Maux de dos et douleurs cervicales chez les seniors : l’apport de la Chiropraxie

Chiropraxie-douleur-cervicale-seniors

Les douleurs au dos et aux cervicales sont associées à une invalidité et à une perte d’autonomie chez les personnes âgées.
Or les manipulations vertébrales effectuées par des chiropracteurs sont efficaces pour les douleurs cervicales. Une étude parue en 2012 dans le journal médical Annals of Internal Medicine (1) avait même comparé les manipulations vertébrales aux médicaments et aux exercices à la maison (fournis par des thérapeutes à l’hôpital) pour des douleurs cervicales de 2 à 12 semaines. Cette étude avait démontré que les soins chiropratiques étaient significativement plus efficaces que les médicaments à court et long terme.

Il est admis qu’environ 20% des personnes âgées de 70 ans et plus se plaignent d’au moins une douleur cervicale par mois. Parmi cette population, la douleur cervicale est associé et entraîne d’autres problèmes de santé et un sentiment de santé dégradée. Il est aussi admis que les médicaments antidouleur couramment utilisés soient moins prescrits chez les personnes âgées en raison du risque d’interaction médicamenteuse.

Une étude en 2014 (2) a donc entrepris de déterminer l’efficacité des soins chiropratiques chez les seniors. Dans cette étude aussi, les soins chiropratiques associées aux exercices, étaient plus efficaces que les exercices à la maison et des exercices avec d’autres thérapeutes à l’hôpital.

Une dernière étude vient de paraitre en 2018 (3) qui compare les soins pendant une période plus ou moins longues (12 semaines vs 36 semaines) pour les douleurs et incapacités cervicales mais aussi pour les incapacités et douleurs de dos chez les seniors. Les chercheurs ont trouvé que les deux groupes (avec soins à court et long terme) présentaient une amélioration significative en ce qui concerne leurs incapacités, mais sans une différence majeure entre les deux groupes. Tandis que le groupe avec des soins plus longs présentaient une meilleure amélioration de la douleur cervicale et de l’équilibre après des soins à plus long terme (36 semaines). Aucun effets secondaires graves n’a d’ailleurs été constatés dans cette étude.

Ces études montrent que les soins chiropratiques peuvent être une solution naturelle et efficace pour les douleurs fréquemment rencontrées par les seniors et qui pourraient aider à diminuer le nombre de médicaments pris par ces derniers.

Vous pouvez trouver des témoignages de nos patients sur ce que les soins chiropratiques ont pu leur apporter en cliquant ici.

Références :

1 ) Ann Intern Med. 2012 Jan 3;156(1 Pt 1):1-10. Spinal manipulation, medication, or home exercise with advice for acute and subacute neck pain: a randomized trial. Bronfort G, Evans R, Anderson AV, Svendsen KH, Bracha Y, Grimm RH.

2 ) Spine J. 2014 Sep 1;14(9):1879-89. doi: 10.1016/j.spinee.2013.10.035. Epub 2013 Nov 10. Spinal manipulative therapy and exercise for seniors with chronic neck pain. Maiers M, Bronfort G, Evans R, Hartvigsen J, Svendsen K, Bracha Y, Schulz C, Schulz K, Grimm R.

3 ) Arthritis Care Res (Hoboken). 2018 Oct 24. doi: 10.1002/acr.23798. [Epub ahead of print] Short or long-term treatment of spinal disability in older adults with manipulation and exercise. Maiers M, Hartvigsen J, Evans R, Westrom K, Wang Q, Schulz C, Leininger B, Bronfort G.

 

Les TMS (Troubles musculosquelettiques) chez les dentistes

Les dentistes et les troubles musculo-squelettiques

C’est la rentrée et on devrait parler des troubles musculo-squelettiques chez les enfants à cause de leur posture et de leurs cartables… Mais aujourd’hui on parlera de ces troubles chez les dentistes et leurs postures au travail !

Troubles musculo-squelettiques chez les dentistes

Dans ma carrière, j’ai vu beaucoup de chirurgiens dentistes se plaignant des douleurs de dos et cervicales. Quand on y pense, il est vrai qu’ils n’ont pas toujours une bonne position au travail : toujours penché en avant sur le patient, parfois en rotation, pendant des heures…

Une nouvelle étude vient de confirmer encore une fois que la douleur musculo-squelettique est un trouble très fréquent et débilitant chez les dentistes, conduisant souvent à une retraite anticipée. Une mauvaise ergonomie dans la pratique dentaire entraîne non seulement des douleurs musculo-squelettiques, mais peut également entraîner des déviations posturales résultant d’un déséquilibre de la fonction musculaire.

Les résultats ont montré qu’environ 83% des participants souffraient de douleurs musculo-squelettiques, la région lombaire étant la région la plus souvent signalée (29%). Les caractéristiques de la douleur les plus souvent signalées étaient la chronicité (63%) et le caractère sourd de la douleur (72%). En ce qui concerne les déviations posturales, le site le plus fréquemment signalé était la région du cou (72%). La corrélation entre les régions de déviation et les régions de douleur a montré que la région de l’épaule était plus importante que les autres régions.

Une autre étude parue en 2016 avait aussi trouvé que les dentistes courent un risque très élevé de développer des douleurs musculo-squelettiques liées au travail. Cette étude visait à étudier la prévalence de la douleur musculo-squelettique chez différents spécialistes dentaires et à établir une corrélation entre la région douloureuse et le type de travail clinique effectué par les spécialistes.

Les résultats de cette étude ont montré que la douleur musculo-squelettique est ressentie par 83,3% des parodontistes, 80% des dentistes conservateurs, 77,8% des endodontistes, 72,7% des orthodontistes, 70% des chirurgiens-dentistes, 63,6% des prosthodontistes, 63% des dentistes généralistes et 50% des pédodontistes. Les résultats ont également indiqué que la région de la douleur musculo-squelettique expérimentée varie selon la spécialité. Parmi les dentistes souffrant de douleurs musculo-squelettiques liées au travail, 80% des dentistes conservateurs ressentent des douleurs au cou et aux épaules, 66,7% des parodontistes et 54,5% des orthodontistes ressentent des douleurs dans la région lombaire. Plus de 50% des endodontistes ressentent des douleurs dans les régions du cou et des épaules et 39% des dentistes généralistes qui ressentent des douleurs dans la région du cou.

Ces études ainsi que d’autres citées plus bas montrent l’importance de la prévention pour ces professionnels. Mais comme le souligne une des études, il est important pour les dentistes de faire des analyses de leur posture et de leur mouvement.

C’est pour cette raison que la consultation chez un chiropracteur diplômé, spécialiste de la colonne vertébrale et des articulations, peut être importante pour la correction de ces problèmes musculo-squelettiques chez des professionnels tels que les dentistes et les chirurgiens.

Références :

  • J Contemp Dent Pract. 2018 Jul 1;19(7):773-777.
    Vertebral Malalignment among Male Dentists with Work-related Musculoskeletal Pain in the United Arab Emirates.
    Al-Rawi NH, Yousef H, Khamis M, Belkadi O, Ahmed S, Ali S.
  • J Contemp Dent Pract. 2016 Aug 1;17(8):639-44.
    Work-related Musculoskeletal Pain among Different Dental Specialists in United Arab Emirates.
    Al-Rawi NH, Khatib HE, Rajoub L, El-Sayed M, Naji R, Youssef R, Kawas SA.
  • Int J Occup Med Environ Health. 2017 May 8;30(3):367-377. doi: 10.13075/ijomeh.1896.00724. Epub 2017 Apr 18.
    Musculoskeletal disorders and perception of working conditions: A survey of Brazilian dentists in São Paulo.
    Ísper Garbin AJ, Barreto Soares G, Moreira Arcieri R, Adas Saliba Garbin C, Siqueira CE
  • Int J Dent Hyg. 2009 Aug;7(3):159-65. doi: 10.1111/j.1601-5037.2009.00395.x.
    A systematic review of musculoskeletal disorders among dental professionals.
    Hayes M, Cockrell D, Smith DR.
  • J Am Dent Assoc. 2003 Oct;134(10):1344-50.
    Mechanisms leading to musculoskeletal disorders in dentistry.
    Valachi B, Valachi K.
  • J Back Musculoskelet Rehabil. 2015;28(4):755-9. doi: 10.3233/BMR-140579.
    Musculoskeletal disorders among a group of Iranian general dental practitioners.
    Tirgar A, Javanshir K, Talebian A, Amini F, Parhiz A.

Douleurs cervicales : et si c’était la faute de vos lunettes

douleurs cervicales posture
Corrigez votre posture au travail et à la maison pour éviter les douleurs cervicales

Vous le savez, votre posture au travail et à la maison a une influence sur les contractions des muscles de votre dos et de la nuque. Que vous soyez assis trop bas, trop haut; que vous regardiez tout le temps votre smartphone ou que vous soyez assis sur le canapé et en travaillant sur un ordinateur portable… vous pourriez souffrir des douleurs cervicales et du dos (qu’on appelle aujourd’hui text-neck).

Or une étude qui vient de paraître explique que le choix des verres de vos lunettes – unifocaux ou multifocaux – pourrait avoir une influence sur vos douleurs cervicales. Les chercheurs ont trouvé que les personnes qui portaient des lunettes avec des verres multifocaux avaient une meilleure extension de la courbe cervicale que ceux qui portaient des lunettes avec des verres unifocaux.

C’est donc un point à considérer quand vous choisissez vos lunettes pour pouvoir lire ou regarder un écran avec une courbure normale de la nuque et éviter les douleurs cervicales. Votre chiropracteur pourra vous aider à mieux organiser votre ergonomie au travail et vous donner des conseils pour une meilleure posture à la maison.

Références :

Int J Occup Saf Ergon. 2018 Apr 4:1-14. Effect of Unifocal versus Multifocal Lenses on Cervical Spine Posture in Patients with Presbyopia. Abbas RL, Houri MT, Rayyan MM, Hamada HA, Saab IM.

Raideur et douleur cervicale, le traitement cérébelleux du mouvement et de la cognition et le rôle de la Chiropraxie

Raideur et douleur cervicale légère :

Douleur et raideur cervicale et influence sur le fonctionnement du cerveau et du cervelet

On pourrait penser qu’il s’agit de problèmes relativement inoffensifs pour lesquels il suffit de prendre un médicament ou attendre qua ça se passe. Beaucoup de gens pensent même pouvoir se passer d’une visite chez un chiropracteur jusqu’à ce que le problème devienne plus sévère.

Il devient de plus en plus évident que la douleur ne devrait pas être le seul critère pour s’occuper de ces problèmes cervicaux. Des études récentes indiquent que la douleur cervicale même légère peut influencer la capacité à percevoir ses articulations dans l’espace (proprioception dans les membres supérieurs), le traitement moteur cortical et cérébelleux, et les temps de réponse mentale pour les tâches de rotation complexes.
De même, il existe des indications que les soins chiropratiques (manipulations vertébrales) ont un rôle à jouer dans la restauration d’un fonctionnement du cerveau optimal pour les personnes souffrant de douleurs cervicales.

La première de ces études, a été publiée en 2011. Elle offrait deux indications cliniquement significatives : la première étant que la douleur et raideur cervicale légère altéraient la capacité du cerveau à percevoir la position des membres supérieurs. En d’autres termes, les personnes souffrant de douleurs cervicales même légères ont du mal à percevoir la position exacte de leur bras dans l’espace.
En outre les résultats montraient que la manipulation chiropratique de la colonne cervicale entrainait une diminution significative des erreurs variables et absolues [1]. C’est-à-dire que les patients montraient une meilleure précision proprioceptive des membres supérieurs après les soins chiropratiques.

D’autres études indiquent que la douleur et raideur cervicale peuvent influer sur de nombreux autres domaines de la santé. Ceux-ci incluent bien entendu la mobilité et l’amplitude de mouvement, mais aussi la capacité cognitive. Ce dernier point a été couvert dans un article paru dans le Journal of Pain and Relief et présenté à la Conférence Internationale sur la Recherche et la Gestion de la Douleur à Vancouver en 2016 [2].

Altération des capacités cognitives

L’étude était une étude longitudinale qui a révélé que la douleur et raideur cervicale légère altèrent les capacités cognitives, mais que cela peut être amélioré par des interventions chiropratiques [2].

L’étude portait sur 42 sujets âgés de 18 à 45 ans. 24 d’entre eux avaient des douleurs et raideur cervicales et les autres ont été utilisés comme groupe témoin en bonne santé. Chaque groupe a effectué 3 tests cognitifs (un test intra / extradimensionnel, un traitement visuel rapide et un test spatial) et ont été testés avant et après 4 semaines. Pendant ce temps, le groupe expérimental a reçu des soins chiropratiques.

Les chercheurs ont constaté une différence significative entre les groupes après les quatre semaines. Les résultats indiquaient que la douleur et raideur cervicale légère réduisaient le processus cognitif et supposent que cela pourrait «augmenter les erreurs au travail, affectant la sécurité et la productivité [2].» Bien que la taille de l’échantillon et le double aveuglement de la recherche laissaient à désirer, les résultats étaient remarquables.

Cette étude n’a pas été la première à montrer que les soins chiropratiques pouvaient avoir un impact sur les fonctions cognitives. Une étude de 2013 a montré des changements dans le traitement de la motricité corticale et cérébelleuse chez des patients atteints de raideur  et douleurs cervicales légères suite à des manipulations vertébrales [3]. Les chercheurs ont mesuré «l’inhibition intracorticale à interval court, l’inhibition intracorticale à interval long et l’inhibition cérébelleuse» en utilisant la stimulation magnétique transcrânienne, et cela pour le groupe expérimental ainsi qu’un autre groupe témoin de 10 volontaires [3].

Qu’est-ce que ces trois mesures signifient? Essentiellement, tous les trois influencent l’équilibre, le contrôle musculaire et l’intégration cortical. Mais un fait neurologique moins connu est que le cervelet a aussi un impact sur la cognition. «Un modèle théorique actuel suggère que le cervelet module l’activité et facilite l’apprentissage par la formation de schémas internes et de connexions réseau qui dictent les mouvements nécessaires à l’exécution d’une tâche», ont écrit les auteurs Daligadu et al. C’est un exemple de projections fonctionnelles du cervelet au-delà du simple contrôle du mouvement et de l’équilibre.

Le rôle du cervelet dans le contrôle moteur mais aussi la proprioception et la cognition est primordial

L’étude a montré que suite à des soins chiropratiques il y avait bien des changements dans la modulation cérébelleuse du contrôle moteur chez les patients souffrant de raideur et douleurs cervicales légères. Cela a conduit les chercheurs à spéculer que cela pourrait être dû à une modification de l’intégration sensorimotrice (comme proposé par d’autres recherches de Dr Heidi Haavik et Bernadette Murphy [4]).

Les résultats étaient significatifs, indiquant que «la manipulation du rachis cervical dans un groupe de patients souffrant de raideur et douleur cervicale légère conduit à un modèle de modulation cérébelleuse plus semblable à un groupe sans douleur cervicale (groupe “normal”) [3]. » Il a indiqué que la normalisation des afférences du cou pourrait restaurer « un schéma de corps interne plus correct qui permettait une intégration sensorimotrice correcte et une projection motrice normalisée” [3].

En d’autres termes suite aux manipulations chiropratiques, le cervelet recevait et envoyait les informations de manière normale comparé à son travail avant les soins chiropratiques.

L’ensemble de données complet vaut vraiment la peine d’être lu [3], mais c’est certainement un indicateur encourageant de la puissance de l’ajustement chiropratique, même lorsqu’une condition reste subclinique (le patient n’a pas encore assez mal pour consulter).

Dans une autre étude longitudinale parue en 2015  les volontaires ont été présentés avec un objet sur un écran d’ordinateur, qui était soit dans une position normale ou position inversée. Les volontaires devaient appuyer sur des boutons correspondants selon la position de l’objet.

L’étude a montré que «les participants en bonne santé ont obtenu de meilleurs résultats que le groupe souffrant de raideur et douleurs cervicales légères. L’étude a montré que les raideurs et douleurs cervicales légères peuvent altérer la capacité d’une personne à effectuer une «tâche complexe de rotation mentale impliquant des connexions cérébelleuses, probablement en raison d’un schéma corporel altéré».

Ce n’est pas la première fois qu’une étude met en évidence une altération de la conscience kinesthésique chez les personnes souffrant de cervicalgie légère. Il est également facile d’émettre des hypothèses sur la façon dont cela pourrait s’appliquer à la conscience spatiale.

Les auteurs de l’étude ont remarqué que «l’implication du cervelet dans la rotation mentale est intéressante d’autant plus qu’une une étude antérieure a montré que la manipulation cervicale améliorait la capacité de rotation mentale chez les individus souffrant de problèmes cervicaux [5].  »

Cette étude, dans laquelle le groupe expérimental a reçu des soins chiropratiques (un ajustement cervical supérieur) a montré des différences significatives par rapport au groupe de contrôle qui n’a pas reçu d’ajustement chiropratique. Plus précisément, le temps de réaction du groupe expérimental a été amélioré de 14,9% par rapport au groupe de témoins pour qui l’amélioration n’était que de 8%.

Il serait long de faire une analyse en profondeur de toutes les recherches reliant les interventions chiropratiques aux améliorations de l’intégration ou du contrôle sensorimoteur. Cependant une chose devient de plus en plus certaine : la raideur et douleur cervicale légère affecte plus que juste l’amplitude du mouvement, la douleur ou la raideur. Si quelqu’un accorde de la valeur à son contrôle moteur du cerveau ou à son agilité mentale, un voyage chez le chiropracteur pourrait être avantageux si c’est fait tôt, dès que la nuque devienne raide et avant que les douleurs et dysfonctionnements deviennent plus importants.

Au fur et à mesure que notre compréhension des effets de la subluxation vertébrale augmente, nous pouvons espérer mieux comprendre les mécanismes sous-jacents ainsi que les améliorations potentielles qui pourraient résulter du travail du chiropracteur.

Traduit de l’article original publié par la Fondation de Recherche Australienne sur la Colonne Vertébrale

NDLR : Dans notre cabinet, pour les patients consultant pour des problèmes de vertiges, déséquilibre, dyspraxie visuo-spatiale l’analyse chiropratique est complétée par une analyse détaillé du fonctionnement du système nerveux tant au point de vue visuel que vestibulaire et proprioceptif pour permettre de déterminer de façon précise l’origine des problèmes et d’y remédier par des soins de chiropraxie et diverses stimulations et exercices.

References :

[1] Haavik H, and Murphy B (2011), “Subclinical Neck Pain and the Effects of Cervical Manipulation on Elbow Joint Position Sense,” JMPT Vol 34, Iss 2, Feb 2011, pp. 88-97, https://doi.org/10.1016/j.jmpt.2010.12.009

[2] Luke M (2016), “Subclinical neck pain impairs cognitive ability which can be improved by chiropractic treatment: a four week longitudinal study with a healthy control group comparison,” Journal of Pain and Relief, DOI: 10.4172/2167-0846.C1.012, https://www.omicsonline.org/proceedings/subclinical-neck-pain-impairs-cognitive-ability-which-can-be-improved-by-chiropractic-treatment-a-four-week-longitudinal-53861.html)

[3] Daligadu J, Haavik H, Yielder P, Baarbe J, and Murphy B (2013), “Alterations in Cortical and Cerebellar Motor Processing in Subclinical Neck Pain Patients Following Spinal Manipulation,” JMPT Vol 36, Iss 8, October 2013 pp. 527-537, https://doi.org/10.1016/j.jmpt.2013.08.003

[4] Haavik H, Murphy B (2012), “The role of spinal manipaultion in addressing disordered sensorimotor integration and altered motor control,” J Electromyogr Kinesiol, 22(2012) pp.768-776).

[5] Baarbe J, Holmes M, Murphy H, Haavik H, Murphy B (2016), “Influence of Subclinical Neck Pain on the Ability to Perform a Mental Rotation Task: A 4-week Longitudinal Study with a Healthy Control Group Comparison,” JMPT Vol. 39, Iss. 1, Jan 2016 pp. 23-30, https://doi.org/10.1016/j.jmpt.2015.12.002

[6] Kelly D, Murphy B, and Backhouse D (2000), “Use of a mental rotation reaction-time paradigm to measure the effects of upper cervical adjustments on cortical processing: a pilot study,” JMPT, 23(2000), pp.246-251, DOI: https://doi.org/10.1067/mmt.2000.106099

Text neck, tech neck ou la cervicalgie de texto

Text neck et douleurs cervicales

Votre tête pèse autant qu’une boule de bowling !

En temps normal, votre tête pèse environ 5-6 kilogrammes sur vos cervicales. Mais quand vous penchez la tête en avant et vers le bas, le poids ressenti sur la colonne cervicale commence à augmenter. À un angle de 15 degrés, ce poids est d’environ 12 kilogrammes, à 30 degrés, il est d’environ 18 kilogrammes, à 45 degrés il est d’environ 22 kilogrammes, et à 60 degrés, il est d’environ 27 kilogrammes !
C’est la charge supplémentaire sur votre colonne vertébrale quand vous consultez ou passer du temps sur votre smartphone et/ou tablette.
Les chercheurs ont trouvé que cette mauvaise posture; appelée text neck ou tech neck ou cervicalgie des textos; peut conduire à une usure et une dégénérescence prématurées, aux déchirures autour de la colonne vertébrale, et même la chirurgie.

Avec la tête en avant, 4 boules de bowling sur la nuque !

« Cela devient une épidémie » confirme Hansraj, chef de service de chirurgie de la colonne vertébrale à l’hôpital de New York Spine Surgery and Rehabilitation Medicine. « Il suffit de regarder autour de vous, tout le monde a la tête baissée. »

Pour comprendre ce que cela signifie, imaginez porter, un enfant de 8 ans, ou 3 à 4 boules de bowling, sur la nuque, pendant plusieurs heures par jour. Les utilisateurs de smartphones passent une moyenne de deux à quatre heures par jour la tête penchée en avant, à la lecture des e-mails, l’envoi de textes ou sur les sites des médias sociaux. Selon les études, cela revient à environ 700 à 1400 heures par an, où les gens mettent cette pression énorme sur leur colonne. Et c’est probablement pire pour les jeunes qui passeraient éventuellement 5.000 heures dans cette position, dit Hansraj.

« C’est un vrai problèmes chez les jeunes.», dit-il. «Avec cette contrainte excessive sur la nuque, nous pourrions commencer à voir de plus en plus de jeunes qui ont besoin de soins pour la colonne vertébrale. »

Un autre spécialiste déclare que « l’effet est similaire à l’extension d’un doigt en arrière et de l’y maintenir pendant environ une heure. »

« Quand vous étirez le tissu pendant une longue période de temps, il devient douloureux, il devient enflammée, » dit-il. Il peut aussi provoquer des tensions musculaires, des nerfs pincés, des hernies discales et, au fil du temps, il peut même supprimer la courbe naturelle du cou. »

Et d’autres problèmes de santé

Une mauvaise posture peut provoquer aussi d’autres problèmes. Les experts disent qu’elle pourrait réduire la capacité respiratoire jusque 30 pour cent. Une mauvaise posture au niveau de la nuque est aussi liée à des maux de tête et des problèmes neurologiques, la dépression et les maladies cardiaques.

 

Que faire ?

Premièrement, éviter de rester longtemps la tête penchée en avant sur son smartphone, tablette ou ordinateur portable. Visitez notre page facebook ou youtube pour voir la vidéo sur les bonnes positions à prendre sur l’ordinateur.
Essayer de regarder votre téléphone avec la tête relevée ou de regarder votre tablette sur un support surélevé.
Et surtout de faire des exercices pour renforcer les muscles (postérieurs) des cervicales et des dorsales.

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