La lombalgie chronique est associée à des réductions du volume cérébral dans les zones impliquées dans le traitement de la douleur, rapporte une très récente étude publiée dans PAIN, la publication officielle de l’Association internationale pour l’étude de la douleur.
Cette étude illustre pourquoi une prise en charge fragmentée — traiter uniquement les maux de tête chez le médecin, ou uniquement la mâchoire, ou uniquement le cou — est souvent insuffisante. Mâchoire, cou et migraine forment un système interconnecté qui nécessite une vision globale.
Les trois études présentées ici envoient un message cohérent et encourageant : les manipulations vertébrales, et en particulier la technique de flexion-distraction, constituant une option thérapeutique sérieuse pour les personnes souffrant de canal lombaire étroit.
Elles permettent de réduire significativement la douleur, d’améliorer les capacités fonctionnelles au quotidien et de retrouver une meilleure qualité de vie – sans les risques ni les suites opératoires d’une intervention chirurgicale.
Parmi les techniques qu’on utilise dans notre cabinet, la technique avec la table de flexion-distraction est une des techniques les plus utilisées pour des problèmes de hernie discale, sciatique et cruralgie.
Cette étude démontre que 12 semaines de soins chiropratiques sont associées à des modifications mesurables de biomarqueurs physiologiques importants. Plus précisément, les soins ont été liés à une augmentation du BDNF (important pour la santé du cerveau) et de l’IL-6 (suggérant une régénération musculaire), ainsi qu’à une diminution du TNF-α (indiquant un effet anti-inflammatoire). Ces changements suggèrent que les soins chiropratiques pourraient moduler les voies liées à la neuroplasticité, au stress et à l’inflammation.