortex préfrontal de l’ordre de 20%

Une des particularités de cette étude est qu’elle confirme que l’ajustement chiropratique a un impact au niveau du fonctionnement du cortex préfrontal qui est en quelque sorte le chef d’orchestre du cerveau. C’est l’endroit du cerveau qui régule, entre autre, l’apprentissage et les fonctions cognitives. L’étude a démontré que l’ajustement chiropratique augmenterait l’activité du cerveau d’environ 20% !
L’effet observé sur les fonctions préfrontales pourrait expliquer nombre d’études précédentes qui montraient l’amélioration des fonctions sensoriels et motrices dans la prévention des chutes, des fonctions cognitives, de force musclaire, et l’analyse de la position, du mouvement et de la rotation des membres et des objets dans l’espace…

Un ressenti que les patients ont toujours exprimé

Beaucoup de patients déclarent pouvoir mieux se concentrer, se sentir mieux, mieux se mouvoir et avoir meilleur coordination après les soins chiropratiques. Cette étude nous aide à comprendre un peu mieux ces patients. Comme l’explique Haavik, être capable de percevoir le monde autour de vous est indispensable dans la vie de tous les jours. Pour reconnaître certains objets, il faut être capable de les tourner dans l’espace mentalement. Par exemple pour pouvoir différencier la lettre p de la lettre b quand ils ne sont pas représentés droit, il faudra pouvoir les retourner mentalement.

Le cortex préfrontal

Parmi les fonctions du cortex préfrontal, on peut citer le comportement, prise de décisions, la concentration et la mémoire, l’intelligence, le traitement de la douleur et la réponse émotionnelle à la douleur, les fonctions du système nerveux autonome, le contrôle moteur, les mouvements des yeux et la position dans l’espace.
Si comme le suggère cette étude, l’ajustement chiropratique affecte le fonctionnement du cortex préfrontal, il faudrait se pencher sur l’impact des soins chiropratiques sur le comportement, la concentration, le contrôle moteur, etc.

L’appproche chiropratique

Cette étude confirme encore l’approche chiropratique qui a toujours été basée sur l’amélioration du fonctionnement du système nerveux et c’est ce qui explique les efforts et les moyens mis en oeuvre par les chiropracteurs pour faire avancer la recherche dans ce sens. C’est ce que recherchent nos patients qui ne trouve pas réponse à leurs problèmes en consultant des personnes (de plus en plus nombreux en France) qui pratiquent des manipulations vertébrales mais ne comprennent pas l’impact de leur acte sur le fonctionnement du système nerveux et ses conséquences.

Les chiropracteurs spécialisés en neurologie chiropratique sont impliqués dans l’amélioration de ces connaissances et la mise en application de façon pratique pour les patients, que ce soit pour des problèmes de dos, de céphalées ou des problèmes cognitifs, de concentration, de vertige,…
Vous pourrez aussi retrouver le site du cerebrostim en cliquant ici pour en savoir plus sur notre programme pour les enfants avec troubles de déficit d’attention, troubles dys, …

Lelic et al. “Manipulation of dysfunctional spinal joints affects sensorimotor integration in the pre-frontal cortex: A brain source localization study,” Neural Plasticity, Volume 2016

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Le sport, les accidents et la commotion cérébrale

Sport, Coup du lapin et commotion cérébrale
Sport, Coup du lapin et commotion cérébrale

Qu’est-ce qu’une commotion cérébrale?

Une commotion cérébrale est un choc à la tête qui provoque une altération, plus ou moins transitoire, du fonctionnement du cerveau. En effet, suite à un choc, les tissus mous du cerveau pourraient « cogner » contre l’os dur du crâne et provoquer des ecchymoses jusqu’à la rupture de certains vaisseaux sanguins et lésions aux cellules nerveuses.

Quels sont les causes d’une commotion cérébrale ?

Une commotion cérébrale résulte souvent d’un coup à la tête, au cou ou au visage. On rencontre souvent dans les cabinets les personnes qui ont eu un impact lors d’un accident de voiture, de sport, des militaires suite au souffle d’une explosion, etc.
Concernant le sport, on pourrait penser que les commotions cérébrales sont seulement occasionnées suite à des sports de contact tels que le football américain, le rugby, le hockey sur glace, le boxe, etc. Il est vrai que ces sports peuvent être à l’origine du plus grand nombre de cas de commotions cérébrales dans le sport. Mais il ne faut pas oublier que par exemple une chute de vélo, de cheval,.. peut aussi être à l’origine d’une commotion.
Chez les enfants, le cerveau n’étant pas aussi « stable » dans le crâne, ce phénomène pourrait survenir encore plus facilement que chez des adultes. Plusieurs études ont par exemple montré que les grands manèges pourraient provoquer des micro traumas au cerveau des enfants de moins de 15 ans. En 2015, la fédération de football (soccer) aux Etats-Unis a interdit de faire des têtes pendant les matchs et les entrainements pour les enfants !

Quels sont les symptômes ?

Les symptômes peuvent être variés : maux de tête et céphalées, douleurs exagérées, sensation d’ébriété, la tête dans le brouillard, confusion mentale, perte de mémoire, vertiges, nausée, dépression, problèmes comportementales et émotionnels, etc.
Des études ont aussi montré que les athlètes qui ont souffert d’une commotion cérébrale ont plus de risque de se blesser dans le futur.
Ces symptômes pourraient se déclencher rapidement après l’impact ou s’installer progressivement. Ces symptômes peuvent aussi être passagers ou continuer dans le temps.

Pourquoi ces symptômes ?

Le cerveau et le système nerveux travaillent de façon complexe. Mais pour résumer, un choc à la tête, pourrait compromettre le fonctionnement et les capacités du cerveau à effectuer son contrôle sur le reste du corps. D’où par exemple cet état de vertige provoqué par l’absence de contrôle du cerveau sur les informations qui viennent de vos yeux, de votre oreille interne et des autres récepteurs disséminés dans votre corps. D’où par exemple la perte de contrôle du cerveau sur le système vasculaire et les céphalées et maux de tête qui en résultent.
Ces dysfonctionnement ne sont pas toujours visibles dans des imageries (sauf parfois bien plus tard), mais des études confirment des changements au niveau de la perfusion sanguine du cerveau, des anomalies de représentation spatiale et toute une série de cascade neuro-métabolique qui expliquent les symptômes ressentis par les patients..

Que faire ? Qui voir ?

Un choc à la tête pourrait être une urgence médicale. Donc votre premier réflexe devrait être de consulter votre médecin ou l’hôpital. Une fois que les examens sont faits et en absence de pathologie, si vous avez encore des symptômes, votre chiropracteur spécialisé en neurologie chiropratique pourrait vous apporter une aide dans la résolution de vos symptômes; une fois la phase aiguë passée.
En effet la plupart de nos patients nous consultent en ayant souffert de ces problèmes de façon chronique, parfois depuis des années. Après un examen, le travail consiste à rééquilibrer et renforcer le fonctionnement du système nerveux y compris par des exercices vestibulaires, oculaires et de proprioception et des conseils.

Les hockeyeurs se souviennent peut-être du retour spectaculaire de Bill Crosby suite à plusieurs commotions cérébrales, avec l’aide de Pr Frederick Carrick, avec qui j’ai fait ma spécialité en neurologie fonctionnelle.
Retrouvez quelques unes des articles et vidéos des sportifs de haut niveau ou des émissions sur l’approche en neurologie fonctionnelle et la commotion cérébrale :

La neurologie fonctionnelle sur l’émission médicale The Doctors Show
https://www.youtube.com/watch?v=O3BPV3fik34

L’interview de Bill Crosby sur son retour et son traitement suite à sa commotion cérébrale
http://www.theglobeandmail.com/sports/hockey/crosby-discusses-lengthy-recovery-road-from-concussions-safety-of-the-game/article14118504/

L’interview du hockeyeur canadien Guillaume Latendresse sur sa commotion cérébrale et son traitement en neurologie fonctionnelle avec le Dr Carrick
https://youtu.be/oELDo1A-ksQ
http://www.hockeywilderness.com/2012/4/23/2961399/guillaume-latendresse-interview-rds-lantichambre

Un article sur Alexandre Pato de l’AC Milan et la neurologie fonctionnelle
http://nesn.com/2012/03/alexandre-pato-ac-milan-star-will-jet-to-atlanta-to-treat-chronic-thigh-problem/

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Le coup du lapin et ses conséquences

Coup du lapin et douleur cervicale
Coup du lapin et douleur cervicale

Dans notre page accident de voiture et coup du lapin (cliquez ici) nous avons un peu parlé des symptômes suite à un coup du lapin et qui peuvent inclure des douleurs cervicales, douleurs aux épaules, vertiges, maux de tête, fatigue, et parfois vision trouble, acouphènes (son dans les oreilles), problèmes de sommeil, difficulté de concentration, problèmes de mémoire et dépression.

“Je n’ai rien eu !”

Comme je le disais dans cette page, malheureusement en France, en absence de dommage corporel évident (fracture, hémorragie,…); les conséquences d’un accident ou d’un coup du lapin sont souvent ignorées. Très régulièrement, quand je demande aux patients qui consultent pour ces symptômes, s’ils ont eu un accident ou choc, soit ils minimisent la portée de leur accident soit ils l’ont totalement oublié. Le plus étonnant, c’est quand des patients racontent qu’ils ont effectivment eu une sortie de route en voiture et en ayant fait “quelques” tonneaux, ou qu’une voiture les a percuté par l’arrière sur l’autoroute à plus de 100 km/h, mais qu’ils n’ont rien eu !!! En fait, ils bien ont été transportés à l’hôpital (ou pas) mais les radiographies n’ont rien montré et donc ils n’avaient rien ! Or beaucoup d’études montrent bien qu’être percuté par l’arrière, même à faible vitesse (autour de 8-10km/h), pouvait déjà provoquer des lésions au niveau de la colonne cervicale.

Des symptômes parfois longtemps après

Autre point qu’il faut rappeler, c’est que les études montrent que certains symptômes pourraient apparaître très rapidement (par exemple dans les 24 heures suite au coup du lapin) mais que d’autres pouraient apparaître bien plus tard, parfois des mois ou des années après suite aux conséquences de cet accident. Souvent des patients racontent que leur problèmes de sommeil ou de maux de tête ou de dépression sont arrivés des mois après l’accident.
Je ferai un autre post sur l’arthrose, mais il faut comprendre que l’arthrose est une usure précoce et exagérée des structures de la colonne vertébrale. Or il faut comprendre que ces structures sont maintenues en vie (ou en quelque sorte huilées) grâce aux mouvements des articulations. Quand un accident ou choc bloque la mobilité articulaire, l’articulation s’use et se dégénère. Et c’est cela l’arthrose articulaire. D’où les problèmes qui peuvent découler des années après (tels que douleur, nevralgie cervico-brachiale,…) suite aux conséquences (l’arthrose) d’un coup du lapin !

Quelques liens pour mieux comprendre

Deux vidéos pourraient mieux vous faire comprendre ces symptômes :

Traumatisme au cerveau suite au coup du lapin (en anglais) : cliquez-ici

En résumé, cette vidéo montre comment le cerveau percute l’os du crâne 2 fois pendant un coup du lapin : une fois quand la tête s’arrête violemment son trajet vers l’avant (même en tappant contre l’airbag) et une autre fois quand la tête arrête violemment son trajet vers l’arrière en tapant contre l’appuie-tête. Ceci peut provoquer des lésions axonales qui ne peuvent pas être observées au scanner ou l’IRM sauf si ces lésions sont accompagnés par des lésions vasculaires.

Traumatisme aux structures de la colonne cervicale (an anglais) : cliquez-ici

Que faire après un coup du lapin

Tout d’abord ne pas se dire que tout va bien et ne pas décliner l’offre des pompiers pour passer des examens supplémentaires. Un examen médical à l’hôpital est souvent judicieux pour détécter une fracture, une hémorragie,…
Comme on l’a vu, même si aucune pathologie n’est présente, vous pourriez néanmoins souffrir de symptômes à plus ou moins long terme. Soyez vigilants à l’apparition des symptômes évoqués et consultez un chiropracteur, qui après examen, pourra vous aider dans tout ce qui pourrait être provoqué par les blocages articulaires et irritations nerveuses suite à l’accident. Différentes études ont montré l’efficacité des soins chiropratiques pour ces problèmes suite à un coup du lapin.

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