La Chiropraxie pour consommer moins d’antalgiques opiacés

chiropraxie recommandée pour la lombalgie

Opioïdes : plus de 500 morts en France et 72000 morts aux Etats-Unis… par an !

Selon le Président de la commission des stupéfiants et des psychotropes de l’Agence nationale de la sécurité des médicaments (ANSM), Nicolas Authier, « avec plus de 500 décès chaque année, les médicaments opiacés constituent la première cause de morts par overdose en France. Par comparaison, l’héroïne a tué 90 personnes en 2016, la méthadone 140 », peut-on lire dans les colonnes du Monde daté du 15 octobre 2018.

Aux Etats-unis ce chiffre atteint des sommets inimaginables : plus de 72.000 morts en 2017 et plus de 300.000 morts en 20 ans sont dus à l’addiction aux opioïdes.
Des victimes issues de tous les milieux sociaux, n’ayant pas le profil habituel des toxicomanes mais qui, pour faire passer des douleurs diverses (arthrose, sciatique, douleurs abdominales…), se sont accoutumées à des médicaments antidouleur qui se sont révélés particulièrement dangereux. Aux États-Unis, les efforts bien intentionnés visant à améliorer la gestion de la douleur par les médecins et la commercialisation agressive – voire frauduleuse – des fabricants de produits pharmaceutiques ont favorisé l’emergence de cette crise sanitaire sans précédent. Les caractéristiques du système de santé américain, le régime réglementaire, la culture et les tendances socio-économiques ont tous contribué à cette crise.

La Chiropraxie, efficace contre la douleur

De nombreuses études ont depuis les années 60 montré l’efficacité des soins chiropratiques pour de nombreuses douleurs telles que les lombalgies, cervicalgies, sciatique, maux de têtes,…
Une dernière étude (revue systématique) par le prestigieux centre universitaire de Yale aux Etats-Unis vient de montrer que les personnes souffrant de douleurs chroniques au dos et au cou qui reçoivent des soins chiropratiques risquent moins de prendre des anti-douleurs opioïdesn. En effet l’étude publiée dans la la revue Pain Medicine montre que les personnes ayant consulté un chiropracteur étaient 64% moins susceptibles de consommer des opioïdes que les autres.

D’après kelsey Corcoran de l’école de médecine de Yale : «Ces traitements peuvent entraîner une diminution de la douleur, une amélioration de l’amplitude des mouvements et une amélioration de la fonction». « Si la douleur du patient est bien contrôlée par le traitement qu’elle a reçu du chiropracteur, il se peut qu’elle ait par la suite besoin de moins de médicaments contre la douleur, voire même pas du tout. »

Christine Goertz, chercheuse à la Duke University de Durham, en Caroline du Nord, qui n’était pas impliqué dans l’étude a commenté l’étude en disant que « Des organisations telles que la Veterans Health Administration (Administration attaché à l’armée) et l’American College of Physicians (Association des médecins américains) recommandent actuellement aux patients d’essayer des traitements conservateurs généralement administrés par des docteurs en chiropratique au lieu d’opioïdes ».

Elle a ajouté : «Les traitements proposés par un docteur en chiropratique, tels que la manipulation de la colonne vertébrale, peuvent réduire la douleur due aux tensions musculaires, à l’inflammation et aux spasmes des muscles du dos et / ou avoir une incidence sur la façon dont le corps perçoit la douleur dans le cerveau ou la moelle épinière». « Les patients qui trouvent des moyens efficaces de traiter leur douleur, tels que les soins chiropratiques, risquent moins de se tourner vers les opioïdes. »

Références :

Corcoran KL, Bastian LA, Gunderson CG, Steffens C, Brackett A, Lisi AJ. Association Between Chiropractic Use and Opioid Receipt Among Patients with Spinal Pain: A Systematic Review and Meta-analysis. Pain Med. 2019 Sep 27.

A voir aussi :

Voir l’émission Envoyé Spacial sur ce sujet : https://www.youtube.com/watch?v=Kp6Y5rMhuVQ

Article dans le journal Nature : Tracing the US opioid crisis to its roots
https://www.nature.com/articles/d41586-019-02686-2

Maux de tête et maux de dos chronique : même combat ?

Les maux de tête et les maux de dos sont parmi les principales causes d’invalidité dans le monde et constituent d’ailleurs la majorité des consultations dans mon cabinet. En effet, la majorité de mes patients me consultent pour des migraines, des céphalées de tension et des névralgies d’Arnold. Viennent ensuite les sciatiques et névralgies cervico-brachiales et les lombalgies et cervicalgies…

L’approche antalgique et locale n’est pas très efficace

On pourrait penser que ces différents maux sont très variés et ne sont pas nécessairement liés. Ce qui peut être tout à fait vrai. Mais avec plus de 25 ans de pratique et une approche plutôt neurologique que mécanique, je vois régulièrement un schéma plus complexe qui explique ces maux. Et c’est d’ailleurs en prenant une approche plus globale et centrale qu’il est possible de corriger ces problèmes qui sont souvent devenus chroniques et qui ne répondent que peu ou difficilement à une approche seulement antalgique ou locale (médicaments, infiltration, massage,…). La Chiropraxie n’étant pas aussi connue en France que dans les autres pays du monde; notamment anglo-saxons; les patients consultent souvent en dernier recours, fatigués de souffrir depuis des années sans obtenir de résultats probants. La raison de ces échecs est probablement encore une fois due au fait que le problème est considéré et traité localement.

En effet, si le patient a mal au dos au niveau lombaire, il pourrait recevoir d’abord des anti-douleurs et/ou des anti-inflammatoires, puis peut-être des conseils (parfois inadaptés comme le repos au lit) et de la kinésithérapie pour un renforcement musculaire, puis peut-être une infiltration locale (injection d’anti-inflammatoire locale),…

Cette approche locale échoue souvent et entretient la prévalence de ces troubles qui fait qu’environ 10% des personnes souffrent de migraines et de céphalées de tension et qu’environ 20 à 30% des personnes souffrent de maux de dos chroniques.

Il faut considérer le problème dans sa globalité

Il est impossible d’énumérer ici tout ce qu’il faut prendre en compte pour pouvoir aider les personnes souffrant de ces maux. Mais le but de cet article est de porter l’attention sur le fait qu’un trouble, ne serait-ce que musculaire et local, dépend souvent de multitude d’autres troubles de fonctionnement qui ont conduit à ce que ce muscle se contracte et soit douloureux.

La moindre des choses serait de faire un examen complet et considérer si ces troubles musculaires et ces douleurs ne seraient pas dues à une incapacité du système nerveux central à moduler la sensation de la douleur et le tonus et la contraction musculaire en général.

Une étude récente vient d’ailleurs de lier les maux de dos chroniques et les maux de têtes primaires. Des chercheurs ont en effet analysé 14 études publiées à ce jour et qui comprenaient des petites études sur 88 personnes à des études sur plus de 400.000 personnes. Ils ont trouvé un lien positif entre les maux de dos chroniques et les maux de tête primaires. D’ailleurs ils regrettent que chaque population de patients (ceux souffrant de maux de tête et ceux souffrant de maux de dos) soient traitée séparément pour chaque trouble au lieu d’être traitée par un spécialiste qui prendrait en compte la globalité du problème. Ce qui pourrait aider à diminuer les excès en médicaments anti-douleurs !

Références :

Arani Vivekanantham, Claire Edwin, Tamar Pincus, Manjit Matharu, Helen Parsons & Martin Underwood. The association between headache and low back pain: a systematic review. The Journal of Headache and Pain volume 20, Article number: 82 (2019)

Vrai / Faux : Arrêtons de croire ces clichés sur la santé

Cervicalgie et chiropracteur

Le magazine Marie Claire a récemment publié un article sur “Santé : arrêtons de croire ces clichés”. Super idée ! J’ai voulu rajouter d’autres clichés qui ont la vie dure. Et il y en a tellement qu’il y aura des épisodes 2, 3… comme les blockbusters….

Aujourd’hui quelques uns des clichés sur la santé des articulations :

Il faut se reposer pour un mal de dos : FAUX

Le premier nous concerne directement, nous les chiropracteurs. Et d’ailleurs l’article de Marie Claire en parle, mais un peu vite à mon goût. Parce que pendant de très nombreuses années, les patients nous ont répétés en boucle : “mon médecin m’a conseillé de ne pas bouger et rester au lit et vous me dites qu’il ne faut pas rester au lit mais marcher et bouger…Je ne sais plus qui croire…” 

Et citer toutes les études parues à ce sujet, ne servait à rien. Et voilà que depuis quelques années, le gouvernement, les assurances, le CPAM,… s’y sont mis aussi : il ne faut surtout pas rester au lit pour un mal de dos. Le problème pourrait durer encore plus longtemps. Il vaut mieux marcher, bouger et se reposer pour de courtes périodes. Parfois, dans le cas d’une vrai hernie discale, plus de repos est nécessaire et de toute façon le patient peut avoir du mal à se mouvoir. Mais dans la grande majorité des cas, il faut se lever, marcher, faire de la gym douce, nager (ou même barboter dans l’eau),…

Mes vertèbres sont déplacés et le chiropracteur les remet à leur place : FAUX

chiropraxie et TMS
Les chiropracteurs en première ligne contre les troubles musculo-squelettiques

Pendant qu’on est sur le sujet des vertèbres, une autre tournure de langage mais qui à force est devenu une réalité dans l’esprit de beaucoup. Si j’ai mal au dos, c’est parce que j’ai une “vertèbre déplacée” et mon chiropracteur va la “remettre en place”. 

En fait si vous avez une vertèbre déplacée, voyer plutôt un chirurgien ! Les vertèbres ne sortent pas de leur place (sauf peut-être dans le cas d’une spondylolisthésis, mais c’est un autre débat). Les vertèbres peuvent perdre leur mobilité et se bloquer en raison de faux mouvement, de mauvaises positions quotidiennes, de mauvais mouvements répétitifs, de chocs, d’accidents, etc. Le rôle du chiropracteur est de redonner de la mobilité à l’articulation et de cette façon activer les récepteurs nerveux autour de l’articulation pour que le système nerveux fonctionne mieux. Pour qu’une vertèbre se déplace, il faut un sacré choc et donc un bon chirurgien !

On m’a dit que j’ai une hernie discale et qu’il faut donc nécessairement opérer : VRAI et FAUX

Combien de fois ai-je entendu cela ? Et quand je fais l’examen clinique, le patient est étonné et demande pourquoi je fais tout ça ? Et quand à mon tour je leur demande : “mais on ne vous a pas examiné ?” La réponse est souvent : “Non, le spécialiste a juste regardé le scanner et m’a dit qu’il fallait opérer !” 

Or selon les recommandations internationales seulement 5 à 10% des hernies discales devraient être opérées. Et cette recommandation devrait être basée sur l’imagerie (d’ailleurs de préférence une IRM qu’un scanner) mais surtout si des signes cliniques sont présents à l’examen. C’est-à-dire qu’une opération n’est pas recommandée dans la majorité des hernies discales où il n’y pas de signes cliniques autre que la douleur (qui n’est qu’un symptôme). Dans ces cas, des interventions non invasives comme la Chiropraxie combinée à de la kinésithérapie ont été prouvées efficaces pour la plupart des discopathies. Beaucoup de chirurgiens consciencieux procèdent à un examen clinique minutieux avant de recommander une opération… ou pas. 

L’arthrose est un problème des personnes âgées et se faire craquer ses articulations provoque de l’arthrose : FAUX et FAUX

Qui n’a pas déjà entendu ça ? Il ne faut pas craquer ses articulations parce que cela provoque de l’arthrose. 

Non seulement c’est faux et il y a même eu une étude à ce sujet, mais c’est même plutôt le contraire ! L’arthrose est la mort cellulaire au niveau de l’articulation. La mort cellulaire est le résultat de blocage articulaire et de manque de mobilité. Les cellules du cartilage sont nourries par le mouvement articulaire qui assure la bonne circulation sanguine. Quand les articulations sont bloquées suite à des mauvaises positions, des faux mouvements, des chocs,… les cellules du disque se dessèchent et sous la pression des vertèbres, s’écrasent. Les os autour se déforment et des années après, le patent s’entend dire qu’il a de l’arthrose. Ce n’est pas la vieillesse qui provoque de l’arthrose. On la voit plus souvent chez une personne âgée parce qu’un personne à 70 ans a plus de probabilités d’avoir eu des chocs, accidents, mauvaises postures au travail,… qu’une personne de 20 ans. Mais je vois régulièrement des patients de 70 ans qui n’ont pas d’arthrose sur leur colonne et des patients de 24 ans avec énormément d’arthroses dans leur colonne cervicale parce qu’ils ont eu un sérieux accident de voiture avec coup du lapin à l’âge de 16 ans ! 

Pour finir sur le premier sujet, le fait de faire bouger les articulations en les faisant craquer redonne de la mobilité à l’articulation, ce qui est le contraire du blocage articulaire qui pourrait provoquer de l’arthrose. Donc non, craquer les articulation ne provoque pas l’arthrose !

Mais je conseille de ne pas le faire soi-même pour deux raisons : Tout d’abord quand un chiropracteur fait craquer les articulations, il va justement cibler les articulations qui sont bloquées. Pas tout et n’importe quoi. Quand on fait n’importe quoi on pourrait créer trop de mouvement à des endroits qui n’en avaient pas besoin et donc provoquer une instabilité. L’autre raison est que quand je fais un ajustement chiropratique sur un endroit (un gros mot pour dire quand je fais craquer une articulation), c’est pour avoir un effet plus ou moins spécifique au niveau des récepteurs nerveux et du système nerveux. Quand une personne se fait craquer les doigts ou la nuque n’importe comment ou quand des personnes qui ne sont pas formées comme les chiropracteurs (comme il y en a beaucoup maintenant qui manipulent à droite et à gauche sans une formation longue) manipulent les patients sans comprendre l’effet sur le système nerveux; ils pourraient exciter n’importe quoi au niveau du système nerveux…

On m’a dit que la cause des mes maux de têtes est le stress : FAUX

Le cerveau contrôle l'information de la douleur
La migraine est l’incapacité du cerveau à gérer les informations arrivant au cerveau

Nombre de personnes qui me consultent se sont entendus dire : la cause de vos problèmes est le stress ! Que ce soit pour des maux de tête, des douleurs, un acouphène,… 

Or autant il est vrai que les symptômes peuvent se déclarer pendant un moment de stress ou de fatigue, autant ce ne sont pas les causes de ces troubles. Ce sont simplement les facteurs déclencheurs. Comme pourraient l’être l’alcool, la lumière, une odeur,… pour une migraine. La grande majorité des personnes qui me consultent pour les migraines ont des problèmes de blocages et d’irritations nerveuses à la colonne vertébrale, notamment aux cervicales. C’est ce qui provoque des phénomènes de tension musculaires à la tête et des contractions et dilatations des vaisseau à l’origine de ces céphalées ou migraines. C’est donc en prenant en compte ce qui provoque vraiment les symptômes qu’on peut arriver à corriger ces problèmes et non pas simplement en masquant les symptômes ou en éliminant les facteurs déclencheurs de sa vie. Parce que tôt ou tard un autre facteur vient s’y rajouter et là il faudra éviter de sortir le jour car la lumière du jour est trop forte, de sortir la nuit car la lumière des phares des voitures est gênante, de ne pas manger de viande car on a du mal à digérer et ça donne mal à la tête, d’éviter de boire du vin, de passer devant une boulangerie car trop d’odeurs, etc. 

Soyez malin : marchez à l’envers pour votre cerveau !

Courir pour stimuler cerveau

Des chercheurs de l’Université londonienne de Roehampton suggèrent que les personnes qui marchent à l’envers réussissent mieux les tests de mémoire que celles qui restent immobiles ou qui marchent en avant. Si vous souhaitez injecter une nouvelle énergie dans votre routine d’exercices, essayez de marcher ou de courir en arrière. Au-delà des avantages physiques pour votre corps, l’exercice en arrière peut améliorer votre puissance cérébrale, votre équilibre et plus encore.

Marcher à l’envers pour augmenter votre mémoire

Dans une étude publiée dans la revue Cognition, les chercheurs de l’Université de Roehampton à Londres ont découvert que marcher à l’envers pouvait stimuler votre mémoire. Après avoir demandé à  114 volontaires à regarder une vidéo montrant une femme à qui on volait son sac à main, les participants ont été interrogés sur ce qu’ils avaient vu. A la fin de la vidéo:

  • Un  groupe a été invité à marcher normalement sur 10 mètres
  • Un deuxième groupe a été invité à marcher la même distance à l’envers
  • Les personnes assignées au groupe témoin ont été priées de rester immobiles

Les chercheurs ont trouvé que les personnes qui ont marché à l’envers ont répondu en moyenne à 10% de questions en plus par rapport au groupe de contrôle et ceux qui ont marché normalement. Les cinq variantes de l’expérience, y compris celle dans laquelle le mouvement en avant ou en arrière a été simulé, ont produit des effets similaires.

Dans chaque scénario, les participants marchant à l’envers ont de façon systématique répondu juste à plus de questions. Ces résultats ont abouti à ce que l’équipe de chercheurs, dirigée par le professeur Aleksandar Aksentijevic, suggérent que l’expérience est «une indication qu’un lien entre les concepts de « temps » et d’ «espace» est essentiel à la façon dont nos esprits forment des souvenirs. »Il suggère que davantage d’études sont nécessaires pour mieux comprendre les raisons pour lesquelles le mouvement, réel ou imaginaire, a le potentiel d’améliorer notre mémoire.

«Je suis sûr que certains de ces travaux pourraient être utiles pour aider les gens à se rappeler des choses, mais comment cela fonctionne est une question nécessitant plus de recherche», a-t-il noté.

Marcher à l’envers pour améliorer le contrôle cognitif et l’équilibre

Dans une étude parue en 2009 dans la revue Psychological Science des chercheurs affirment que marcher à l’envers est bénéfique pour votre cerveau en affinant vos capacités de réflexion et en renforçant le contrôle cognitif.

L’analyse est basée sur les résultats d’un groupe de 38 étudiants universitaires néerlandais qui ont accompli des tests cognitifs immédiatement après avoir franchi plusieurs étapes dans les direction avant (approche), arrière (évitement) ou latérale (contrôle).

«Le fait de marcher à l’envers a considérablement amélioré les performances sur cette tâche par rapport à une marche normale en avant ou latéral.

La marche à l’envers semble être un puissant déclencheur de la mobilisation des ressources cognitives. Ainsi, chaque fois que vous rencontrez une situation difficile, marcher à l’envers peut augmenter votre capacité à y faire face efficacement. »

Une petite étude de 2011 a analysé des garçons d’âge scolaire ayant participé à un programme de formation en marche arrière pendant 12 semaines et suggère que la marche en arrière peut également aider à améliorer votre équilibre.

En se basant sur des évaluations d’équilibre effectuées avant, pendant et après la formation, les chercheurs ont conclu : «Une formation à la marche à l’envers chez les garçons d’âge scolaire peut améliorer leur équilibre». Ils ont également noté que cette forme de marche «pourrait constituer une intervention potentielle pour la prévention des chutes. ”

Autres avantages de marcher à l’envers

Comme mentionné dans la vidéo, la marche à l’envers, serait originaire de la Chine ancienne, où elle continue d’être pratiquée pour la santé et le bien-être. Au-delà de la Chine, la marche à l’envers a gagné du terrain au Japon et dans certaines régions d’Europe, où elle est utilisée pour développer des muscles, améliorer les performances sportives, favoriser l’équilibre et plus encore.

Pour commencer, lorsque vous marchez à l’envers, cela met moins de pression et exige moins d’amplitude de mouvement de vos articulations du genou, ce qui le rend idéal pour les personnes qui ont des problèmes de genou ou des blessures. De plus, comme la marche à l’envers élimine la frappe du talon au sol, elle peut entraîner des modifications de l’alignement du bassin susceptibles de réduire la pression associée aux douleurs lombaires.

Les auteurs d’une étude impliquant des étudiants physiquement actifs et des sportifs ont noté que l’extension de la hanche et la flexion du genou sont plus importantes avec la marche à l’envers, tandis que l’amplitude de mouvement lombaire est également améliorée.

Au-delà de ça, marcher à l’envers vous donne la possibilité de travailler sur tous les muscles de vos jambes, tels que les quadriceps et les mollets, qui ne travaillent pas beaucoup lors de la marche en avant. En outre, une étude suggère qu’une marche à l’envers de seulement 10 à 15 minutes quatre jours par semaine pendant quatre semaines peut augmenter la flexibilité de votre cuisse.

La marche à l’envers peut vous aider à changer votre routine de remise en forme

L’une des plus grandes difficultés que vous rencontrez pour rester en forme est la capacité de votre corps à s’adapter à de nouvelles routines. Même si vous faites de l’exercice régulièrement, vous devez être à l’affût des «plateaux» qui peuvent se produire lorsque vos muscles s’adaptent à vos entraînements.

Le professeur Cédric Bryant, Ph.D., responsable scientifique du American Council on Exercise, déclare : « Effectuer le même type d’exercice sur une longue période est susceptible de faire perdre vos gains en matière de condition physique. De nombreux systèmes physiologiques du corps (par exemple, le système musculaire) s’adaptent à un programme d’exercices en environ six à huit semaines. Si vous ne modifiez pas votre programme d’entraînement, vous atteindrez un plateau parce que votre corps s’est adapté au stimulus d’entraînement répétitif. »

Si vous êtes à la recherche d’une nouvelle activité ou si vous ne savez pas comment modifier votre entraînement actuel, envisagez d’intégrer la marche à l’envers. Même s’il faudra un certain temps pour s’adapter à la situation opposée, marcher (ou courir) à l’envers peut être extrêmement bénéfique.

Lorsque vous marchez à l’envers, votre fréquence cardiaque a tendance à augmenter davantage que lorsque vous marchez en avant au même rythme. En tant que tel, il se peut que vous obteniez plus d’avantages cardiovasculaires et de perte de calories en moins de temps avec un exercice en arrière. Il y a encore d’autres avantages.

Les femmes perdent plus facilement la graisse corporelle en marchant à l’envers

Une étude de 2005 publiée dans l’International Journal of Sports Medicine a démontré les avantages pour la santé d’un programme d’entraînement à la course / marche à l’envers sur six semaines. Par rapport au groupe témoin, les femmes ayant participé à un entrainement à l’envers :

  • Ont connu une diminution de 2,4% de la graisse corporelle
  • Ont réalisé une diminution de 19,7% de la somme de leurs plis cutanés
  • Ont montré une diminution moyenne de 31% de la consommation d’oxygène lors d’exercices sur un tapis roulant
  • Ont considérablement amélioré leur taux maximal de consommation d’oxygène mesuré au cours d’exercices augmentant en difficulté

Au sujet des résultats, les auteurs de l’étude ont commenté: «Les résultats suggèrent que l’entraînement en marche et course à pied à l’envers améliore la capacité cardiorespiratoire  et provoque des changements importants dans la composition corporelle chez les jeunes femmes.»

Envie d’un défi ? Vous voudrez peut-être essayer de courir à l’envers

Vous aurez peut-être du mal à croire que quiconque puisse courir confortablement à l’envers. Mais les avantages obtenus en marchant à l’envers sont encore plus vrais pour la course à l’envers.

Par exemple, une étude parue en 2011 affirme que la course à l’envers consomme plus de calories, car elle nécessite près de 30% plus d’énergie que de courir au même rythme normalement vers l’avant.

Les auteurs d’une étude parue en 2001 portant sur des hommes qui couraient en arrière et en avant dans des conditions contrôlées à huit vitesses de tapis roulant ont indiqué que «les taux métaboliques et les taux estimés de la force terrestre appliquées étaient supérieurs pour la course en arrière que pour la course en avant».

Pour finir, vous apprécierez peut-être la course à l’envers, car elle est bien connue pour réduire le stress sur vos genoux. Si vous avez régulièrement des douleurs au genou lorsque vous courez, essayez d’inverser l’activité. Certains chercheurs ont appelé la pratique en arrière une forme plus sûre d’entraînement physique susceptible d’améliorer vos aptitudes à la course à pied. Les auteurs d’une étude de 2012 ont déclaré :

« La fréquence des pas et la dépense d’énergie sont plus importantes en marche arrière qu’en marche avant. Comme pour une catapulte, les unités musculo-tendineuses sont étirées plus lentement pendant le freinage en début de posture et raccourcissent plus rapidement lors de la poussée en fin de posture.

Nous suggérons que le mécanisme rétrograde de la marche arrière, bien que nécessitant une plus grande dépense d’énergie et ne procurant pas une conduite plus douce, peut permettre un cycle plus court d’étirement-raccourcissement des unités muscle-tendon.  »

Conseils de sécurité pour marcher ou courir à reculons

Si vous décidez d’essayer cette forme d’exercice, gardez en tête ces deux conseils de sécurité :

• Faites attention aux obstacles – Comme vous pouvez l’imaginer, marcher ou courir à l’envers vous met immédiatement à risque de trébucher et de tomber. Vous avez également la possibilité de rencontrer quelqu’un venant de la direction opposée. La dernière chose que vous voulez faire est de vous tordre la tête ou le corps de manière à causer des problèmes structurels.

Pour cette raison, il vaut mieux trouver un espace sûr et sans obstacle pour faire cet exercice. Pour éviter de tordre la cheville, assurez-vous de choisir un emplacement présentant une surface plane. Une piste intérieure ou extérieure ou un sentier pavé est préférable. Sinon faites ces exercices avec une personne qui marche ou court à vos côtés pour vous guider.

• Changez régulièrement de chaussures – Si vous envisagez de marcher ou de courir en arrière, n’oubliez pas que la plupart des chaussures de sport ne sont pas conçues pour résister aux fortes sollicitations dans les zones en contact régulier avec le sol ou le trottoir.

Comme vous le feriez pour la marche ou la marche avant, gardez un œil sur vos chaussures et changez les régulièrement.

Références :

  1. Cognition. 2019 Jan;182:242-250. doi: 10.1016/j.cognition.2018.10.007. Epub 2018 Oct 24. It takes me back: The mnemonic time-travel effect. Aksentijevic A, Brandt KR, Tsakanikos E, Thorpe MJA.
  2. Psychol Sci. 2009 May;20(5):549-50. doi: 10.1111/j.1467-9280.2009.02342.x. Body locomotion as regulatory process: stepping backward enhances cognitive control. Koch S, Holland RW, Hengstler M, van Knippenberg A.
  3. Sports Med Arthrosc Rehabil Ther Technol. 2011; 3: 24. Published online 2011 Oct 22. doi: [10.1186/1758-2555-3-24]. Backward walking training improves balance in school-aged boys. Wei-Ya Hao and Yan Chen
  4. Journal of Exercise Physiologyonline Volume 14 Number 2 April 2011. Backward Walking: A Possible Active Exercise for Low Back Pain Reduction and Enhanced Function in Athletes.  Janet Dufek, Anthony House, Brent Mangus, Geoffrer Melcher, John Mercer
  5. Int J Exerc Sci 4(3) : 192-198, 2011. Effects of Backward Walking on Hamstring Flexibility and Low Back Range of Motion. Chet R. Whitley and Janet S. Dufek
  6. Int J Sports Med. 2005 Apr;26(3):214-9. The effect of backward locomotion training on the body composition and cardiorespiratory fitness of young women. Terblanche E, Page C, Kroff J, Venter RE.
  7. Proc Biol Sci. 2011 Feb 7;278(1704):339-46. doi: 10.1098/rspb.2010.1212. Epub 2010 Aug 18. Running backwards: soft landing-hard takeoff, a less efficient rebound. Cavagna GA1, Legramandi MA, La Torre A.
  8. J Exp Biol. 2001 May;204(Pt 10):1805-15. The application of ground force explains the energetic cost of running backward and forward. Wright S1, Weyand PG.
  9. J Exp Biol. 2012 Jan 1;215(Pt 1):75-84. doi: 10.1242/jeb.057562. An analysis of the rebound of the body in backward human running. Cavagna GA1, Legramandi MA, La Torre A.

Traumatisme crânien et déclin cognitif

Commotion cérébrale

Selon une étude récente, le fait d’avoir un traumatisme crânien est associé à un déclin cognitif plus marqué à long terme et à un risque plus élevé de démence au cours des 20 années suivantes que s’il n’y a pas eu de traumatisme à la tête.

L’auteur principale de l’étude Andrea LC Schneider, MD, PhD de Université Johns Hopkins, Baltimore, déclare : « Notre étude complète la littérature en fournissant les preuves que  d’une part les traumatismes à la tête sont courants (près de 25% sur les 13000 personnes suivies pendant 20 ans), et que d’autre part, ils sont associés à un plus grand déclin cognitif à long terme et risque accru de démence incidente ».

Les résultats ont été présentés au 143e congrès annuel de l’Association Américaine de Neurologie.

Au cours d’un suivi de 20 ans, 24% des participants ont subi au moins une blessure à la tête. Ces blessures allaient d’une légère commotion cérébrale, avec ou sans perte de conscience, à une lésion cérébrale traumatique modérée à grave.

Après ajustement en fonction de facteurs tels que l’âge, le sexe, la race, l’hypertension et les accidents vasculaires cérébraux, les résultats ont montré que les personnes ayant subi au moins une blessure à la tête présentaient un déclin cognitif significativement plus important que celles n’ayant pas subi de blessure à la tête.

Parmi les blessés à la tête, 25% avaient eu plus d’une blessure à la tête. De plus, il a été observé qu’un plus grand nombre de blessures à la tête était associé à un plus grand déclin cognitif et à un risque de démence incidente.

Références : ANA 2018: 143rd Annual Meeting of the American Neurological Association. Abstract 187, presented October 21, 2018.

Que faire dans le cas d’une commotion ?

Il faut tout d’abord comprendre qu’une commotion cérébrale peut être dû à un choc qui peut être considéré comme léger tels qu’un accident de voiture même à moins de 20 km/h, un choc au football, rugby, hockey, vélo,… Certaines  associations recommandent même d’arrêter de faire des têtes au ballon chez les jeunes et les adolescents au vu des risques encourus. Il faut aussi comprendre qu’il n’est pas nécessaire de taper sa tête pour avoir un traumatisme et que dans certains cas, comme dans le cas d’un accident de voiture, un movement rapide et sec de la tête peut provoquer des dégâts.

Le premier réflexe devrait donc être de consulter son médecin ou l’hôpital pour s’assurer qu’il n’y a pas de dégâts visibles ou graves suite au choc.

Dans notre cabinet et grâce aux techniques d’évaluation et de rehabilitation mises en place, nous travaillons avec des patients avec des cas chroniques qui ne trouvent pas de solutions à leurs problèmes de maux de tête, déséquilibre, manque de concentration, difficultés de la marche, etc. qui sont les symptômes persistants d’une commotion et pour lesquels ils n’ont pas trouvé de solutions, malgré des consultations répétées ou des rééducations qui n’ont pas été spécifiques à leurs problèmes.

Lire plus sur la Commotion Cérébrale sur le site du centre Cerebrostim

Le Cervelet, le lien avec l’autisme et la dépression

Cervelet et connexions cerveau

Le cervelet; situé à l’arrière du cerveau et souvent associé à l’équilibre; semble jouer un rôle crucial dans toutes les activités du cerveau, du langage et des émotions à la planification quotidienne. C’est ce qu’explique une équipe de chercheurs de l’Université Washington à Saint-Louis dans une étude parue dans la revue Neuron.

« Le cervelet est connecté aux zones impliquées dans la pensée et nous pensons que le cervelet est l’unité de contrôle suprême pour le cerveau », déclare Scott Marek, premier auteur de l’étude.

La découverte ajoute à l’évidence croissante que le cervelet « ne concerne pas seulement la fonction sensori-motrice, mais qu’il est impliqué dans tout ce que nous faisons », déclare un chercheur. Certains chercheurs soutiennent depuis longtemps que le cervelet joue un rôle clé dans de nombreux aspects du comportement humain, ainsi que dans les troubles mentaux tels que la schizophrénie. Mais seule une poignée de scientifiques ont exploré les fonctions du cervelet au-delà du contrôle moteur.

On connait effectivement les fonctions sensori-motrices du cervelet qui vous permettent de marcher en ligne droite, vous tenir sur une jambe ou suivre un objet en mouvement. Mais l’équipe de l’Université de Washington pensait qu’il se passait beaucoup plus de choses dans cette partie du cerveau. Ils ont donc utilisé un type spécial d’IRM pour étudier le câblage cérébral chez 10 personnes.

Cela a permis à l’équipe de quantifier les différentes connexions entre le cervelet et les autres zones du cerveau. Et ils ont découvert que seulement 20% du cervelet étaient consacrés à des domaines liés au mouvement physique, tandis que 80% étaient consacrés à des domaines tels que la pensée abstraite, la planification, les émotions, la mémoire et le langage.

Le cervelet n’effectue pas directement des tâches telles que la pensée, tout comme il ne contrôle pas directement le mouvement, explique Marek. Au lieu de cela, dit-il, il surveille les zones du cerveau qui font le travail et les rend plus performantes.

En substance, cette structure semble agir comme une sorte d’éditeur, révisant et améliorant constamment les pensées et les décisions d’une personne. Et c’est probablement pour cette raison que l’alcool affecte beaucoup plus que nos mouvements physiques. « Nous avons une explication à toutes les mauvaises idées que les gens ont quand ils sont ivres », dit un des chercheurs. « Ils leur manque la révision par le cervelet de leurs pensées. »

« Ce que nous comprenons maintenant, c’est que ce que le cervelet fait pour le contrôle moteur, il le fait aussi pour la cognition et les émotions. Et le cervelet fait tout cela automatiquement, permettant à notre esprit conscient de se concentrer sur des choses plus importantes ».

Mais quand le cervelet ne fait pas son travail, le résultat pourrait être un trouble du fonctionnement du cerveau.

« Il existe de plus en plus de preuves maintenant que les maladies psychiatriques tels que les troubles du spectre autistique, la schizophrénie, la dépression, le trouble obsessionnel compulsif,… ont toutes un lien avec le cervelet ».

Certains chercheurs ont donc commencé à essayer de traiter les patients présentant certains de ces problèmes en améliorant la fonction de cette structure du cerveau.

Références :

Spatial and Temporal Organization of the Individual Human Cerebellum
Scott Marek, Joshua S.Siegel, Evan M.Gordon, Ryan V. Raut, Caterina Gratton, Dillan J. Newbold, Mario Ortega, Timothy O. Laumann, Babatun de Adeyemo, Derek B. Miller, Annie Zheng, Katherine C. Lopez, Jeffrey J. Berg, Rebecca S. Coalson, Annie L. Nguyen, Donna Dierker, Andrew N. Van, Catherine R. Hoyt
Neuron, Available online 25 October 2018

Microbiote, encore des trouvailles intéressantes

Benefices exercices et microbiote

Microbiote et le comportement

Selon l’Institut national de recherche sur le génome humain, le corps humain héberge environ 10 fois plus de cellules microbiennes non humaines que de cellules humaines. 10-100 milliards de microbiotes (microbes) vivent à l’intérieur et à l’extérieur du corps humain. Le microbiote humain comprend les champignons, les protozoaires, les bactériophages, les levures, les eucaryotes monocellulaires, les virus et les bactéries. Des chercheurs de Harvard Medical School viennent de publier une étude qui révèle que « des modifications du microbiote intestinal peuvent contrôler les niveaux de métabolisme et de l’insuline du cerveau », ce qui a un impact sur les comportements neurologiques. Les chercheurs ont découvert que les souris nourries avec un régime riche en graisses exprimaient une augmentation de la dépression, de l’anxiété et des comportements de type obsessionnel, par rapport à celles utilisant un régime alimentaire standard. Les chercheurs ont attribué l’augmentation des comportements reflétant l’anxiété et la dépression à «une diminution de la signalisation de l’insuline et une augmentation de l’inflammation dans le noyau accumbens et l’amygdale.” Les chercheurs ont ensuite modifié le microbiome des souris obèses avec un traitement antibiotique. Les résultats ont été une amélioration de la sensibilité à l’insuline (périphérique et centrale) et une inversion des troubles du comportement et de l’humeur. Ils ont ensuite transféré le microbiote provenant des souris obèses ayant reçu des antibiotiques et de celles n’ayant pas reçu d’antibiotique à des souris sans germe, dépourvues de microbiome naturel. Seules les souris sans germes ayant reçu le microbiote de souris obèses et n’ayant pas reçu d’antibiotiques ont commencé à montrer des signes d’anxiété accrue et de comportements obsessionnels, ce qui a amené l’équipe de recherche à conclure que le microbiome intestinal était un facteur contributif. Les chercheurs pensent que le déblocage de la relation intestin-cerveau « pourrait ouvrir de nouvelles approches pour le traitement des troubles de l’humeur et du comportement » à l’avenir.

Exercices physiques et l’effet bénéfique sur le microbiote intestinal

Des études récentes suggèrent que l’exercice modifie le microbiome intestinal. Les chercheurs ont voulu déterminer si un exercice d’endurance de six semaines, sans changement de régime, avait une incidence sur le métagénome intestinal et les métabolites systémiques des femmes en surpoids. Même s’il n’ya pas eu de baisse significative du poids des sujets, l’exercice a eu d’autres effets bénéfiques sur la santé, indique Satu Pekkala, chercheur à l’Académie de Finlande, à la Faculté des sciences du sport et de la santé de l’Université de Jyväskylä. L’exercice a été efficace car la puissance maximale et la consommation maximale d’oxygène ont augmenté tandis que la masse grasse androïde diminuait. L’analyse métagénomique a révélé des changements taxonomiques, notamment une augmentation de l’akkermansie (les microbes liés à un meilleur métabolisme) et une diminution du nombre de protéobactéries (les microbes potentiellement responsables d’une inflammation). Les chercheurs ont constaté que les phospholipides et le cholestérol dans les particules de VLDL diminuaient en réponse à l’exercice. L’entraînement physique a également eu des effets anti-inflammatoires bénéfiques, en particulier sur le système vasculaire. En conclusion, l’entraînement physique a modifié le microbiome intestinal sans affecter considérablement les métabolites systémiques ou la composition corporelle.
  • Mol Psychiatry. 2018 Jun 18. doi: 10.1038/s41380-018-0086-5. [Epub ahead of print]. Gut microbiota modulate neurobehavior through changes in brain insulin sensitivity and metabolism. Soto M, Herzog C, Pacheco JA, Fujisaka S, Bullock K, Clish CB, Kahn CR
  • Munukka E, Ahtiainen JP, Puigbó P, et al. Six-Week Endurance Exercise Alters Gut Metagenome That Is not Reflected in Systemic Metabolism in Over-weight Women. Front Microbiol. 2018;9:2323. Published 2018 Oct 3. doi:10.3389/fmicb.2018.02323

Céphalée, migraine : 4 points essentiels à savoir

La majorité de mes patients consultent pour des migraines, céphalées et vertiges. Quiconque a eu ne serait-ce qu’une migraine ou un mal de tête fort dans sa vie peut comprendre le désarroi d’une personne qui souffre de ces maux. En plus de la douleur, qui pour certains peut être plus que pénible, on peut être de mauvaise humeur, ne pas avoir envie de parler, d’interagir, de s’occuper des enfants, de regarder un écran,… Pour certains, il faudrait même s’allonger dans le noir, dans le silence…
Pour n’en avoir que très rarement (un mal de tête léger une à trois fois par an), je suis attristé d’entendre que pour certaines personnes, ces douleurs et les symptômes associés sont présents à une fréquence hebdomadaire et parfois même quotidienne.
Je reçois des personnes qui sont fatigués de souffrir, fatigués de prendre des médicaments qui leur provoquent d’autres problèmes ou qui ne sont plus efficaces après un certain temps et qui ont tout essayé pour des résultats médiocres ou temporaires. La liste des spécialistes et d’examens effectués au nombre des années est impressionnante : généralistes, neurologues, ophtalmo., ORL, kiné., ostéo., centres anti-douleurs,… radios., examens de sang, IRM,…
Ce qui nous amène au premier point souvent negligé par beaucoup de spécialistes :

1 : Imagerie de la colonne cervicale

C’est effectivement un des points qui est soit ignoré soit minimisé par les spécialistes. Et pourtant la plupart des personnes souffrant des céphalées (y compris les migraines) souffrent de problèmes cervicaux. Ces problèmes sont des blocages articulaires qui compromettent la biomécanique de la colonne cervicale mais plus important encore le fonctionnement du système nerveux associé. Ces problèmes peuvent être visibles sur les imageries ou pas !

  • Ce qui n’est pas visible : Les blocages ne sont pas visibles sur une imagerie (radiographie, scanner, IRM). Une imagerie est une image fixe à un instant donné. Un blocage articulaire est la perte de mouvement entre deux vertèbres. Vous pouvez avoir des blocages articulaires avec douleurs et irritations nerveuses mais ne pas les voir sur les imageries car elles ne montrent pas le mouvement de l’articulation. Beaucoup de patients racontent avoir eu des images suite à une chute, accident de voiture,… et il leur a été dit : « vous n’avez rien » et pourtant ils souffrent depuis ! 
    « Vous n’avez rien » correspond à une pathologie qui serait visible sur l’imagerie telle qu’une fractures, tumeur, hernie discale (pas visible non plus sur une radiographie mais seulement Scanner ou IRM), etc. Mais pas aux blocages et ce que cela peut provoquer d’un point de vue neurophysiologique.
  • Ce qui est visible mais ignoré : Chez la grande majorité des patients qui me consultent pour des céphalées (y compris migraines), on trouve ceci :

Une hypo lordose ou inversion de la lordose cervicale (de la courbe cervicale). 
La colonne vertébrale est constitué de 3 courbes qui permettent de supporter et mieux répartir le poids du corps. La colonne cervicale a une courbure vers l’arrière qui lui permet de mieux supporter le poids de la tête qui pèse l’équivalent d’une boule de bowling ! C’est comme un ressort qui donne une souplesse à la nuque.
Cette courbe peut être réduite parce que la personne ne l’a pas développé pendant l’enfance (en marchant à quatre pattes et en soulevant la tête) ou inversée en raison d’un choc (coup du lapin) comme un accident de voiture, chute de vélo, sport de contact…

Ce changement de courbure provoque une tension accrue des muscles cervicaux (très présente dans les céphalées de tension), des irritations nerveuses et des changements neurophysiologiques qui modifient le diamètre des artères (présents dans les névralgies et migraines).

2 : L’intégrité du fonctionnement neurophysiologique

Tout le monde (ou presque) est d’accord pour dire qu’un mal de tête se passe dans le cerveau. Oui mais comment ? 
Pour résumer c’est le cerveau qui contrôle tout : les muscles, les artères, les systèmes digestifs, vestibulaires,… C’est le cerveau qui commande aux muscles de se contracter ou de se relâcher, c’est le cerveau qui commande aux artères de se contracter ou de se dilater. C’est ces phénomènes qui sont à l’origine des maux de tête (céphalées de tension, migraines,…).
Mais le cerveau reçoit aussi des informations importantes de ces mêmes organes et systèmes pour être fonctionnel. Et c’est là que les blocages articulaires, les chocs, les traumatismes, etc., même s’ils datent, perturbent les informations venant des articulations, de l’oreille interne, du système visuels, etc.

Le système nerveux en entier joue un rôle dans le fonctionnement des système musculaire et artérielle

Pour pouvoir résoudre ces problèmes, il faudrait pouvoir faire des tests pour déterminer de façon spécifique les systèmes qui sont défaillants et mettre en place une rééducation qui peut comprendre l’intégration proprioceptive, vestibulaire, oculaire, cérébelleux, etc. 

3 : Axe Système digestif / Cerveau

Vous ne mangez pas le matin, mais vous avez besoin de prendre des cafés entre les repas ? Vous ne pouvez pas vous passer du goûter de l’après-midi ? Vous vous réveillez plusieurs fois la nuit ? Vous avez des reflux gastriques ?

Vous pensez que tout cela n’a rien à voir avec vos maux de tête ? Très probablement que si !

Depuis quelques années beaucoup d’études parlent de l’axe système digestif /cerveau. C’est une autoroute à deux sens. Si le cerveau est moins fonctionnel, le système digestif est perturbé : l’estomac ne secrète pas assez d’acidité pour digérer ce que l’on mange et donc un repas lourd peut être source de maux de tête, les parois deviennent poreuses et des molécules qui ne devaient pas passer des barrières, peuvent alors passer et provoquer de l’inflammation. Dans l’autre sens, si le microbiote intestinal (l’ensemble des bactéries) est perturbé par la prise de certains médicaments, vous avez plus de probabilité de développer des migraines et maux de tête. 

C’est donc un dernier point à examiner et corriger, en même temps que le reste : l’alimentation et l’intégrité du système digestif et l’axe cerveau/système digestif. 

4 : Mais ce n’est pas…

Beaucoup de personnes pensent, parce qu’on leur a répété au cours des années, que leurs maux de tête apparaissent à cause du stress, à cause d’une odeur particulière, à cause de la lumière, à cause de repas trop gras, de l’alcool, du chocolat,… Et donc il faut déstresser, éviter de manger ceci ou cela, de boire ceci ou cela, de faire telle ou telle activité…

Or dans la majorité des cas, ce n’est pas ça du tout !

Si c’était le stress, toutes les personnes dans des situations de stress encore plus grandes devraient avoir mal à la tête. Tous ceux qui mangent un peu gras (le bon gras), boivent de l’alcool (en modération), sentent la même odeur, etc. devraient avoir mal à la tête. Or ce n’est pas le cas. 

Comme nous l’avons dit précédemment, c’est le fait que le système nerveux d’une personne ne puisse pas gérer cette information supplémentaire que celle ci est considérée comme un agression par le cerveau et le corps réagit de cette manière en contractant les muscles, les artères et en produisant la douleur. 

Certes, mal manger, boire de l’alcool immodérément et être sous stress en permanence sont des facteurs qui influent négativement sur le fonctionnement du cerveau. Mais si le système est performant, on est plus résistant par rapport à ces agressions. Mais si le système est déjà affaibli, le moindre stress (physique, chimique ou émotionnel) peut déclencher le mal de tête. Il faudrait donc corriger ce qui affaiblit le système nerveux et perturbe le fonctionnement normal du corps que d’éviter telle ou telle chose ou prendre les médicaments de plus en plus forts qui peuvent avoir des effets secondaires à long terme.

Notre approche en neurologie chiropratique

Test oculomoteur optocinétique pour vertige / migraine

Pourquoi ce que nous faisons marche ? Parce que nous regardons la globalité des systèmes qui pourraient être défaillants dans le déclenchement des céphalées et migraines. L’examen initial et les éventuels examens complémentaires permettent d’avoir une idée précise de ce qui ne fonctionne pas et ce qui devrait être corrigés et rééduqué. Et c’est une combinaison des soins chiropratiques (que de nombreuse études ont montré être efficaces pour des céphalées de tension et des migraines) et de conseils en nutrition et de réhabilitation vestibulaires, oculomoteurs,… qui permettent à la grande majorité de nos patients de ne plus souffrir ou de diminuer fortement les fréquences et les intensités de leurs maux de tête.

Vous pouvez retrouver les témoignages de nos patients en cliquant ici.

Vous pouvez trouver quelques unes des études montrant l’efficacité des soins chiropratiques pour les maux de tête en cliquant ici. 

Mais si, les courbes dans la colonne sont importantes !

Souvent négligées

« Rien de particulier dans vos radiographies de la colonne. » Cette phrase, je l’ai entendu tellement de fois au cours des années. Et pourtant… quand on regarde la radiographie de la colonne; que ce soit au niveau cervicale, dorsale ou lombaire, on remarque tout de suite que quelque chose ne va pas ! La courbe est modifiée et pourtant, la même phrase : « Rien de particulier et ça n’a rien à voir avec vos symptômes… » Effectivement pour beaucoup de professionnels de santé, ce « détail » est souvent négligé. En absence (ou même en présence) d’autres pathologies, la courbure de la colonne et ses modifications ne sont parfois même pas mentionnée. Et pourtant cette courbure a une incidence sur l’état de santé du patient. Les anglo-saxons l’appellent même parfois « The Arch of Life »… Nous avons déjà mentionné les études qui ont montré que la position de la tête penchée an avant (visible par une diminution de la lordose cervicale sur la radio) pouvait avoir des conséquences néfastes telles qu’usure prématurée (arthrose), douleurs cervicales, douleurs dorsales, maux de tête, capacités respiratoires diminuées, etc. D’autres études viennent de confirmer que dans le cas des lombaires, les modifications de la courbe (lordose) lombaire pouvaient aussi avoir des conséquences néfastes. Dans une des études parue en Mars 2018, des chercheurs japonais ont analysé la relation entre la courbure et la mobilité lombaire et l’arthrose de la hanche. Ils ont trouvé qu’il existe bien une relation entre une accentuation de la courbure lombaire, une mobilité lombaire réduite et la progression de l’arthrose de la hanche. Ce qui va dans le même sens que les études dont nous avons parlé plus haut à propose des changements de la courbe cervicale et l’usure prématurée de la colonne cervicale. Dans une autre étude parue en Mai 2018, des chercheurs iraniens ont analysé la relation entre la lordose (la courbe) lombaire, l’angle lombo-sacré (l’angle entre lombaires et sacrum) et des maux de dos chroniques. Ils ont trouvé qu’il existe une forte relation entre d’une part, l’angle combo-sacré et le mal de dos chronique chez les deux sexes et d’autre part, le lordose lombaire et le mal de dos chronique chez les hommes. La courbe de la colonne joue donc un rôle dans les douleurs de dos. Une autre étude en 2010 avait déjà montré que les personnes souffrant de hernie discale lombaire avait une courbure lombaire anormale !
Les nerfs éparpillés dans tout le corps prennent leur origine dans la colonne vertébrale
Tout ceci explique ce que les chiropracteurs, spécialistes de la colonne vertébrale et du système nerveux associé, ont toujours dit : la courbure anormale de la colonne est un facteur essentiel dans l’apparition de la douleur et ceci en raison des pressions anormales exercées sur la colonne et les blocages et les irritations que cela engendre au niveau des nerfs voisinants.

Si vous courez, hésitez pas à lire notre article sur un des facteurs de chocs sur la colonne pendant la course

Références :
  • Osteoarthritis Cartilage. 2018 Mar;26(3):397-404. Sagittal alignment and mobility of the thoracolumbar spine are associated with radiographic progression of secondary hip osteoarthritis. Tateuchi H, Akiyama H, Goto K, So K, Kuroda Y, Ichihashi N.
  • Zahra Janamiri, Yousef Moghimi Boldaji, Fardis Mosayebian. Evaluation of Lumbosacral Angle as New Parameters in Patients Suffering from Chronic Low Back Pain. American Journal of Medical Case Reports. Vol. 6, No. 4, 2018, pp 65-67.
  • The Correlations between Lumbar Lordosis, L4-5 Disc Angle, L4-5 Disc Height, and the Lumbosacral Angle in L4-5 HNP Patients. Journal of Physical Therapy Science 22(4):391-394 · November 2010
  • Spine (Phila Pa 1976). 2008 Nov 1;33(23):E870-6. Kinematic analysis of the relationship between sagittal alignment and disc degeneration in the cervical spine. Miyazaki M1, Hymanson HJ, Morishita Y, He W, Zhang H, Wu G, Kong MH, Tsumura H, Wang JC.

Football : taper souvent le ballon avec la tête n’est pas bon pour les footballeurs

Les footballeurs qui tapent souvent le ballon avec la tête sont susceptibles d’avoir les symptômes semblables à une comotion

tête football et commotion
Les coup de tête au football pourraient augmenter le risque de commotion

A la veille de la finale de la coupe du monde 2018, nous adorons tous quand Giroud fait rentrer le ballon dans le but adverse avec un coup de tête, mais… différentes études ont montré que  taper le ballon avec un coup de tête, pose des problèmes similaires à une commotion.

Selon une nouvelle étude publiée dans le journal Neurology, les joueurs de football qui font des têtes sont trois fois plus susceptibles d’avoir des symptômes de commotion cérébrale que les joueurs qui ne font pas souvent des têtes.

Les joueurs dont la tête a été heurtée deux fois ou plus dans une période de deux semaines étaient six fois plus susceptibles d’avoir des symptômes de commotion cérébrale que les joueurs qui n’avaient pas de traumatisme crânien involontaire (comme un ballon frappant l’arrière de la tête ou la tête entrant en collision avec le genou d’un autre joueur).

« Ces résultats montrent que faire une tête est en effet lié aux symptômes de commotion cérébrale, ce qui est contraire à une étude récente suggérant que seules les collisions étaient responsables de la plupart des commotions cérébrales », explique Michael L. Lipton, MD, Ph.D. de la faculté de médecine Albert Einstein de New York. « Les résultats soulèvent des préoccupations sur les effets à long terme de faire une tête. »

L’étude a impliqué des joueurs de football amateur adultes qui ont joué au moins six mois de l’année dans des ligues ou des clubs dans la ville de New York. Les joueurs ont rempli un questionnaire en ligne sur la fréquence à laquelle ils ont joué au football au cours des deux semaines précédentes, combien de fois ils ont eu des impacts de tête involontaires et combien de fois ils ont fait une tête.

On leur a également demandé à quelle fréquence ils présentaient des symptômes dus aux impacts de la tête. L’impact modéré a été défini comme une douleur modérée et des vertiges. L’impact grave a été défini comme un sentiment d’étourdissement, d’arrêt de jeu ou de besoin de soins médicaux. Un impact très grave a été défini comme une perte de connaissance. Les participants pouvaient remplir à nouveau le questionnaire tous les trois mois.

Parmi ceux ayant des impacts de tête, 20% présentaient des symptômes modérés à sévères. Sept personnes ont eu des symptômes très graves. Parmi ceux-ci, six personnes ont eu deux impacts de tête involontaires ou plus au cours des deux semaines; quatre étaient dans le groupe qui avait tapé le plus souvent le ballon avec la tête et trois dans le groupe qui avait tapé moins souvent le ballon avec la tête.

Les membres du groupe ayant tapé le plus souvent le ballon avec la tête étaient trois fois plus susceptibles d’avoir des symptômes que ceux qui avaient moins tapé le ballon avec la tête. Les joueurs ayant eu deux impacts involontaires ou plus étaient six fois plus susceptibles d’avoir des symptômes que ceux n’ayant pas d’impacts non intentionnels. Les joueurs ayant un impact involontaire étaient trois fois plus susceptibles d’avoir des symptômes que ceux n’ayant aucun impact involontaire.

Références : Symptoms from repeated intentional and unintentional head impact in soccer players, Walter F. Stewart, PhD, MPH, Namhee Kim, PhD, PhD, Chloe S. Ifrah, BA, Richard B. Lipton, MD, Tamar A. Bachrach, BA, Molly E. Zimmerman, PhD, Mimi Kim, ScD and Michael L. Lipton, MD, PhD, Neurology, doi: 10. 1212/ WNL. 0000000000003657, published online 1 February 2017.