Traumatisme crânien et déclin cognitif

Commotion cérébrale

Selon une étude récente, le fait d’avoir un traumatisme crânien est associé à un déclin cognitif plus marqué à long terme et à un risque plus élevé de démence au cours des 20 années suivantes que s’il n’y a pas eu de traumatisme à la tête.

L’auteur principale de l’étude Andrea LC Schneider, MD, PhD de Université Johns Hopkins, Baltimore, déclare : « Notre étude complète la littérature en fournissant les preuves que  d’une part les traumatismes à la tête sont courants (près de 25% sur les 13000 personnes suivies pendant 20 ans), et que d’autre part, ils sont associés à un plus grand déclin cognitif à long terme et risque accru de démence incidente ».

Les résultats ont été présentés au 143e congrès annuel de l’Association Américaine de Neurologie.

Au cours d’un suivi de 20 ans, 24% des participants ont subi au moins une blessure à la tête. Ces blessures allaient d’une légère commotion cérébrale, avec ou sans perte de conscience, à une lésion cérébrale traumatique modérée à grave.

Après ajustement en fonction de facteurs tels que l’âge, le sexe, la race, l’hypertension et les accidents vasculaires cérébraux, les résultats ont montré que les personnes ayant subi au moins une blessure à la tête présentaient un déclin cognitif significativement plus important que celles n’ayant pas subi de blessure à la tête.

Parmi les blessés à la tête, 25% avaient eu plus d’une blessure à la tête. De plus, il a été observé qu’un plus grand nombre de blessures à la tête était associé à un plus grand déclin cognitif et à un risque de démence incidente.

Références : ANA 2018: 143rd Annual Meeting of the American Neurological Association. Abstract 187, presented October 21, 2018.

Que faire dans le cas d’une commotion ?

Il faut tout d’abord comprendre qu’une commotion cérébrale peut être dû à un choc qui peut être considéré comme léger tels qu’un accident de voiture même à moins de 20 km/h, un choc au football, rugby, hockey, vélo,… Certaines  associations recommandent même d’arrêter de faire des têtes au ballon chez les jeunes et les adolescents au vu des risques encourus. Il faut aussi comprendre qu’il n’est pas nécessaire de taper sa tête pour avoir un traumatisme et que dans certains cas, comme dans le cas d’un accident de voiture, un movement rapide et sec de la tête peut provoquer des dégâts.

Le premier réflexe devrait donc être de consulter son médecin ou l’hôpital pour s’assurer qu’il n’y a pas de dégâts visibles ou graves suite au choc.

Dans notre cabinet et grâce aux techniques d’évaluation et de rehabilitation mises en place, nous travaillons avec des patients avec des cas chroniques qui ne trouvent pas de solutions à leurs problèmes de maux de tête, déséquilibre, manque de concentration, difficultés de la marche, etc. qui sont les symptômes persistants d’une commotion et pour lesquels ils n’ont pas trouvé de solutions, malgré des consultations répétées ou des rééducations qui n’ont pas été spécifiques à leurs problèmes.

Lire plus sur la Commotion Cérébrale sur le site du centre Cerebrostim

Le Cervelet, le lien avec l’autisme et la dépression

Cervelet et connexions cerveau

Le cervelet; situé à l’arrière du cerveau et souvent associé à l’équilibre; semble jouer un rôle crucial dans toutes les activités du cerveau, du langage et des émotions à la planification quotidienne. C’est ce qu’explique une équipe de chercheurs de l’Université Washington à Saint-Louis dans une étude parue dans la revue Neuron.

« Le cervelet est connecté aux zones impliquées dans la pensée et nous pensons que le cervelet est l’unité de contrôle suprême pour le cerveau », déclare Scott Marek, premier auteur de l’étude.

La découverte ajoute à l’évidence croissante que le cervelet « ne concerne pas seulement la fonction sensori-motrice, mais qu’il est impliqué dans tout ce que nous faisons », déclare un chercheur. Certains chercheurs soutiennent depuis longtemps que le cervelet joue un rôle clé dans de nombreux aspects du comportement humain, ainsi que dans les troubles mentaux tels que la schizophrénie. Mais seule une poignée de scientifiques ont exploré les fonctions du cervelet au-delà du contrôle moteur.

On connait effectivement les fonctions sensori-motrices du cervelet qui vous permettent de marcher en ligne droite, vous tenir sur une jambe ou suivre un objet en mouvement. Mais l’équipe de l’Université de Washington pensait qu’il se passait beaucoup plus de choses dans cette partie du cerveau. Ils ont donc utilisé un type spécial d’IRM pour étudier le câblage cérébral chez 10 personnes.

Cela a permis à l’équipe de quantifier les différentes connexions entre le cervelet et les autres zones du cerveau. Et ils ont découvert que seulement 20% du cervelet étaient consacrés à des domaines liés au mouvement physique, tandis que 80% étaient consacrés à des domaines tels que la pensée abstraite, la planification, les émotions, la mémoire et le langage.

Le cervelet n’effectue pas directement des tâches telles que la pensée, tout comme il ne contrôle pas directement le mouvement, explique Marek. Au lieu de cela, dit-il, il surveille les zones du cerveau qui font le travail et les rend plus performantes.

En substance, cette structure semble agir comme une sorte d’éditeur, révisant et améliorant constamment les pensées et les décisions d’une personne. Et c’est probablement pour cette raison que l’alcool affecte beaucoup plus que nos mouvements physiques. « Nous avons une explication à toutes les mauvaises idées que les gens ont quand ils sont ivres », dit un des chercheurs. « Ils leur manque la révision par le cervelet de leurs pensées. »

« Ce que nous comprenons maintenant, c’est que ce que le cervelet fait pour le contrôle moteur, il le fait aussi pour la cognition et les émotions. Et le cervelet fait tout cela automatiquement, permettant à notre esprit conscient de se concentrer sur des choses plus importantes ».

Mais quand le cervelet ne fait pas son travail, le résultat pourrait être un trouble du fonctionnement du cerveau.

« Il existe de plus en plus de preuves maintenant que les maladies psychiatriques tels que les troubles du spectre autistique, la schizophrénie, la dépression, le trouble obsessionnel compulsif,… ont toutes un lien avec le cervelet ».

Certains chercheurs ont donc commencé à essayer de traiter les patients présentant certains de ces problèmes en améliorant la fonction de cette structure du cerveau.

Références :

Spatial and Temporal Organization of the Individual Human Cerebellum
Scott Marek, Joshua S.Siegel, Evan M.Gordon, Ryan V. Raut, Caterina Gratton, Dillan J. Newbold, Mario Ortega, Timothy O. Laumann, Babatun de Adeyemo, Derek B. Miller, Annie Zheng, Katherine C. Lopez, Jeffrey J. Berg, Rebecca S. Coalson, Annie L. Nguyen, Donna Dierker, Andrew N. Van, Catherine R. Hoyt
Neuron, Available online 25 October 2018

Microbiote, encore des trouvailles intéressantes

Benefices exercices et microbiote

Microbiote et le comportement

Selon l’Institut national de recherche sur le génome humain, le corps humain héberge environ 10 fois plus de cellules microbiennes non humaines que de cellules humaines. 10-100 milliards de microbiotes (microbes) vivent à l’intérieur et à l’extérieur du corps humain.
Le microbiote humain comprend les champignons, les protozoaires, les bactériophages, les levures, les eucaryotes monocellulaires, les virus et les bactéries.

Des chercheurs de Harvard Medical School viennent de publier une étude qui révèle que « des modifications du microbiote intestinal peuvent contrôler les niveaux de métabolisme et de l’insuline du cerveau », ce qui a un impact sur les comportements neurologiques.

Les chercheurs ont découvert que les souris nourries avec un régime riche en graisses exprimaient une augmentation de la dépression, de l’anxiété et des comportements de type obsessionnel, par rapport à celles utilisant un régime alimentaire standard. Les chercheurs ont attribué l’augmentation des comportements reflétant l’anxiété et la dépression à «une diminution de la signalisation de l’insuline et une augmentation de l’inflammation dans le noyau accumbens et l’amygdale.”

Les chercheurs ont ensuite modifié le microbiome des souris obèses avec un traitement antibiotique. Les résultats ont été une amélioration de la sensibilité à l’insuline (périphérique et centrale) et une inversion des troubles du comportement et de l’humeur. Ils ont ensuite transféré le microbiote provenant des souris obèses ayant reçu des antibiotiques et de celles n’ayant pas reçu d’antibiotique à des souris sans germe, dépourvues de microbiome naturel. Seules les souris sans germes ayant reçu le microbiote de souris obèses et n’ayant pas reçu d’antibiotiques ont commencé à montrer des signes d’anxiété accrue et de comportements obsessionnels, ce qui a amené l’équipe de recherche à conclure que le microbiome intestinal était un facteur contributif.

Les chercheurs pensent que le déblocage de la relation intestin-cerveau « pourrait ouvrir de nouvelles approches pour le traitement des troubles de l’humeur et du comportement » à l’avenir.

Exercices physiques et l’effet bénéfique sur le microbiote intestinal

Des études récentes suggèrent que l’exercice modifie le microbiome intestinal. Les chercheurs ont voulu déterminer si un exercice d’endurance de six semaines, sans changement de régime, avait une incidence sur le métagénome intestinal et les métabolites systémiques des femmes en surpoids.

Même s’il n’ya pas eu de baisse significative du poids des sujets, l’exercice a eu d’autres effets bénéfiques sur la santé, indique Satu Pekkala, chercheur à l’Académie de Finlande, à la Faculté des sciences du sport et de la santé de l’Université de Jyväskylä.

L’exercice a été efficace car la puissance maximale et la consommation maximale d’oxygène ont augmenté tandis que la masse grasse androïde diminuait. L’analyse métagénomique a révélé des changements taxonomiques, notamment une augmentation de l’akkermansie (les microbes liés à un meilleur métabolisme) et une diminution du nombre de protéobactéries (les microbes potentiellement responsables d’une inflammation).

Les chercheurs ont constaté que les phospholipides et le cholestérol dans les particules de VLDL diminuaient en réponse à l’exercice. L’entraînement physique a également eu des effets anti-inflammatoires bénéfiques, en particulier sur le système vasculaire.

En conclusion, l’entraînement physique a modifié le microbiome intestinal sans affecter considérablement les métabolites systémiques ou la composition corporelle.

  • Mol Psychiatry. 2018 Jun 18. doi: 10.1038/s41380-018-0086-5. [Epub ahead of print]. Gut microbiota modulate neurobehavior through changes in brain insulin sensitivity and metabolism. Soto M, Herzog C, Pacheco JA, Fujisaka S, Bullock K, Clish CB, Kahn CR
  • Munukka E, Ahtiainen JP, Puigbó P, et al. Six-Week Endurance Exercise Alters Gut Metagenome That Is not Reflected in Systemic Metabolism in Over-weight Women. Front Microbiol. 2018;9:2323. Published 2018 Oct 3. doi:10.3389/fmicb.2018.02323

Céphalée, migraine : 4 points essentiels à savoir

La majorité de mes patients consultent pour des migraines, céphalées et vertiges. Quiconque a eu ne serait-ce qu’une migraine ou un mal de tête fort dans sa vie peut comprendre le désarroi d’une personne qui souffre de ces maux. En plus de la douleur, qui pour certains peut être plus que pénible, on peut être de mauvaise humeur, ne pas avoir envie de parler, d’interagir, de s’occuper des enfants, de regarder un écran,… Pour certains, il faudrait même s’allonger dans le noir, dans le silence…
Pour n’en avoir que très rarement (un mal de tête léger une à trois fois par an), je suis attristé d’entendre que pour certaines personnes, ces douleurs et les symptômes associés sont présents à une fréquence hebdomadaire et parfois même quotidienne.
Je reçois des personnes qui sont fatigués de souffrir, fatigués de prendre des médicaments qui leur provoquent d’autres problèmes ou qui ne sont plus efficaces après un certain temps et qui ont tout essayé pour des résultats médiocres ou temporaires. La liste des spécialistes et d’examens effectués au nombre des années est impressionnante : généralistes, neurologues, ophtalmo., ORL, kiné., ostéo., centres anti-douleurs,… radios., examens de sang, IRM,…
Ce qui nous amène au premier point souvent negligé par beaucoup de spécialistes :

1 : Imagerie de la colonne cervicale

C’est effectivement un des points qui est soit ignoré soit minimisé par les spécialistes. Et pourtant la plupart des personnes souffrant des céphalées (y compris les migraines) souffrent de problèmes cervicaux. Ces problèmes sont des blocages articulaires qui compromettent la biomécanique de la colonne cervicale mais plus important encore le fonctionnement du système nerveux associé. Ces problèmes peuvent être visibles sur les imageries ou pas !

  • Ce qui n’est pas visible : Les blocages ne sont pas visibles sur une imagerie (radiographie, scanner, IRM). Une imagerie est une image fixe à un instant donné. Un blocage articulaire est la perte de mouvement entre deux vertèbres. Vous pouvez avoir des blocages articulaires avec douleurs et irritations nerveuses mais ne pas les voir sur les imageries car elles ne montrent pas le mouvement de l’articulation. Beaucoup de patients racontent avoir eu des images suite à une chute, accident de voiture,… et il leur a été dit : « vous n’avez rien » et pourtant ils souffrent depuis ! 
    « Vous n’avez rien » correspond à une pathologie qui serait visible sur l’imagerie telle qu’une fractures, tumeur, hernie discale (pas visible non plus sur une radiographie mais seulement Scanner ou IRM), etc. Mais pas aux blocages et ce que cela peut provoquer d’un point de vue neurophysiologique.
  • Ce qui est visible mais ignoré : Chez la grande majorité des patients qui me consultent pour des céphalées (y compris migraines), on trouve ceci :

Une hypo lordose ou inversion de la lordose cervicale (de la courbe cervicale). 
La colonne vertébrale est constitué de 3 courbes qui permettent de supporter et mieux répartir le poids du corps. La colonne cervicale a une courbure vers l’arrière qui lui permet de mieux supporter le poids de la tête qui pèse l’équivalent d’une boule de bowling ! C’est comme un ressort qui donne une souplesse à la nuque.
Cette courbe peut être réduite parce que la personne ne l’a pas développé pendant l’enfance (en marchant à quatre pattes et en soulevant la tête) ou inversée en raison d’un choc (coup du lapin) comme un accident de voiture, chute de vélo, sport de contact…

Ce changement de courbure provoque une tension accrue des muscles cervicaux (très présente dans les céphalées de tension), des irritations nerveuses et des changements neurophysiologiques qui modifient le diamètre des artères (présents dans les névralgies et migraines).

2 : L’intégrité du fonctionnement neurophysiologique

Tout le monde (ou presque) est d’accord pour dire qu’un mal de tête se passe dans le cerveau. Oui mais comment ? 
Pour résumer c’est le cerveau qui contrôle tout : les muscles, les artères, les systèmes digestifs, vestibulaires,… C’est le cerveau qui commande aux muscles de se contracter ou de se relâcher, c’est le cerveau qui commande aux artères de se contracter ou de se dilater. C’est ces phénomènes qui sont à l’origine des maux de tête (céphalées de tension, migraines,…).
Mais le cerveau reçoit aussi des informations importantes de ces mêmes organes et systèmes pour être fonctionnel. Et c’est là que les blocages articulaires, les chocs, les traumatismes, etc., même s’ils datent, perturbent les informations venant des articulations, de l’oreille interne, du système visuels, etc.

Le système nerveux en entier joue un rôle dans le fonctionnement des système musculaire et artérielle

Pour pouvoir résoudre ces problèmes, il faudrait pouvoir faire des tests pour déterminer de façon spécifique les systèmes qui sont défaillants et mettre en place une rééducation qui peut comprendre l’intégration proprioceptive, vestibulaire, oculaire, cérébelleux, etc. 

3 : Axe Système digestif / Cerveau

Vous ne mangez pas le matin, mais vous avez besoin de prendre des cafés entre les repas ? Vous ne pouvez pas vous passer du goûter de l’après-midi ? Vous vous réveillez plusieurs fois la nuit ? Vous avez des reflux gastriques ?

Vous pensez que tout cela n’a rien à voir avec vos maux de tête ? Très probablement que si !

Depuis quelques années beaucoup d’études parlent de l’axe système digestif /cerveau. C’est une autoroute à deux sens. Si le cerveau est moins fonctionnel, le système digestif est perturbé : l’estomac ne secrète pas assez d’acidité pour digérer ce que l’on mange et donc un repas lourd peut être source de maux de tête, les parois deviennent poreuses et des molécules qui ne devaient pas passer des barrières, peuvent alors passer et provoquer de l’inflammation. Dans l’autre sens, si le microbiote intestinal (l’ensemble des bactéries) est perturbé par la prise de certains médicaments, vous avez plus de probabilité de développer des migraines et maux de tête. 

C’est donc un dernier point à examiner et corriger, en même temps que le reste : l’alimentation et l’intégrité du système digestif et l’axe cerveau/système digestif. 

4 : Mais ce n’est pas…

Beaucoup de personnes pensent, parce qu’on leur a répété au cours des années, que leurs maux de tête apparaissent à cause du stress, à cause d’une odeur particulière, à cause de la lumière, à cause de repas trop gras, de l’alcool, du chocolat,… Et donc il faut déstresser, éviter de manger ceci ou cela, de boire ceci ou cela, de faire telle ou telle activité…

Or dans la majorité des cas, ce n’est pas ça du tout !

Si c’était le stress, toutes les personnes dans des situations de stress encore plus grandes devraient avoir mal à la tête. Tous ceux qui mangent un peu gras (le bon gras), boivent de l’alcool (en modération), sentent la même odeur, etc. devraient avoir mal à la tête. Or ce n’est pas le cas. 

Comme nous l’avons dit précédemment, c’est le fait que le système nerveux d’une personne ne puisse pas gérer cette information supplémentaire que celle ci est considérée comme un agression par le cerveau et le corps réagit de cette manière en contractant les muscles, les artères et en produisant la douleur. 

Certes, mal manger, boire de l’alcool immodérément et être sous stress en permanence sont des facteurs qui influent négativement sur le fonctionnement du cerveau. Mais si le système est performant, on est plus résistant par rapport à ces agressions. Mais si le système est déjà affaibli, le moindre stress (physique, chimique ou émotionnel) peut déclencher le mal de tête. Il faudrait donc corriger ce qui affaiblit le système nerveux et perturbe le fonctionnement normal du corps que d’éviter telle ou telle chose ou prendre les médicaments de plus en plus forts qui peuvent avoir des effets secondaires à long terme.

Notre approche en neurologie chiropratique

Test oculomoteur optocinétique pour vertige / migraine

Pourquoi ce que nous faisons marche ? Parce que nous regardons la globalité des systèmes qui pourraient être défaillants dans le déclenchement des céphalées et migraines. L’examen initial et les éventuels examens complémentaires permettent d’avoir une idée précise de ce qui ne fonctionne pas et ce qui devrait être corrigés et rééduqué. Et c’est une combinaison des soins chiropratiques (que de nombreuse études ont montré être efficaces pour des céphalées de tension et des migraines) et de conseils en nutrition et de réhabilitation vestibulaires, oculomoteurs,… qui permettent à la grande majorité de nos patients de ne plus souffrir ou de diminuer fortement les fréquences et les intensités de leurs maux de tête.

Vous pouvez retrouver les témoignages de nos patients en cliquant ici.

Vous pouvez trouver quelques unes des études montrant l’efficacité des soins chiropratiques pour les maux de tête en cliquant ici. 

Mais si, les courbes dans la colonne sont importantes !

Souvent négligées

« Rien de particulier dans vos radiographies de la colonne. » Cette phrase, je l’ai entendu tellement de fois au cours des années. Et pourtant… quand on regarde la radiographie de la colonne; que ce soit au niveau cervicale, dorsale ou lombaire, on remarque tout de suite que quelque chose ne va pas !

La courbe est modifiée et pourtant, la même phrase : « Rien de particulier et ça n’a rien à voir avec vos symptômes… »

Effectivement pour beaucoup de professionnels de santé, ce « détail » est souvent négligé. En absence (ou même en présence) d’autres pathologies, la courbure de la colonne et ses modifications ne sont parfois même pas mentionnée. Et pourtant cette courbure a une incidence sur l’état de santé du patient. Les anglo-saxons l’appellent même parfois « The Arch of Life »…

Nous avons déjà mentionné les études qui ont montré que la position de la tête penchée an avant (visible par une diminution de la lordose cervicale sur la radio) pouvait avoir des conséquences néfastes telles qu’usure prématurée (arthrose), douleurs cervicales, douleurs dorsales, maux de tête, capacités respiratoires diminuées, etc.

D’autres études viennent de confirmer que dans le cas des lombaires, les modifications de la courbe (lordose) lombaire pouvaient aussi avoir des conséquences néfastes.

Dans une des études parue en Mars 2018, des chercheurs japonais ont analysé la relation entre la courbure et la mobilité lombaire et l’arthrose de la hanche. Ils ont trouvé qu’il existe bien une relation entre une accentuation de la courbure lombaire, une mobilité lombaire réduite et la progression de l’arthrose de la hanche. Ce qui va dans le même sens que les études dont nous avons parlé plus haut à propose des changements de la courbe cervicale et l’usure prématurée de la colonne cervicale.

Dans une autre étude parue en Mai 2018, des chercheurs iraniens ont analysé la relation entre la lordose (la courbe) lombaire, l’angle lombo-sacré (l’angle entre lombaires et sacrum) et des maux de dos chroniques. Ils ont trouvé qu’il existe une forte relation entre d’une part, l’angle combo-sacré et le mal de dos chronique chez les deux sexes et d’autre part, le lordose lombaire et le mal de dos chronique chez les hommes.

La courbe de la colonne joue donc un rôle dans les douleurs de dos. Une autre étude en 2010 avait déjà montré que les personnes souffrant de hernie discale lombaire avait une courbure lombaire anormale !

Les nerfs éparpillés dans tout le corps prennent leur origine dans la colonne vertébrale

Tout ceci explique ce que les chiropracteurs, spécialistes de la colonne vertébrale et du système nerveux associé, ont toujours dit : la courbure anormale de la colonne est un facteur essentiel dans l’apparition de la douleur et ceci en raison des pressions anormales exercées sur la colonne et les blocages et les irritations que cela engendre au niveau des nerfs voisinants.

Si vous courez, hésitez pas à lire notre article sur un des facteurs de chocs sur la colonne pendant la course

Références :

  • Osteoarthritis Cartilage. 2018 Mar;26(3):397-404. Sagittal alignment and mobility of the thoracolumbar spine are associated with radiographic progression of secondary hip osteoarthritis. Tateuchi H, Akiyama H, Goto K, So K, Kuroda Y, Ichihashi N.
  • Zahra Janamiri, Yousef Moghimi Boldaji, Fardis Mosayebian. Evaluation of Lumbosacral Angle as New Parameters in Patients Suffering from Chronic Low Back Pain. American Journal of Medical Case Reports. Vol. 6, No. 4, 2018, pp 65-67.
  • The Correlations between Lumbar Lordosis, L4-5 Disc Angle, L4-5 Disc Height, and the Lumbosacral Angle in L4-5 HNP Patients. Journal of Physical Therapy Science 22(4):391-394 · November 2010
  • Spine (Phila Pa 1976). 2008 Nov 1;33(23):E870-6. Kinematic analysis of the relationship between sagittal alignment and disc degeneration in the cervical spine. Miyazaki M1, Hymanson HJ, Morishita Y, He W, Zhang H, Wu G, Kong MH, Tsumura H, Wang JC.

Football : taper souvent le ballon avec la tête n’est pas bon pour les footballeurs

Les footballeurs qui tapent souvent le ballon avec la tête sont susceptibles d’avoir les symptômes semblables à une comotion

tête football et commotion
Les coup de tête au football pourraient augmenter le risque de commotion

A la veille de la finale de la coupe du monde 2018, nous adorons tous quand Giroud fait rentrer le ballon dans le but adverse avec un coup de tête, mais… différentes études ont montré que  taper le ballon avec un coup de tête, pose des problèmes similaires à une commotion.

Selon une nouvelle étude publiée dans le journal Neurology, les joueurs de football qui font des têtes sont trois fois plus susceptibles d’avoir des symptômes de commotion cérébrale que les joueurs qui ne font pas souvent des têtes.

Les joueurs dont la tête a été heurtée deux fois ou plus dans une période de deux semaines étaient six fois plus susceptibles d’avoir des symptômes de commotion cérébrale que les joueurs qui n’avaient pas de traumatisme crânien involontaire (comme un ballon frappant l’arrière de la tête ou la tête entrant en collision avec le genou d’un autre joueur).

« Ces résultats montrent que faire une tête est en effet lié aux symptômes de commotion cérébrale, ce qui est contraire à une étude récente suggérant que seules les collisions étaient responsables de la plupart des commotions cérébrales », explique Michael L. Lipton, MD, Ph.D. de la faculté de médecine Albert Einstein de New York. « Les résultats soulèvent des préoccupations sur les effets à long terme de faire une tête. »

L’étude a impliqué des joueurs de football amateur adultes qui ont joué au moins six mois de l’année dans des ligues ou des clubs dans la ville de New York. Les joueurs ont rempli un questionnaire en ligne sur la fréquence à laquelle ils ont joué au football au cours des deux semaines précédentes, combien de fois ils ont eu des impacts de tête involontaires et combien de fois ils ont fait une tête.

On leur a également demandé à quelle fréquence ils présentaient des symptômes dus aux impacts de la tête. L’impact modéré a été défini comme une douleur modérée et des vertiges. L’impact grave a été défini comme un sentiment d’étourdissement, d’arrêt de jeu ou de besoin de soins médicaux. Un impact très grave a été défini comme une perte de connaissance. Les participants pouvaient remplir à nouveau le questionnaire tous les trois mois.

Parmi ceux ayant des impacts de tête, 20% présentaient des symptômes modérés à sévères. Sept personnes ont eu des symptômes très graves. Parmi ceux-ci, six personnes ont eu deux impacts de tête involontaires ou plus au cours des deux semaines; quatre étaient dans le groupe qui avait tapé le plus souvent le ballon avec la tête et trois dans le groupe qui avait tapé moins souvent le ballon avec la tête.

Les membres du groupe ayant tapé le plus souvent le ballon avec la tête étaient trois fois plus susceptibles d’avoir des symptômes que ceux qui avaient moins tapé le ballon avec la tête. Les joueurs ayant eu deux impacts involontaires ou plus étaient six fois plus susceptibles d’avoir des symptômes que ceux n’ayant pas d’impacts non intentionnels. Les joueurs ayant un impact involontaire étaient trois fois plus susceptibles d’avoir des symptômes que ceux n’ayant aucun impact involontaire.

Références : Symptoms from repeated intentional and unintentional head impact in soccer players, Walter F. Stewart, PhD, MPH, Namhee Kim, PhD, PhD, Chloe S. Ifrah, BA, Richard B. Lipton, MD, Tamar A. Bachrach, BA, Molly E. Zimmerman, PhD, Mimi Kim, ScD and Michael L. Lipton, MD, PhD, Neurology, doi: 10. 1212/ WNL. 0000000000003657, published online 1 February 2017.

Mal de dos chronique : encore une étude qui valide les soins chiropratiques

Mal de dos chronique : La Chiropraxie efficace !

chiropraxie recommandée pour la lombalgie
La chiropraxie pour la lombalgie chronique

La prévalence de la lombalgie au cours de la vie aux États-Unis peut atteindre 84%. Il est estimé que 11 à 12% de la population est en invalidité en raison de maux de dos chroniques. La gravité ou la durée varient d’un individu à l’autre et la transition de la lombalgie aiguë à la lombalgie chronique est difficile à déterminer.

Les approches de gestion de la douleur varient considérablement. De nombreux médecins utilisent des anti-inflammatoires non stéroïdiens, des opioïdes et des médicaments neurotropes, ou des injections de stéroïdes (infiltration) et la chirurgie comme outils principaux. En raison des risques potentiels ou apparents associés à ces outils, les approches non pharmacologiques, considérées comme impliquant des événements indésirables minimes, sont devenues populaires. Au cours des dernières années, plusieurs études ont exploré les preuves pour le traitement de la lombalgie chronique; les options comprennent la thérapie de manipulation vertébrale, la thérapie comportementale, la thérapie par l’exercice, la stimulation nerveuse électrique transcutanée, les courants interférentiels, la thérapie au laser à basse altitude et le yoga. Les modalités manuelles telles que la kinésithérapie, le massage, la chiropraxie, l’ergothérapie et l’ostéopathie, y compris la manipulation et la mobilisation vertébrales, sont souvent utilisées; seules ou ensembles; pour traiter la lombalgie chronique.

L’objectif de cette étude était de mieux comprendre l’efficacité de la mobilisation et de la manipulation de la lombalgie chronique non spécifique comparée et rapportée dans les essais contrôlés randomisés (ECR) depuis 2000.

La conclusion des chercheurs est qu’il existe des preuves de qualité modérée que la manipulation et la mobilisation sont susceptibles de réduire la douleur et d’améliorer la capacité des patients souffrant de lombalgie chronique; la manipulation semble produire un effet plus important que la mobilisation. Les deux thérapies semblent sans danger. Les programmes multimodaux peuvent être une option prometteuse.

Références : Spine J. 2018 May;18(5):866-879. Manipulation and mobilization for treating chronic low back pain: a systematic review and meta-analysis. Coulter ID, Crawford C, Hurwitz EL, Vernon H, Khorsan R, Suttorp Booth M, Herman PM.

Plasticité neuronale et mode de vie : Comment comprendre cette relation?

Suite à l’article précédent sur l’exercice et la plasticité neuronale chez des personnes dépressifs et sains, je ne résiste pas au plaisir de traduire l’éditorial du même numéro du journal « Neural Plasticity ».

Les modes de vie influent sur la plasticité neuronale
Le cystème nerveux contrôle la douleur et e bien-être

Notre cerveau a cette extraordinaire capacité à expérimenter des changements fonctionnels et structurels avant même les stimuli environnementaux, la demande cognitive ou notre expérience. L’exercice, le régime alimentaire, un régime de sommeil approprié et les habitudes de lecture font partie des activités proposées pour induire des effets sur l’architecture cérébrale – un mode de vie actif semble induire des changements du fonctionnement du cerveau favorisant le bien-être et une meilleure qualité de vie. Ce numéro spécial a pour but d’approfondir les connaissances sur la relation entre la plasticité neuronale et un mode de vie sain.

L. Mandolesi et ses collègues présentent une approche globale des effets environnementaux sur la plasticité neuronale dans «Environmental Factors Promoting Neural Plasticity». La combinaison de concepts tels que la réserve cérébrale et la réserve cognitive permet de comprendre comment différents modes de vie influencent l’architecture et la fonction cérébrale. Par conséquent, on pense que l’activité physique, un régime de sommeil approprié et certains régimes alimentaires favorisent un meilleur fonctionnement cognitif, ce qui entraîne une réduction des déficits comme ceux associés au vieillissement. En ce sens, C. Phillips nous montre comment atteindre la santé physique et psychologique dans sa revue « Les modes de vie en tant que modulateurs de Neuroplasticity : Comment l’activité physique, l’engagement mental, et l’alimentation favorisent la santé cognitive pendant le vieillissement. »

L’activité physique a été proposée comme modulateur de l’activité cérébrale et de la cognition tout au long de la vie. Dans leur étude «La modalité de l’exercice est associée de façon différentielle à la neurocognition chez les personnes âgées», Y.-K. Chang et ses collègues, concluent que les exercices aérobiques et un programme d’exercices coordonnés ont des effets bénéfiques dans le test Stroop chez les individus de 55 à 70 ans. Après analyse, les auteurs soulignent comment l’onde N450 est réduite chez les sujets qui font des exercices, ce qui pourrait se refléter dans l’activité réduite du cortex cingulaire antérieur, une zone du cerveau liée aux processus de résolution de conflit. L’amplitude plus faible de l’onde N450 peut indiquer une capacité de résolution plus élevée dans le test Stroop. En ligne avec ce travail, C.-H. Chu et son équipe («Exercice aigu et développement neurocognitif chez les préadolescents et les jeunes adultes), proposent qu’un simple programme d’exercices (20 min) chez les préadolescents et les jeunes adultes améliore les performances du test Stroop.

D’autre part, M. Tajerian et JD Clark passent en revue les interventions de médecine alternative dans «Interventions non pharmacologiques dans le ciblage de la plasticité cérébrale liée à la douleur.» Leur analyse inclut non seulement plusieurs de ces interventions (distraction, méditation, thérapie comportemental cognitive, etc.) mais aussi les mécanismes de plasticité sous-jacents à chacun d’entre eux. Bien qu’il n’y ait pas de données concluantes, il semble que les thérapies alternatives pourraient être un excellent complément aux interventions pharmacologiques classiques.

Les facteurs de stress sont parmi les agents qui affectent la neuroplasticité et qui pourraient désavantager le bien-être, car les événements stressants peuvent induire des effets négatifs sur le fonctionnement cérébral et cognitif. MS Henry et son équipe proposent qu’une résilience plus élevée pourrait réduire les résultats négatifs liés au stress dans leur revue «Enképhalines: Analgésiques endogènes avec un rôle émergent dans la résilience au stress». Le concept de résilience est la capacité d’une personne à s’adapter à des conditions défavorables qui peuvent arriver dans la vie. C’est un processus complexe combinant des capacités d’adaptation avec des processus neurobiologiques et l’interaction entre eux. L’étude de la résilience est susceptible de prolonger notre compréhension des troubles affectifs tels que la dépression et l’anxiété.

Au cours des dernières années, il a été proposé que des habitudes saines (exercice, régime, etc.) pourraient favoriser la résilience. M. S. Henry conclut que les enképhalines (ENK) pourraient jouer un rôle important dans la promotion de la résilience, en augmentant l’adaptabilité du sujet à l’environnement. Compte tenu de la distribution des enképhalines et de leurs récepteurs dans l’hippocampe, l’amygdale (AMG), le cortex préfrontal médian (mPFC) et le noyau accumbens (NAc), ces neurotransmetteurs opioïdes sont proposés non seulement pour exercer des effets analgésiques, mais aussi pour affecter les réponses émotionnelles. Ce travail étend l’action des enképhalines à des régions comme la zone préoptique et le noyau de la strie terminale (BST) en ce qui concerne la résilience au stress. Par conséquent, la modulation de l’expression des encéphalites ou ou DOPr / MOPr dans des régions circonscrites ou la modulation de circuits neuronaux sélectionnés semble être plus appropriée.

Enfin, X. Chen et son équipe ont analysé dans leur étude « L’effet rapide du bisphénol-A sur la potentialisation à long terme dans l’hippocampe implique des récepteurs d’œstrogènes et l’activation ERK », les effets du bisphénol sur les processus liés à la mémoire tels que la potentialisation à long terme. Le bisphénol A (BPA) est un composé synthétique largement utilisé dans les plastiques polycarbonates et les résines époxy, par exemple dans les récipients pour aliments et boissons, les prothèses dentaires, les disques compacts et les biberons. Son action sur la fonction endocrinienne a été évaluée dans de nombreuses études, montrant que de faibles doses peuvent inhiber la différenciation sexuelle et conduire à des résultats pertinents à l’âge adulte. X. Chen et son équipe montrent que le bisphénol A exerce des effets dose-dépendants sur la potentialisation à son terme de l’hippocampe. L’exposition au BPA à faible dose a amélioré la LTP, tandis que l’exposition à une dose élevée a inhibé la LTP par rapport aux témoins. Ces effets nécessitent la participation du récepteur d’œstrogène associé à la membrane (ER).

Nous avons essayé d’inclure dans ce numéro spécial ces études qui analysent le rôle des habitudes saines et comment elles peuvent affecter la plasticité cérébrale. L’objectif de ce numéro spécial était de donner un aperçu de la recherche actuelle sur la promotion de la qualité de vie.

NDLR :

Traduit de la page https://www.hindawi.com/journals/np/2017/9506181/ avec quelques changements pour rendre l’article plus lisible

En résumé, que faut-il comprendre de cet article et des études parues dans ce numéro ? Que les bienfaits observés suite aux exercices, aux changements d’alimentation, aux interventions thérapeutiques sont le fruit de changements dans la fonction et la structure du cerveau par une adaptation, une rééducation du cerveau (la plasticité neuronale). Dans des articles à venir, on s’intéressera aux travaux entrepris dans ce sens en Chiropraxie, notamment les travaux de la chercheuse nouvelle-zélandaise Heidi Haavik.

Exercice et plasticité neuronale chez des sujets dépressifs

L’exercice favorise la plasticité neuronale chez les sujets sains et les sujets dépressifs

Dépression et cerveauLes troubles de la mémoire sont des symptômes cognitifs fréquemment rencontrés chez les personnes souffrant de trouble dépressif majeur et persistent souvent malgré un traitement antidépresseur.
Des études de neuro-imagerie ont identifié une activité hippocampique anormale au cours des processus de mémoire dans les troubles dépressifs majeurs. L’exercice en tant que traitement complémentaire pour la dépression est une stratégie thérapeutique prometteuse qui améliore l’humeur, la fonction cognitive et la structure et la fonction neuronales.

Pour faire progresser notre compréhension de la façon dont l’exercice influe sur la fonction neuronale dans les troubles dépressifs majeurs, nous devons également comprendre comment l’exercice influe sur les personnes en bonne santé sans dépression. Une étude pilote a analysé les effets d’exercices pendant huit semaines sur la fonction hippocampique chez des individus faiblement actifs sains et des individus faiblement actifs avec trouble de dépression majeur.

Les résultats ont montré une amélioration marquée des scores de dépression pour le groupe dépressif et et aucun changement dans les performances de la mémoire pour les deux groupes. Les résultats d’IRM fonctionnelle ont montré une diminution marginalement significative de l’activité hippocampique dans les deux groupes après les 8 semaines d’exercice.

Ces résultats suggèrent que l’exercice peut améliorer l’efficacité neuronale chez les individus à faible activité, tout en entraînant un effet de l’humeur sensiblement supérieur pour ceux qui souffrent de troubles dépressifs majeurs.

Référence : Joanne Gourgouvelis, Paul Yielder, and Bernadette Murphy, “Exercise Promotes Neuroplasticity in Both Healthy and Depressed Brains: An fMRI Pilot Study,” Neural Plasticity, vol. 2017, Article ID 8305287, 13 pages, 2017.

Si vous cassez le bras gauche, n’oubliez pas de rééduquer votre bras droit !

Exercer les muscles d’un côté de votre corps peut aider à maintenir en forme les muscles de l’autre côté

Blessure main chiropraxie
Pour un membre blessé et immobilisé, exercez l’autre !

Une nouvelle étude vient de confirmer encore un principe que nous employons pour certains patients pour des problèmes particuliers. Pour résumer, si vous vous faites une entorse ou une fracture et que vous ne pouvez pas utiliser un bras ou une jambe pendant une période, faites travailler les mêmes muscles du côté opposé pour ne pas avoir des muscles qui s’atrophient.

En effet quand on ne peut plus bouger et faire travailler les muscles; comme dans le cas d’une entorse ou d’une fracture; ils s’affaiblissent et peuvent s’atrophier (diminuer en taille). Dans cette étude, les chercheurs ont plâtré le poignet de 16 jeunes. La moitié a poursuivi une vie normale sans s’occuper de ce bras immobilisé tandis que l’autre moitié a fait un programme de musculation des muscles fléchisseurs du poignet. Après un mois, les personnes qui n’avaient pas fait de musculation du bras opposé avaient une atrophie et un affaiblissement des muscles immobilisés, tandis que ceux qui avaient rééduqué les muscles opposés avaient gardé une taille et une force presque normal sans atrophie et sans affaiblissement !

L’explication pourrait venir du fait que les exercices dans les muscles opposés entretiendraient une activité nerveuses au niveau des reflexes dans la moelle épinière ainsi qu’au niveaux supérieurs corticaux.

Référence :  J Appl Physiol (1985). 2018 Apr 1;124(4):866-876. doi: 10.1152/japplphysiol.00971.2017. Epub 2017 Dec 14. Unilateral strength training leads to muscle-specific sparing effects during opposite homologous limb immobilization. Andrushko JW, Lanovaz JL, Björkman KM, Kontulainen SA, Farthing JP.