Maux de dos et douleurs cervicales chez les seniors : l’apport de la Chiropraxie

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Les douleurs au dos et aux cervicales sont associées à une invalidité et à une perte d’autonomie chez les personnes âgées.
Or les manipulations vertébrales effectuées par des chiropracteurs sont efficaces pour les douleurs cervicales. Une étude parue en 2012 dans le journal médical Annals of Internal Medicine (1) avait même comparé les manipulations vertébrales aux médicaments et aux exercices à la maison (fournis par des thérapeutes à l’hôpital) pour des douleurs cervicales de 2 à 12 semaines. Cette étude avait démontré que les soins chiropratiques étaient significativement plus efficaces que les médicaments à court et long terme.

Il est admis qu’environ 20% des personnes âgées de 70 ans et plus se plaignent d’au moins une douleur cervicale par mois. Parmi cette population, la douleur cervicale est associé et entraîne d’autres problèmes de santé et un sentiment de santé dégradée. Il est aussi admis que les médicaments antidouleur couramment utilisés soient moins prescrits chez les personnes âgées en raison du risque d’interaction médicamenteuse.

Une étude en 2014 (2) a donc entrepris de déterminer l’efficacité des soins chiropratiques chez les seniors. Dans cette étude aussi, les soins chiropratiques associées aux exercices, étaient plus efficaces que les exercices à la maison et des exercices avec d’autres thérapeutes à l’hôpital.

Une dernière étude vient de paraitre en 2018 (3) qui compare les soins pendant une période plus ou moins longues (12 semaines vs 36 semaines) pour les douleurs et incapacités cervicales mais aussi pour les incapacités et douleurs de dos chez les seniors. Les chercheurs ont trouvé que les deux groupes (avec soins à court et long terme) présentaient une amélioration significative en ce qui concerne leurs incapacités, mais sans une différence majeure entre les deux groupes. Tandis que le groupe avec des soins plus longs présentaient une meilleure amélioration de la douleur cervicale et de l’équilibre après des soins à plus long terme (36 semaines). Aucun effets secondaires graves n’a d’ailleurs été constatés dans cette étude.

Ces études montrent que les soins chiropratiques peuvent être une solution naturelle et efficace pour les douleurs fréquemment rencontrées par les seniors et qui pourraient aider à diminuer le nombre de médicaments pris par ces derniers.

Vous pouvez trouver des témoignages de nos patients sur ce que les soins chiropratiques ont pu leur apporter en cliquant ici.

Références :

1 ) Ann Intern Med. 2012 Jan 3;156(1 Pt 1):1-10. Spinal manipulation, medication, or home exercise with advice for acute and subacute neck pain: a randomized trial. Bronfort G, Evans R, Anderson AV, Svendsen KH, Bracha Y, Grimm RH.

2 ) Spine J. 2014 Sep 1;14(9):1879-89. doi: 10.1016/j.spinee.2013.10.035. Epub 2013 Nov 10. Spinal manipulative therapy and exercise for seniors with chronic neck pain. Maiers M, Bronfort G, Evans R, Hartvigsen J, Svendsen K, Bracha Y, Schulz C, Schulz K, Grimm R.

3 ) Arthritis Care Res (Hoboken). 2018 Oct 24. doi: 10.1002/acr.23798. [Epub ahead of print] Short or long-term treatment of spinal disability in older adults with manipulation and exercise. Maiers M, Hartvigsen J, Evans R, Westrom K, Wang Q, Schulz C, Leininger B, Bronfort G.

 

Mais si, les courbes dans la colonne sont importantes !

Souvent négligées

« Rien de particulier dans vos radiographies de la colonne. » Cette phrase, je l’ai entendu tellement de fois au cours des années. Et pourtant… quand on regarde la radiographie de la colonne; que ce soit au niveau cervicale, dorsale ou lombaire, on remarque tout de suite que quelque chose ne va pas !

La courbe est modifiée et pourtant, la même phrase : « Rien de particulier et ça n’a rien à voir avec vos symptômes… »

Effectivement pour beaucoup de professionnels de santé, ce « détail » est souvent négligé. En absence (ou même en présence) d’autres pathologies, la courbure de la colonne et ses modifications ne sont parfois même pas mentionnée. Et pourtant cette courbure a une incidence sur l’état de santé du patient. Les anglo-saxons l’appellent même parfois « The Arch of Life »…

Nous avons déjà mentionné les études qui ont montré que la position de la tête penchée an avant (visible par une diminution de la lordose cervicale sur la radio) pouvait avoir des conséquences néfastes telles qu’usure prématurée (arthrose), douleurs cervicales, douleurs dorsales, maux de tête, capacités respiratoires diminuées, etc.

D’autres études viennent de confirmer que dans le cas des lombaires, les modifications de la courbe (lordose) lombaire pouvaient aussi avoir des conséquences néfastes. 

Dans une des études parue en Mars 2018, des chercheurs japonais ont analysé la relation entre la courbure et la mobilité lombaire et l’arthrose de la hanche. Ils ont trouvé qu’il existe bien une relation entre une accentuation de la courbure lombaire, une mobilité lombaire réduite et la progression de l’arthrose de la hanche. Ce qui va dans le même sens que les études dont nous avons parlé plus haut à propose des changements de la courbe cervicale et l’usure prématurée de la colonne cervicale. 

Dans une autre étude parue en Mai 2018, des chercheurs iraniens ont analysé la relation entre la lordose (la courbe) lombaire, l’angle lombo-sacré (l’angle entre lombaires et sacrum) et des maux de dos chroniques. Ils ont trouvé qu’il existe une forte relation entre d’une part, l’angle combo-sacré et le mal de dos chronique chez les deux sexes et d’autre part, le lordose lombaire et le mal de dos chronique chez les hommes. 

La courbe de la colonne joue donc un rôle dans les douleurs de dos. Une autre étude en 2010 avait déjà montré que les personnes souffrant de hernie discale lombaire avait une courbure lombaire anormale !

Les nerfs éparpillés dans tout le corps prennent leur origine dans la colonne vertébrale

Tout ceci explique ce que les chiropracteurs, spécialistes de la colonne vertébrale et du système nerveux associé, ont toujours dit : la courbure anormale de la colonne est un facteur essentiel dans l’apparition de la douleur et ceci en raison des pressions anormales exercées sur la colonne et les blocages et les irritations que cela engendre au niveau des nerfs voisinants.

Si vous courez, hésitez pas à lire notre article sur un des facteurs de chocs sur la colonne pendant la course

Références :

  • Osteoarthritis Cartilage. 2018 Mar;26(3):397-404. Sagittal alignment and mobility of the thoracolumbar spine are associated with radiographic progression of secondary hip osteoarthritis. Tateuchi H, Akiyama H, Goto K, So K, Kuroda Y, Ichihashi N.
  • Zahra Janamiri, Yousef Moghimi Boldaji, Fardis Mosayebian. Evaluation of Lumbosacral Angle as New Parameters in Patients Suffering from Chronic Low Back Pain. American Journal of Medical Case Reports. Vol. 6, No. 4, 2018, pp 65-67. 
  • The Correlations between Lumbar Lordosis, L4-5 Disc Angle, L4-5 Disc Height, and the Lumbosacral Angle in L4-5 HNP Patients. Journal of Physical Therapy Science 22(4):391-394 · November 2010

Evitez ceci pour mieux respirer !

Moins bonnes capacités respiratoires avec la tête penchée en avant

Nous avons déjà parlé des problèmes associées à une posture de la tête en avant (Voir l’article sur le text-neck). Une posture malheureusement de plus en plus fréquente avec l’utilisation massive des smartphones et tablettes en plus de travail quotidien sur l’ordinateur. 

Les chercheurs avaient montré des conséquences néfastes de cette posture en mettant en avant les douleurs cervicales, douleurs dorsales, mais aussi une usure (arthrose) prématurée des articulations ainsi que des conséquences sur la capacité respiratoire, maux de tête,…

Une étude récente vient encore de confirmer ces données. En effet des chercheurs coréens ont voulu comprendre si la posture de la tête en avant, qui provoque des contractions anormales au niveau des muscles autour de la nuque et des épaules, a une influence sur la capacité respiratoire de ces personnes. Leur étude a porté sur 24 personnes âgées de 25 à 35 ans qui ont consulté dans un hôpital de la province de Jeollanam-do.

Les chercheurs ont trouvé que la position de la tête en avant augmentait la contraction des muscles sternocléidomastoïdiens et scalène antérieurs et diminuait la capacité respiratoire. 

Que faire ?

Il faut d’abord prendre conscience qu’avoir la tête penché en avant est source de problème. A partir de là, il faudrait changer ses habitudes en évitant de rester longtemps sur son smartphone ou tablette et apprendre les bonnes positions (voir la vidéo sur notre chaine Youtube).

En consultant un chiropracteur, spécialiste de la colonne vertébrale, vous pourrez corriger les blocages survenus suite à cette mauvaise posture et redonner mobilité articulaire et musculaire; étape indispensable avant de commencer à renforcer les muscles de la colonne au niveau des cervicales et des dorsales ainsi que les muscles postérieurs de l’épaule.

Et surveillez de près vos enfants qui prennent très tôt ces mauvaises habitudes. Ce qui non seulement pourrait provoquer l’apparition prématurée des douleurs et gènes vertébraux mais aussi perturber le développement harmonieux de la colonne !

Les enfants sont encore plus sujets aux troubles musculosquelettiques avec les mauvaises positions

Références : 

  • J Phys Ther Sci. 2018 Jan;30(1):132-135. doi: 10.1589/jpts.30.132. Epub 2018 Jan 27. Correlation between pulmonary functions and respiratory muscle activity in patients with forward head posture. Kang JI, Jeong DK, Choi H.
  • J Phys Ther Sci. 2016 Jan; 28(1): 128–131. Effects of forward head posture on forced vital capacity and respiratory muscles activity. Jintae Han, PT, PhD, Soojin Park, PT, PhD, Youngju Kim, Yeonsung Choi, and Hyeonnam Lyu

Migraines : Pourquoi on ne me l’a pas dit ?

Les migraines souvent liées aux problèmes cervicaux

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Les migraines touchent plus les femmes que les hommes en général

C’est ce que j’entends régulièrement au cabinet : pourquoi on ne me l’a pas dit ? Des patients qui après des années de galères et de souffrances avec des maux de tête, qui trouvent finalement une solution avec nos soins et demandent pourquoi tous les spécialistes qu’ils ont consultés jusque là ne leur ont pas dit que leur problèmes pouvaient venir de leurs cervicales et qu’ils auraient pu consulter un chiropracteur !

En effet pourquoi ? Je connais beaucoup de médecins parmi mes amis et famille et je crois pouvoir dire pourquoi : parce qu’ils ne connaissent pas la relation entre ce qui se passe au niveau de la colonne et les maux de tête et migraines. Parce qu’ils ne connaissent pas les études qui ont montré l’efficacité des soins chiropratiques pour les migraines et les céphalées de tension.

Nous avons déjà une page consacrée aux études qui montrent l’efficacité des soins chiropratiques pour les maux de tête et migraines (cliquez ici). Vous pouvez aussi retrouver quelques uns des témoignages de nos patients dont la majorité viennent nous consulter pour les maux de tête (cliquez ici).

Mais le post d’aujourd’hui est pour faire part de quelques nouvelles études qui démontrent encore une fois qu’il existe une association entre des troubles structurels au niveau des cervicales et des céphalées et migraines.

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Les mauvaises positions au travail et à la maison sont associées aux problèmes cervicaux et migraines

Dans une étude parue en juin 2017, les chercheurs voulaient étudier les troubles musculo-squelettiques au niveau cervical chez les femmes avec des migraines épisodiques, migraines chroniques et celles sans migraine. Ils ont trouvé que les femmes souffrant de migraines présentent des altérations musculo-squelettiques de la colonne cervicale supérieure, exprimées par une rotation cervicale restreinte, une diminution de la rotation cervicale supérieure et la présence d’articulations cervicales supérieures symptomatiques (douloureux).

93% des personnes souffrant de migraines ont au moins 3 dysfonctionnements au niveau cervical !

Dans une autre étude parue en 2018, les chercheurs voulaient évaluer la prévalence et la structure des dysfonctionnements musculo-squelettiques chez les patients migraineux en utilisant une approche méthodologique rigoureuse. Un ensemble normalisé de six tests d’examen physique a montré une prévalence élevée de dysfonctionnements musculo-squelettiques chez les patients migraineux. Quatre-vingt-treize pour cent des patients évalués présentaient au moins trois dysfonctionnements musculo-squelettiques au niveau cervical. Ces dysfonctionnements confirment une interaction réciproque entre le trijumeau (le nerf souvent mis en cause dans les migraines) et les cervicales qui expliquerait la symptomatologie de la migraine.

On peut encore citer cette étude parue en 2009 qui montrait une diminution des amplitudes de mouvement (en particulier en extension) chez des personnes souffrant de migraines épisodiques et chroniques. Ou cette autre étude parue en 2014 qui montrait aussi qu’une diminution de la mobilité articulaire était associée aux migraines. Ou encore cette étude parue en 2016 qui montre que les patients avec des migraines chroniques avaient une activité exagérée des muscles extenseurs de la nuque.

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Les migraines et les problèmes cervicaux sont liés

A l’étude de ces articles et de nombreuses autres articles il est légitime de penser que les problèmes cervicaux et les migraines sont liés. D’ailleurs la plupart des patients qui viennent nous consulter pour des céphalées de tension ou des migraines ont des problèmes de blocage au niveau des cervicales. Parfois même des radiographies de la colonne cervicale qui montre une perte de la courbe cervicale mais à qui on a dit : « Ce n’est pas un problème, ça n’a rien à voir avec vos maux de tête » !
On voit bien que si, et qu’il serait donc judicieux de consulter un chiropracteur si on souffre de migraines chroniques, pour examiner la colonne vertébrale et de corriger les blocages et les tensions musculaires présents. D’autant plus que, comme je l’ai précisé auparavant, des études ont déjà montré l’efficacité des soins chiropratiques pour différents type de maux de tête : céphalées de tension, migraines, etc.

Dans notre cabinet, non seulement nous procédons à une analyse complet de la colonne, mais nous prenons aussi en compte les problèmes physiologiques au niveau vestibulaires et oculaires qui peuvent être un facteur déterminant dans l’apparition et donc la résolution des migraines.
Une migraine n’est pas un problème simple et il faudrait de toute façon consulter votre médecin pour s’assurer que cela ne cache pas de problèmes plus graves. Mais en absence de pathologie et pour éviter de prendre des médicaments qui ne font que masquer les problèmes et vous obligent à en prendre des plus en plus forts et avec des effets secondaires plus importants, essayez des soins qui ont montré leur efficacité pour la majorité des patients qui consultent !

Références :

* Eur J Phys Rehabil Med. 2017 Jun;53(3):342-350. Musculoskeletal disorders of the upper cervical spine in women with episodic or chronic migraine. Ferracini GN, Florencio LL, Dach F, Bevilaqua Grossi D, Palacios-Ceña M, Ordás-Bandera C, Chaves TC, Speciali JG, Fernández-de-Las-Peñas C.

* Cephalalgia. 2018 Apr;38(5):865-875. Musculoskeletal dysfunction in migraine patients. Luedtke K, Starke W, May A.

* Headache. 2009 May;49(5):726-31. Cervical mobility in women with migraine. Bevilaqua-Grossi D1, Pegoretti KS, Goncalves MC, Speciali JG, Bordini CA, Bigal ME.

* J Bodyw Mov Ther. 2014 Oct;18(4):569-75. Upper cervical mobility, posture and myofascial trigger points in subjects with episodic migraine: Case-control study. Tali D, Menahem I, Vered E, Kalichman L.

* J Electromyogr Kinesiol. 2016 Oct;30:66-72. Patients with chronic, but not episodic, migraine display altered activity of their neck extensor muscles. Florencio LL, Oliveira AS, Lemos TW, Carvalho GF, Dach F, Bigal ME, Falla D, Fernández-de-Las-Peñas C, Bevilaqua-Grossi D

Raideur et douleur cervicale, le traitement cérébelleux du mouvement et de la cognition et le rôle de la Chiropraxie

Raideur et douleur cervicale légère :

Douleur et raideur cervicale et influence sur le fonctionnement du cerveau et du cervelet

On pourrait penser qu’il s’agit de problèmes relativement inoffensifs pour lesquels il suffit de prendre un médicament ou attendre qua ça se passe. Beaucoup de gens pensent même pouvoir se passer d’une visite chez un chiropracteur jusqu’à ce que le problème devienne plus sévère.

Il devient de plus en plus évident que la douleur ne devrait pas être le seul critère pour s’occuper de ces problèmes cervicaux. Des études récentes indiquent que la douleur cervicale même légère peut influencer la capacité à percevoir ses articulations dans l’espace (proprioception dans les membres supérieurs), le traitement moteur cortical et cérébelleux, et les temps de réponse mentale pour les tâches de rotation complexes.
De même, il existe des indications que les soins chiropratiques (manipulations vertébrales) ont un rôle à jouer dans la restauration d’un fonctionnement du cerveau optimal pour les personnes souffrant de douleurs cervicales.

La première de ces études, a été publiée en 2011. Elle offrait deux indications cliniquement significatives : la première étant que la douleur et raideur cervicale légère altéraient la capacité du cerveau à percevoir la position des membres supérieurs. En d’autres termes, les personnes souffrant de douleurs cervicales même légères ont du mal à percevoir la position exacte de leur bras dans l’espace.
En outre les résultats montraient que la manipulation chiropratique de la colonne cervicale entrainait une diminution significative des erreurs variables et absolues [1]. C’est-à-dire que les patients montraient une meilleure précision proprioceptive des membres supérieurs après les soins chiropratiques.

D’autres études indiquent que la douleur et raideur cervicale peuvent influer sur de nombreux autres domaines de la santé. Ceux-ci incluent bien entendu la mobilité et l’amplitude de mouvement, mais aussi la capacité cognitive. Ce dernier point a été couvert dans un article paru dans le Journal of Pain and Relief et présenté à la Conférence Internationale sur la Recherche et la Gestion de la Douleur à Vancouver en 2016 [2].

Altération des capacités cognitives

L’étude était une étude longitudinale qui a révélé que la douleur et raideur cervicale légère altèrent les capacités cognitives, mais que cela peut être amélioré par des interventions chiropratiques [2].

L’étude portait sur 42 sujets âgés de 18 à 45 ans. 24 d’entre eux avaient des douleurs et raideur cervicales et les autres ont été utilisés comme groupe témoin en bonne santé. Chaque groupe a effectué 3 tests cognitifs (un test intra / extradimensionnel, un traitement visuel rapide et un test spatial) et ont été testés avant et après 4 semaines. Pendant ce temps, le groupe expérimental a reçu des soins chiropratiques.

Les chercheurs ont constaté une différence significative entre les groupes après les quatre semaines. Les résultats indiquaient que la douleur et raideur cervicale légère réduisaient le processus cognitif et supposent que cela pourrait «augmenter les erreurs au travail, affectant la sécurité et la productivité [2].» Bien que la taille de l’échantillon et le double aveuglement de la recherche laissaient à désirer, les résultats étaient remarquables.

Cette étude n’a pas été la première à montrer que les soins chiropratiques pouvaient avoir un impact sur les fonctions cognitives. Une étude de 2013 a montré des changements dans le traitement de la motricité corticale et cérébelleuse chez des patients atteints de raideur  et douleurs cervicales légères suite à des manipulations vertébrales [3]. Les chercheurs ont mesuré «l’inhibition intracorticale à interval court, l’inhibition intracorticale à interval long et l’inhibition cérébelleuse» en utilisant la stimulation magnétique transcrânienne, et cela pour le groupe expérimental ainsi qu’un autre groupe témoin de 10 volontaires [3].

Qu’est-ce que ces trois mesures signifient? Essentiellement, tous les trois influencent l’équilibre, le contrôle musculaire et l’intégration cortical. Mais un fait neurologique moins connu est que le cervelet a aussi un impact sur la cognition. «Un modèle théorique actuel suggère que le cervelet module l’activité et facilite l’apprentissage par la formation de schémas internes et de connexions réseau qui dictent les mouvements nécessaires à l’exécution d’une tâche», ont écrit les auteurs Daligadu et al. C’est un exemple de projections fonctionnelles du cervelet au-delà du simple contrôle du mouvement et de l’équilibre.

Le rôle du cervelet dans le contrôle moteur mais aussi la proprioception et la cognition est primordial

L’étude a montré que suite à des soins chiropratiques il y avait bien des changements dans la modulation cérébelleuse du contrôle moteur chez les patients souffrant de raideur et douleurs cervicales légères. Cela a conduit les chercheurs à spéculer que cela pourrait être dû à une modification de l’intégration sensorimotrice (comme proposé par d’autres recherches de Dr Heidi Haavik et Bernadette Murphy [4]).

Les résultats étaient significatifs, indiquant que «la manipulation du rachis cervical dans un groupe de patients souffrant de raideur et douleur cervicale légère conduit à un modèle de modulation cérébelleuse plus semblable à un groupe sans douleur cervicale (groupe “normal”) [3]. » Il a indiqué que la normalisation des afférences du cou pourrait restaurer « un schéma de corps interne plus correct qui permettait une intégration sensorimotrice correcte et une projection motrice normalisée” [3].

En d’autres termes suite aux manipulations chiropratiques, le cervelet recevait et envoyait les informations de manière normale comparé à son travail avant les soins chiropratiques.

L’ensemble de données complet vaut vraiment la peine d’être lu [3], mais c’est certainement un indicateur encourageant de la puissance de l’ajustement chiropratique, même lorsqu’une condition reste subclinique (le patient n’a pas encore assez mal pour consulter).

Dans une autre étude longitudinale parue en 2015  les volontaires ont été présentés avec un objet sur un écran d’ordinateur, qui était soit dans une position normale ou position inversée. Les volontaires devaient appuyer sur des boutons correspondants selon la position de l’objet.

L’étude a montré que «les participants en bonne santé ont obtenu de meilleurs résultats que le groupe souffrant de raideur et douleurs cervicales légères. L’étude a montré que les raideurs et douleurs cervicales légères peuvent altérer la capacité d’une personne à effectuer une «tâche complexe de rotation mentale impliquant des connexions cérébelleuses, probablement en raison d’un schéma corporel altéré».

Ce n’est pas la première fois qu’une étude met en évidence une altération de la conscience kinesthésique chez les personnes souffrant de cervicalgie légère. Il est également facile d’émettre des hypothèses sur la façon dont cela pourrait s’appliquer à la conscience spatiale.

Les auteurs de l’étude ont remarqué que «l’implication du cervelet dans la rotation mentale est intéressante d’autant plus qu’une une étude antérieure a montré que la manipulation cervicale améliorait la capacité de rotation mentale chez les individus souffrant de problèmes cervicaux [5].  »

Cette étude, dans laquelle le groupe expérimental a reçu des soins chiropratiques (un ajustement cervical supérieur) a montré des différences significatives par rapport au groupe de contrôle qui n’a pas reçu d’ajustement chiropratique. Plus précisément, le temps de réaction du groupe expérimental a été amélioré de 14,9% par rapport au groupe de témoins pour qui l’amélioration n’était que de 8%.

Il serait long de faire une analyse en profondeur de toutes les recherches reliant les interventions chiropratiques aux améliorations de l’intégration ou du contrôle sensorimoteur. Cependant une chose devient de plus en plus certaine : la raideur et douleur cervicale légère affecte plus que juste l’amplitude du mouvement, la douleur ou la raideur. Si quelqu’un accorde de la valeur à son contrôle moteur du cerveau ou à son agilité mentale, un voyage chez le chiropracteur pourrait être avantageux si c’est fait tôt, dès que la nuque devienne raide et avant que les douleurs et dysfonctionnements deviennent plus importants.

Au fur et à mesure que notre compréhension des effets de la subluxation vertébrale augmente, nous pouvons espérer mieux comprendre les mécanismes sous-jacents ainsi que les améliorations potentielles qui pourraient résulter du travail du chiropracteur.

Traduit de l’article original publié par la Fondation de Recherche Australienne sur la Colonne Vertébrale

NDLR : Dans notre cabinet, pour les patients consultant pour des problèmes de vertiges, déséquilibre, dyspraxie visuo-spatiale l’analyse chiropratique est complétée par une analyse détaillé du fonctionnement du système nerveux tant au point de vue visuel que vestibulaire et proprioceptif pour permettre de déterminer de façon précise l’origine des problèmes et d’y remédier par des soins de chiropraxie et diverses stimulations et exercices.

References :

[1] Haavik H, and Murphy B (2011), “Subclinical Neck Pain and the Effects of Cervical Manipulation on Elbow Joint Position Sense,” JMPT Vol 34, Iss 2, Feb 2011, pp. 88-97, https://doi.org/10.1016/j.jmpt.2010.12.009

[2] Luke M (2016), “Subclinical neck pain impairs cognitive ability which can be improved by chiropractic treatment: a four week longitudinal study with a healthy control group comparison,” Journal of Pain and Relief, DOI: 10.4172/2167-0846.C1.012, https://www.omicsonline.org/proceedings/subclinical-neck-pain-impairs-cognitive-ability-which-can-be-improved-by-chiropractic-treatment-a-four-week-longitudinal-53861.html)

[3] Daligadu J, Haavik H, Yielder P, Baarbe J, and Murphy B (2013), “Alterations in Cortical and Cerebellar Motor Processing in Subclinical Neck Pain Patients Following Spinal Manipulation,” JMPT Vol 36, Iss 8, October 2013 pp. 527-537, https://doi.org/10.1016/j.jmpt.2013.08.003

[4] Haavik H, Murphy B (2012), “The role of spinal manipaultion in addressing disordered sensorimotor integration and altered motor control,” J Electromyogr Kinesiol, 22(2012) pp.768-776).

[5] Baarbe J, Holmes M, Murphy H, Haavik H, Murphy B (2016), “Influence of Subclinical Neck Pain on the Ability to Perform a Mental Rotation Task: A 4-week Longitudinal Study with a Healthy Control Group Comparison,” JMPT Vol. 39, Iss. 1, Jan 2016 pp. 23-30, https://doi.org/10.1016/j.jmpt.2015.12.002

[6] Kelly D, Murphy B, and Backhouse D (2000), “Use of a mental rotation reaction-time paradigm to measure the effects of upper cervical adjustments on cortical processing: a pilot study,” JMPT, 23(2000), pp.246-251, DOI: https://doi.org/10.1067/mmt.2000.106099

Text neck, tech neck ou la cervicalgie de texto

Text neck et douleurs cervicales

Votre tête pèse autant qu’une boule de bowling !

En temps normal, votre tête pèse environ 5-6 kilogrammes sur vos cervicales. Mais quand vous penchez la tête en avant et vers le bas, le poids ressenti sur la colonne cervicale commence à augmenter. À un angle de 15 degrés, ce poids est d’environ 12 kilogrammes, à 30 degrés, il est d’environ 18 kilogrammes, à 45 degrés il est d’environ 22 kilogrammes, et à 60 degrés, il est d’environ 27 kilogrammes !
C’est la charge supplémentaire sur votre colonne vertébrale quand vous consultez ou passer du temps sur votre smartphone et/ou tablette.
Les chercheurs ont trouvé que cette mauvaise posture; appelée text neck ou tech neck ou cervicalgie des textos; peut conduire à une usure et une dégénérescence prématurées, aux déchirures autour de la colonne vertébrale, et même la chirurgie.

Avec la tête en avant, 4 boules de bowling sur la nuque !

« Cela devient une épidémie » confirme Hansraj, chef de service de chirurgie de la colonne vertébrale à l’hôpital de New York Spine Surgery and Rehabilitation Medicine. « Il suffit de regarder autour de vous, tout le monde a la tête baissée. »

Pour comprendre ce que cela signifie, imaginez porter, un enfant de 8 ans, ou 3 à 4 boules de bowling, sur la nuque, pendant plusieurs heures par jour. Les utilisateurs de smartphones passent une moyenne de deux à quatre heures par jour la tête penchée en avant, à la lecture des e-mails, l’envoi de textes ou sur les sites des médias sociaux. Selon les études, cela revient à environ 700 à 1400 heures par an, où les gens mettent cette pression énorme sur leur colonne. Et c’est probablement pire pour les jeunes qui passeraient éventuellement 5.000 heures dans cette position, dit Hansraj.

« C’est un vrai problèmes chez les jeunes.», dit-il. «Avec cette contrainte excessive sur la nuque, nous pourrions commencer à voir de plus en plus de jeunes qui ont besoin de soins pour la colonne vertébrale. »

Un autre spécialiste déclare que « l’effet est similaire à l’extension d’un doigt en arrière et de l’y maintenir pendant environ une heure. »

« Quand vous étirez le tissu pendant une longue période de temps, il devient douloureux, il devient enflammée, » dit-il. Il peut aussi provoquer des tensions musculaires, des nerfs pincés, des hernies discales et, au fil du temps, il peut même supprimer la courbe naturelle du cou. »

Et d’autres problèmes de santé

Une mauvaise posture peut provoquer aussi d’autres problèmes. Les experts disent qu’elle pourrait réduire la capacité respiratoire jusque 30 pour cent. Une mauvaise posture au niveau de la nuque est aussi liée à des maux de tête et des problèmes neurologiques, la dépression et les maladies cardiaques.

 

Que faire ?

Premièrement, éviter de rester longtemps la tête penchée en avant sur son smartphone, tablette ou ordinateur portable. Visitez notre page facebook ou youtube pour voir la vidéo sur les bonnes positions à prendre sur l’ordinateur.
Essayer de regarder votre téléphone avec la tête relevée ou de regarder votre tablette sur un support surélevé.
Et surtout de faire des exercices pour renforcer les muscles (postérieurs) des cervicales et des dorsales.

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