Les médicaments posent problème pour les sportifs

Les anti-douleurs opiacés prolongent la douleur chronique

Beaucoup de choses ont été dites sur les anti-douleurs opiacés. Nous avons déjà mis en ligne plusieurs articles concernant les dangers d’addiction et de mort suite à l’utilisation de ces anti-douleurs. Rien que l’année dernière plus de 72000 personnes sont mortes aux Etats-Unis d’overdose et qui pour la plupart étaient devenues addicts suite à la prise de médicaments opiacés.

Ce qui est pire est que ces médicaments ne servent peut-être même pas la fonction pour laquelle ils sont utilisés : réduire la douleur !
Une étude parue en 2016 a trouvé que les anti-douleurs opiacés pourraient en fait augmenter et prolonger les douleurs chroniques. Les chercheurs ont conclu que la douleur prolongée est la conséquence inattendue de l’utilisation prolongée des anti-douleurs opiacés.

Au cours de l’étude, les scientifiques ont découvert qu’un traitement à la morphine chez le rat pendant cinq jours entraînait une douleur chronique qui persistait pendant des mois. Le traitement a déclenché la libération de signaux de douleur provenant des cellules immunitaires du rat situées dans la moelle épinière, également appelées cellules gliales. Lorsque le corps ressent de la douleur, les cellules gliales sont placées en état d’alerte alors que le corps se prépare au processus de clarification.

Au cours de l’étude sur les opioïdes, le traitement à la morphine chez le rat a permis à des opioïdes d’envoyer des signaux répétés aux cellules gliales. Cela a augmenté l’activité de ces cellules nerveuses dans la moelle épinière, entraînant une intensification de la douleur chronique qui s’est poursuivie pendant plusieurs mois.

«Nous montrons pour la première fois que même une brève exposition aux opioïdes peut avoir des effets négatifs à long terme sur la douleur. Nous avons constaté que le traitement contribuait au problème. »~ Peter Grace, professeur adjoint de recherche à la CU-Boulder et membre du corps professoral du département de psychologie et neurosciences.

Préférez donc des soins chiropratiques pour les douleurs chroniques !

Références :

Proc Natl Acad Sci U S A. 2016 Jun 14;113(24):E3441-50. Morphine paradoxically prolongs neuropathic pain in rats by amplifying spinal NLRP3 inflammasome activation. Grace PM, Strand KA, Galer EL, Urban DJ, Wang X, Baratta MV, Fabisiak TJ, Anderson ND, Cheng K, Greene LI, Berkelhammer D, Zhang Y, Ellis AL, Yin HH, Campeau S, Rice KC, Roth BL, Maier SF, Watkins LR

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Denis Alemi, chiropracteur à Paris 16 Doctor of Chiropractic
Denis Alemi est chiropracteur, diplômé Doctor of Chiropractic (D.C.) de la faculté Life Chiropractic West (Californie-Etats-Unis) en 1994 (conformément à l’article 19 du décret 2011-32). Il est diplômé de l’ordre de neurologie chiropratique américain – spécialisé en neurologie fonctionnelle (Diplomate of the American Chiropractic Neurology Board – DACNB) en 1997, titulaire d’un Fellowship de « American College of Functional Neurology » (FACFN), d’un Fellowship de « European Academy of Chiropractic » en neurologie » (FEAC) Il est membre de l ‘Association Française de Chiropraxie (ancien vice-président), membre de l’association médicale AMDPI (ancien membre du bureau), ancien enseignant à l’Institut Franco-Européen de la Chiropraxie (Paris). Il a fondé et est président de de l’Association Franco-Européenne de Neurologie Fonctionnelle. Il a été conférencier lors de séminaires et congrès en France et à l’international (World Federation of Chiropractic,...)
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