Evitez ceci pour mieux respirer !

Moins bonnes capacités respiratoires avec la tête penchée en avant

Nous avons déjà parlé des problèmes associées à une posture de la tête en avant (Voir l’article sur le text-neck). Une posture malheureusement de plus en plus fréquente avec l’utilisation massive des smartphones et tablettes en plus de travail quotidien sur l’ordinateur. 

Les chercheurs avaient montré des conséquences néfastes de cette posture en mettant en avant les douleurs cervicales, douleurs dorsales, mais aussi une usure (arthrose) prématurée des articulations ainsi que des conséquences sur la capacité respiratoire, maux de tête,…

Une étude récente vient encore de confirmer ces données. En effet des chercheurs coréens ont voulu comprendre si la posture de la tête en avant, qui provoque des contractions anormales au niveau des muscles autour de la nuque et des épaules, a une influence sur la capacité respiratoire de ces personnes. Leur étude a porté sur 24 personnes âgées de 25 à 35 ans qui ont consulté dans un hôpital de la province de Jeollanam-do.

Les chercheurs ont trouvé que la position de la tête en avant augmentait la contraction des muscles sternocléidomastoïdiens et scalène antérieurs et diminuait la capacité respiratoire. 

Que faire ?

Il faut d’abord prendre conscience qu’avoir la tête penché en avant est source de problème. A partir de là, il faudrait changer ses habitudes en évitant de rester longtemps sur son smartphone ou tablette et apprendre les bonnes positions (voir la vidéo sur notre chaine Youtube).

En consultant un chiropracteur, spécialiste de la colonne vertébrale, vous pourrez corriger les blocages survenus suite à cette mauvaise posture et redonner mobilité articulaire et musculaire; étape indispensable avant de commencer à renforcer les muscles de la colonne au niveau des cervicales et des dorsales ainsi que les muscles postérieurs de l’épaule.

Et surveillez de près vos enfants qui prennent très tôt ces mauvaises habitudes. Ce qui non seulement pourrait provoquer l’apparition prématurée des douleurs et gènes vertébraux mais aussi perturber le développement harmonieux de la colonne !

Les enfants sont encore plus sujets aux troubles musculosquelettiques avec les mauvaises positions

Références : 

  • J Phys Ther Sci. 2018 Jan;30(1):132-135. doi: 10.1589/jpts.30.132. Epub 2018 Jan 27. Correlation between pulmonary functions and respiratory muscle activity in patients with forward head posture. Kang JI, Jeong DK, Choi H.
  • J Phys Ther Sci. 2016 Jan; 28(1): 128–131. Effects of forward head posture on forced vital capacity and respiratory muscles activity. Jintae Han, PT, PhD, Soojin Park, PT, PhD, Youngju Kim, Yeonsung Choi, and Hyeonnam Lyu

Les TMS (Troubles musculosquelettiques) chez les dentistes

Les dentistes et les troubles musculo-squelettiques

C’est la rentrée et on devrait parler des troubles musculo-squelettiques chez les enfants à cause de leur posture et de leurs cartables… Mais aujourd’hui on parlera de ces troubles chez les dentistes et leurs postures au travail !

Troubles musculo-squelettiques chez les dentistes

Dans ma carrière, j’ai vu beaucoup de chirurgiens dentistes se plaignant des douleurs de dos et cervicales. Quand on y pense, il est vrai qu’ils n’ont pas toujours une bonne position au travail : toujours penché en avant sur le patient, parfois en rotation, pendant des heures…

Une nouvelle étude vient de confirmer encore une fois que la douleur musculo-squelettique est un trouble très fréquent et débilitant chez les dentistes, conduisant souvent à une retraite anticipée. Une mauvaise ergonomie dans la pratique dentaire entraîne non seulement des douleurs musculo-squelettiques, mais peut également entraîner des déviations posturales résultant d’un déséquilibre de la fonction musculaire.

Les résultats ont montré qu’environ 83% des participants souffraient de douleurs musculo-squelettiques, la région lombaire étant la région la plus souvent signalée (29%). Les caractéristiques de la douleur les plus souvent signalées étaient la chronicité (63%) et le caractère sourd de la douleur (72%). En ce qui concerne les déviations posturales, le site le plus fréquemment signalé était la région du cou (72%). La corrélation entre les régions de déviation et les régions de douleur a montré que la région de l’épaule était plus importante que les autres régions.

Une autre étude parue en 2016 avait aussi trouvé que les dentistes courent un risque très élevé de développer des douleurs musculo-squelettiques liées au travail. Cette étude visait à étudier la prévalence de la douleur musculo-squelettique chez différents spécialistes dentaires et à établir une corrélation entre la région douloureuse et le type de travail clinique effectué par les spécialistes.

Les résultats de cette étude ont montré que la douleur musculo-squelettique est ressentie par 83,3% des parodontistes, 80% des dentistes conservateurs, 77,8% des endodontistes, 72,7% des orthodontistes, 70% des chirurgiens-dentistes, 63,6% des prosthodontistes, 63% des dentistes généralistes et 50% des pédodontistes. Les résultats ont également indiqué que la région de la douleur musculo-squelettique expérimentée varie selon la spécialité. Parmi les dentistes souffrant de douleurs musculo-squelettiques liées au travail, 80% des dentistes conservateurs ressentent des douleurs au cou et aux épaules, 66,7% des parodontistes et 54,5% des orthodontistes ressentent des douleurs dans la région lombaire. Plus de 50% des endodontistes ressentent des douleurs dans les régions du cou et des épaules et 39% des dentistes généralistes qui ressentent des douleurs dans la région du cou.

Ces études ainsi que d’autres citées plus bas montrent l’importance de la prévention pour ces professionnels. Mais comme le souligne une des études, il est important pour les dentistes de faire des analyses de leur posture et de leur mouvement.

C’est pour cette raison que la consultation chez un chiropracteur diplômé, spécialiste de la colonne vertébrale et des articulations, peut être importante pour la correction de ces problèmes musculo-squelettiques chez des professionnels tels que les dentistes et les chirurgiens.

Références :

  • J Contemp Dent Pract. 2018 Jul 1;19(7):773-777.
    Vertebral Malalignment among Male Dentists with Work-related Musculoskeletal Pain in the United Arab Emirates.
    Al-Rawi NH, Yousef H, Khamis M, Belkadi O, Ahmed S, Ali S.
  • J Contemp Dent Pract. 2016 Aug 1;17(8):639-44.
    Work-related Musculoskeletal Pain among Different Dental Specialists in United Arab Emirates.
    Al-Rawi NH, Khatib HE, Rajoub L, El-Sayed M, Naji R, Youssef R, Kawas SA.
  • Int J Occup Med Environ Health. 2017 May 8;30(3):367-377. doi: 10.13075/ijomeh.1896.00724. Epub 2017 Apr 18.
    Musculoskeletal disorders and perception of working conditions: A survey of Brazilian dentists in São Paulo.
    Ísper Garbin AJ, Barreto Soares G, Moreira Arcieri R, Adas Saliba Garbin C, Siqueira CE
  • Int J Dent Hyg. 2009 Aug;7(3):159-65. doi: 10.1111/j.1601-5037.2009.00395.x.
    A systematic review of musculoskeletal disorders among dental professionals.
    Hayes M, Cockrell D, Smith DR.
  • J Am Dent Assoc. 2003 Oct;134(10):1344-50.
    Mechanisms leading to musculoskeletal disorders in dentistry.
    Valachi B, Valachi K.
  • J Back Musculoskelet Rehabil. 2015;28(4):755-9. doi: 10.3233/BMR-140579.
    Musculoskeletal disorders among a group of Iranian general dental practitioners.
    Tirgar A, Javanshir K, Talebian A, Amini F, Parhiz A.

Le yoga pourrait provoquer des troubles musculosquelettiques

Le yoga pourrait provoquer et parfois aggraver des troubles musculosquelettiques

La pratique du Yoga serait plus sure après après consultation avec un chiropracteur

Le yoga est souvent salué comme une pratique efficace pour le soulagement de la douleur. Mais il arrive que je vois des patients souffrant de blocages et de troubles musculaires suite à une séance de yoga. Il m’arrive de rappeler que le yoga, tout en étant très bénéfique, devrait être considéré comme un sport et donc pratiqué en faisant attention à certaines postures et à ses propres capacités.

Une nouvelle étude vient de paraître qui confirme que le yoga peut aussi provoquer de la douleur, et les blessures liées au yoga sont beaucoup plus fréquentes qu’on ne le pense.

La recherche suggère que chaque année, plus de 10% des personnes qui pratiquent le yoga à titre récréatif ressentent des douleurs musculo-squelettiques, en particulier dans les membres supérieurs. Qui plus est, l’étude a révélé que le yoga aggrave en fait plus d’un cinquième des blessures existantes.

L’auteur principal de l’étude, le professeur Evangelos Pappas, de la Faculté des sciences de la santé de l’Université de Sydney en Australie, et ses collègues ont récemment rapporté leurs résultats dans le Journal of Bodywork and Movement Therapies.

Le yoga est l’une des pratiques de l’esprit et du corps les plus courantes aux États-Unis, et sa popularité augmente. Selon un sondage réalisé par Yoga Alliance l’année dernière, environ 37 millions d’adultes américains pratiquent le yoga, une augmentation significative de 20 millions en 2012.

Mis à part ses effets de soulagement du stress, une raison pour laquelle les gens sont attirés par le yoga est sa capacité à soulager la douleur. Une étude récente publiée par Medical News Today a révélé que pour le mal de dos, le yoga est tout aussi bénéfique que la kinésithérapie.

Cependant, la nouvelle étude du Professeur Pappas et de son équipe suggère que la prudence devrait être appliquée lors de la pratique du yoga, car cela pourrait faire plus de mal que de bien.

Pour leur étude, les chercheurs ont analysé les données de 354 adultes qui pratiquaient le yoga récréatif. Les participants ont rempli deux questionnaires électroniques à un an d’intervalle, qui ont permis de recueillir de l’information sur toute douleur musculo-squelettique qu’ils pourraient avoir, la présence de douleur dans le corps et la gravité de la douleur.

Les données ont révélé que 10,7% des participants ont souffert de douleurs musculo-squelettiques à la suite du yoga.

“En termes de gravité, plus d’un tiers des cas de douleur causée par le yoga étaient suffisamment graves pour empêcher la participation au yoga et ont duré plus de trois mois”, note le professeur Pappas.

La douleur dans les membres supérieurs – y compris l’épaule, le coude, le poignet et la main – était le type de douleur la plus commune provoquée par le yoga qui sont peut être dues aux postures qui pèsent sur les membres supérieurs.

Pour les sujets ayant des blessures musculo-squelettiques préexistantes, environ 21 pour cent de ces blessures ont été exacerbées par la participation au yoga, rapporte l’équipe. La douleur pré-existante des membres supérieurs était la plus affectée par le yoga.

Cependant, l’étude a également apporté quelques nouvelles positives; Environ 74% des participants ont rapporté que leur douleur musculo-squelettique préexistante s’était améliorée à la suite du yoga.

Pourtant, les chercheurs croient que leurs résultats soulignent le besoin de prudence quand il s’agit de pratiquer le yoga, en particulier pour les personnes qui ont déjà des douleurs musculo-squelettiques.

“Notre étude a révélé que l’incidence de la douleur causée par le yoga est supérieure à 10% par an”, explique le professeur Pappas, “ce qui est comparable au taux de blessures de toutes les blessures sportives combinées parmi la population physiquement active.”

Les chercheurs disent que leurs résultats peuvent aider les professionnels de la santé et les patients à comparer les risques du yoga avec d’autres types d’activité physique, ce qui leur permet de prendre des décisions éclairées quant à la forme d’exercice qui serait la meilleure.

“Nous recommandons que les professeurs de yoga discutent aussi avec leurs étudiants des risques de blessures s’ils ne sont pas pratiqués consciencieusement, et du potentiel du yoga pour aggraver certaines blessures”, ajoute le professeur Pappas.

«Les participants au yoga sont encouragés à discuter des risques de blessures et de toute douleur préexistante, en particulier dans les membres supérieurs, avec les professeurs de yoga et les professionnels de santé pour explorer les modifications de posture qui peuvent entraîner une pratique plus sécuritaire”.

NDLR : Il est donc important de discuter avec un spécialiste de la colonne vertébrale, tel qu’un chiropracteur, de ce que vous pouvez faire ou pas et à quel moment de vos soins pour ne pas aggraver des problèmes.

Références : Musculoskeletal pain associated with recreational yoga participation: A prospective cohort study with 1-year follow-up
MarcCampoPT, PhD (Professor), Mariya P.ShiykoPhD (Assistant Professor), Mary BethKean DPT, LynneRoberts DPT, ATC, EvangelosPappas PT, PhD, OCS (Associate Professor). Journal of Bodywork and Movement Therapies
Volume 22, Issue 2, April 2018, Pages 418-423

Mal de dos chronique : encore une étude qui valide les soins chiropratiques

Mal de dos chronique : La Chiropraxie efficace !

chiropraxie recommandée pour la lombalgie
La chiropraxie pour la lombalgie chronique

La prévalence de la lombalgie au cours de la vie aux États-Unis peut atteindre 84%. Il est estimé que 11 à 12% de la population est en invalidité en raison de maux de dos chroniques. La gravité ou la durée varient d’un individu à l’autre et la transition de la lombalgie aiguë à la lombalgie chronique est difficile à déterminer.

Les approches de gestion de la douleur varient considérablement. De nombreux médecins utilisent des anti-inflammatoires non stéroïdiens, des opioïdes et des médicaments neurotropes, ou des injections de stéroïdes (infiltration) et la chirurgie comme outils principaux. En raison des risques potentiels ou apparents associés à ces outils, les approches non pharmacologiques, considérées comme impliquant des événements indésirables minimes, sont devenues populaires. Au cours des dernières années, plusieurs études ont exploré les preuves pour le traitement de la lombalgie chronique; les options comprennent la thérapie de manipulation vertébrale, la thérapie comportementale, la thérapie par l’exercice, la stimulation nerveuse électrique transcutanée, les courants interférentiels, la thérapie au laser à basse altitude et le yoga. Les modalités manuelles telles que la kinésithérapie, le massage, la chiropraxie, l’ergothérapie et l’ostéopathie, y compris la manipulation et la mobilisation vertébrales, sont souvent utilisées; seules ou ensembles; pour traiter la lombalgie chronique.

L’objectif de cette étude était de mieux comprendre l’efficacité de la mobilisation et de la manipulation de la lombalgie chronique non spécifique comparée et rapportée dans les essais contrôlés randomisés (ECR) depuis 2000.

La conclusion des chercheurs est qu’il existe des preuves de qualité modérée que la manipulation et la mobilisation sont susceptibles de réduire la douleur et d’améliorer la capacité des patients souffrant de lombalgie chronique; la manipulation semble produire un effet plus important que la mobilisation. Les deux thérapies semblent sans danger. Les programmes multimodaux peuvent être une option prometteuse.

Références : Spine J. 2018 May;18(5):866-879. Manipulation and mobilization for treating chronic low back pain: a systematic review and meta-analysis. Coulter ID, Crawford C, Hurwitz EL, Vernon H, Khorsan R, Suttorp Booth M, Herman PM.

Lutte contre le mal de dos et le fléau des opioïdes : Un autre état américain choisit la Chiropraxie

Le responsable de la lutte contre les addictions de l’état de New Hampshire veut plus de soins chiropratiques pour les patients

chiropraxie et TMS
Les chiropracteurs en première ligne contre les troubles musculo-squelettiques

Le conseiller du gouverneur Chris Sununu sur la toxicomanie et la santé comportementale, David Mara, a rendu visite aux médecins et aux chiropracteurs dans une usine de Dartmouth-Hitchcock au Liban (état de New Hampshire) mardi.

Ils se sont rencontrés pour discuter des soins chiropratiques comme une alternative aux opioïdes pour la gestion du mal de dos, une pathologie  répandue.

Une étude récente a révélé que les patients du New Hampshire traités par des chiropracteurs pour des maux de dos non liés au cancer étaient significativement moins susceptibles de recevoir une ordonnance pour un médicament à base d’opioïde.

Sur la base de ces résultats, Mara a dit qu’il encouragerait le gouverneur à élargir l’accès aux soins chiropratiques à travers l’état. “Si c’est quelque chose qui est basé sur la science et les données sont là, je suis sûr qu’il prendrait les mesures nécessaires pour le soutenir”, at-il dit.

Il faut noter que le New Hampshire a le deuxième taux le plus élevé de décès par surdose de drogue aux États-Unis.

NDLR : L’étude citée est parue dans le numéro de Juin 2018 de Journal of Alternative and Complementary Medicine. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’association entre l’utilisation des soins chiropratiques et l’utilisation de médicaments opioïdes sur ordonnance. Les auteurs (chiropracteurs et médecins) ont mesuré la probabilité d’avoir une d’opioïdes chez les patients ayant reçus des soins chiropratiques et ceux n’ayant pas reçu des soins chiropratiques.
La probabilité de recevoir une ordonnance pour un analgésique opioïde était de 55% plus faible chez ceux qui avaient reçu des soins chiropratiques par rapport à ceux qui n’avaient pas reçu des soins chiropratiques.
La conclusion des chercheurs était que chez les adultes du New Hampshire ayant des visites au cabinet pour lombalgie non cancéreuse, la probabilité d’avoir une ordonnance pour un analgésique opioïde était significativement plus faible pour ceux qui recevaient des soins chiropratiques par rapport aux autres.

Traduit de : http://nhpr.org/post/nh-drug-czar-eyes-expansion-chiropractic-care-cut-down-opioid-prescriptions#stream/0

Etude citée :  J Altern Complement Med. 2018 Jun;24(6):552-556. doi: 10.1089/acm.2017.0131. Epub 2018 Feb 22.
Association Between Utilization of Chiropractic Services for Treatment of Low-Back Pain and Use of Prescription Opioids. Whedon JM, Toler AWJ, Goehl JM, Kazal LA.

3 choses que vous pourriez peut-être apprendre à votre praticien sur la douleur !

Encore beaucoup de professionnels de santé ne comprennent malheureusement pas le rôle du système nerveux et surtout du cerveau dans

La douleur est dans la tête
Le cystème nerveux contrôle la douleur

la perception et le contrôle de la douleur; que ce soit en prescrivant des anti-douleurs, des myo-relaxants ou des massages pour des contractions musculaires ou des anti-dépresseurs pour des maux de tête, etc. Mais à un moment donné, il faut accepter l’évidence connue depuis des dizaines d’années : la douleur est dans la tête !

1. La douleur est dans la tête !

Je ne parle pas psychologiquement ! Je parle fonctionnellement, physiologiquement ! C’est le cerveau qui perçoit une information comme douloureuse ou non-douloureuse. Et selon l’état du cerveau, nous pouvons être plus ou moins sensibles ou résistants à ce qui va être considérée comme une “agression”. 

Vous connaissez probablement quelqu’un qui est capable de supporter une brûlure ou un clou dans la main en se serrant les dents et d’autres personnes qui hurlent de douleur simplement parce que vous les avez effleuré avec votre ongle ou serré la main un peu fort… Ils ne font pas semblants, ils ont vraiment mal !

Si le cerveau est en forme, il arrive à mieux contrôler les sensations qui viennent du corps et inhibe (ou réduit) normalement l’information de la douleur. Mais si le cerveau est devenue faible, fatigué; ses cellules s’emballent plus facilement et donc la sensation de la douleur est accentuée. Si votre praticien ne comprend pas cela, il risque de vous dire : “vous n’avez rien, c’est dans la tête” ou “c’est le stress, prenez des anti-dépresseurs !”.

Le cerveau contrôle l'information de la douleur
La migraine est l’incapacité du cerveau à gérer les informations arrivant au cerveau

En effet, je vois souvent des personnes qui souffrent de maux de tête, migraines, douleurs de dos,… sur qui on a effectué des radiographies, IRMs, et plein d’autres tests et qu’en absence d’une pathologie visible, se sont vus prescrire des anti-dépresseurs pour ne plus sentir la douleur ! Et pourtant ce n’est pas un problème de dépression qui provoque ces douleurs mais des cellules nerveuses devenues trop sensibles. C’est physiologique et non pas psychologique ! Mais il est évident que les cellules nerveuses étant devenues hypersensibles, nous devenons aussi trop sensibles mentalement, parce que les parties du cerveau en charge des émotions sont aussi devenues à fleur de peau, d’où la déprime qui peut accompagner la douleur. Mais comme le disent beaucoup de patients : “Je n’ai pas des maux de têtes parce que j’étais déprimé avant, mais maintenant je suis déprimé parce que je souffre depuis si longtemps et je ne trouve pas la solution !”

2. La douleur est une bonne chose !

La douleur est l’alarme de votre corps. C’est la lumière dans votre voiture qui vous prévient d’un problème au moteur, d’une fuite d’huile par exemple. Dans votre corps, la douleur vous prévient qu’il y a quelque chose qui ne va pas et que si cela continue, cela pose un problème réel pour votre corps. 

Quand on achète une voiture, on apprend que par exemple s’il y a une fuite d’huile dans le moteur, on ne remet pas simplement de l’huile pour compenser pour la fuite. Il faudrait réparer la fuite. En rajoutant simplement de l’huile pour compenser, un jour on risque que le moteur brûle parce qu’on n’a pas réparé la fuite à temps et cela coutera beaucoup plus cher et ce sera beaucoup plus compliqué à réparer. 

La douleur est l'alarme du corps
La douleur est le système d’alarme du corps

Et pour son corps ? Est-ce que l’on fait attention au signal d’alarme qu’est la douleur ? Si le corps vous prévient qu’il y a un problème : un mal de tête ou une douleur de dos, quelle est la solution souvent utilisée ? Un anti-douleur, un myo-relaxant,… Quelque chose pour ne plus sentir la douleur, pour calmer les muscles contractés en ignorant le signal d’alarme. Je vois toutes les semaines des personnes qui consultent en disant qu’ils n’en peuvent plus des douleurs chroniques dont il souffrent tous les jours et ils rajoutent : “avant c’était de temps en temps et beaucoup moins fort et j’ai pensé que ça allait partir” ou “j’ai pris des médicaments et ça allait mieux mais ça revient. Maintenant c’est tout le temps et c’est invivable !”

Si le problème n’est pas résolu; il revient un jour ou l’autre et probablement plus fort !

3. L’objectif ne devrait pas être d’éliminer la douleur mais la cause de la douleur !

Rappelez-vous : Douleur ou symptôme = signal d’alarme ! On n’éteint pas l’alarme d’incendie sans avoir éteint l’incendie qui a provoqué le signal !

Etape 1 : Enlever la source du problème dans le corps

Il faudrait donc tout d’abord enlever ou réduire ce qui provoque le signal d’alarme. Dans la plupart des troubles neuro-musculosquelettiques tels que les maux de dos, douleurs cervicales, maux de tête, migraines, nevralgies,… ce sont des blocages articulaires qui provoquent des irritations des nerfs et donc la douleur ou la contraction musculaire. Il est donc logique de commencer par là et d’enlever ces blocages et ces irritations. Avec 6 années d’études à temps complet, les chiropracteurs sont les spécialistes de la colonne vertébrale pour ces problèmes. Les nombreux témoignages de nos patients le montre et de plus en plus d’études médicales le prouvent ! Sur notre site, vous pouvez en trouver certaines sur les maux de tête / migraines, maux de dos / hernie discale ou autres…

Etape 2 : Rééquilibrer le système nerveux

Pour que l’information de la douleur soit mieux contrôlée et que le système nerveux puisse normaliser les informations qui sont considérées comme douloureuses, il faudrait rééquilibrer le système en stabilisant le système proprioceptif, oculaire, vestibulaire… 

“Le système vestibulaire pour mes migraines ?”

Pour résumer, les différentes informations sensorielles qui entrent dans le cerveau, activent différentes cellules et zones du cerveau qui sont interconnectées. L’intégration des informations venant des systèmes cérébelleux, vestibulaires, oculaires et proprioceptifs… interagit avec les systèmes qui sont en charge des muscles, des artères, du contrôle de la douleur,… Si vous voulez, c’est un peu l’effet des vases communicantes : en remplissant une vase on peut faire déborder une autre vase et en ouvrant une vanne dans une vase on peut vider une autre vase pour ne pas qu’elle déborde. 

C’est pour ça que chez des personnes migraineuses, une lumière, un bruit, une odeur peut déclencher la migraine; ou chez une personne avec des acouphènes ou douleurs de dos, le stress peut déclencher les symptômes. Mais le problème n’est ni l’odeur, ni la lumière, ni le stress. C’est est-ce qu’on a un système qui est stable pour supporter l’odeur, la lumière, le stress,… ? 

Il est donc essentiel de travailler pour rééquilibrer, stabiliser et renforcer le système nerveux, pour qu’il puisse être résistant à long terme et qu’on n’ait pas de douleur au moindre petit problème. 

Les chiropracteurs de France se félicitent et s’interrogent

Depuis quelques semaines, des professionnels de santé se croyant menacés (on se demande pourquoi) ont véhiculé beaucoup de fake news sur la Chiropraxie. J’ai déjà fait une réponse à Mr Demorand, kinésithérapeute et son article qui ne mérite pas de s’y pencher plus longuement. L’Association Française de Chiropraxie a fait un communiqué clair, court et digne face à ces fake news qui prolifèrent…

Communiqué AFC 06 Juin 2018 Version Finale

Coup de poignard dans le dos des kinésithérapeutes : réponse personnelle 

Un de mes patients m’a signalé un article d’un certain Monsieur Demorand, kinésithérapeute de son état, qui se plaint d’un “arrêté ministériel offrant aux chiropracteurs la possibilité de réaliser la quasi-totalité des actes de kinésithérapie” !

6 années d’études et diplôme de Doctor of Chiropractic

Dans cet article, Monsieur Demorand se place en tant que défenseur des intérêts des patients quant à leur sécurité et contre des fake médecins que sont les chiropracteurs ! En tant que chiropracteur, diplômé Doctor of Chiropractic après 6 années d’études à temps complet, et reconnu en tant que tel dans de nombreux pays tels que les Etats-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, la Suisse, l’Irlande,…, je me demande si Monsieur Demorand s’est un tant soit peu renseigné sur la profession avant de faire son article ou s’est contenté de s’insurger contre la perte de ses “privilèges exclusifs”, comme malheureusement souvent en France. Car il s’agit bien d’une perte de privilège ou de “chasse gardée” dont se plaint ce Monsieur et non pas autre chose !

chiropraxie et TMS
Les chiropracteurs en première ligne contre les troubles musculo-squelettiques

Il ne s’agit pas de la défense des intérêts des patients étant donné que la grande majorité des études médicales sur la Chiropraxie ont montré l’efficacité et la sûreté des soins chiropratiques pour des troubles neuro-musculo-squelettiques. La profession est réglementée dans de nombreux pays, reconnue par l’OMS et régies par des instances internationales sur des formations longues sur 6 ans avec internat clinique,… Et comme je le mentionnais, de nombreuses études parues dans des journaux médicaux indexés ont montré l’efficacité de ces soins pour de nombreux problèmes musculo-squelettiques. Et c’est d’ailleurs ce qui a incité la France, à la traîne par rapport aux autres pays européens, de finalement reconnaitre la profession ! Je rappelle aussi que certaines de ces études ont même montré la supériorité de ces soins par rapport aux soins de kinésithérapie. Et c’est peut-être bien cela qui dérange Monsieur Demorand et certains de ces confrères. Il pourrait trouver certaines de ces études sur mon site (cette page), ou par exemple dans le dossier de l’Organisation Mondiale de la Santé sur la profession !!!

Je me rappelle qu’il y a quelques années, à l’invitation d’un chef de service d’un hôpital parisien, j’ai fait une présentation sur la Chiropraxie pour le staff. Et dans ma présentation, je montrais les différentes études sur l’efficacité des soins y compris celles qui montraient que les soins chiropratiques étaient plus efficaces pour les maux de dos par rapport aux médicaments ou aux soins de kinésithérapie. Des collègues de Monsieur Demorand se sont senti insultés (ce qui n’était absolument pas mon intention) et ont décidé de quitter la salle. Le chef de service a dû leur faire comprendre que ce sont des conclusions d’études médicales et qu’il faut accepter les faits et non pas les prendre comme une attaque personnelle. 

J’ajoute que non seulement l’esprit de cet arrêté n’est pas de substituer les 1000 chiropracteurs aux 90.000 kinésithérapeutes, car on ne cible pas les mêmes structures dans le corps humain, mais que cela permet de créer une complémentarité logique dans les rapports entre les deux professions comme cela existe partout dans le monde. Cet arrêté ne fait que s’aligner sur ce qui se fait dans le reste du monde et des pays européens où les chiropracteurs sont reconnues en tant que praticien de premier contact (avec pose de diagnostic), ce qui n’est pas le cas des kinésithérapeutes.

Kinésithérapeute et chiropracteur : pas le même travail

Encore une fois, personnellement, mon travail consiste à travailler sur le système articulaire et son rapport avec le système nerveux et non pas de faire de la kinésithérapie. Et pour beaucoup de mes patients je recommande de poursuivre une rééducation et/ou renforcement musculaire avec un kinésithérapeute de leur choix. Dans mon cabinet aux Etats-Unis, nous avions 3 chiropracteurs qui travaillaient avec 2 kinésithérapeutes. Chacun son travail pour aider les patients à progresser. Je n’ai donc aucune animosité envers ces professionnels sauf quand certains d’entre eux veulent, dans l’autres sens, surfer sur la popularité des soins vertébraux et se former à cela en faisant des raccourcis et devenir ostéopathes en faisant des stages sur des weekends ou en quelques mois, au lieu des 6 années d’études à temps complet que nécessite une vraie formation d’ostéopathe !

J’inviterais donc Monsieur Demorand et quiconque de ces collègues qui se sentiraient trahis par cet arrêté de se rapprocher de l’Association Française de Chiropraxie qui régie la profession en France pour comprendre ce qu’est cette profession. Cela lui permettra d’être rassuré sur le fait que la complémentarité des soins est un plus pour les patients et que cela n’enlève en rien ses privilèges de kinésithérapeute.

Migraines : Pourquoi on ne me l’a pas dit ?

Les migraines souvent liées aux problèmes cervicaux

migraine-femme
Les migraines touchent plus les femmes que les hommes en général

C’est ce que j’entends régulièrement au cabinet : pourquoi on ne me l’a pas dit ? Des patients qui après des années de galères et de souffrances avec des maux de tête, qui trouvent finalement une solution avec nos soins et demandent pourquoi tous les spécialistes qu’ils ont consultés jusque là ne leur ont pas dit que leur problèmes pouvaient venir de leurs cervicales et qu’ils auraient pu consulter un chiropracteur !

En effet pourquoi ? Je connais beaucoup de médecins parmi mes amis et famille et je crois pouvoir dire pourquoi : parce qu’ils ne connaissent pas la relation entre ce qui se passe au niveau de la colonne et les maux de tête et migraines. Parce qu’ils ne connaissent pas les études qui ont montré l’efficacité des soins chiropratiques pour les migraines et les céphalées de tension.

Nous avons déjà une page consacrée aux études qui montrent l’efficacité des soins chiropratiques pour les maux de tête et migraines (cliquez ici). Vous pouvez aussi retrouver quelques uns des témoignages de nos patients dont la majorité viennent nous consulter pour les maux de tête (cliquez ici).

Mais le post d’aujourd’hui est pour faire part de quelques nouvelles études qui démontrent encore une fois qu’il existe une association entre des troubles structurels au niveau des cervicales et des céphalées et migraines.

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Les mauvaises positions au travail et à la maison sont associées aux problèmes cervicaux et migraines

Dans une étude parue en juin 2017, les chercheurs voulaient étudier les troubles musculo-squelettiques au niveau cervical chez les femmes avec des migraines épisodiques, migraines chroniques et celles sans migraine. Ils ont trouvé que les femmes souffrant de migraines présentent des altérations musculo-squelettiques de la colonne cervicale supérieure, exprimées par une rotation cervicale restreinte, une diminution de la rotation cervicale supérieure et la présence d’articulations cervicales supérieures symptomatiques (douloureux).

93% des personnes souffrant de migraines ont au moins 3 dysfonctionnements au niveau cervical !

Dans une autre étude parue en 2018, les chercheurs voulaient évaluer la prévalence et la structure des dysfonctionnements musculo-squelettiques chez les patients migraineux en utilisant une approche méthodologique rigoureuse. Un ensemble normalisé de six tests d’examen physique a montré une prévalence élevée de dysfonctionnements musculo-squelettiques chez les patients migraineux. Quatre-vingt-treize pour cent des patients évalués présentaient au moins trois dysfonctionnements musculo-squelettiques au niveau cervical. Ces dysfonctionnements confirment une interaction réciproque entre le trijumeau (le nerf souvent mis en cause dans les migraines) et les cervicales qui expliquerait la symptomatologie de la migraine.

On peut encore citer cette étude parue en 2009 qui montrait une diminution des amplitudes de mouvement (en particulier en extension) chez des personnes souffrant de migraines épisodiques et chroniques. Ou cette autre étude parue en 2014 qui montrait aussi qu’une diminution de la mobilité articulaire était associée aux migraines. Ou encore cette étude parue en 2016 qui montre que les patients avec des migraines chroniques avaient une activité exagérée des muscles extenseurs de la nuque.

Migraine-posture-cervicale
Les migraines et les problèmes cervicaux sont liés

A l’étude de ces articles et de nombreuses autres articles il est légitime de penser que les problèmes cervicaux et les migraines sont liés. D’ailleurs la plupart des patients qui viennent nous consulter pour des céphalées de tension ou des migraines ont des problèmes de blocage au niveau des cervicales. Parfois même des radiographies de la colonne cervicale qui montre une perte de la courbe cervicale mais à qui on a dit : “Ce n’est pas un problème, ça n’a rien à voir avec vos maux de tête” !
On voit bien que si, et qu’il serait donc judicieux de consulter un chiropracteur si on souffre de migraines chroniques, pour examiner la colonne vertébrale et de corriger les blocages et les tensions musculaires présents. D’autant plus que, comme je l’ai précisé auparavant, des études ont déjà montré l’efficacité des soins chiropratiques pour différents type de maux de tête : céphalées de tension, migraines, etc.

Dans notre cabinet, non seulement nous procédons à une analyse complet de la colonne, mais nous prenons aussi en compte les problèmes physiologiques au niveau vestibulaires et oculaires qui peuvent être un facteur déterminant dans l’apparition et donc la résolution des migraines.
Une migraine n’est pas un problème simple et il faudrait de toute façon consulter votre médecin pour s’assurer que cela ne cache pas de problèmes plus graves. Mais en absence de pathologie et pour éviter de prendre des médicaments qui ne font que masquer les problèmes et vous obligent à en prendre des plus en plus forts et avec des effets secondaires plus importants, essayez des soins qui ont montré leur efficacité pour la majorité des patients qui consultent !

Références :

* Eur J Phys Rehabil Med. 2017 Jun;53(3):342-350. Musculoskeletal disorders of the upper cervical spine in women with episodic or chronic migraine. Ferracini GN, Florencio LL, Dach F, Bevilaqua Grossi D, Palacios-Ceña M, Ordás-Bandera C, Chaves TC, Speciali JG, Fernández-de-Las-Peñas C.

* Cephalalgia. 2018 Apr;38(5):865-875. Musculoskeletal dysfunction in migraine patients. Luedtke K, Starke W, May A.

* Headache. 2009 May;49(5):726-31. Cervical mobility in women with migraine. Bevilaqua-Grossi D1, Pegoretti KS, Goncalves MC, Speciali JG, Bordini CA, Bigal ME.

* J Bodyw Mov Ther. 2014 Oct;18(4):569-75. Upper cervical mobility, posture and myofascial trigger points in subjects with episodic migraine: Case-control study. Tali D, Menahem I, Vered E, Kalichman L.

* J Electromyogr Kinesiol. 2016 Oct;30:66-72. Patients with chronic, but not episodic, migraine display altered activity of their neck extensor muscles. Florencio LL, Oliveira AS, Lemos TW, Carvalho GF, Dach F, Bigal ME, Falla D, Fernández-de-Las-Peñas C, Bevilaqua-Grossi D

Cartables : quel poids pose le moins de problèmes et à quel niveau le positionner ?

Tout a été dit sur les cartables lourds et leurs effets néfastes sur le dos des enfants… ou pas…! Une autre étude vient en effet de paraitre pour analyser les effets du poids du cartable sur les enfants pendant la marche. Ce qui n’avait pas encore été étudié jusqu’aujourd’hui.

cartable et posture des enfants
Le poids et la mauvaise position du cartable devraient être vérifiés

Attention au poids

Des études antérieures ont démontré que les contraintes physiques quotidiennes associées au portage des sacs à dos entraînent une inclinaison vers l’avant significative de la tête et du tronc et des changements dans la courbure de la colonne vertébrale. Il a même été observé qu’une augmentation du poids sac à dos comprime significativement les hauteurs de disque lombaire.

En Australie, le poids moyen du cartable des était de 5,3 kg, soit environ 10% de leur poids corporel moyen. Dans une étude menée aux États-Unis, le poids moyen des sacs d’école était de 17% de la moyenne des poids des élèves. Dans une autre étude réalisée en Irlande seulement 29,9% des enfants portaient des cartables qui étaient inférieurs ou égaux à 10% du poids corporel. Et une autre étude a constaté que le poids moyen transporté par les écoliers italiens était de 22,0% de leur poids corporel. En résumé, les enfants chargent leurs sacs à dos entre 10% et 22% de leur poids corporel.

Attention à la position

En plus du poids du sac à dos, une attention a été portée à la hauteur du centre de gravité du sac à dos. La position du sac à dos est cruciale pour déterminer la méthode de transport de poids appropriée et pour la conception ergonomique des cartables. En général, c’est une position haute qui est recommandée [4]. Des chercheurs ont constaté que le port d’un sac à dos positionné au niveau de la région lombaire conduisait à une flexion vertébrale plus élevée que le port d’un sac à dos positionné dans la région dorsale, même si les participants avaient montré une préférence pour le placement lombaire.

Dans cette nouvelle étude, les chercheurs ont analysé la posture, l’activation musculaire et l’inconfort exprimés par les enfants portant des poids correspondants à 5%, 10% et 15% de leur poids.

Les analyses ont été effectuées pour chaque poids à 3 niveau différents de leur dos : vers la 7ème vertèbre dorsale, vers la 12ème vertèbre dorsale et vers la 3ème vertèbre lombaire. Les enfants ont ensuite marché pendant 10 minutes sur un tapis roulant.

Les participants portant un sac à dos pesant 15% de leur poids corporels présentaient une plus grande flexion de la tête et du tronc, avec des contractions musculaires correspondantes, et un angle lombo-sacré plus faible que ceux portant un cartable de 5% ou 10% de leur poids corporel.

Position cartable posture enfants
La meilleure position est au niveau de la 12ème vertèbre dorsale (T12)

Ceux qui portaient le cartable au niveau de la taille ont montré le plus haut niveau d’inconfort.

Inversement, la note d’inconfort pour le cou et les épaules était la plus élevée lorsque le sac à dos était à la position de la 7ème vertèbre dorsale. Cette position élevée du sac à dos a également provoqué plus de flexion de la tête que les deux autres positions.

La conclusion des chercheurs est que pour la santé musculo-squelettique des enfants, le port d’un sac à dos scolaire pesant 15% du poids corporel devrait être évité, et le portage à la position T12 (12ème vertèbre dorsale) peut être recommandé pour les écoliers.

Références :

Chen Y-L, Mu Y-C. Effects of backpack load and position on body strains in male schoolchildren while walking. Di Giminiani R, ed. PLoS ONE. 2018;13(3):e0193648.

L’aide du chiropracteur

Comme il a été mentionné plus haut, l’impact de ces mauvaises postures et poids excessif sur la colonne vertébrale des enfants peut conduire à des troubles musculo-squelettiques tels que des douleurs de dos et des douleurs cervicales mais aussi à une usure plus importantes des articulations avec écrasement des disques lombaires.
De la même manière que nous faisons vérifier par un dentiste l’état des dents de nos enfants, parce que les aliments sucrés peuvent augmenter leur usure; il est important de faire vérifier l’état de la colonne vertébrale de nos enfants par un chiropracteur et ne pas attendre que les symptômes se montrent !