Si vous cassez le bras gauche, n’oubliez pas de rééduquer votre bras droit !

Exercer les muscles d’un côté de votre corps peut aider à maintenir en forme les muscles de l’autre côté

Blessure main chiropraxie
Pour un membre blessé et immobilisé, exercez l’autre !

Une nouvelle étude vient de confirmer encore un principe que nous employons pour certains patients pour des problèmes particuliers. Pour résumer, si vous vous faites une entorse ou une fracture et que vous ne pouvez pas utiliser un bras ou une jambe pendant une période, faites travailler les mêmes muscles du côté opposé pour ne pas avoir des muscles qui s’atrophient.

En effet quand on ne peut plus bouger et faire travailler les muscles; comme dans le cas d’une entorse ou d’une fracture; ils s’affaiblissent et peuvent s’atrophier (diminuer en taille). Dans cette étude, les chercheurs ont plâtré le poignet de 16 jeunes. La moitié a poursuivi une vie normale sans s’occuper de ce bras immobilisé tandis que l’autre moitié a fait un programme de musculation des muscles fléchisseurs du poignet. Après un mois, les personnes qui n’avaient pas fait de musculation du bras opposé avaient une atrophie et un affaiblissement des muscles immobilisés, tandis que ceux qui avaient rééduqué les muscles opposés avaient gardé une taille et une force presque normal sans atrophie et sans affaiblissement !

L’explication pourrait venir du fait que les exercices dans les muscles opposés entretiendraient une activité nerveuses au niveau des reflexes dans la moelle épinière ainsi qu’au niveaux supérieurs corticaux.

Référence :  J Appl Physiol (1985). 2018 Apr 1;124(4):866-876. doi: 10.1152/japplphysiol.00971.2017. Epub 2017 Dec 14. Unilateral strength training leads to muscle-specific sparing effects during opposite homologous limb immobilization. Andrushko JW, Lanovaz JL, Björkman KM, Kontulainen SA, Farthing JP.

Coup de poignard dans le dos des kinésithérapeutes : réponse personnelle 

Un de mes patients m’a signalé un article d’un certain Monsieur Demorand, kinésithérapeute de son état, qui se plaint d’un “arrêté ministériel offrant aux chiropracteurs la possibilité de réaliser la quasi-totalité des actes de kinésithérapie” !

6 années d’études et diplôme de Doctor of Chiropractic

Dans cet article, Monsieur Demorand se place en tant que défenseur des intérêts des patients quant à leur sécurité et contre des fake médecins que sont les chiropracteurs ! En tant que chiropracteur, diplômé Doctor of Chiropractic après 6 années d’études à temps complet, et reconnu en tant que tel dans de nombreux pays tels que les Etats-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, la Suisse, l’Irlande,…, je me demande si Monsieur Demorand s’est un tant soit peu renseigné sur la profession avant de faire son article ou s’est contenté de s’insurger contre la perte de ses “privilèges exclusifs”, comme malheureusement souvent en France. Car il s’agit bien d’une perte de privilège ou de “chasse gardée” dont se plaint ce Monsieur et non pas autre chose !

chiropraxie et TMS
Les chiropracteurs en première ligne contre les troubles musculo-squelettiques

Il ne s’agit pas de la défense des intérêts des patients étant donné que la grande majorité des études médicales sur la Chiropraxie ont montré l’efficacité et la sûreté des soins chiropratiques pour des troubles neuro-musculo-squelettiques. La profession est réglementée dans de nombreux pays, reconnue par l’OMS et régies par des instances internationales sur des formations longues sur 6 ans avec internat clinique,… Et comme je le mentionnais, de nombreuses études parues dans des journaux médicaux indexés ont montré l’efficacité de ces soins pour de nombreux problèmes musculo-squelettiques. Et c’est d’ailleurs ce qui a incité la France, à la traîne par rapport aux autres pays européens, de finalement reconnaitre la profession ! Je rappelle aussi que certaines de ces études ont même montré la supériorité de ces soins par rapport aux soins de kinésithérapie. Et c’est peut-être bien cela qui dérange Monsieur Demorand et certains de ces confrères. Il pourrait trouver certaines de ces études sur mon site (cette page), ou par exemple dans le dossier de l’Organisation Mondiale de la Santé sur la profession !!!

Je me rappelle qu’il y a quelques années, à l’invitation d’un chef de service d’un hôpital parisien, j’ai fait une présentation sur la Chiropraxie pour le staff. Et dans ma présentation, je montrais les différentes études sur l’efficacité des soins y compris celles qui montraient que les soins chiropratiques étaient plus efficaces pour les maux de dos par rapport aux médicaments ou aux soins de kinésithérapie. Des collègues de Monsieur Demorand se sont senti insultés (ce qui n’était absolument pas mon intention) et ont décidé de quitter la salle. Le chef de service a dû leur faire comprendre que ce sont des conclusions d’études médicales et qu’il faut accepter les faits et non pas les prendre comme une attaque personnelle. 

J’ajoute que non seulement l’esprit de cet arrêté n’est pas de substituer les 1000 chiropracteurs aux 90.000 kinésithérapeutes, car on ne cible pas les mêmes structures dans le corps humain, mais que cela permet de créer une complémentarité logique dans les rapports entre les deux professions comme cela existe partout dans le monde. Cet arrêté ne fait que s’aligner sur ce qui se fait dans le reste du monde et des pays européens où les chiropracteurs sont reconnues en tant que praticien de premier contact (avec pose de diagnostic), ce qui n’est pas le cas des kinésithérapeutes.

Kinésithérapeute et chiropracteur : pas le même travail

Encore une fois, personnellement, mon travail consiste à travailler sur le système articulaire et son rapport avec le système nerveux et non pas de faire de la kinésithérapie. Et pour beaucoup de mes patients je recommande de poursuivre une rééducation et/ou renforcement musculaire avec un kinésithérapeute de leur choix. Dans mon cabinet aux Etats-Unis, nous avions 3 chiropracteurs qui travaillaient avec 2 kinésithérapeutes. Chacun son travail pour aider les patients à progresser. Je n’ai donc aucune animosité envers ces professionnels sauf quand certains d’entre eux veulent, dans l’autres sens, surfer sur la popularité des soins vertébraux et se former à cela en faisant des raccourcis et devenir ostéopathes en faisant des stages sur des weekends ou en quelques mois, au lieu des 6 années d’études à temps complet que nécessite une vraie formation d’ostéopathe !

J’inviterais donc Monsieur Demorand et quiconque de ces collègues qui se sentiraient trahis par cet arrêté de se rapprocher de l’Association Française de Chiropraxie qui régie la profession en France pour comprendre ce qu’est cette profession. Cela lui permettra d’être rassuré sur le fait que la complémentarité des soins est un plus pour les patients et que cela n’enlève en rien ses privilèges de kinésithérapeute.

Arthrose du genou ? Pansez vos intestins !

Ce qui se passe dans vos intestins a des conséquences sur vos articulations

arthrose genou microbiome
L’arthrose du genou peut être lié à vos intestins

Selon une nouvelle étude publiée dans Journal of Clinical Investigation Insight, les bactéries présentes dans l’intestin, connues sous le nom de microbiome intestinal, pourraient être à l’origine de l’arthrose et des douleurs articulaires qui frappent les personnes obèses.

L’arthrose, un effet secondaire commun de l’obésité, est la plus grande cause d’invalidité aux États-Unis, affectant 31 millions de personnes. Parfois appelée «usure», l’arthrose chez les personnes obèses a longtemps été considérée comme une conséquence d’un stress excessif sur les articulations. Mais les chercheurs de l’Université de Rochester Medical Center fournissent la première preuve que les bactéries dans l’intestin – régies par l’alimentation – pourraient être la principale force motrice derrière l’arthrose.

Les scientifiques ont découvert que les souris obèses avaient plus de bactéries nocives dans leurs tripes par rapport aux souris maigres, ce qui provoquait une inflammation dans tout le corps, conduisant à une détérioration très rapide des articulations. Alors qu’un supplément prébiotique commun n’a pas aidé les souris à perdre du poids, il a complètement inversé les autres symptômes, rendant les intestins et les articulations des souris obèses indiscernables des souris maigres.

Qu’est-ce qu’un régime alimentaire occidental, riche en graisses peut faire ?

L’équipe de l’URMC, dirigée par Michael Zuscik, Ph.D., professeur agrégé d’orthopédie au Centre de recherche musculo-squelettique (CMSR), Robert Mooney, Ph.D., professeur de pathologie et de médecine de laboratoire, et Steven Gill, Ph.D. ., professeur agrégé de microbiologie et d’immunologie, ont nourri des souris un régime riche en graisses semblable à un régime occidental de «cheeseburger et milkshake».

Il a suffi de 12 semaines du régime riche en graisses pour rendre les souris obèses et diabétiques, doublant presque leur pourcentage de graisse corporelle par rapport aux souris nourries avec un régime faible en gras. Leurs colons étaient dominés par des bactéries pro-inflammatoires, et manquaient presque complètement de certaines bactéries probiotiques bénéfiques, comme l’additif commun au yogourt Bifidobateria.

Les changements dans les microbiomes intestinaux des souris ont coïncidé avec des signes d’inflammation à l’échelle du corps, y compris dans les genoux où les chercheurs ont induit une arthrose avec une déchirure méniscale, une blessure athlétique commune connue pour provoquer l’arthrose. Par rapport aux souris maigres, l’arthrose a progressé beaucoup plus rapidement chez les souris obèses, la quasi-totalité de leur cartilage disparaissant dans les 12 semaines suivant la déchirure.

“Le cartilage est à la fois un coussin et un lubrifiant, supportant des mouvements d’articulation sans frottement”, a déclaré Zuscik. «Quand vous perdez cela, c’est de l’os sur l’os, c’est la fin du chemin et vous devez remplacer l’ensemble de l’articulation.”

Pouvez-vous manger votre gâteau et protéger vos articulations en même temps ?

Étonnamment, les effets de l’obésité sur les bactéries intestinales, l’inflammation et l’arthrose ont été complètement évités lorsque le régime riche en graisses des souris obèses a été complété par un prébiotique commun, appelé oligofructose. Le cartilage du genou des souris obèses qui ont mangé le supplément d’oligofructose était indiscernable de celui des souris maigres.

Les prébiotiques, comme l’oligofructose, ne peuvent pas être digérés par les rongeurs ou les humains, mais ils peuvent être benéfiques pour certains types de bactéries intestinales utiles, comme les Bifidobactéries. Les colonies de ces bactéries se sont multipliées et ont proliféré avec ces prébiotiques, s’emparant des intestins des souris obèses et évinçant les mauvais acteurs, comme les bactéries pro-inflammatoires. Ceci, à son tour, a diminué l’inflammation systémique et ralenti la dégradation du cartilage dans les genoux arthrosiques de la souris.

L’oligofructose a même rendu les souris obèses moins diabétiques, mais il y avait une chose que le supplément diététique n’a pas changé: le poids corporel.

Les souris obèses qui ont reçu de l’oligofructose sont restées obèses, portant la même charge sur leurs articulations, mais leurs articulations étaient en meilleure santé. Simplement réduire l’inflammation était suffisant pour protéger le cartilage articulaire de la dégénérescence, soutenant l’idée que l’inflammation – et non les forces biomécaniques – entraîne l’arthrose et la dégénérescence articulaire.

“Cela renforce l’idée que l’arthrose est une autre complication secondaire de l’obésité – tout comme le diabète, les maladies cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux, qui ont tous une inflammation dans leur cause”, a déclaré Mooney. “Peut-être, ils partagent tous une racine similaire, et le microbiome pourrait être cette racine commune.”

Avant de vous rendre au magasin de vitamines

Bien qu’il existe des parallèles entre les microbiomes de la souris et de l’homme, les bactéries qui protégeaient les souris contre l’arthrose liée à l’obésité peuvent différer des bactéries qui pourraient aider les humains. Zuscik, Mooney et Gill ont l’intention de collaborer avec des chercheurs du Consortium pour la Recherche et l’Education au Département des Anciens Combattants des États-Unis pour faire avancer cette recherche sur les humains.

L’équipe espère comparer les vétérans souffrant d’arthrose liée à l’obésité à ceux qui n’ont pas d’arthrose pour identifier davantage les liens entre les microbes intestinaux et la santé des articulations. Ils espèrent également tester si les suppléments prébiotiques ou probiotiques qui façonnent le microbiome intestinal peuvent avoir des effets similaires chez les vétérans souffrant d’arthrose comme chez la souris.

Références : Eric M. Schott, Christopher W. Farnsworth, Alex Grier, Jacquelyn A. Lillis, Sarah Soniwala, Gregory H. Dadourian, Richard D. Bell, Madison L. Doolittle, David A. Villani, Hani Awad, John P. Ketz, Fadia Kamal, Cheryl Ackert-Bicknell, John M. Ashton, Steven R. Gill, Robert A. Mooney, Michael J. Zuscik. Targeting the gut microbiome to treat the osteoarthritis of obesity. JCI Insight, 2018; 3 (8)

Migraines : Pourquoi on ne me l’a pas dit ?

Les migraines souvent liées aux problèmes cervicaux

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Les migraines touchent plus les femmes que les hommes en général

C’est ce que j’entends régulièrement au cabinet : pourquoi on ne me l’a pas dit ? Des patients qui après des années de galères et de souffrances avec des maux de tête, qui trouvent finalement une solution avec nos soins et demandent pourquoi tous les spécialistes qu’ils ont consultés jusque là ne leur ont pas dit que leur problèmes pouvaient venir de leurs cervicales et qu’ils auraient pu consulter un chiropracteur !

En effet pourquoi ? Je connais beaucoup de médecins parmi mes amis et famille et je crois pouvoir dire pourquoi : parce qu’ils ne connaissent pas la relation entre ce qui se passe au niveau de la colonne et les maux de tête et migraines. Parce qu’ils ne connaissent pas les études qui ont montré l’efficacité des soins chiropratiques pour les migraines et les céphalées de tension.

Nous avons déjà une page consacrée aux études qui montrent l’efficacité des soins chiropratiques pour les maux de tête et migraines (cliquez ici). Vous pouvez aussi retrouver quelques uns des témoignages de nos patients dont la majorité viennent nous consulter pour les maux de tête (cliquez ici).

Mais le post d’aujourd’hui est pour faire part de quelques nouvelles études qui démontrent encore une fois qu’il existe une association entre des troubles structurels au niveau des cervicales et des céphalées et migraines.

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Les mauvaises positions au travail et à la maison sont associées aux problèmes cervicaux et migraines

Dans une étude parue en juin 2017, les chercheurs voulaient étudier les troubles musculo-squelettiques au niveau cervical chez les femmes avec des migraines épisodiques, migraines chroniques et celles sans migraine. Ils ont trouvé que les femmes souffrant de migraines présentent des altérations musculo-squelettiques de la colonne cervicale supérieure, exprimées par une rotation cervicale restreinte, une diminution de la rotation cervicale supérieure et la présence d’articulations cervicales supérieures symptomatiques (douloureux).

93% des personnes souffrant de migraines ont au moins 3 dysfonctionnements au niveau cervical !

Dans une autre étude parue en 2018, les chercheurs voulaient évaluer la prévalence et la structure des dysfonctionnements musculo-squelettiques chez les patients migraineux en utilisant une approche méthodologique rigoureuse. Un ensemble normalisé de six tests d’examen physique a montré une prévalence élevée de dysfonctionnements musculo-squelettiques chez les patients migraineux. Quatre-vingt-treize pour cent des patients évalués présentaient au moins trois dysfonctionnements musculo-squelettiques au niveau cervical. Ces dysfonctionnements confirment une interaction réciproque entre le trijumeau (le nerf souvent mis en cause dans les migraines) et les cervicales qui expliquerait la symptomatologie de la migraine.

On peut encore citer cette étude parue en 2009 qui montrait une diminution des amplitudes de mouvement (en particulier en extension) chez des personnes souffrant de migraines épisodiques et chroniques. Ou cette autre étude parue en 2014 qui montrait aussi qu’une diminution de la mobilité articulaire était associée aux migraines. Ou encore cette étude parue en 2016 qui montre que les patients avec des migraines chroniques avaient une activité exagérée des muscles extenseurs de la nuque.

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Les migraines et les problèmes cervicaux sont liés

A l’étude de ces articles et de nombreuses autres articles il est légitime de penser que les problèmes cervicaux et les migraines sont liés. D’ailleurs la plupart des patients qui viennent nous consulter pour des céphalées de tension ou des migraines ont des problèmes de blocage au niveau des cervicales. Parfois même des radiographies de la colonne cervicale qui montre une perte de la courbe cervicale mais à qui on a dit : “Ce n’est pas un problème, ça n’a rien à voir avec vos maux de tête” !
On voit bien que si, et qu’il serait donc judicieux de consulter un chiropracteur si on souffre de migraines chroniques, pour examiner la colonne vertébrale et de corriger les blocages et les tensions musculaires présents. D’autant plus que, comme je l’ai précisé auparavant, des études ont déjà montré l’efficacité des soins chiropratiques pour différents type de maux de tête : céphalées de tension, migraines, etc.

Dans notre cabinet, non seulement nous procédons à une analyse complet de la colonne, mais nous prenons aussi en compte les problèmes physiologiques au niveau vestibulaires et oculaires qui peuvent être un facteur déterminant dans l’apparition et donc la résolution des migraines.
Une migraine n’est pas un problème simple et il faudrait de toute façon consulter votre médecin pour s’assurer que cela ne cache pas de problèmes plus graves. Mais en absence de pathologie et pour éviter de prendre des médicaments qui ne font que masquer les problèmes et vous obligent à en prendre des plus en plus forts et avec des effets secondaires plus importants, essayez des soins qui ont montré leur efficacité pour la majorité des patients qui consultent !

Références :

* Eur J Phys Rehabil Med. 2017 Jun;53(3):342-350. Musculoskeletal disorders of the upper cervical spine in women with episodic or chronic migraine. Ferracini GN, Florencio LL, Dach F, Bevilaqua Grossi D, Palacios-Ceña M, Ordás-Bandera C, Chaves TC, Speciali JG, Fernández-de-Las-Peñas C.

* Cephalalgia. 2018 Apr;38(5):865-875. Musculoskeletal dysfunction in migraine patients. Luedtke K, Starke W, May A.

* Headache. 2009 May;49(5):726-31. Cervical mobility in women with migraine. Bevilaqua-Grossi D1, Pegoretti KS, Goncalves MC, Speciali JG, Bordini CA, Bigal ME.

* J Bodyw Mov Ther. 2014 Oct;18(4):569-75. Upper cervical mobility, posture and myofascial trigger points in subjects with episodic migraine: Case-control study. Tali D, Menahem I, Vered E, Kalichman L.

* J Electromyogr Kinesiol. 2016 Oct;30:66-72. Patients with chronic, but not episodic, migraine display altered activity of their neck extensor muscles. Florencio LL, Oliveira AS, Lemos TW, Carvalho GF, Dach F, Bigal ME, Falla D, Fernández-de-Las-Peñas C, Bevilaqua-Grossi D

Reflux gastrique : besoin d’anti-acide ou de soins chiropratiques ?

Le reflux gastro-oesophagien (RGO) toucherait un français sur 3

Le reflux gastro-oesophagien (RGO) toucherait 10 à 30% des personnes en France. En effet 30% de la population française a déclaré avoir souffert du reflux gastro-oesophagien pendant l’année passée et près de 10% en souffrirait de façon chronique, au moins une fois par semaine.

Ignorer les symptômes d’un reflux gastro-oesophagien pourrait conduire à une inflammation, ulcères et même cancer de l’oesophage si le problème persiste !

Reflux Gastro-oesophagien : le valve anti-retour ne fonctionne pas

Même si l’alimentation, le stress, fumer et certains médicaments peuvent contribuer au reflux gastro-oesophagien, le reflux est en fait dû à un mauvais fonctionnement du sphincter inférieur de l’oesophage. Imaginez un valve anti-retour qui doit laisser passer les aliments de l’oesophage vers l’estomac (qui contient de l’acide pour digérer les aliments) et qui empêche l’acidité de l’estomac de remonter dans l’oesophage.

Une mauvaise posture peut être la cause du reflux gastroesophagien

Une étude récente vient de confirmer d’autres études en montrant un lien significatif entre des problèmes de posture au niveau de la colonne vertébrale et la présence de reflux gastro-oesophagien. En effet, il a été observé qu’une hypercyphose thoraco-lombaire (posture du dos fléchie vers l’avant) influençait significativement la présence de reflux gastro-oesophagien et que le fait de corriger chirurgicalement cette “déformation” de la colonne réduisait les symptômes du reflux.

Une autre étude parue en 2012 avait déjà conclu que “la cyphose lombaire, l’augmentation du nombre de médicaments pris par jour, et la faiblesse des muscles du dos étaient des facteurs de risque importants pour le développement de symptômes de reflux gastro-oesophagien”. De même qu’une autre étude en 2011 qui avait montré que l’activité myoélectrique de l’estomac et l’activité du système nerveux autonome étaient inhibées dans la posture de flexion lombaire.

Une des explications avancées par les chercheurs est qu’une flexion dorso-lombaire accentuée, augmente la pression intra-abdominale exercée sur l’estomac et l’œsophage provoquant dans certain cas une hernie hiatale. Ce qui, combiné à une inhibition de l’activité réflexe des muscles de l’estomac; nécessaire pour la digestion et le transport des aliments de l’estomac vers les intestins; provoque les symptômes d’indigestion, de gaz et de reflux.

Une solution : La Chiropraxie

Depuis toujours des patients ont rapporté avoir ressenti une amélioration de leurs symptômes digestifs y compris de leur reflux gastro-oesophagien suite aux soins chiropratiques. Ces études pourraient fournir une explication aux nombreux témoignages des patients à ce sujet.

Pourquoi donc ne pas essayer la Chiropraxie avant des interventions plus lourdes ou même contre-productives. En effet, le fait que l’acidité de l’estomac remonte dans l’oesophage n’est pas dû à “trop d’acidité” dans l’estomac mais bel et bien à un dysfonctionnement de la valve et parfois même à moins de sécrétion d’acide dans l’estomac dû à une inhibition des reflexes neuromusculaires comme vu précédemment. Moins de mobilité des muscles de l’estomac et moins d’acidité dans l’estomac font que les aliments sont moins digérés et moins expulsés vers l’intestin. La fermentation de ces aliments restés dans l’estomac provoque les gaz qui pousse encore plus l’acidité vers le haut (l’oesophage). D’où les ballonnements et les reflux d’acidité. Qu’est-ce qui se passe si pour protéger l’oesophage, on diminuait encore plus la sécrétion de l’acide dans l’estomac avec des anti-acides ?
Il serait donc plus logique dans un premier temps de consulter un chiropracteur pour redonner une bonne mobilité articulaire au niveau de la colonne vertébrale et vous aider pour votre posture et en même temps d’ajouter une cuillère à soupe de vinaigre de cidre à votre alimentation pour aider à la digestion des aliments par l’estomac.

Références :

* BMC Gastroenterol. 2018 Jan 10;18(1):8. Prevalence and key radiographic spinal malalignment parameters that influence the risk for gastroesophageal reflux disease in patients treated surgically for adult spinal deformity. Ohba T, Ebata S, Koyama K, Haro H.
* Eur Spine J. 2012 Nov;21(11):2149-57. Influence of lumbar kyphosis and back muscle strength on the symptoms of gastroesophageal reflux disease in middle-aged and elderly people. Imagama S, Hasegawa Y, Wakao N, Hirano K, Hamajima N, Ishiguro N.
* Osteoporos Int. 2009 Jul;20(7):1193-8. Impact of spinal kyphosis on gastroesophageal reflux disease symptoms in patients with osteoporosis. Miyakoshi N, Kasukawa Y, Sasaki H, Kamo K, Shimada Y.
*  Biomed Res. 2011 Aug;32(4):271-8. Impact of lumbar kyphosis on gastric myoelectrical activity and heart rate variability in a model using flexion posture in healthy young adults. Tsuchie H, Fukata C, Takahashi K, Miyakoshi N, Kobayashi A, Kasukawa Y, Shimada Y, Inoue H.

Vertige d’origine cervicale : la Chiropraxie, une solution efficace

Une autre étude confirme l’intérêt des soins chiropratiques pour des vertiges d’origine cervicale (vertiges cervicogéniques)

Vertige du aux problèmes cervicaux

Le vertige peut être défini comme un problème d’équilibre ou un sentiment de mouvement (de soi ou autour de soi). Le vertige est un handicap très commun : une étude épidémiologique menée en France a montré que 69,4% de la population s’était plaint de vertiges au cours de l’année écoulée.

Les vertiges ont été classés en plusieurs types : étourdissements causés par des troubles ORL, vertiges liés au système nerveux, vertiges paroxystiques positionnels bénins et vertiges cervicogèniques.  Certains patients en ressentant simultanément deux ou plusieurs.

Les vertiges cervicogéniques se distinguent des autres formes de vertiges par un déséquilibre associé à des problèmes liés au rachis cervical, aggravé ou atténué par les mouvements ou les positions du rachis cervical. Ce type de vertige peut mener à une variété de symptômes invalidants, qui incluent l’étourdissement, l’instabilité, les perceptions de la rotation et de la désorientation. Ces symptômes peuvent par conséquent causer de graves problèmes de santé, notamment : des blessures physiques, par exemple des chutes et des problèmes psychologiques, comme la dépression et l’anxiété, la peur des espaces ouverts, l’incapacité d’accomplir les activités quotidiennes et difficultés pour travailler. Ces vertiges peuvent être dus à des accidents, chocs ou mauvaises positions au niveau cervical.

Text neck et douleurs cervicales

Cette étude parue en 2018 passe en revue les études concernant les vertiges d’origine cervicale et les thérapies manuelles y compris les soins chiropratiques. Il se trouve que les thérapies manuelles sont le traitement le plus utilisé pour corriger les vertiges cervicogéniques.

Les études ont montré qu’il existe des preuves modérées favorisant l’utilisation de la thérapie manuelle pour les vertiges d’origine cervicale. Certaines études ont montré une amélioration significative de la fréquence des vertiges à court terme et à long terme et une amélioration significative de l’intensité des vertiges à court terme.
Les auteurs ont conclu que les thérapies manuelles sont potentiellement efficaces pour la gestion des vertiges d’origine cervicale.

J Phys Ther Sci. 2018 Jan; 30(1): 96–102. Published online 2018 Jan 27. doi:  10.1589/jpts.30.96. The effectiveness of manual therapy in treating cervicogenic dizziness: a systematic review. Khalid Yaseen, MSc, Paul Hendrick, PhD, Ayah Ismail, MSc, Mohannad Felemban, MSc, and Mansour Abdullah Alshehri, MSc

NDLR : Dans notre cabinet, l’étude et la gestion des vertiges se fait par un examen détaillé des troubles vestibulaires et oculaires pour déterminer l’origine de ces problèmes et y remédier. Certaines vertiges ont une origine pathologique. A l’apparition de vertiges, vous devriez consulter votre médecin et faire les examens nécessaires. Si le vertige est récent, apparu brutalement et est associé à un mal de tête sévère, cela nécessite un avis médical urgent. En cas d’absence de pathologie, les soins chiropratiques peuvent être une solution appropriée pour vos vertiges et problèmes d’équilibre.

Examen optocinétique pour problèmes d’équilibre

Lisez le témoignage de Sébastien sur nos soins et ses problèmes de syndrome de mal de débarquement

Lisez le témoignage de Mélanie sur nos soins et ses problèmes de vertiges et d’instabilité

Lisez le témoignage de Guy sur nos soins et ses problèmes de vertiges et de maux de tête

Un verre ça va…

Ils avaient raison dans les années 80 avec leur slogan : “un verre ça va, trois verres, bonjour les dégâts !”

alcohol et le cerveau
Boire modérément de l’alcool préserve le cerveau

2 études récentes, une publiée en Juillet 2017 et une autre en février 2018 montrent l’effet bénéfique d’une consommation modérée d’alcool pour le cerveau !

Dans la première étude; menée par des chercheurs de l’Université de San Diego, La Jolla, en Californie; il a été montré une corrélation entre une consommation modérée d’alcool et une santé cognitive prolongée, ainsi que pour la longévité.

L’auteur principal de l’étude, Dr Linda McEvoy, explique que leur recherche est, à leur connaissance, la première en son genre; il prend spécifiquement en compte la fréquence de consommation d’alcool dans une population plus âgée.

«Cette étude est unique parce que nous considérons la santé cognitive des hommes et des femmes à un âge avancé et que la consommation d’alcool est associée non seulement à une mortalité réduite, mais aussi à des chances accrues de rester cognitivement en bonne santé».

Dans la deuxième étude faite sur des souris, des scientifiques du Centre médical de l’Université de Rochester (URMC) à New York ont ​​découvert que boire l’équivalent d’environ 2,5 boissons alcoolisées par jour pouvait réduire l’inflammation cérébrale et augmenter le fonctionnement du système glymphatique, qui est responsable de l’élimination des déchets du cerveau.

Cependant, une forte exposition à l’alcool altère le fonctionnement glymphatique et augmente l’inflammation cérébrale.

Il ne devrait pas être surprenant qu’un excès d’alcool puisse nuire à la santé. En fait, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’alcool contribue à «plus de 200 problèmes de santé» et cause environ 3,3 millions de décès chaque année dans le monde.

De plus en plus, cependant, la recherche a suggéré qu’un peu d’alcool peut nous faire du bien. Une étude publiée l’année dernière a, par exemple, suggéré que la consommation modérée d’alcool pourrait réduire le risque de diabète, tandis que d’autres recherches ont associé la consommation modérée d’alcool avec un meilleur fonctionnement cognitif.

La nouvelle étude fournit des preuves que boire modérément pourraient aider à nettoyer le cerveau des toxines.

Fonction glymphatique améliorée

Le système glymphatique est un processus de nettoyage du cerveau dans lequel le liquide céphalo-rachidien est «pompé» dans le cerveau, où il élimine les déchets potentiellement dangereux.

Ces déchets comprennent des protéines bêta-amyloïdes et tau, dont l’accumulation est une caractéristique de la maladie d’Alzheimer.

Les chercheurs ont constaté que lorsque les rongeurs ont été exposés à de fortes doses d’alcool pendant une longue période, ils ont montré une augmentation des marqueurs inflammatoires. Cela était particulièrement visible dans les astrocytes, ou les cellules qui aident à contrôler la fonction glymphatique.

De plus, une forte exposition à l’alcool nuit au fonctionnement cognitif et à la motricité des souris.

Cependant, l’équipe a découvert que les souris auxquelles on avait administré de faibles doses d’alcool démontraient non seulement une réduction de l’inflammation cérébrale, mais aussi leur fonction glymphatique améliorée, comparativement à un groupe témoin qui n’a pas été exposé à l’alcool.

Elle ajoute qu’un certain nombre d’études ont associé une consommation d’alcool faible à modérée avec un risque plus faible de démence. “Cette étude peut aider à expliquer pourquoi cela se produit”, explique le Dr Nedergaard. “Plus précisément, de faibles doses d’alcool semblent améliorer la santé globale du cerveau.”

Alcohol drinking, aging, cognitive impairment, cohort study, longevity, Journal of Alzheimer’s Disease, vol. 59, no. 3, pp. 803-814, 2017

Beneficial effects of low alcohol exposure, but adverse effects of high alcohol intake on glymphatic function, Scientific Reports, volume 8, Article number: 2246(2018)

Troubles de sommeil et Insomnie

Le cerveau s’auto-détruit avec le manque de sommeil

Troubles de sommeil et chiropraxie
Des solutions pour les troubles de sommeil avec la Chiropraxie

Tout a été dit ou presque sur l’insomnie et le manque du sommeil. Il existe de nombreuses études qui ont montré les conséquences néfastes d’un manque du sommeil sur le corps. La liste est longue, mais on peut dire que le manque du sommeil et l’insomnie a été associé à des troubles tels que :

  • Diabètes
  • Problèmes cardiaques et problèmes coronariens
  • Céphalées de tension et migraine
  • Prise de poids et même obésité
  • AVC
  • Alzheimer et atrophie du cerveau
  • Douleurs accrues et risque de fibromyalgie
  • Déficit d’attention à toutes âges
  • Instabilité émotionnelle et dépression

Une récente étude parue en 2017, montre que les cellules du cerveau qui normalement détruisent et digèrent les cellules usées et les débris se mettent à surmultiplier chez les souris qui souffrent de privation chronique de sommeil.  À court terme, cela pourrait être bénéfique – l’élimination des débris potentiellement dangereux et la reconstruction des circuits usés pourraient protéger les connexions cérébrales saines. Mais cela pourrait causer des dommages à long terme et pourrait expliquer pourquoi un manque chronique de sommeil expose les gens à la maladie d’Alzheimer et à d’autres troubles neurologiques, explique Michele Bellesi, de l’Université polytechnique de Marche en Italie.

Bellesi a atteint cette conclusion après avoir étudié les effets de la privation de sommeil chez la souris. Son équipe a comparé les cerveaux de souris qui avaient été autorisées à dormir aussi longtemps qu’elles le voulaient ou avaient été gardées éveillées pendant huit heures supplémentaires. Un autre groupe de souris a été maintenu éveillé pendant cinq jours d’affilée – imitant les effets de la perte de sommeil chronique.

L’équipe a spécifiquement examiné les cellules gliales, qui forment le système d’entretien ménager du cerveau. Un type de cellule gliale, appelé astrocyte, élague des synapses inutiles dans le cerveau pour remodeler son câblage. Un autre type, appelé une cellule microgliale, patrouille le cerveau à la recherche des cellules endommagées et les débris.

L’équipe de Bellisi a constaté qu’après un sommeil non perturbé, les astrocytes semblaient actifs dans environ 6% des synapses dans le cerveau des souris bien reposées. Mais les astrocytes semblaient être plus actifs chez les souris privées de sommeil : ceux qui avaient perdu huit heures de sommeil présentaient une activité astrocytaire dans environ 8% de leurs synapses, alors que les cellules étaient actives dans 13,5% des synapses des animaux en manque de sommeil chronique.

Cela suggère que la perte de sommeil peut déclencher la destruction par les astrocytes d’une plus grande partie des connexions du cerveau et de leurs débris. “Nous montrons pour la première fois que des parties de synapses sont littéralement mangées par les astrocytes en raison de la perte de sommeil”, explique Bellesi.

Pour ce que nous savons, cela peut être une bonne chose. Une grande partie du remodelage concernait les plus grandes synapses, qui sont plus matures et utilisées plus intensément. «Ils ressemblent à de vieux meubles et ont donc probablement besoin de plus d’attention et de nettoyage», explique Bellesi.

Mais l’équipe a également découvert que les cellules microgliales étaient aussi plus actives après une privation de sommeil chronique. C’est une découverte plus inquiétante, dit Bellesi; l’activité microgliale excessive a été liée à une gamme de troubles cérébraux. “Nous savons déjà qu’une activation microgliale soutenue a été observée dans la maladie d’Alzheimer et d’autres formes de neurodégénérescence”, dit-il.

La découverte pourrait expliquer pourquoi un manque de sommeil semble rendre les gens plus vulnérables au développement de telles démences, explique Agnès Nadjar de l’Université de Bordeaux en France.

Il n’est pas encore clair si dormir plus pourrait protéger le cerveau ou le sauver des effets de quelques nuits blanches. Les chercheurs prévoient d’étudier combien de temps durent les effets de la privation de sommeil.

Sleep Loss Promotes Astrocytic Phagocytosis and Microglial Activation in Mouse Cerebral Cortex, Michele Bellesi, Luisa de Vivo, Mattia Chini, Francesca Gilli, Giulio Tononi and Chiara Cirelli
Journal of Neuroscience 24 May 2017, 37 (21) 5263-5273; DOI:

Et la Chiropraxie dans tout ça ?

Beaucoup de nos patients remarquent une amélioration nette de leurs problèmes de sommeil avec les soins de Chiropraxie. A cela plusieurs raisons :

  • Les soins chiropratiques permettent d’avoir une meilleure mobilité articulaire et moins de tension musculaire. Ce qui aide le corps à se relaxer et se préparer  au sommeil
  • Notre cabinet s’intéresse plus particulièrement aux fonctionnement du système nerveux et son influence sur le cycle de l’éveil et du sommeil. Par ce biais, il est possible d’aider le système nerveux à mieux réguler le sommeil en enlevant les irritations nerveuses au niveau de la colonne vertébrale et en donnant des exercices spécifiques pour le cerveau.


NDLR : Pour qu’il n’y ait pas de confusion, un chiropracteur n’est pas un médecin mais un professionnel de santé qui peut si besoin vous orienter vers un médecin spécialiste de troubles de sommeil.
L’exercice montré dans cette vidéo est fait dans le cabinet et n’est pas conseillé avant l’endormissement et il est combiné à d’autres exercices spécifiques qui ne sont pas montrés dans cette vidéo.

Quoi d’autres ?

  • Les écrans : on sait aujourd’hui que les écrans pourraient exciter certaines parties du cerveau. C’est le contraire de ce que l’on veut avant l’endormissement. Il est donc conseillé d’arrêter les écrans environ une heure avant d’aller se coucher.
  • Faire des exercices de respiration
  • Lire un livre
  • Faire des exercices tout court. Il est démontré que faire des exercices légers une heure ou une demie heure avant d’aller se coucher peut aider à l’endormissement

Alors combien de temps faudrait-il dormir ?

Voici un tableau par le Dr Mercola pour résumer les temps de sommeil recommandés :

temps de sommeil recommandé
Temps de sommeil recommandé

Une autre étude montre que l’ajustement chiropratique améliore le fonctionnement du cerveau

Chiropraxie et stimulation du cerveau
Chiropraxie et stimulation du cerveau

Etude parue dans le journal médical “Neural Plasticity”

Une des chercheuses, Heidi Haavik, impliquée dans l’étude déclare : nous savons que la fonction neuro-sensorielle au niveau de la colonne vertébrale a une influence sur le fonctionnement du cerveau. Nous avons maintenant une autre preuve que l’ajustement chiropratique change le fonctionnement du cerveau. C’est la quatrième étude qui démontre ce phénomène et cette fois c’est une étude par des chercheurs médicaux indépendants : des chercheurs du CHU d’Aalborg au Danemark.

Des changements de fonctionnement au niveau du cortex préfrontal de l’ordre de 20%

Une des particularités de cette étude est qu’elle confirme que l’ajustement chiropratique a un impact au niveau du fonctionnement du cortex préfrontal qui est en quelque sorte le chef d’orchestre du cerveau. C’est l’endroit du cerveau qui régule, entre autre, l’apprentissage et les fonctions cognitives. L’étude a démontré que l’ajustement chiropratique augmenterait l’activité du cerveau d’environ 20% !
L’effet observé sur les fonctions préfrontales pourrait expliquer nombre d’études précédentes qui montraient l’amélioration des fonctions sensoriels et motrices dans la prévention des chutes, des fonctions cognitives, de force musclaire, et l’analyse de la position, du mouvement et de la rotation des membres et des objets dans l’espace…

Un ressenti que les patients ont toujours exprimé

Beaucoup de patients déclarent pouvoir mieux se concentrer, se sentir mieux, mieux se mouvoir et avoir meilleur coordination après les soins chiropratiques. Cette étude nous aide à comprendre un peu mieux ces patients. Comme l’explique Haavik, être capable de percevoir le monde autour de vous est indispensable dans la vie de tous les jours. Pour reconnaître certains objets, il faut être capable de les tourner dans l’espace mentalement. Par exemple pour pouvoir différencier la lettre p de la lettre b quand ils ne sont pas représentés droit, il faudra pouvoir les retourner mentalement.

Le cortex préfrontal

Parmi les fonctions du cortex préfrontal, on peut citer le comportement, prise de décisions, la concentration et la mémoire, l’intelligence, le traitement de la douleur et la réponse émotionnelle à la douleur, les fonctions du système nerveux autonome, le contrôle moteur, les mouvements des yeux et la position dans l’espace.
Si comme le suggère cette étude, l’ajustement chiropratique affecte le fonctionnement du cortex préfrontal, il faudrait se pencher sur l’impact des soins chiropratiques sur le comportement, la concentration, le contrôle moteur, etc.

L’appproche chiropratique

Cette étude confirme encore l’approche chiropratique qui a toujours été basée sur l’amélioration du fonctionnement du système nerveux et c’est ce qui explique les efforts et les moyens mis en oeuvre par les chiropracteurs pour faire avancer la recherche dans ce sens. C’est ce que recherchent nos patients qui ne trouve pas réponse à leurs problèmes en consultant des personnes (de plus en plus nombreux en France) qui pratiquent des manipulations vertébrales mais ne comprennent pas l’impact de leur acte sur le fonctionnement du système nerveux et ses conséquences.

Les chiropracteurs spécialisés en neurologie chiropratique sont impliqués dans l’amélioration de ces connaissances et la mise en application de façon pratique pour les patients, que ce soit pour des problèmes de dos, de céphalées ou des problèmes cognitifs, de concentration, de vertige,…
Vous pourrez aussi retrouver le site du cerebrostim en cliquant ici pour en savoir plus sur notre programme pour les enfants avec troubles de déficit d’attention, troubles dys, …

Lelic et al. “Manipulation of dysfunctional spinal joints affects sensorimotor integration in the pre-frontal cortex: A brain source localization study,” Neural Plasticity, Volume 2016

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Le sport, les accidents et la commotion cérébrale

Sport, Coup du lapin et commotion cérébrale
Sport, Coup du lapin et commotion cérébrale

Qu’est-ce qu’une commotion cérébrale?

Une commotion cérébrale est un choc à la tête qui provoque une altération, plus ou moins transitoire, du fonctionnement du cerveau. En effet, suite à un choc, les tissus mous du cerveau pourraient « cogner » contre l’os dur du crâne et provoquer des ecchymoses jusqu’à la rupture de certains vaisseaux sanguins et lésions aux cellules nerveuses.

Quels sont les causes d’une commotion cérébrale ?

Une commotion cérébrale résulte souvent d’un coup à la tête, au cou ou au visage. On rencontre souvent dans les cabinets les personnes qui ont eu un impact lors d’un accident de voiture, de sport, des militaires suite au souffle d’une explosion, etc.
Concernant le sport, on pourrait penser que les commotions cérébrales sont seulement occasionnées suite à des sports de contact tels que le football américain, le rugby, le hockey sur glace, le boxe, etc. Il est vrai que ces sports peuvent être à l’origine du plus grand nombre de cas de commotions cérébrales dans le sport. Mais il ne faut pas oublier que par exemple une chute de vélo, de cheval,.. peut aussi être à l’origine d’une commotion.
Chez les enfants, le cerveau n’étant pas aussi « stable » dans le crâne, ce phénomène pourrait survenir encore plus facilement que chez des adultes. Plusieurs études ont par exemple montré que les grands manèges pourraient provoquer des micro traumas au cerveau des enfants de moins de 15 ans. En 2015, la fédération de football (soccer) aux Etats-Unis a interdit de faire des têtes pendant les matchs et les entrainements pour les enfants !

Quels sont les symptômes ?

Les symptômes peuvent être variés : maux de tête et céphalées, douleurs exagérées, sensation d’ébriété, la tête dans le brouillard, confusion mentale, perte de mémoire, vertiges, nausée, dépression, problèmes comportementales et émotionnels, etc.
Des études ont aussi montré que les athlètes qui ont souffert d’une commotion cérébrale ont plus de risque de se blesser dans le futur.
Ces symptômes pourraient se déclencher rapidement après l’impact ou s’installer progressivement. Ces symptômes peuvent aussi être passagers ou continuer dans le temps.

Pourquoi ces symptômes ?

Le cerveau et le système nerveux travaillent de façon complexe. Mais pour résumer, un choc à la tête, pourrait compromettre le fonctionnement et les capacités du cerveau à effectuer son contrôle sur le reste du corps. D’où par exemple cet état de vertige provoqué par l’absence de contrôle du cerveau sur les informations qui viennent de vos yeux, de votre oreille interne et des autres récepteurs disséminés dans votre corps. D’où par exemple la perte de contrôle du cerveau sur le système vasculaire et les céphalées et maux de tête qui en résultent.
Ces dysfonctionnement ne sont pas toujours visibles dans des imageries (sauf parfois bien plus tard), mais des études confirment des changements au niveau de la perfusion sanguine du cerveau, des anomalies de représentation spatiale et toute une série de cascade neuro-métabolique qui expliquent les symptômes ressentis par les patients..

Que faire ? Qui voir ?

Un choc à la tête pourrait être une urgence médicale. Donc votre premier réflexe devrait être de consulter votre médecin ou l’hôpital. Une fois que les examens sont faits et en absence de pathologie, si vous avez encore des symptômes, votre chiropracteur spécialisé en neurologie chiropratique pourrait vous apporter une aide dans la résolution de vos symptômes; une fois la phase aiguë passée.
En effet la plupart de nos patients nous consultent en ayant souffert de ces problèmes de façon chronique, parfois depuis des années. Après un examen, le travail consiste à rééquilibrer et renforcer le fonctionnement du système nerveux y compris par des exercices vestibulaires, oculaires et de proprioception et des conseils.

Les hockeyeurs se souviennent peut-être du retour spectaculaire de Bill Crosby suite à plusieurs commotions cérébrales, avec l’aide de Pr Frederick Carrick, avec qui j’ai fait ma spécialité en neurologie fonctionnelle.
Retrouvez quelques unes des articles et vidéos des sportifs de haut niveau ou des émissions sur l’approche en neurologie fonctionnelle et la commotion cérébrale :

La neurologie fonctionnelle sur l’émission médicale The Doctors Show
https://www.youtube.com/watch?v=O3BPV3fik34

L’interview de Bill Crosby sur son retour et son traitement suite à sa commotion cérébrale
http://www.theglobeandmail.com/sports/hockey/crosby-discusses-lengthy-recovery-road-from-concussions-safety-of-the-game/article14118504/

L’interview du hockeyeur canadien Guillaume Latendresse sur sa commotion cérébrale et son traitement en neurologie fonctionnelle avec le Dr Carrick
https://youtu.be/oELDo1A-ksQ
http://www.hockeywilderness.com/2012/4/23/2961399/guillaume-latendresse-interview-rds-lantichambre

Un article sur Alexandre Pato de l’AC Milan et la neurologie fonctionnelle
http://nesn.com/2012/03/alexandre-pato-ac-milan-star-will-jet-to-atlanta-to-treat-chronic-thigh-problem/

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