Mais si, les courbes dans la colonne sont importantes !

Souvent négligées

“Rien de particulier dans vos radiographies de la colonne.” Cette phrase, je l’ai entendu tellement de fois au cours des années. Et pourtant… quand on regarde la radiographie de la colonne; que ce soit au niveau cervicale, dorsale ou lombaire, on remarque tout de suite que quelque chose ne va pas !

La courbe est modifiée et pourtant, la même phrase : “Rien de particulier et ça n’a rien à voir avec vos symptômes…”

Effectivement pour beaucoup de professionnels de santé, ce “détail” est souvent négligé. En absence (ou même en présence) d’autres pathologies, la courbure de la colonne et ses modifications ne sont parfois même pas mentionnée. Et pourtant cette courbure a une incidence sur l’état de santé du patient. Les anglo-saxons l’appellent même parfois “The Arch of Life”…

Nous avons déjà mentionné les études qui ont montré que la position de la tête penchée an avant (visible par une diminution de la lordose cervicale sur la radio) pouvait avoir des conséquences néfastes telles qu’usure prématurée (arthrose), douleurs cervicales, douleurs dorsales, maux de tête, capacités respiratoires diminuées, etc.

D’autres études viennent de confirmer que dans le cas des lombaires, les modifications de la courbe (lordose) lombaire pouvaient aussi avoir des conséquences néfastes. 

Dans une des études parue en Mars 2018, des chercheurs japonais ont analysé la relation entre la courbure et la mobilité lombaire et l’arthrose de la hanche. Ils ont trouvé qu’il existe bien une relation entre une accentuation de la courbure lombaire, une mobilité lombaire réduite et la progression de l’arthrose de la hanche. Ce qui va dans le même sens que les études dont nous avons parlé plus haut à propose des changements de la courbe cervicale et l’usure prématurée de la colonne cervicale. 

Dans une autre étude parue en Mai 2018, des chercheurs iraniens ont analysé la relation entre la lordose (la courbe) lombaire, l’angle lombo-sacré (l’angle entre lombaires et sacrum) et des maux de dos chroniques. Ils ont trouvé qu’il existe une forte relation entre d’une part, l’angle combo-sacré et le mal de dos chronique chez les deux sexes et d’autre part, le lordose lombaire et le mal de dos chronique chez les hommes. 

La courbe de la colonne joue donc un rôle dans les douleurs de dos. Une autre étude en 2010 avait déjà montré que les personnes souffrant de hernie discale lombaire avait une courbure lombaire anormale !

Les nerfs éparpillés dans tout le corps prennent leur origine dans la colonne vertébrale

Tout ceci explique ce que les chiropracteurs, spécialistes de la colonne vertébrale et du système nerveux associé, ont toujours dit : la courbure anormale de la colonne est un facteur essentiel dans l’apparition de la douleur et ceci en raison des pressions anormales exercées sur la colonne et les blocages et les irritations que cela engendre au niveau des nerfs voisinants.

Si vous courez, hésitez pas à lire notre article sur un des facteurs de chocs sur la colonne pendant la course

Références :

  • Osteoarthritis Cartilage. 2018 Mar;26(3):397-404. Sagittal alignment and mobility of the thoracolumbar spine are associated with radiographic progression of secondary hip osteoarthritis. Tateuchi H, Akiyama H, Goto K, So K, Kuroda Y, Ichihashi N.
  • Zahra Janamiri, Yousef Moghimi Boldaji, Fardis Mosayebian. Evaluation of Lumbosacral Angle as New Parameters in Patients Suffering from Chronic Low Back Pain. American Journal of Medical Case Reports. Vol. 6, No. 4, 2018, pp 65-67. 
  • The Correlations between Lumbar Lordosis, L4-5 Disc Angle, L4-5 Disc Height, and the Lumbosacral Angle in L4-5 HNP Patients. Journal of Physical Therapy Science 22(4):391-394 · November 2010

Mal de dos chronique : encore une étude qui valide les soins chiropratiques

Mal de dos chronique : La Chiropraxie efficace !

chiropraxie recommandée pour la lombalgie
La chiropraxie pour la lombalgie chronique

La prévalence de la lombalgie au cours de la vie aux États-Unis peut atteindre 84%. Il est estimé que 11 à 12% de la population est en invalidité en raison de maux de dos chroniques. La gravité ou la durée varient d’un individu à l’autre et la transition de la lombalgie aiguë à la lombalgie chronique est difficile à déterminer.

Les approches de gestion de la douleur varient considérablement. De nombreux médecins utilisent des anti-inflammatoires non stéroïdiens, des opioïdes et des médicaments neurotropes, ou des injections de stéroïdes (infiltration) et la chirurgie comme outils principaux. En raison des risques potentiels ou apparents associés à ces outils, les approches non pharmacologiques, considérées comme impliquant des événements indésirables minimes, sont devenues populaires. Au cours des dernières années, plusieurs études ont exploré les preuves pour le traitement de la lombalgie chronique; les options comprennent la thérapie de manipulation vertébrale, la thérapie comportementale, la thérapie par l’exercice, la stimulation nerveuse électrique transcutanée, les courants interférentiels, la thérapie au laser à basse altitude et le yoga. Les modalités manuelles telles que la kinésithérapie, le massage, la chiropraxie, l’ergothérapie et l’ostéopathie, y compris la manipulation et la mobilisation vertébrales, sont souvent utilisées; seules ou ensembles; pour traiter la lombalgie chronique.

L’objectif de cette étude était de mieux comprendre l’efficacité de la mobilisation et de la manipulation de la lombalgie chronique non spécifique comparée et rapportée dans les essais contrôlés randomisés (ECR) depuis 2000.

La conclusion des chercheurs est qu’il existe des preuves de qualité modérée que la manipulation et la mobilisation sont susceptibles de réduire la douleur et d’améliorer la capacité des patients souffrant de lombalgie chronique; la manipulation semble produire un effet plus important que la mobilisation. Les deux thérapies semblent sans danger. Les programmes multimodaux peuvent être une option prometteuse.

Références : Spine J. 2018 May;18(5):866-879. Manipulation and mobilization for treating chronic low back pain: a systematic review and meta-analysis. Coulter ID, Crawford C, Hurwitz EL, Vernon H, Khorsan R, Suttorp Booth M, Herman PM.

Lutte contre le mal de dos et le fléau des opioïdes : Un autre état américain choisit la Chiropraxie

Le responsable de la lutte contre les addictions de l’état de New Hampshire veut plus de soins chiropratiques pour les patients

chiropraxie et TMS
Les chiropracteurs en première ligne contre les troubles musculo-squelettiques

Le conseiller du gouverneur Chris Sununu sur la toxicomanie et la santé comportementale, David Mara, a rendu visite aux médecins et aux chiropracteurs dans une usine de Dartmouth-Hitchcock au Liban (état de New Hampshire) mardi.

Ils se sont rencontrés pour discuter des soins chiropratiques comme une alternative aux opioïdes pour la gestion du mal de dos, une pathologie  répandue.

Une étude récente a révélé que les patients du New Hampshire traités par des chiropracteurs pour des maux de dos non liés au cancer étaient significativement moins susceptibles de recevoir une ordonnance pour un médicament à base d’opioïde.

Sur la base de ces résultats, Mara a dit qu’il encouragerait le gouverneur à élargir l’accès aux soins chiropratiques à travers l’état. “Si c’est quelque chose qui est basé sur la science et les données sont là, je suis sûr qu’il prendrait les mesures nécessaires pour le soutenir”, at-il dit.

Il faut noter que le New Hampshire a le deuxième taux le plus élevé de décès par surdose de drogue aux États-Unis.

NDLR : L’étude citée est parue dans le numéro de Juin 2018 de Journal of Alternative and Complementary Medicine. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’association entre l’utilisation des soins chiropratiques et l’utilisation de médicaments opioïdes sur ordonnance. Les auteurs (chiropracteurs et médecins) ont mesuré la probabilité d’avoir une d’opioïdes chez les patients ayant reçus des soins chiropratiques et ceux n’ayant pas reçu des soins chiropratiques.
La probabilité de recevoir une ordonnance pour un analgésique opioïde était de 55% plus faible chez ceux qui avaient reçu des soins chiropratiques par rapport à ceux qui n’avaient pas reçu des soins chiropratiques.
La conclusion des chercheurs était que chez les adultes du New Hampshire ayant des visites au cabinet pour lombalgie non cancéreuse, la probabilité d’avoir une ordonnance pour un analgésique opioïde était significativement plus faible pour ceux qui recevaient des soins chiropratiques par rapport aux autres.

Traduit de : http://nhpr.org/post/nh-drug-czar-eyes-expansion-chiropractic-care-cut-down-opioid-prescriptions#stream/0

Etude citée :  J Altern Complement Med. 2018 Jun;24(6):552-556. doi: 10.1089/acm.2017.0131. Epub 2018 Feb 22.
Association Between Utilization of Chiropractic Services for Treatment of Low-Back Pain and Use of Prescription Opioids. Whedon JM, Toler AWJ, Goehl JM, Kazal LA.

3 choses que vous pourriez peut-être apprendre à votre praticien sur la douleur !

Encore beaucoup de professionnels de santé ne comprennent malheureusement pas le rôle du système nerveux et surtout du cerveau dans

La douleur est dans la tête
Le cystème nerveux contrôle la douleur

la perception et le contrôle de la douleur; que ce soit en prescrivant des anti-douleurs, des myo-relaxants ou des massages pour des contractions musculaires ou des anti-dépresseurs pour des maux de tête, etc. Mais à un moment donné, il faut accepter l’évidence connue depuis des dizaines d’années : la douleur est dans la tête !

1. La douleur est dans la tête !

Je ne parle pas psychologiquement ! Je parle fonctionnellement, physiologiquement ! C’est le cerveau qui perçoit une information comme douloureuse ou non-douloureuse. Et selon l’état du cerveau, nous pouvons être plus ou moins sensibles ou résistants à ce qui va être considérée comme une “agression”. 

Vous connaissez probablement quelqu’un qui est capable de supporter une brûlure ou un clou dans la main en se serrant les dents et d’autres personnes qui hurlent de douleur simplement parce que vous les avez effleuré avec votre ongle ou serré la main un peu fort… Ils ne font pas semblants, ils ont vraiment mal !

Si le cerveau est en forme, il arrive à mieux contrôler les sensations qui viennent du corps et inhibe (ou réduit) normalement l’information de la douleur. Mais si le cerveau est devenue faible, fatigué; ses cellules s’emballent plus facilement et donc la sensation de la douleur est accentuée. Si votre praticien ne comprend pas cela, il risque de vous dire : “vous n’avez rien, c’est dans la tête” ou “c’est le stress, prenez des anti-dépresseurs !”.

Le cerveau contrôle l'information de la douleur
La migraine est l’incapacité du cerveau à gérer les informations arrivant au cerveau

En effet, je vois souvent des personnes qui souffrent de maux de tête, migraines, douleurs de dos,… sur qui on a effectué des radiographies, IRMs, et plein d’autres tests et qu’en absence d’une pathologie visible, se sont vus prescrire des anti-dépresseurs pour ne plus sentir la douleur ! Et pourtant ce n’est pas un problème de dépression qui provoque ces douleurs mais des cellules nerveuses devenues trop sensibles. C’est physiologique et non pas psychologique ! Mais il est évident que les cellules nerveuses étant devenues hypersensibles, nous devenons aussi trop sensibles mentalement, parce que les parties du cerveau en charge des émotions sont aussi devenues à fleur de peau, d’où la déprime qui peut accompagner la douleur. Mais comme le disent beaucoup de patients : “Je n’ai pas des maux de têtes parce que j’étais déprimé avant, mais maintenant je suis déprimé parce que je souffre depuis si longtemps et je ne trouve pas la solution !”

2. La douleur est une bonne chose !

La douleur est l’alarme de votre corps. C’est la lumière dans votre voiture qui vous prévient d’un problème au moteur, d’une fuite d’huile par exemple. Dans votre corps, la douleur vous prévient qu’il y a quelque chose qui ne va pas et que si cela continue, cela pose un problème réel pour votre corps. 

Quand on achète une voiture, on apprend que par exemple s’il y a une fuite d’huile dans le moteur, on ne remet pas simplement de l’huile pour compenser pour la fuite. Il faudrait réparer la fuite. En rajoutant simplement de l’huile pour compenser, un jour on risque que le moteur brûle parce qu’on n’a pas réparé la fuite à temps et cela coutera beaucoup plus cher et ce sera beaucoup plus compliqué à réparer. 

La douleur est l'alarme du corps
La douleur est le système d’alarme du corps

Et pour son corps ? Est-ce que l’on fait attention au signal d’alarme qu’est la douleur ? Si le corps vous prévient qu’il y a un problème : un mal de tête ou une douleur de dos, quelle est la solution souvent utilisée ? Un anti-douleur, un myo-relaxant,… Quelque chose pour ne plus sentir la douleur, pour calmer les muscles contractés en ignorant le signal d’alarme. Je vois toutes les semaines des personnes qui consultent en disant qu’ils n’en peuvent plus des douleurs chroniques dont il souffrent tous les jours et ils rajoutent : “avant c’était de temps en temps et beaucoup moins fort et j’ai pensé que ça allait partir” ou “j’ai pris des médicaments et ça allait mieux mais ça revient. Maintenant c’est tout le temps et c’est invivable !”

Si le problème n’est pas résolu; il revient un jour ou l’autre et probablement plus fort !

3. L’objectif ne devrait pas être d’éliminer la douleur mais la cause de la douleur !

Rappelez-vous : Douleur ou symptôme = signal d’alarme ! On n’éteint pas l’alarme d’incendie sans avoir éteint l’incendie qui a provoqué le signal !

Etape 1 : Enlever la source du problème dans le corps

Il faudrait donc tout d’abord enlever ou réduire ce qui provoque le signal d’alarme. Dans la plupart des troubles neuro-musculosquelettiques tels que les maux de dos, douleurs cervicales, maux de tête, migraines, nevralgies,… ce sont des blocages articulaires qui provoquent des irritations des nerfs et donc la douleur ou la contraction musculaire. Il est donc logique de commencer par là et d’enlever ces blocages et ces irritations. Avec 6 années d’études à temps complet, les chiropracteurs sont les spécialistes de la colonne vertébrale pour ces problèmes. Les nombreux témoignages de nos patients le montre et de plus en plus d’études médicales le prouvent ! Sur notre site, vous pouvez en trouver certaines sur les maux de tête / migraines, maux de dos / hernie discale ou autres…

Etape 2 : Rééquilibrer le système nerveux

Pour que l’information de la douleur soit mieux contrôlée et que le système nerveux puisse normaliser les informations qui sont considérées comme douloureuses, il faudrait rééquilibrer le système en stabilisant le système proprioceptif, oculaire, vestibulaire… 

“Le système vestibulaire pour mes migraines ?”

Pour résumer, les différentes informations sensorielles qui entrent dans le cerveau, activent différentes cellules et zones du cerveau qui sont interconnectées. L’intégration des informations venant des systèmes cérébelleux, vestibulaires, oculaires et proprioceptifs… interagit avec les systèmes qui sont en charge des muscles, des artères, du contrôle de la douleur,… Si vous voulez, c’est un peu l’effet des vases communicantes : en remplissant une vase on peut faire déborder une autre vase et en ouvrant une vanne dans une vase on peut vider une autre vase pour ne pas qu’elle déborde. 

C’est pour ça que chez des personnes migraineuses, une lumière, un bruit, une odeur peut déclencher la migraine; ou chez une personne avec des acouphènes ou douleurs de dos, le stress peut déclencher les symptômes. Mais le problème n’est ni l’odeur, ni la lumière, ni le stress. C’est est-ce qu’on a un système qui est stable pour supporter l’odeur, la lumière, le stress,… ? 

Il est donc essentiel de travailler pour rééquilibrer, stabiliser et renforcer le système nerveux, pour qu’il puisse être résistant à long terme et qu’on n’ait pas de douleur au moindre petit problème. 

Mal de dos : exercice aussi efficace que les anti-inflammatoires

Mal de dos : exercice aussi bien que les anti-inflammatoires, sans les effets secondaires !

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Faire des mouvements pour le mal de dos plutôt que de prendre des anti-inflammatoires

La lombalgie chronique non spécifique est devenue un problème majeur de santé publique dans le monde entier1). La prévalence de la lombalgie au cours de la vie atteindrait 84% et la prévalence de la lombalgie chronique serait d’environ 23%, avec environ 11% à 12% de la population étant handicapée par ces troubles. La lombalgie chronique non spécifique se manifeste sous forme de tension, de douleur et / ou de raideur dans la région du bas du dos, sans être possible d’identifier une cause spécifique de la douleur. Plusieurs structures dans le dos, y compris les articulations, les disques et les tissus conjonctifs, peuvent contribuer à la création des symptômes.

En règle générale, le traitement des patients atteints de lombalgie chronique non spécifique est conservateur, en utilisant des médicaments et / ou de l’exercice. La pharmacothérapie peut être associée à des effets secondaires. Il a été démontré que les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ont une efficacité thérapeutique pour la lombalgie chronique non spécifique. Il a été rapporté, cependant, que 3 à 23% des patients utilisant des AINS devaient les arrêter en raison d’effets secondaires. De plus, il faudrait tenir compte des quantités de médicaments concomitants administrées aux personnes âgées en ce qui concerne le risque de chute et qui devraient faire l’objet d’un suivi particulier.
Un autre traitement -exercice- a une efficacité bien établie chez les patients avec lombalgie chronique non spécifique et est populaire. De nombreuses études ont démontré que l’exercice thérapeutique peut améliorer la flexibilité du tronc, la force, l’endurance, la capacité aérobique et la stabilisation. L’exercice promet d’améliorer la fonction et les activités de la vie quotidienne. Cependant, il y a des arguments, à la fois pour et contre le soulagement de la douleur de cette manière.

Il y a eu peu d’études sur les comparaisons entre les AINS et la thérapie par l’exercice, notamment en ce qui concerne le degré de douleur, l’incapacité et la qualité de vie associée à la lombalgie ou à la santé. Le but de cette étude était d’analyser l’efficacité thérapeutique du traitement par AINS par rapport à celle de l’exercice chez les patients avec lombalgie chronique non spécifique.

En conclusion, le soulagement de la douleur a été obtenu après 3 mois de pharmacothérapie ou d’exercice. La qualité de vie s’est améliorée seulement dans le groupe d’exercice. Les résultats de rétablissement pour les deux groupes n’étaient pas significativement différents. L’efficacité de l’exercice pour une lombalgie strictement définie, était presque équivalente à celle de la pharmacothérapie et fournissait une meilleure qualité de vie.

Références : Fukushima J Med Sci. 2017; 63(1): 8–15. Therapeutic efficacy of nonsteroidal anti-inflammatory drug therapy versus exercise therapy in patients with chronic nonspecific low back pain: a prospective study, Naoto Takahashi, Jun-ichi Omata, Masumi Iwabuchi, Hironari Fukuda, Osamu Shirado

Chiropraxie : nouvel espoir pour les vétérans américains souffrant de troubles musculo-squelettiques

Le Congrès américain adopte une loi visant à élargir l’accès des vétérans aux services chiropratiques non médicamenteux

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Les chiropracteurs en première ligne contre les troubles musculo-squelettiques

Le Congrès américain a adopté une loi visant à élargir l’accès aux vétérans aux services chiropratiques non médicamenteux
L’American Chiropractic Association (ACA) a annoncé aujourd’hui que le Congrès, avec l’adoption de la Loi sur les crédits consolidés de 2018, a approuvé un plan élargissant l’accès à l’approche non médicamenteuse de la chiropratique aux anciens combattants, pas beaucoup de maux de dos et d’autres troubles musculo-squelettiques.

Soutenu par plusieurs groupes de vétérans la loi qui vient d’être adoptée demande au ministère des Anciens Combattants des États-Unis d’étendre la disponibilité de deux centres médicaux ou cliniques dans chacun Réseau de services intégrés aux anciens combattants plus tard le 31 décembre 2019, et moins 50% de tous les centres médicaux des vétérans au plus tard le 31 décembre 2021.

La mesure codifiée et élargie pour la première fois les services chiropratiques dans le service de santé de l’armée américaine pour inclure les services fournis par les docteurs en psychiatrie dans les catégories des services de santé préventifs et médicaux – en plus des services de réadaptation – plaçant les chiropraticiens dans les catégories de services.

À l’heure actuelle, les vétérans ont accès à des services chiropratiques dans plus de 70 grandes installations de traitement de la VA aux États-Unis, mais près de 100 sites de services de santé de l’armée américaine peu ou pas de disponibilité . Cette disparité survient à un moment où le besoin d’options efficaces et sans drogues pour les troubles musculo-squelettiques est urgent. Les données de services de santé de l’armée américaine citent “les maladies du système musculo-squelettique / système conjonctif” comme le mal de dos comme la maladie n ° 1 éprouvée par les anciens combattants revenant des guerres en Irak et en Afghanistan qui accèdent au traitement. De plus, des sondages montrent que, tout comme la population civile, de nombreux anciens combattants ont la difficulté à se procurer des analgésiques sur ordonnance (opioïdes).

«Depuis de nombreuses années, les vétérans ont un accès limité aux services essentiels offerts par les chiropracteurs. Le projet de loi que le Congrès a adopté aujourd’hui contribuera à donner aux vétérans un meilleur accès aux options de nouvelles “.

Le président par intérim de l’ACA, N. Ray Tuck, Jr., DC.

Mal de dos chez les adolescents ? Voyez un chiropracteur !

La lombalgie est courante à l’adolescence, mais il y a peu de recherche de haute qualité pour faire la part entre les soins proposés.
Dans cette étude parue dans le journal médical Pain, les chercheurs ont mené un étude randomisée comparant d’une part 12 semaines de manipulations vertébrales combinée à des exercices pour le dos et des exercices pour le dos seuls.

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Les manipulations vertébrales chez le chiropracteur

Les participants étaient 185 adolescents âgés de 12 à 18 ans avec des maux de dos chroniques. Le critère principal était la sévérité de la douleur à 12, 26 et 52 semaines. Les critères secondaires comprenaient l’incapacité, la qualité de vie, l’utilisation de médicaments, l’amélioration et la satisfaction des patients et des soignants.
Chez les adolescents souffrant de lombalgie chronique, les manipulations vertébrales combinées à l’exercice étaient plus efficaces que l’exercice seul sur une période d’un an; les différences les plus marquées étant survenues à six mois.

Pain. 2018 Mar 27. doi: 10.1097/j.pain.0000000000001211. [Epub ahead of print] Spinal Manipulation and Exercise for Low Back Pain in Adolescents: A Randomized Trial. Evans R1, Haas M1, Schulz C1, Leininger B1, Hanson L1, Bronfort G1.

La Chiropraxie pour le mal de dos au lieu d’opération chirurgicale et opioides

Les résidents de l’état de l’Ohio souffrant de blessures au dos liées au travail doivent dans la plupart des cas essayer les soins chiropratiques et la physiothérapie avant de se tourner vers la chirurgie vertébrale et les analgésiques opioïdes.

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La Chiropraxie recommandée pour les douleurs de dos

Selon les nouvelles recommandations de l’état de L’Ohio; dans la plupart des cas, les résidents de l’Ohio souffrant de lésions dorsales doivent essayer des remèdes comme les soins chiropratiques et la physiothérapie avant de se tourner vers la chirurgie du rachis et les analgésiques sur ordonnance, en partie pour réduire la surprescription d’opioïdes.

Washington, le Colorado et le Minnesota limitent déjà les paiements des travailleurs blessés pour la chirurgie, mais la politique de l’Ohio, qui est entrée en vigueur le 1er janvier, va plus loin en intégrant un avertissement d’opioïde spécifiquement dans sa restriction chirurgicale. L’état a été parmi les états le plus durement touchés par la crise d’overdose, qui selon beaucoup d’experts provient en grande partie de la dépendance aux analgésiques sur ordonnance qui peuvent déboucher dans la consommation d’héroïne.

Ce qui pose problème est l’opération chirurgicale dans laquelle des parties de la colonne vertébrale du patient sont fusionnées de façon permanente pour traiter certaines conditions, y compris la discopathie dégénérative et la lombalgie chronique sévère. Les travailleurs blessés de l’Ohio subissent une telle chirurgie environ 600 fois par an.

La nouvelle règle du Ohio Workers ‘Workers Compensation, le plus grand fonds national de travailleurs blessés, oblige un travailleur blessé à subir au moins 60 jours de soins alternatifs – tout en évitant l’utilisation d’opioïdes, si possible – avant de recourir à la fusion vertébrale sauf dans quelques exceptions près pour les blessures au dos les plus graves.

Des études ont montré que moins de la moitié des patients sont capables de retourner au travail après l’opération et qu’elle est souvent inefficace ou suivie de complications. Par la suite, la douleur des travailleurs continue souvent – ou même s’aggrave.

«Nous savons mieux maintenant qui répond mieux à la chirurgie, et nous savons aussi que certains patients ont besoin de plus de médicaments opioïdes après la chirurgie qu’ils n’en avaient besoin avant la chirurgie», a déclaré Terrence Welsh, médecin en chef du Bureau des travailleurs blessés de l’Ohio.

“Les traitements non invasifs pour les maux de dos chroniques, y compris les soins chiropratiques, se sont révélés offrir de meilleurs résultats pour la plupart des patients sur la base de nombreuses études”, a déclaré Tomshack, responsable de Health Source, une chaîne de cliniques chiropratiques. «L’Ohio prend les devants avec sa décision BWC, qui permettra de réduire la perte de productivité et les coûts pour l’État, et surtout, d’améliorer le processus de guérison pour les travailleurs blessés.”


Plus de 63 600 personnes ont perdu la vie suite à une surdose de drogue en 2016, l’année la plus mortelle de l’épidémie de surdose, selon un nouveau rapport du Centre national de la statistique de la santé.

La plupart de ces décès impliquaient des opioïdes, une famille d’analgésiques comprenant de l’héroïne et du fentanyl illicites, ainsi que des médicaments prescrits légalement tels que l’oxycodone et l’hydrocodone. Pour la seule année 2016, 42 249 décès liés aux drogues aux États-Unis – 66% du total – concernaient des opioïdes, indique le rapport. C’est plus d’un millier de plus que les 41 070 Américains qui meurent du cancer du sein chaque année.

Mal de dos ? Qu’est que l’Université de Harvard recommande ?

chiropraxie recommandée pour la lombalgie
La chiropraxie pour le lombalgie

Un article récent sur le site de l’université d’Harvard, l’une des plus prestigieuses  écoles de médecine aux Etats-Unis recommande de voir un chiropracteur pour ses problèmes de dos. Voici la traduction de cet article :

La lombalgie est l’une des affections les plus fréquentes sur la planète. Et vous pouvez vous demander vers qui vous tourner quand vous commencez à éprouver certains de ces maux ou des élancements dans la partie inférieure de votre dos.

Lorsque la douleur frappe

Il y a plusieurs raisons pour les douleurs lombaires. Certains des plus communs incluent une blessure à un muscle ou un tendon, une blessure à un ligament, et une hernie (quand le matériel mou à l’intérieur d’un disque entre les vertèbres ressort et irrite les nerfs). Bon nombre de ces problèmes finiront par se résoudre par eux-mêmes.

NDLR : Je ne suis pas toujours d’accord avec cette affirmation. S’il est vrai que les symptômes peuvent disparaître par eux-mêmes, très souvent le problème est toujours là et quelques mois plus ou quelques années plus tard, ils peuvent ressurgir et encore plus fort car ils n’ont pas été corrigés.

Mais certaines causes de douleurs au bas du dos, comme un rétrécissement du canal rachidien, peuvent nécessiter un spécialiste. «Diriger le patient vers un autre spécialiste pourrait être une option logique lorsque les mesures conservatrices n’ont pas réussi à soulager le mal de dos, que les symptômes ne s’améliorent pas ou s’aggravent, ou que l’on soupçonne qu’une intervention chirurgicale pourrait être nécessaire», explique le Dr Shmerling, un rhumatologue du centre médical Beth Israel Deaconess affilié à l’Université de Harvard.

Vers qui se retourner ?

Puisque vous ne devriez pas essayer de diagnostiquer votre mal de dos vous-même, faites votre premier appel à un professionnel qui peut évaluer votre problème, tel que votre médecin traitant ou un chiropracteur. «Les deux peuvent servir de référant pour le mal de dos (le praticien posant le premier diagnostic et le traitement approprié à appliquer)», explique le Dr Matthew Kowalski, un des chiropracteurs de la clinique Osher de médecine intégrative à l’hôpital Brigham and Women’s affilié à l’université de Harvard. “Et 35% à 42% des personnes ayant leur premier épisode de mal de dos consulteront un chiropracteur.”

Les chiropracteurs utilisent des exercices de posture et des manipulations manuelle de la colonne vertébrale pour soulager les maux de dos, améliorer la fonction et aider le corps à se guérir lui-même. Ils travaillent souvent en collaboration avec d’autres médecins, et ils peuvent prescrire des programmes d’alimentation, d’exercice et d’étirement. «Un chiropracteur est formé à déterminer si vous devez être pris en charge en Chiropraxie ou par un kinésithérapeute ou un médecin», explique le Dr Kowalski.

L’étape suivante

Si vous avez quand-même besoin d’un autre spécialiste, vous pouvez être dirigé vers l’un de ceux-ci :

Un neurologue, un médecin spécialisé dans le traitement du système nerveux. «Les maux de dos sont généralement associés à des symptômes des membres inférieurs, comme l’engourdissement et les picotements, qui peuvent aussi être provoqués par des troubles neurologiques qui ne sont pas liés à la colonne vertébrale, comme la sclérose en plaques. “dit le Dr Kowalski.

Un physiatre, un médecin ayant une expertise en médecine physique et en réadaptation. “Cela peut être utile pour le mal de dos lié à une blessure sportive, si la chirurgie n’est pas nécessaire, et quand les médicaments ne fonctionnent pas”, explique le Dr Shmerling.

Un rhumatologue, un médecin qui traite les maladies des articulations, des muscles et des os. «L’orientation est la plus appropriée lorsqu’il y a une inflammation des articulations dans le dos, ou si la douleur dorsale peut être liée à une maladie inflammatoire, comme l’arthrite psoriasique», explique le Dr Shmerling.

Un kinésithérapeute, qui peut vous aider à renforcer les muscles du dos et du tronc pour absorber la pression sur la colonne vertébrale.

Un médecin spécialiste de la gestion de la douleur, un médecin qui peut prescrire des médicaments, faire des injections et envisager d’autres approches. “Les personnes présentant des symptômes qui ne répondent pas au traitement sont de bons candidats pour la gestion de la douleur, comme les infiltrations”, explique le Dr Kowalski.

Un chirurgien orthopédique de la colonne vertébrale ou un neurochirurgien qui effectue principalement une chirurgie de la colonne vertébrale, si la chirurgie est probablement nécessaire pour une douleur sévère et implacable qui peut être due à un problème de disque ou colonne vertébrale.
NDLR : Beaucoup de problèmes de disques sont aussi traités par la Chiropraxie, mais effectivement certaines hernies importantes devraient être prise en charge par un neurochirurgien.

Gardez en tete

Il se pourrait qu’il y ait besoin de différents tests complémentaires, tels que des radiographies, des IRM et des tests sanguins, afin de déterminer la cause exacte de votre mal de dos.

Et vous pourriez avoir besoin de plus d’un expert pour gérer votre mal de dos. Cela dépend de la situation. “La plupart des gens qui voient plus d’un expert ont plus d’un problème ou ne se sont pas améliorés avec des traitements antérieurs”, explique le Dr Shmerling.

Mais pour les entorses, les foulures et les hernies discales, une visite à votre médecin référant ou un chiropracteur peut être tout ce qu’il faut pour se sentir mieux. Faites cet appel initial (vers ces praticiens) si le mal de dos interfère avec votre journée.

Ci-dessous : le lien vers l’article et la copie de l’article

Cliquez-ici pour voir l’article original en anglais

Where to turn for low back pain relief

In most cases, a primary care doctor or chiropractor can help you resolve the problem.

Low back pain is one of the most common complaints on the planet. And you may wonder where to turn when you start experiencing some of those aches or twinges in the lower part of your back. Take heart. “In most cases, you won’t need a specialist,” says Dr. Robert Shmerling, a rheumatologist at Harvard-affiliated Beth Israel Deaconess Medical Center.

When pain strikes

There are many causes of low back pain. Some of the most common include an injury to a muscle or tendon (a strain), an injury to a back ligament (a sprain), and a herniated or “slipped” disc (when the soft material inside of a disc between spinal bones leaks and irritates nerves). Many of these issues will eventually resolve on their own.

But some causes of low back pain, such as a narrowing of the spinal canal (spinal stenosis), may require a specialist. “A referral makes sense when conservative measures have failed to address your back pain, symptoms aren’t improving or are getting worse, or there’s a suspicion that surgery might be needed,” says Dr. Shmerling.

Where to turn

Since you shouldn’t try to diagnose your own back pain, make your first call to a professional who can assess your problem, such as a primary care physician or a chiropractor. “Both can serve as the entry point for back pain,” says Dr. Matthew Kowalski, a chiropractor with the Osher Clinical Center for Integrative Medicine at Harvard-affiliated Brigham and Women’s Hospital. “And 35% to 42% of people with their first episode of back pain will consult a chiropractor.”

Chiropractors use posture exercises and hands-on spinal manipulation to relieve back pain, improve function, and help the body heal itself. They often work in conjunction with other doctors, and they can prescribe diet, exercise, and stretching programs. “A well-trained chiropractor will sort out whether you should be in their care or the care of a physical therapist or medical doctor,” Dr. Kowalski explains.

The next step

If you do need a specialist on your team, there are many experts who can help, depending on your needs. You may be referred to any of these:

  • A neurologist, a doctor specializing in treatment of the nervous system. “Back pain is commonly associated with lower-extremity symptoms, such as numbness and tingling. These symptoms can also be caused by neurological conditions that are not spine-related, such as multiple sclerosis. Neurologists are great at sorting this out and offering solutions,” says Dr. Kowalski.
  • A physiatrist, a doctor with expertise in physical medicine and rehabilitation. “This may be helpful for back pain related to a sports injury, if surgery is not needed, and when medications are not working,” says Dr. Shmerling.
  • A rheumatologist, a doctor who treats diseases of the joints, muscles, and bones. “Referral is most appropriate when there is inflammation of the joints in the back, or if the back pain might be related to an inflammatory disease, such as psoriatic arthritis,” explains Dr. Shmerling.
  • A physical therapist, a licensed therapist who can help you strengthen back and core muscles to absorb pressure on the spine.
  • A pain management physician, a doctor who can prescribe medications, provide injections, and consider other approaches. “People with symptoms that aren’t responding to treatment are great candidates for pain management, such as injections or procedures to smaller joints in lower back,” says Dr. Kowalski.
  • An orthopedic spinal surgeon or a neurosurgeon who primarily does spine surgery, if surgery is likely needed for severe, unrelenting pain that may be due to a disc or spinal column problem.

Keep in mind

It may take several types of tests, such as x-rays, MRIs, and blood tests, to determine the exact cause of your back pain.

And you may need more than one expert managing your back pain. It just depends on the situation. “Most people who see more than one expert have more than one problem or have not improved with prior treatments,” says Dr. Shmerling.

But for back sprains, strains, and herniated discs, a visit to your primary care physician or chiropractor may be all it takes to feel better. Make that initial call if back pain is interfering with your day.

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